Fabrice Raymond en est à une première saison à titre de coordonnateur défensif chez les Gaiters.

Place au match de l’autoroute 410

Terminé, le match de la Coupe du maire, transfert des Gaiters dans les Maritimes oblige. Place maintenant au match de l’autoroute 410.

Les Gaiters de l’Université Bishop’s et le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke poursuivront leur rivalité lors d’un match préparatoire, vendredi à compter de 18 h 30, au Coulter Field de l’arrondissement de Lennoxville.

Une grande répétition avant le début de la saison respective des deux équipes, mais aussi une importante étape d’évaluation du personnel en place pour ces deux programmes de football qui sont en reconstruction.

Ce match entre les deux rivaux sherbrookois pourrait fort bien devenir une tradition, d’ailleurs. Non seulement il offre la possibilité aux deux équipes de parfaire leur préparation, mais elles peuvent surtout le faire à moindre coût.

L’an dernier, le Vert & Or a joué contre la formation de l’Université York, en Ontario, alors que les Gaiters n’ont pas eu de match préparatoire.

Lors de la préparation cette semaine, les entraîneurs des deux formations se sont bien gardés de faire des prédictions ou d’avancer des objectifs pointus et ciblés.

Dans un camp comme dans l’autre, les objectifs sont plutôt d’ordre général ; après tout, Chérif Nicolas, à Bishop’s, et Mathieu Lecompte, à Sherbrooke, en sont seulement à leur deuxième année à la direction de leur programme.

Ce match aura tout de même une signification spéciale pour le joueur de ligne défensive Mickaël Badra.

L’ancien des Vulkins de Victoriaville a d’abord porté le mauve, pendant une saison, avant de troquer ses couleurs pour le vert.

Ce transfert avait fait jaser, et pour cause ; en 2016, Badra avait établi un record chez les Gaiters, et égalé un record RSEQ en réussissant 5,5 sacs du quart dans la seule victoire de l’année de Bishop’s, face à aux Huskies de Saint Mary’s.

Le record du RSEQ datait de 2003, et avait été établi par Jason Manzano, de McGill.

Badra est désormais l’un des piliers du front défensif sherbrookois.

« Je ne regrette pas, ce fut la meilleure décision de ma vie. Sans rien enlever à Bishop’s, ce n’était pas ma place. À Sherbrooke, j’ai trouvé une famille et un personnel d’entraîneurs qui va m’amener au prochain niveau et c’est ça mon rêve. »

Ce match aura une signification spéciale pour le joueur de ligne défensive Mickaël Badra. Il a d’abord porté le mauve, pendant une saison, avant de troquer ses couleurs pour le vert.

« Ce sera très spécial d’affronter les Gaiters. Il y a encore des gars à qui je parle de temps. De jouer contre une équipe dont j’ai défendu les couleurs, ça va me faire quelque chose, c’est sûr, mais je suis Vert & Or maintenant et je vais défendre mon équipe. Après le match, ce sera oublié, et on va se serrer la main. »

« Même si c’est un match préparatoire, il ne faut rien laisser derrière. On ne veut pas perdre le match en donnant l’excuse que ce sont des recrues qui ont joué ; non, on arrive là, on donne tout, on a des jeux qui vont rentrer et ça va brasser. »

Comme vétéran, Badra veut montrer l’exemple aux plus jeunes, cette saison.

« L’an prochain, il y a de grosses recrues qui s’en viennent, et ce sont nos vétérans de demain. Il faut les aider à être prêts le plus tôt possible. Les vétérans doivent montrer le chemin aux recrues, la préparation mentale, comment il faut agir sur les lignes de côté. »

Badra, on s’en rappelle, a été recruté afin d’être maraudeur, chez les Gaiters. 

« Personnellement, je veux dominer cette ligue-là et je veux que les autres gars du front défensif aient cette mentalité. Je suis assez intense comme personne et je veux que ça se transmettre, je veux mettre ma couleur. »

Un test pour les unités spéciales

Le départ du vétéran botteur Mathieu Hébert a laissé un trou que le Vert & Or devra combler, sur les unités spéciales.

Pierre-Antoine D’Astous, qui effectuait les bottés de précision l’an dernier, et les recrues Simon Leclerc (Lanaudière) et Louis Tardif (Garneau), sont aussi dans la course.

Le coordonnateur de l’unité, Kevin Régimbald, compte beaucoup sur le match de vendredi afin de peaufiner son évaluation.

« Présentement, on est encore en mode évaluation, j’ai été assez clair avec les gars, le poste est ouvert. En date d’aujourd’hui, D’Astous est en avance sur les deux recrues, mais mon choix n’est pas définitif. Jusqu’à présent, les trois font bien, ce qui rend ma décision plus difficile. Aucun des trois n’a la jambe et la puissance de Mathieu, mais ils peuvent tous bien placer la balle lors des dégagements, ce qui facilitera notre couverture. »

Sur les retours de bottés, William Robitaille reprendra son poste, lui qui a brillé, mais qui a été blessé aussi, l’an dernier.

