Tous les amateurs du Phoenix connaissent Onyx. Mais rares sont ceux qui connaissent son histoire.

Sous le plumage d'Onyx

Il fait sourire les enfants, met de l'ambiance dans le Palais des sports et va même parfois jusqu'à réconforter ceux qui en ressentent le besoin. Onyx, c'est la mascotte du Phoenix. Et l'une des meilleures au Québec.
Quand il était jeune, l'homme qui se cache sous le plumage d'Onyx regardait les mascottes comme le font tous les petits garçons de cet âge.
« Il n'y a pas une mascotte qui m'accrochait davantage. Je les aimais, mais c'est vraiment un concours de circonstances qui m'a amené à devenir mascotte », indique celui qui tient évidemment à conserver l'anonymat.
Sa première expérience? La mascotte de Leucan.
« Ce qui m'a le plus marqué, c'est quand j'allais rencontrer les enfants malades et que soudainement, ils étaient heureux de me voir arriver. Ça faisait leur journée. Et la mienne aussi. »
Celui qui vient de la rive-sud de Québec a ensuite accompagné la mascotte des Remparts de Québec, Champion.
« Je l'aidais en le suivant partout. J'ai beaucoup appris et j'ai aussi fait un peu de remplacement au Colisée. Quand j'ai déménagé à Sherbrooke pour les études, la compagnie Création Animations Mascottes m'a approché lorsque le Phoenix est né. Elle venait de concevoir Onyx et cherchait quelqu'un. J'ai accepté de le faire et j'adore ça. »
Depuis ce temps, celui qui joue le rôle d'Onyx s'est envolé vers l'Europe à sept reprises grâce à son travail. Un bel emploi pour un étudiant, convient-il.
« On m'a demandé d'être la mascotte pour cinq championnats du monde de hockey et deux championnats d'athlétisme dans six pays différents », précise-t-il.
L'art de faire sourire
Le travail d'Onyx va plus loin que faire lever la foule. Même si son mandat numéro un est d'enflammer la place, le grand oiseau se voit confronter à plusieurs situations.
« Il y a des enfants qui ont peur et je dois m'approcher plus doucement en leur montrant que je ne suis pas méchant. Ma plus grande réussite est justement le fait de voir un enfant me craindre au départ et repartir en me donnant un câlin. »
Onyx joue aussi un rôle de confident.
« Après cinq ans, j'ai créé des liens avec les partisans plus fidèles. Un jour, l'un d'entre eux me parlait de sa maladie, je l'écoutais et ça lui faisait du bien. J'ai maintenant un lien particulier avec cette personne et je vais la voir plus souvent. »
Un chandail par période
On peut s'imaginer que le travail de mascotte est exigeant physiquement. Onyx nous le confirme.
« Le costume pèse une trentaine de livres. Ce qui est le plus difficile, c'est de ne jamais arrêter pendant trois heures et garder le même niveau d'énergie. C'est un bon entraînement physique. À chaque entracte, je change de chandail tellement j'ai chaud. »
Les règles d'une mascotte
Une mascotte doit respecter certaines règles. Les amateurs aussi.
D'abord, ne jamais être méchant envers l'adversaire ou leurs partisans.
« Ce qui ne m'empêche pas de les taquiner », lance Onyx.
Ensuite, ne pas ralentir à cause des mauvais résultats de l'équipe.
« Même si le Phoenix perd, je dois garder les spectateurs éveillés. »
Finalement, le fan a le feu vert pour tout faire avec une mascotte. En fait, tout ce qui demeure dans la limite du respect.
« On n'enlève jamais la tête d'une mascotte et on ne le fait pas parler. »
Non, une mascotte, ça ne parle pas. Sauf le Bonhomme Carnaval.
« C'est ce qui est particulier. On se fait aimer sans même dire un mot... »