Evan Fitzpatrick a été appelé en renfort dimanche contre les Tigres, mais n’a pas su faire les gros arrêts au moment opportun.

Que le gardien numéro 1 se lève

Le message lancé par l’entraîneur Stéphane Julien est clair : s’il y a un gardien numéro 1 dans la salle, qu’il se lève.

Après une autre partie difficile pour Evan Fitzpatrick vendredi, l’entraîneur du Phœnix de Sherbrooke a opté pour le gardien numéro 2 Brendan Cregan afin d’affronter les Tigres de Victoriaville dimanche au Palais des sports.

Brendan Cregan a toutefois connu une première sortie ardue devant son filet et Evan Fitzpatrick a guère fait mieux en relève, laissant ainsi les Tigres filer avec la victoire. Le duo de gardiens a accordé cinq buts aux joueurs de Victoriaville. L’autre mauvaise nouvelle pour la troupe de Stéphane Julien? Malgré une belle prestation, elle n’a pu enfiler le cinquième but en fin de match et s’est finalement inclinée par la marque de 5 à 4.

« On a perdu le momentum en accordant deux buts en avantage numérique. Ce n’était pas des tirs très dangereux. Je ne peux pas dire que mes joueurs ont joué un mauvais match. On a été moins opportunistes. On vit une situation difficile en ce moment. On donne la chance aux deux gardiens et personne ne saisit cette chance. Les gars travaillent fort, mais on accorde de mauvais buts », avance Julien.

« On a deux bons gardiens, rappelle le Tchèque Marek Zachar. Les deux sont de bons coéquipiers. On doit accepter que pour l’instant, il y a plusieurs changements devant le filet. Il n’y a pas de stabilité pour l’instant. Evan a été repêché dans la LNH et possède plus d’expérience, mais Brendan connait un bon début de saison. »

« Peu importe qui se retrouve devant le filet, on joue de la même façon, avance Félix Robert. On est en confiance avec les deux gardiens et ils sauront rebondir. Ce qui est décevant, c’est que notre équipe a dominé les Tigres, mais le pointage indique le contraire. À la défense de nos gardiens, on a donné beaucoup trop d’échappées dimanche. »

Maintenant, reste à voir comment l’entraîneur gèrera ce dossier.

« C’est la décision de Stéphane Julien, rappelle Fitzpatrick. J’aimerais jouer chaque match, mais je dois livrer de meilleures performances pour obtenir le filet. »

Un but refusé qui fait mal

James Phelan a été le premier à faire bouger les cordages en première période. Un but marqué en désavantage numérique pour le vétéran des Félins. Félix Robert lui a donné la réplique, mais Mathieu Sévigny a déjoué Cregan en milieu de période.

Au second vingt, Pascal Laberge a montré la porte de sortie à Cregan, remplacé par Fitzpatrick après seulement 12 tirs. Marek Zachar a réduit l’avance des Tigres à un but et Maxime Comtois a compté un deuxième but avec un homme en moins. Zachar a évité la honte en comptant lors de ce même avantage numérique, mais Maxime Comtois n’avait pas dit son dernier mot en ayant le dessus sur Fitzpatrick, qui accordait un deuxième but.

Malgré le filet du capitaine Hugo Roy, le Phoenix n’a pu compléter sa remontée. Il faut avouer qu’il n’a pas eu l’aide des officiels. Ces derniers ont refusé un but aux Oiseaux alors qu’il aurait dû être accepté puisque le gardien Tristan Côté-Cazenave n’avait jamais protégé la rondelle.

« Le temps de réaction est court, admet Stéphane Julien, déçu de la tournure des événements. Les officiels ont sifflé, mais la rondelle était dans le but. C’est un jugement de l’arbitre. On ne peut rien y faire. »

« On a fait trop d’erreurs, confie de son côté Nicolas Poulin. On a accordé trop d’échappées. Ces erreurs coûtent très cher. »

« C’est une fin de semaine décevante, enchaîne le pilote des Oiseaux. On n’a pas disputé de mauvais matchs, mais on n’a pas ajouté de points au classement. »

Le Phoenix affrontera les Saguenéens mardi et le Drakkar mercredi sur la route.