Samuel Boileau a trouvé la soirée longue devant son filet, mardi soir. Surtout à cause de Samuel Poulin et de sa combativité.

Poulin s'occupe de l'Armada

Samuel Poulin ne s’est pas seulement offert une victoire de 8-4 dans son patelin. Le joueur vedette du Phœnix de Sherbrooke a également profité de sa présence mardi à Blainville-Boisbriand pour égaler un record de concession en obtenant six points lors d’un même match, permettant ainsi à son équipe de grimper de deux rangs au classement général de la LHJMQ et d’occuper désormais la 7e position.

La soirée de travail de Samuel Poulin a bien commencé grâce à un but dès la deuxième minute de jeu. Luke Henmann a donné la réplique pour l’Armada, mais Poulin a répondu à son tour avec un deuxième but après seulement sept minutes d’action. 

« Dès ce matin en me levant, je me sentais bien, admet Poulin, qui a rejoint le groupe sélect formé de Daniel Audette et Marek Zachar grâce à sa récolte de deux buts et quatre passes. J’avais de l’énergie et j’ai juste amené cette énergie sur la glace pour la partie de ce soir. Sans dire que j’aimerais obtenir six points à chaque partie, j’aimerais jouer de cette manière d’une façon plus constante, mais je suis conscient que ce genre de parties surviennent à l’occasion, au même titre qu’un mauvais match que l’on peut avoir parfois dans le corps. »

Le joueur de 17 ans a maintenant 63 points en 56 parties. 

« Il y avait trente recruteurs de la LNH ce soir, rappelle le pilote de l’Armada, Bruce Richardson. D’après moi, quelqu’un lui avait dit. Je le répète souvent à mes joueurs : à Boisbriand, on a la chance d’avoir la présence de plusieurs recruteurs grâce à notre position géographique. Quand je demande à mes joueurs ce qu’ils veulent faire plus tard, ils me répondent tous qu’ils veulent jouer dans la LNH. Quand j’étais dans la LHJMQ, j’aurais tout fait pour attirer l’attention : une bataille et si possible, au moins un but. Mais mes joueurs ne se présentent pas. D’après moi, ils ne veulent pas vraiment faire des joueurs de hockey, mais Samuel, lui, oui. »

Près de 50 secondes plus tard, Benjamin Tardif portait la marque à 3-1 pour le Phœnix, qui semblait en plein contrôle après une période. 

Jentzsch et Peach s’invitent à la fête

C’était la soirée des doublés au Centre excellence Sports Rousseau.

Au deuxième vingt, Henmann a obtenu un deuxième but face à Dakota Lund-Cornish. Taro Jentzsch a redonné une avance de deux points aux Sherbrookois sur une passe de Poulin, avant que Benjamin Corbeil remette l’équipe locale dans la partie. Mais Poulin a une fois de plus repéré Jentzsch, qui a terminé la rencontre avec deux buts et une passe.

Jérémy Jacques a touché la cible avant la fin de l’engagement et devinez quoi, Sam Poulin s’est fait complice sur la séquence : 6-3 Sherbrooke après 40 minutes de jeu.

Les carottes étaient cuites. Ce qui n’a pas empêché les défenseurs Jaxon Bellamy et Ryan DaSilva d’ajouter d’autres buts au tableau. Avec le filet de Tyler Hylland, l’Armada n’a fait que se donner de faux espoirs en fin de partie. 

« Le trio de Samuel a montré le chemin à suivre et nous, on l’a suivi pour revenir avec les deux points », soutient DaSilva.

Stéphane Julien ne semblait pas nécessairement surpris de voir son capitaine se lever de cette façon. 

« La mauvaise nouvelle est que s’il fait six points à chaque partie, il ne reviendra pas avec nous la saison prochaine, lance en riant son entraîneur, Stéphane Julien. Il était impliqué dès le départ ce soir. Il a vraiment été dominant avec ses partenaires de trio. Il a mené son équipe comme un capitaine doit le faire. »

« J’ai aimé ma partie, admet Poulin, mais j’ai trouvé que Bailey et Taro étaient aussi en feu. On se passait la rondelle, on se voyait bien et tout fonctionnait. J’aime jouer ici. C’est ici que j’ai grandi. Ça me rappelle de bons souvenirs et c’est toujours plus spécial de jouer au hockey ici. »

Dans un tout inclus

Il va sans dire que Bruce Richardson n’a pas quitté son amphithéâtre avec le sourire aux lèvres. 

« Je sais que notre équipe est en apprentissage, mais j’aimerais au moins voir mes joueurs batailler, gagner leur bagarre à un contre un et être solide sur le bâton. Ce n’est pas moi ça. Et ça me tombe sur les nerfs. C’est correct d’être jeune et pas encore aussi talentueux que l’autre club, mais je m’attends à un plus grand désir de la part de mes joueurs. Je veux piloter une équipe qui est difficile à affronter. »

L’ancien Faucon de Sherbrooke aurait espéré voir toute sa troupe mettre l’épaule à la roue. 

« C’était facile pour le Phœnix de se rendre au filet parce que notre équipe lui a rendu la vie facile dans sa zone. On ne sautait pas sur les rondelles libres et on ne jouait pas sur les orteils, c’est ce qui m’énerve le plus. Plusieurs de mes vétérans ont bien répondu, mais c’est dommage que certains autres soldats se croyaient dans un hôtel tout inclus. »

Samuel Boileau a terminé la rencontre avec 29 arrêts contre 27 pour Lund-Cornish. 

Le Phœnix a dépassé les Wildcats de Moncton et les Islanders de Charlottetown grâce à ce gain et retournera sur la route vendredi afin de se mesurer aux Olympiques de Gatineau.