Le Phoenix tentera d'aligner une deuxième victoire en affrontant les Tigres de Victoriaville mercredi soir au Palais des sports. Sur la photo :  Evan Fitzpatrick et Chase Harwell.

Une victoire en guise de tremplin

Le Phoenix tentera d'aligner une deuxième victoire en affrontant les Tigres de Victoriaville mercredi soir au Palais des sports. Après un gain de 3 à 2 dimanche contre les Wildcats de Monton, la pire équipe du circuit, le Phoenix recevra certainement une meilleure opposition. Une victoire contre les Félins pourrait d'ailleurs servir de tremplin aux Oiseaux. Du moins, c'est ce que souhaite l'entraîneur Stéphane Julien.
La troupe sherbrookoise connaît bien le style de jeu des Tigres. Stéphane Julien ne se sentait donc pas obligé de tenir un long discours afin de préparer son équipe.
« J'ai donné congé cette semaine à certains joueurs qui semblent un peu fatigués. Mais les Tigres ont l'air également fatigués depuis quelque temps. Je tente ainsi de relancer Hugo Roy et Julien Pelletier, qui ont été très utilisés cette saison. On s'attend en plus à un match assez physique contre les Tigres. »
Lors du dernier affrontement, les Tigres ont eu le dessus par la marque de 7 à 2.
« Malgré tout, je n'ai pas détesté notre dernier match contre Victoriaville. Je pourrai cette fois compter sur le retour de Yaroslav Alexeyev. Une bonne prestation contre les Tigres pourrait nous permettre de profiter d'un élan pour aligner les victoires d'ici la fin de la saison. »
Evan Fitzpatrick obtiendra le départ du côté du Phoenix.
« J'ai senti que notre gardien s'appliquait un peu de pression sur lui-même dernièrement, mais il est notre leader et il doit performer. S'il souhaite jouer dans la LNH, il doit atteindre un autre niveau, faire la différence dans le match et bien gérer la pression. Il a du talent, il doit prouver qu'il est l'un des meilleurs au Canada chez les juniors et heureusement, il a tout de même bien fait dans la dernière semaine. »
Mot d'ordre : discipline
Le Phoenix est l'équipe la moins punie de la LHJMQ. Heureusement, puisque les Oiseaux sont parmi ceux qui connaissent le plus de difficulté en désavantage numérique.
D'ailleurs, Hugo Roy et le joueur le plus discipliné du circuit, et ce, depuis deux ans. Le capitaine montre l'exemple en ayant écopé seulement deux minutes de pénalité en 134 matchs.
« J'ai répété souvent cette année que les pénalités tuent notre momentum, clame le pilote des Oiseaux. Si l'adversaire obtient plus de pénalités que nous, ça veut dire que mes joueurs sont plus souvent les premiers sur la rondelle et que notre équipe a le momentum. Ce n'est pas comme si l'on pouvait se permettre d'évoluer à court d'un homme non plus. »
En se mesurant à une équipe imposante physiquement, le Phoenix tentera de tenir son bout, mais misera davantage sur sa vitesse afin de surprendre la huitième meilleure équipe au classement général.
« On se trouve présentement à égalité avec le Drakkar et si les joueurs souhaitent participer aux séries, on devra connaître du succès lors des 14 prochaines et dernières parties de la saison. Ça doit commencer dès mercredi », lance Stéphane Julien.