Malgré les cinq buts accordés, le gardien Xavier Bolduc a très bien fait devant la cage des Foreurs, lui qui a affronté un barrage de 50 lancers dans le match.

Tour du chapeau de Voyer dans une victoire contre les Foreurs

SHERBROOKE — Alex-Olivier Voyer a réussi un tour du chapeau vendredi soir devant une salle comble au Palais des sports et le Phœnix de Sherbrooke a remporté une 12e victoire consécutive grâce à un gain de 5-2 face aux Foreurs de Val d’Or.

Ce match marquait également le retour au jeu de l’attaquant Xavier Parent, qui était absent depuis le 17 novembre dernier.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Parent s’est fait de nombreux amis chez les Foreurs. À plus d’une reprise, Parent a été impliqué dans des escarmouches et les joueurs de Val-d’Or en avaient visiblement long à lui dire.

« C’est mon style de jeu, de forcer des pénalités, de déranger et à la fin de la partie, ils ont pris deux punitions contre moi et on a marqué sur l’un des avantages numériques, ce qui a fait 4-1 », a dit le numéro 11.

« Je voulais tester mon dos rapidement, dès mon retour. J’ai donné des mises en échec, j’ai joué dur, et j’en suis content. Mes présences étaient plus courtes que d’habitude, mais je suis étonné de ma forme. Ça fait quand même près d’un mois que j’ai recommencé à m’entraîner avec l’équipe. »

« On oublie que Xavier était un peu comme ça en début de saison. C’est un gars qui aime se mettre le nez dans le trafic, devant le filet. Il finit ses mises en échec, il est impliqué physiquement. Il a été très dérangeant, il voulait faire sa marque à son retour. Ça faisait quatre mois qu’il était absent; rendu en fin de saison, ça ne lui prendra pas beaucoup de temps à prendre son rythme », a dit l’entraîneur-chef Stéphane Julien.

C’est Alex-Olivier Voyer qui a lancé le Phœnix en avant, avec un but en avantage numérique.

Les Foreurs n’ont pas tardé à répliquer, par l’entremise d’Oliver Mathieu, qui a fait dévier un tir de la ligne bleue, un peu plus de deux minutes plus tard.

Les deux équipes ont disputé un jeu plus serré en deuxième période; les Foreurs attendaient les attaquants du Phœnix à quatre à leur ligne bleue.

Il a fallu attendre la toute fin de la deuxième période avant de voir le Phœnix briser l’égalité.

Alex-Olivier Voyer a saisi une remise de Félix Robert, a déjoué un défenseur et il a logé la rondelle par-dessus l’épaule droite du gardien Xavier Bolduc. Tout le monde cherchait un peu la rondelle, même l’arbitre, pendant que Voyer célébrait.

En avance 2-1 après 40 minutes de jeu, le Phœnix n’a accordé que huit lancers aux Foreurs pendant ce temps.

Sherbrooke a concrétisé sa victoire grâce à trois buts inscrits en un peu moins de cinq minutes en fin de troisième période, soit le troisième de la soirée de Voyer, le 21e de Nathaël Roy et le 18e de Taro Jentzsch.

Malgré les cinq buts accordés, le gardien Xavier Bolduc a très bien fait devant la cage des Foreurs, lui qui a affronté un barrage de 50 lancers dans le match.

« C’était un match de patience pendant les deux premières périodes, ils nous attendaient à quatre joueurs. Ça peut paraître un peu brouillon, mais à force de mettre de la pression sur leurs défenseurs, et de prendre du temps en zone offensive, ce n’était qu’une question de temps avant qu’on ait nos chances et enfin prendre l’avance », a poursuivi Stéphane Julien.

« Ce n’était pas le match idéal, mais ça va arriver éventuellement. En troisième période, on a pris une coche de plus et on a été chercher des gros buts, dont deux en avantage numérique. Dans ce genre de matchs, nos meilleurs joueurs doivent être les meilleurs, et ce fut le cas; Voyer a eu trois buts, Samuel Poulin a récolté deux passes et Félix Robert a récolté trois passes. »

Avec 44 buts au compteur, Alex-Olivier Voyer est le deuxième meilleur buteur de la LHJMQ derrière Egor Sokolov du Cap Breton.

« On savait que ça allait venir, il fallait rester patient. Leur jeu, c’était d’attendre qu’on commette des erreurs et espérer en profiter. On voulait juste rester dans notre système, on ne voulait pas se compliquer la vie non plus. On jouait très souvent dans leur zone, et on ne leur a accordé que huit tirs après deux périodes, ça en dit gros », a dit Voyer.