Reilly Pickard a repoussé 30 des 31 rondelles dirigées vers lui pour mériter la troisième étoile de la rencontre.

Les Poulin s’occupent des Saguenéens

Tout a souri au Phœnix mercredi soir. Autant aux guichets que sur la glace. Les Sherbrookois ont trouvé une belle façon de remercier les 4005 spectateurs pour leur présence au Palais des sports en obtenant une neuvième victoire de suite, et ce, par la marque de 6 à 1 contre les Saguenéens de Chicoutimi.

Les frères Poulin ont pris les choses en mains afin de permettre à leur club de poursuivre leur séquence positive. Samuel, le cadet, a terminé sa soirée de travail avec deux buts et trois mentions d’aide. Son frère aîné, Nicolas, a complété le match avec trois points dont deux buts.

« Nicolas joue du hockey inspiré, admet l’entraîneur Stéphane Julien. Il est solide physiquement et est dédié à l’équipe. Pour ce qui est de Samuel, depuis les Fêtes il joue super bien. Je ne sais pas ce que sa grand-mère a mis dans la tourtière, mais ça fonctionne. Il a plus qu’un point par match depuis Noël. »

« Mon frère et moi, on a connu une bonne partie, mais tout le monde a contribué, a mentionné le plus jeune des Poulin. Les amateurs aiment quand on a du succès et pour nous, c’est plus motivant quand il y a une foule importante pour nous appuyer. »

« On comprend pourquoi il a été le deuxième choix du dernier encan », a lancé de son côté Evan MacKinnon à propos de Samuel Poulin.

Olivier Mathieu et Olivier Crête-Belzile ont donné le ton au match. Ensuite, ce fut l’affaire des deux frangins.

« On est sur une lancée et tout va super bien, a confié le pilote sherbrookois. C’est une question de confiance et d’esprit d’équipe. Le crédit revient aux joueurs. On travaille fort à tous les matchs et notre gardien fait les arrêts importants. Ce n’est pas une question de chance et les gars sont très humbles dans la victoire. »

Samuel Meisenheimer a été le seul marqueur des Saguenéens. Reilly Pickard a bloqué 30 tirs et a vu sa troupe tirer à 34 reprises vers Alexis Shank et Zachary Bouthillier, qui s’est fait retirer de la partie deux fois plutôt qu’une.

Un match physique devant une salle comble

Le Phœnix a été soulevé par la plus grosse foule de l’année. Surprenant pour un mercredi soir, mais moins étonnant en sachant que c’était la semaine de relâche et que le Phœnix venait de gagner ses huit derniers matchs.

« On ne pouvait pas perdre ça ce soir, a souligné Stéphane Julien. Je sentais un peu de stress chez mes joueurs et après le premier but, on a retrouvé notre rythme. Les Saguenéens patinaient bien et plus on marquait, mieux on jouait. »

« C’était fantastique de sentir la foule derrière nous, a ajouté Samuel Poulin. On joue avec confiance et on doit jouer de la même façon d’ici notre dernière partie. Ce soir, je ne jouais pas ma meilleure rencontre et quand j’ai vu Bailey Peach se faire frapper, j’ai voulu le défendre et je m’en suis bien tiré. »

Les 4005 amateurs ont eu droit à un match très physique.

« J’aime mieux voir les joueurs disputer des matchs intenses. Les blessures, ça arrive plutôt quand on joue avec mollesse. C’est bien de voir les joueurs se tenir », a noté Julien.

« Je ne suis pas choqué parce que notre club connait tout de même de bons moments, a affirmé l’entraîneur des Saguenéens, Yanick Jean. On jouait contre une équipe qui connait une belle séquence. On a subi des revirements coûteux, mais on tourne la page et on recommence. Je n’étais pas surpris de voir le Phœnix être aussi robuste. »

Jaxon Bellamy et Evan MacKinnon ont même jeté les gants pour ainsi gagner leur bagarre.

« On joue tellement bien, observe Bellamy. Dès la mise au jeu initiale, on était prêts. On vient de grimper au 10e rang et c’est une bonne nouvelle. On se concentre sur le même but et c’est d’arriver prêt pour les séries et d’aller le plus loin possible. On a pu compter sur la présence des spectateurs ce soir. On joue pour nos coéquipiers, mais on représente notre ville et on joue aussi pour la population. »