Samuel Poulin attend impatiemment la journée du repêchage de la LNH. D’ici-là, il parcourt les rues de Vancouver en profitant de quelques journées de congé.

Poulin s'approche du but ultime

Samuel Poulin souhaite finir en beauté la saison la plus folle de sa jeune carrière. Le capitaine du Phœnix était de tous les événements cette année. Des matchs spéciaux en passant par des championnats du monde, des tournois et des évaluations physiques. Vu comme un espoir de première ronde dans la LNH, Poulin espère être repêché dès le premier tour, mais admet ne pas du tout s’en faire avec son rang de sélection ou l’identité de l’équipe qui jettera son dévolu sur lui.

Le joueur étoile du Phœnix attend impatiemment le jour J. Vendredi soir prochain, il sera assis dans les gradins du Rogers Arena de Vancouver entouré de sa famille et habillé de son plus beau complet. Sans l’avouer, gageons que Samuel Poulin souhaite ne pas revêtir son deuxième habit le lendemain, pour les rondes suivantes. 

« C’est certain que la première soirée est plus prestigieuse. Le gros de l’événement se passe vendredi et j’aimerais bien sûr entendre mon nom à ce moment-là. Mais mon rang de sélection n’est pas important pour moi. Même si je ne suis pas repêché en première ronde, je veux simplement avoir du plaisir lors de la séance de sélection. J’attends cet instant depuis que je suis tout jeune. »

Même s’il a confié avoir une légère préférence pour les équipes du Sud, Samuel Poulin se dit motivé de joindre toutes les formations de la LNH sans exception. 

« Être sous les palmiers, ce serait plaisant! Ça peut devenir un élément de distraction pour certains joueurs, mais je crois être capable de bien gérer ça. »

Présentement en vacances à Vancouver à quelques jours de la séance de repêchage, Samuel Poulin a rencontré 29 des 31 équipes de la LNH. Les formations de Buffalo et de Vancouver n’ont toutefois pas demandé une dernière rencontre.

« Pour ce qui est des tests physiques, tout s’est bien passé. Je me rends compte que je suis entouré des meilleurs. L’étau se referme peu à peu. Je me suis bien débrouillé au test de la force des mains. Mais par la suite, après 29 interviews, j’étais un peu fatigué mentalement je dois avouer. J’en avais parfois dix dans la même journée. Les recrues doivent donner la meilleure impression possible en répondant bien aux questions des dirigeants. À ma première rencontre, avec les Canucks de Vancouver, j’étais stressé. Mais après, j’étais plus confortable. »

Poulin admet avoir été intimidé à une seule reprise. 

« Quand je parlais avec les recruteurs des Rangers de New York, ils n’étaient pas d’accord avec moi lorsque je prétendais ressembler à Gabriel Landeskog ou Pierre-Luc Dubois. Ils m’ont rappelé qu’ils avaient été sélectionnés au deuxième rang et au troisième rang total lors de leur repêchage respectif alors que moi, je suis classé à la fin de la première ronde. »

Le Canadien a probablement été l’organisation la plus originale dans ses questions. 

« Ils m’ont placé dans le fond d’une pièce et il y avait une poubelle à l’autre bout et un homme était assis à côté de cette poubelle. Ils m’ont demandé de faire un choix parmi les différentes options. Si je réussissais à lancer le crayon dans la poubelle, ils me donnaient un contrat. Si je ratais, je n’avais pas de contrat. Mon autre choix était de demander à l’homme de lancer le crayon dans la poubelle située juste à côté de lui. S’il ratait, le Canadien me faisait signer un contrat, sinon je repartais sans contrat. Bien sûr, ce n’était qu’un scénario. Et j’ai préféré choisir l’option de lancer moi-même le crayon. »

Reste à savoir s’il a fait le bon choix à cette question psychologique aux yeux du Canadien...

Prêt à gagner

Le capitaine du Phœnix a déjà hâte que la prochaine saison débute.

« Le repêchage sera derrière moi. Je n’étais pas stressé par ce repêchage, mais je pourrai penser uniquement au hockey et je compte être encore meilleur que l’an prochain, comme notre équipe. On aura un gros club. Je me demande si toutes les transactions sont terminées, mais ce qui est certain, c’est que la chimie est tellement bonne dans l’équipe qu’il ne peut juste y avoir de bonnes choses qui nous attendent », résume Samuel Poulin.