Contre les Tigres de Victoriaville, vendredi soir, l'entraîneur du Phoenix Stéphane Julien pourra évaluer l'évolution de plusieurs joueurs recrus puisque six vétérans sont partis pour les camps professionnels.

Une chance en or de monter en grade

Pendant que les meilleurs joueurs du Phoenix participent à leur camp des recrues respectif, les autres en profiteront pour gagner la faveur de leur entraîneur en visitant les Tigres de Victoriaville vendredi soir à l'occasion d'un match préparatoire.
Avec l'absence du capitaine Hugo Roy (Colorado), de l'attaquant Mathieu Olivier (Nashville), des défenseurs Thomas Grégoire (Colorado) et Luke Green (Winnipeg) ainsi que du gardien Evan Fitzpatrick (St-Louis), plusieurs joueurs de soutien se verront offrir un rôle différent lors des prochaines parties. Ces derniers tenteront bien sûr d'en profiter.
« Certains obtiendront beaucoup plus de temps de jeu, d'autres auront la chance d'évoluer en avantage numérique ou en désavantage numérique, explique l'entraîneur Stéphane Julien. Nous avons une belle profondeur à l'attaque et à la ligne bleue. Si nous évitons les blessures, on comptera sur deux défenseurs en trop et un attaquant. C'est le moment idéal pour eux de monter en grade. »
Brendan Cregan se retrouvera donc devant le filet du Phoenix vendredi, appuyé par Martin Soderstrom. Dimanche, Thommy Monette disputera la partie au Palais des sports en après-midi, une fois de plus contre les Tigres.
Les attaquants Tristan Kleine-Fournier, Tristan Lamothe, Nathael Roy ont également été rappelés afin de combler le départ des vétérans.
« Leur destin est entre leurs mains, confie le pilote des Oiseaux. Il s'agit d'un bon test pour ces trois joueurs, nos recrues et nos autres vétérans. Je veux que les jeunes me prouvent qu'ils ont progressé. Je souhaite surtout les voir appliquer le plan de match. On affrontera également une équipe incomplète puisque cinq vétérans des Tigres manqueront à l'appel. »
En effet, Pascal Laberge a rejoint la formation de Philadelphie, Maxime Comtois se retrouve avec Anaheim, James Phelan retrouvera les recrues des Coyotes d'Arizona, Ivan Kosorenkov avec les Flyers de Philadelphie et Vincent Sévigny représentera les Jets de Winnipeg.
Un peu dommage puisque ce duel aurait pu servir de match baromètre pour les Sherbrookois, puisque les Tigres sont vus comme étant les favoris dans la LHJMQ cette année.
« On ne sera pas désavantagés, mais c'est une réalité un peu différente pour nous parce que nous ne sommes pas habitués de perdre autant de joueurs en début de saison à cause des camps », rappelle Julien, tout en rappelant l'absence de Marek Zachar, encore en Europe.
Notons toutefois que le tournoi des recrues de Mathieu Olivier et des Predators de Nashville, qui devait avoir lieu en Floride, a été annulé à cause du passage de l'ouragan Irma.
Des trios remaniés
Après avoir connu tout un camp de sélection, Evan MacKinnon évoluera sur la première ligne du Phoenix en compagnie de Félix Robert et de Yaroslav Alexeyev, deux joueurs qui ont aussi impressionné lors des dernières semaines.
Bailey Peach, Kevin Gilbert et Samuel Poulin se retrouveront donc sur le deuxième trio. Logique, puisqu'ils seront tous appelés à jouer un rôle offensif au sein de la formation.
« Puisqu'il nous reste encore six défenseurs avec les deux en surplus que nous avons, il n'a pas été nécessaire de rappeler des joueurs affiliés afin de compléter notre défensive », précise Julien.
Jérémy Jacques
L'ancien Cantonnier de Magog Jérémy Jacques a été courtisé par la formation de l'Université du Nebraska, qui s'engage à lui offrir la chance de se faire valoir après son passage dans la USHL avec le Steel de Chicago.
Rappelons que malgré son intérêt évident envers les circuits américains, Jérémy Jacques a tout de même été repêché en deuxième ronde par les Wildscats de Moncton, mais échangé au Phoenix afin de compléter une transaction monstre impliquant Anderson MacDonald.
« Nous avons principalement reçu deux choix de première ronde contre MacDonald et nous aimions l'idée d'obtenir les droits de Jérémy Jacques puisque rien n'indique qu'il demeurera assurément aux États-Unis. Même s'il s'est engagé envers l'Université du Nebraska, ça n'enlève rien aux chances de le voir jouer un jour à Sherbrooke. Il peut changer d'idée, tout comme les formations américaines. On lui a d'ailleurs offert de venir visiter nos installations. On n'a aucune attente et on verra bien ce que l'avenir nous réserve », explique Stéphane Julien.