« Robitaille s’est établi comme un des meilleurs au Québec et au Canada l’an passé et c’est sûr que c’est notre homme. Mais on a aussi besoin de profondeur, et on regarde plusieurs options. William ne fera pas tous les retours, puisqu’il joue déjà sur l’unité offensive. On le veut en santé toute l’année », a dit Kevin Régimbald.

Tout le monde jouera à l’attaque

Foi de Rémi Giguère, nouveau coordonnateur offensif du Vert & Or, presque tous les joueurs qu’il a sous la main auront du temps de jeu, vendredi.

« Je veux surtout voir les vétérans rouler le système pendant quelques séries, voire quelques quarts. Je veux évaluer mes gars de ligne offensive, et les quarts-arrière. Je crois beaucoup au processus qui veut qu’on s’améliore chaque jour. Ce match contre Bishop’s, c’est notre premier avec notre nouvelle offensive, avec de nouveaux joueurs, il faut incorporer tout ça tranquillement.

« C’est un gros test, ça va nous aider pour l’évaluation des gars qui sont dans une zone grise. »

Giguère aura surtout à l’œil ses joueurs de ligne offensive.

« Des gars comme Guillaume Pelletier, Dominic Frappier et Vincent Roy, font bien jusqu’à présent. La recrue Anthony Vandal joue déjà comme un gars de deuxième ou de troisième année. Il est entré en janvier et ça fait une différence. Même chose pour Jonathan Doyon. »

« Je veux aussi prendre soin de Xavier (Owens, le quart-arrière). On va l’envoyer pour quelques séries ou quelques quarts, ça va nous permettre de juger sa progression. On veut le faire jouer.»

Des receveurs qui font le travail

Rémi Giguère se frotte aussi les mains lorsqu’il regarde les receveurs de passes Uunda Obo’o et Nori Volny, deux transferts de Concordia, et du jeune vétéran Christian Sénéchal.

« Volni et Uunda, ce sont deux très belles acquisitions. Ils ont une certaine expérience, une belle prestance, et avec beaucoup de potentiel. Uunda a une longueur d’avance sur Nori car ce dernier revient d’une blessure, il va arriver fin prêt d’ici quelques semaines. On est très excité d’avoir Uunda avec nous, il va certainement avoir un impact cette saison. »

« Quant à Sénéchal, j’adore son camp jusqu’ici. Il est très intelligent, il a travaillé très fort cet été. C’est pratiquement un quart-arrière, il est toujours dans mon bureau à voir ce qu’on pourrait faire pour améliorer l’attaque. »

Instaurer une nouvelle façon de faire à Bishop’s

Le portrait est un peu le même chez les Gaiters de Bishop’s. Ce match préparatoire servira à évaluer les joueurs dans un contexte de match.

L’assimilation des différents systèmes de jeu mis en place depuis la venue du nouveau groupe d’entraîneurs est la priorité absolue, indique Fabrice Raymond, le nouveau coordonnateur défensif des Mauves.

« Dès mon arrivée en janvier, on s’est attelé à entrer plein de nouvelles choses. Là, pour ce match, on veut juste s’assurer que les gars comprennent le système de jeu, qu’ils comprennent comment pratiquer et comment jouer. »

« On va jouer au foot, on va être correct. Tout ce que je veux, c’est que les gars fassent ce qu’on demande ; dans la lecture des jeux, qu’ils attaquant le bon trou, que la tertiaire lise la bonne chose. Le résultat, c’est ce qu’on va voir sur le film après ; ensuite on va faire les corrections et progresser », a dit l’ancien des Carabins de l’Université de Montréal, qui remplace Marc Loranger.

« On est en train d’instaurer plein de choses et le challenge, c’est que les gars doivent apprendre à connaître nos exigences. Ainsi, tous les gars partent de zéro, c’est un nouveau livre de jeux. On a beaucoup de vétérans, au sein de l’unité offensive, mais ce sont des gars de deuxième ou de troisième année. On ne sera peut-être pas très gros, mais on être rapides. Ça fait mon affaire, j’aime une unité défensive très rapide. »

« Ce qu’on veut voir, c’est une progression. On a rentré nos affaires en janvier, on a pratiqué, on a mis ça sur le terrain lors du camp de printemps, et on poursuit lors du camp d’entraînement. Les gars apprennent encore et là on va voir s’ils peuvent prendre le prochain pas contre une opposition différente. »

« On veut ramener le programme de Bishop’s à son excellence d’avant. Pour y arriver, il faut sortir toutes les mauvaises habitudes ; c’est vraiment ça le focus des entraîneurs pour atteindre les buts qu’on s’est fixés. »