Annick Corbeil Poulin et Patrick Poulin sont les parents les plus heureux du monde puisqu'ils verront leur fils Samuel évoluer avec leur autre fils Nicolas chez le Phoenix de Sherbrooke.

Samuel Poulin : la force du destin

Avoir voulu écrire le scénario idéal, on n'aurait pas pu faire mieux. Samedi matin à Saint John, Samuel Poulin deviendra un membre du Phoenix. Il rejoindra son frère Nicolas au sein de l'organisation sherbrookoise ainsi que son parrain, le directeur général Jocelyn Thibault. De quoi rendre ses parents heureux.
« C'est un magnifique hasard de voir nos deux fils évoluer ensemble, constate Patrick Poulin, le père de Samuel. Nicolas en est à sa dernière saison dans la LHJMQ et Samuel, à sa première. On a été chanceux. Le Phoenix a terminé au bas du classement et la loterie a été favorable pour notre famille. Les chances de voir mes deux fils évoluer ensemble étaient faibles, mais c'est tout de même ce qui arrivera! »
« Mon rêve est de jouer dans la même équipe et sur la même ligne que mon frère. Dans le temps, je jouais contre lui sur les glaces extérieures ou au mini-hockey. On est deux grands compétiteurs. Si je gagnais contre lui, il était frustré d'avoir perdu. Il a quand même quatre ans de plus que moi », rappelle l'attaquant de 16 ans.
Selon lui, il y aura plusieurs avantages à côtoyer son frère chaque jour chez le Phoenix.
« Grâce à Nicolas, je vais mieux m'adapter à ce nouveau mode de vie et au rythme de jeu. Si c'est possible de jouer avec Nicolas, ce serait bien. On évoluera beaucoup ensemble sur la même ligne cet été et l'an dernier on a souvent joué sur le même trio : la chimie était excellente », estime le cadet de la famille.
« Pour nous les parents, on ne pouvait pas demander mieux, affirme Patrick Poulin. C'est super de voir nos deux garçons jouer dans la même équipe. Au moins, je serai là pour encadrer mes deux fils et on n'aura pas le dilemme de choisir entre Sam ou Nic. »
Un grand jour
Tout comme son père en 1989, Samuel Poulin n'aura pas à attendre très longtemps avant de connaître le sort qui lui est réservé au repêchage 2017 de la LHJMQ.
« Je suis pas mal certain d'être repêché au deuxième rang. Je n'ai jamais vraiment pensé au premier choix du repêchage. Je n'aurai pas le stress de me demander à quel rang je serai sélectionné. J'ai hâte de vivre l'expérience et je pense que je me souviendrai de cette journée pendant longtemps. »
« Lorsque j'ai été choisi en 1989 par le Laser de Saint-Hyacinthe, l'événement n'était pas aussi gros, se souvient l'ancien du Canadien de Montréal, repêché au 9e rang par les Whalers de Hartford. On parle désormais d'un mini-repêchage de la LNH. Le mien se déroulait à l'aréna Maurice-Richard. Maintenant, la télé présente la séance en direct. Il y a beaucoup de rumeurs sur les réseaux sociaux. C'est très différent aujourd'hui. »
Pour sa part, Nicolas Poulin a été repêché en cinquième ronde après avoir montré de l'intérêt envers le Collège Stanstead, ce qui avait refroidi les ardeurs des différents directeurs généraux.
« J'ai toujours rêvé d'être repêché dans la LHJMQ et j'espère encore être repêché dans la LNH. J'ai atteint le niveau espéré pour mon âge, mais il y a encore beaucoup de travail à faire. J'aimerais d'ailleurs améliorer mon coup de patin pour atteindre le stade suivant. »
« Le repêchage est une journée de récompense pour Samuel, croit Patrick Poulin. C'est comme une bonne tape dans le dos. Il peut être fier d'être rendu là où il est. Il a travaillé fort pour faire partie de l'élite et il devra continuer à le faire s'il souhaite viser encore plus haut. »
Ses parents peuvent aussi être remplis de fierté.
« Nous, on tripe sur le hockey, poursuit le père de famille. On a peut-être mis beaucoup de temps dans le hockey, mais on aime ça. On n'échangerait jamais nos fins de semaine dans les arénas pour des fins de semaine de ski par exemple. Pour d'autres familles, leur passion est peut-être autre chose. Mais nous, on aime le hockey. »
Prêt à faire partie de la solution
Samuel Poulin est bien conscient que le Phoenix n'a pas encore atteint les succès espérés après cinq saisons de misère.
« Je ferai tout pour que l'équipe gagne enfin. Je vais probablement amener une dynamique différente tout en donnant un peu plus d'offensive au Phoenix. J'ai hâte de commencer la prochaine saison. Je vais donner mon maximum pour aider la formation. Je suis prêt à tout pour la victoire. »
Des paroles qu'appréciera certainement son nouvel entraîneur, Stéphan Julien...