Chez les professionnels du sport, les réactions face au retour au jeu malgré la COVID-19 sont mitigées.
Chez les professionnels du sport, les réactions face au retour au jeu malgré la COVID-19 sont mitigées.

Plusieurs sons de cloche chez les pros

Chez les professionnels du sport, les réactions face au retour au jeu malgré la COVID-19 sont mitigées.

« Je m’occupe de plusieurs joueurs dans la LNH, indique Sylvain Guimond, docteur en psychologie du sport, éducateur physique et ostéopathe. [Leur réaction] dépend d’où ils en sont dans leur carrière. Certains ont peur que ce soit la fin. D’autres se forment une place [dans la ligue]. J’ai l’exemple de deux jeunes qui connaissaient leur meilleure saison en carrière. Ils viennent de commencer et à Noël, ils avaient autant de points d’accumulés que l’année dernière au complet. »

« Ils étaient sur une lancée de fou, enchaîne-t-il. L’an prochain, ce sera leur année de contrat. On avait pris la décision réfléchie de signer pour deux ans, de prendre un peu moins d’argent et de s’assurer que ce n’était pas l’année d’échéance de leur contrat cette année pour se donner à fond sans la pression. Arriver dans l’année d’échéance d’un contrat, c’est stressant pour tous les joueurs. Pour certains, ça vient affecter le niveau de jeu. »

Cependant, certains joueurs ont des opinions divergentes. « D’autres disent que ça fait un peu drôle d’aller jouer au hockey quand tout le monde est arrêté et que des gens meurent. Le hockey est-il aussi important que la santé de la société? Il y a beaucoup de questionnements », dit celui qui croit qu’il y aura du hockey en été. 

« Bettman essaie de trouver la solution pour faire les séries et d’amener les joueurs à deux endroits sans faire autant de voyagement, précise-t-il. Je ne connais pas toutes les contraintes. C’est drôle, parce qu’on va jouer les séries, mais le seul moment où les joueurs ne sont pas payés, c’est en série. Mais tout le monde veut soulever la coupe Stanley, au-delà de l’argent. »