Depuis la saison dernière, la rivalité entre les Voltigeurs de Drummondville et le Phoenix de Sherbrooke s’accentue de match en match, entre autres grâce à la Classique hivernale.

Week-end des rivalités : affrontement entre deux bons amis

SHERBROOKE — L’expression « il n’y a pas d’amitiés sur la glace » prendra tout son sens lors du Week-end des rivalités tenu aux quatre coins de la LHJMQ. Deux meilleurs amis se retrouveront à Drummondville vendredi et à Sherbrooke dimanche dans le cadre de l’affrontement Phœnix contre Voltigeurs. Même s’ils se connaissent depuis leur tendre enfance, Nicolas Guay et Alex-Olivier Voyer ne se feront pas de quartier.

« On joue simplement au hockey dehors et ça joue dur parfois, admet l’attaquant du Phœnix Alex-Olivier Voyer. On est comme des frères et en plus, on est de bons compétiteurs, donc il y a toujours ce désir d’avoir le meilleur sur l’autre. Cette fois, ce sera différent : il y a un vrai enjeu. Alors on peut s’imaginer que le degré de compétition sera encore plus élevé. »

Durant presque tout leur parcours dans le hockey mineur, Alex-Olivier affrontait Nicolas.

« C’était Magog contre Sherbrooke. Jusqu’aux rangs pee-wee, on a joué l’un contre l’autre. Dès le secondaire 1, on s’est retrouvés dans la même classe à l’école secondaire du Triolet en continuant de jouer l’un contre l’autre. Ensuite, on a fait partie de la même équipe dans le bantam et dans le midget et on est ensuite redevenus des adversaires dans le junior majeur. On se voit souvent l’été, on joue aussi ensemble dans la ligue estivale à Brompton et ça fait toujours spécial de s’affronter dans la LHJMQ », renchérit Voyer.

Pas de duel entre Patrick et Nicolas Guay

Le Week-end des rivalités entre les deux équipes aurait pris un tout autre sens si le petit frère de Nicolas, Patrick Guay, n’avait pas été blessé.

« Ti-Pat habite chez moi en pension et je le vois qu’il est déçu de ne pas jouer, avance Voyer. Ils auront l’occasion de se reprendre cette saison et peut-être aussi l’an prochain si Nicolas est encore dans le junior majeur. Les équipes de marketing sont surement déçues aussi, parce que l’histoire aurait été bonne. Mais bon, qu’il affronte son frère ou non, Nic jouera de la même façon en fin de semaine. »

Laisser de côté les émotions

Amitié ou non, les deux attaquants seront impitoyables. 

« Il y aura beaucoup d’émotions vendredi et dimanche. En plus, on affrontera l’une des meilleures équipes du circuit. On doit arriver prêts parce que notre équipe sera attendue de pied ferme. On vient d’aller chercher deux grosses victoires en Abitibi, dont une contre les meneurs au classement, les Huskies de Rouyn-Noranda. On devra encore jouer notre meilleur match pour battre les Voltigeurs. On forme une jeune équipe, mais il n’y a pas d’excuses : peu importe le rang au classement, on ne sait jamais comment l’autre équipe réagira, surtout lors d’un événement comme celui-ci. »

Les pièges à éviter après un voyage fructueux en Abitibi? La fatigue et une surdose de confiance.

« Il ne faut pas se croire meilleurs que ce que l’on est vraiment. Je ne suis pas inquiet : on veut se prouver qu’il est possible de battre des équipes de haut de classement, comme le Drakkar de Baie-Comeau, les Mooseheads de Halifax, les Huskies ou les Voltigeurs. On a souvent joué une mauvaise période contre ces équipes et cette fois, on aimerait disputer un bon 60 minutes contre Drummondville », clame Voyer. 

« La préparation mentale sera importante, estime pour sa part l’entraineur du Phœnix, Stéphane Julien. Le facteur fatigue sera à considérer. Je vais tenter de faire jouer tous les trios régulièrement. On devra surtout éviter les mauvaises punitions, parce que les Voltigeurs possèdent les éléments pour être dangereux en avantage numérique. On avait plus la tête en Abitibi depuis quelques jours et on a moins senti que le Week-end des rivalités approchait, mais on a maintenant le focus sur notre prochain match. »

Notons qu’il a malheureusement été impossible de parler à Nicolas Guay jeudi, à la veille du match.

Comme un match de six périodes

Dimanche, ce sera au tour des Voltigeurs de rendre visite au Phœnix en après-midi. 

« Il faut voir ça comme un match de six périodes, souligne l’attaquant de 19 ans. Les deux équipes savent qu’elles se retrouveront deux jours plus tard. On sera alors tentés de préparer le match suivant, surtout si l’une des deux formations mène 5 à 0 en troisième période par exemple. C’est comme une petite série et on tentera de laisser notre carte d’affaires à Drummondville vendredi soir. »

Brendan Cregan sera envoyé devant le filet du Phœnix vendredi au Centre Marcel-Dionne. Les Voltigeurs devront se passer de leur général à la ligne bleue puisque Nicolas Beaudin a subi une fracture du poignet.