Ryan DaSilva a rapidement pris la place qu’il mérite dans le vestiaire du Phœnix de Sherbrooke en tant que joueur de 20 ans.

Ryan Dasilva : la perle cachée du Phoenix

SHERBROOKE — Le défenseur du Phœnix Ryan DaSilva est en voie de réaliser l’un de ses vœux : terminer en beauté son séjour dans la LHJMQ. Le joueur maintenant âgé de 20 ans n’a jamais obtenu de rôle de premier plan lors de son passage avec les Voltigeurs de Drummondville et l’Armada de Blainville-Boisbriand. À Sherbrooke, la situation est bien différente.

Ryan DaSilva pourrait bien revenir du prochain voyage dans les Maritimes avec un record personnel puisqu’il s’approche de son plus haut total de points obtenus en une saison, et ce, après seulement 23 parties.

Le général à la ligne bleue connaît du succès offensivement depuis le début de la saison. Grâce à ses cinq points amassés lors des cinq derniers matchs, le Franco-Ontarien né d’une mère montréalaise a déjà quatre buts et 13 mentions d’aide à sa fiche, ce qui le place au sixième rang des meilleurs pointeurs de son équipe.

« Dès que le Phœnix a acquis mes services, j’ai su que la direction me voyait remplir un grand rôle au sein de l’équipe et je suis content de connaître une bonne saison, tout comme notre club d’ailleurs. Les entraîneurs souhaitaient que je prenne une partie du leadership dans le vestiaire tout en montrant l’exemple aux plus jeunes sur la glace et c’est ce que je tente de faire chaque match. »

Le Phœnix a trouvé sa perle rare cachée dans la profondeur de l’alignement de l’Armada de Blainville-Boisbriand, équipe avec laquelle il a collectionné 19 points en 54 parties.

« J’ai joué une première année dans une ligue junior A en Ontario, ce qui équivaut au junior AAA ici au Québec. J’avais un rôle offensif et à Drummondville à 18 ans, on m’a donné des responsabilités offensives surtout après avoir effectué des échanges aux Fêtes. À Blainville-Boisbriand, je me retrouvais sur la deuxième vague en avantage numérique ou sur la première quand il y avait des blessures. J’ai accumulé un peu d’expérience. À Sherbrooke, on a deux bonnes unités et c’est l’idéal. »

Ce dernier admet que le hasard fait bien les choses.

« Ce n’est pas une cachette, je n’ai pas toujours obtenu beaucoup de temps de jeu et je suis content d’avoir cette chance à Sherbrooke pour terminer ma carrière junior. Le temps de glace doit toujours se mériter, donc je dois continuer ce que je fais de bien. Même si c’est ma dernière année dans la LHJMQ. Je tente de ne pas trop y penser, mais je suis content de la vivre à Sherbrooke. J’essaie de vivre dans le moment, au jour le jour, comme notre équipe, sans trop penser à l’an prochain. »

Un Sherbrookois comme modèle

Après avoir été repêché par les Greyhounds de Sault-Sainte-Marie dans la Ligue de hockey junior de l’Ontario, Ryan DaSilva a rencontré un bon modèle pour lui, mais dans la LHJMQ.

« J’ai joué avec le Sherbrookois Frédéric Aubé à Drummondville quand il avait 20 ans. Il était un bon leader. Je me retrouve dans la même situation que lui aujourd’hui. J’en suis à ma dernière saison. Fred aidait beaucoup les jeunes et j’appréciais son aide. Il était bon dans le vestiaire et sur la glace. On se parle encore des fois et j’aime avoir ce rôle de leader. »

Même s’il lui reste encore plus de 40 parties à disputer avant la fin de la saison, DaSilva prépare la suite sans trop y penser.

« J’ai toujours pris mes études au sérieux. Je vais évaluer mes options chez les professionnels. Sinon je compte suivre des cours à l’université en retournant peut-être en Ontario. C’est toujours bon d’avoir un plan B même si parfois, on n’est pas obligé de l’utiliser », confie le défenseur du Phœnix.

« Ryan répond aux attentes » — Stéphane Julien

Le Phœnix n’a pas donné la lune pour obtenir les services de Ryan DaSilva. Au repêchage 2018, Jocelyn Thibault a tout de même offert un choix de quatrième tour en 2019 à l’Armada. Encore une fois, le directeur général aura vu juste en ce qui concerne l’acquisition d’un joueur de 20 ans.

L’an dernier, le Phœnix avait dépensé un choix de deuxième ronde 2018 pour faire l’acquisition de Mathieu Olivier, l’une des meilleures transactions de l’histoire du Phoenix. Le résultat : l’attaquant avait connu une saison de 22 buts et 22 passes en plus d’apporter une bonne dose de robustesse et de leadership à l’équipe.

« Mathieu Olivier a permis à notre organisation de faire un bond incroyable en ce qui concerne notre culture d’équipe, indique l’entraîneur Stéphane Julien. Les joueurs de 20 ans sont très importants dans une formation de la LHJMQ. Les jeunes ont appris de lui l’an dernier. En allant chercher Bobby Dow et Ryan DaSilva, on savait qu’ils arrivaient ici avec des qualités de joueurs de 20 ans. »

Julien a remarqué une certaine facilité chez DaSilva à contribuer à l’attaque dans le passé et n’a pas hésité à lui attribuer un rôle offensif.

« On l’avait vu jouer avec l’Armada. Il était parfois sur l’avantage numérique. Avec le départ de Thomas Grégoire et de Luke Green, c’était évident qu’il nous manquait un défenseur capable de contribuer à l’offensive. Son entraîneur Joël Bouchard m’avait confié que Ryan était un bon gars. Il a un bon sens de leadership. On ne lui a pas donné de lettre sur son chandail afin de conserver le même groupe de leaders l’an prochain, mais il en mériterait une », ajoute le pilote des Oiseaux, tout en rappelant que le Phœnix mise sur l’une des plus jeunes défensives de la ligue.

« Il est entouré de défenseurs de 17 ans. Ryan répond aux attentes et il les accompagne bien. Il joue un peu plus de 20 minutes par match et on l’utilise dans tous les aspects du jeu. Il est important pour nous », résume Stéphane Julien.

En vitesse

Pendant que le gardien Thomas Sigouin s’entraînait fort dans le gym en attente d’une opération au genou, le défenseur Alexandre Joncas participait à l’entraînement matinal du Phœnix mardi matin avec un gilet jaune sur le dos, ce qui l’empêche de jouer avec contact pour l’instant. Joncas s’est blessé à la suite d’une violente mise en échec encaissée lors du match contre les Sea Dogs de Saint John le 9 novembre dernier.

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Le Phœnix quittera Sherbrooke jeudi matin à 7 h en direction de Moncton, là où les Wildcats l’attendent vendredi soir. Immédiatement après la partie, l’autobus se dirigera vers Saint John. Les Sea Dogs se mesureront au Phœnix samedi soir et la formation sherbrookoise voyagera durant une partie de la nuit afin de se rendre à Bathurst pour y disputer la dernière partie de son voyage dimanche après-midi.

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À la suite du revers contre les Voltigeurs de Drummondville dimanche au Palais des sports, le Phœnix se trouve au 8e rang du classement général avec un dossier de 12-9-1-1.