Avec deux rencontres à disputer, l'Océanic de Rimouski se trouve à un point au-dessus du Phoenix, qui occupe présentement le 17e rang avec 56 points.

Le pire scénario se concrétise

Le Phoenix ne pouvait échapper les deux points contre les Foreurs de Val-d'Or mercredi au Palais des sports, mais en jouant du hockey peu inspiré, les Sherbrookois ont baissé pavillon par la marque de 3 à 2. Pendant ce temps, presque tous leurs rivaux au classement empochaient la victoire.
Le Phoenix ne pouvait pas vivre un pire scénario que celui-là. Non seulement il a perdu contre un adversaire qui ne se trouvait qu'à un point de lui, mais en plus, les Mooseheads d'Halifax en ont profité pour distancer les Oiseaux grâce à un gain en prolongation contre les Islanders de Charlottetown, tout comme les Voltigeurs de Drummondville, qui ont vaincu l'Armada de Blainville-Boisbriand.
Avec deux rencontres à disputer, l'Océanic de Rimouski se trouve à un point au-dessus du Phoenix, qui occupe présentement le 17e rang avec 56 points. Les seize meilleures formations accèdent aux éliminatoires dans la LHJMQ.
« On devait gagner ce match et on n'est pas parvenus à le faire. On ne ressent pas la même énergie présentement dans le vestiaire après cette défaite difficile. Tout le monde est déçu, mais il reste encore deux grosses parties à disputer et on doit aller chercher quatre points encore », souligne Anderson MacDonald, qui n'a pas joué en première période (voir autre texte).
Faux départ
Il faut avouer que le facteur chance n'était pas du côté du Phoenix, bien au contraire. Peu après avoir vu Luke Green se faire faucher les patins sous les yeux de l'arbitre, qui est resté indifférent devant la faute, le Phoenix a été puni sur la même séquence.
Lors de ce désavantage numérique, Marek Zachar croyait avoir marqué un but splendide, mais la reprise a prouvé que la rondelle avait frappé de plein fouet le poteau.
Sur cet avantage numérique des Foreurs, Alexis Pépin a récupéré un retour pour inscrire les siens à la marque : 1-0 Val-d'Or
Nicolas Ouellet a ensuite surpris Evan Fitzpatrick entre les jambières avec un tir sans avertissement en fin de première période.
« Le résultat est très décevant, admet l'entraîneur Stéphane Julien. Je suis déçu de la façon dont les gars ont joué en première période. J'espérais qu'ils sortent mieux et qu'ils soient prêts pour ce match important. On a commis beaucoup d'erreurs en défensive et mes meilleurs joueurs n'ont pas réussi à aller chercher le gros but. On n'avait pas l'air d'une équipe qui souhaitait faire les séries. »
Jaroslav Alexeyev a donné la réplique en récupérant une rondelle libre devant le filet après avoir vu le tir de Thomas Grégoire être bloqué par un défenseur adverse. Anderson MacDonald a nivelé la marque avec un but identique à celui du joueur russe : 2-2.
Au milieu du dernier tiers, Ouellet a fermé les livres et malgré les attaques répétées des Sherbrookois devant Étienne Montpetit, le Phoenix n'a pu revenir de l'arrière.
« On a connu un mauvais début de match, notre jeu s'est ensuite replacé, mais une partie dure 60 minutes. On reste confiants. C'est encore possible de participer aux séries et on doit gagner nos deux derniers matchs! » a lancé Zachar.
« Mathématiquement, ce n'est pas fini, assure le pilote des Oiseaux. On peut encore faire les séries. L'Océanic peut perdre ses deux dernières rencontres. Maintenant, il faut aller chercher les quatre derniers points vendredi à Shawinigan et samedi à Québec. »
Cloué au banc pour une demi-livre
Encore une fois, Anderson MacDonald a été cloué au banc en première période. La semaine dernière, la recrue avait également raté les deux premiers vingt à Shawinigan, et ce, à cause d'un surplus de poids.
En fait, une balance attend MacDonald à l'aréna. S'il pèse plus de 201 livres, il ne peut pas jouer. Une entente prise entre le joueur et l'entraîneur Stéphane Julien.
Mais Anderson Macdonald aurait bien voulu aider son équipe à gagner dès le début de la rencontre mercredi soir.
« Je pesais une demi-livre de trop avant la partie, indique-t-il. Une heure avant la partie, les entraîneurs m'ont dit que si je pesais encore au-dessus de 201 livres, je ne pourrais pas jouer. »
Stéphane Julien assume sa décision.
« Les règles sont les règles. On ne lui demande pas la lune. Je garde ma ligne directrice et par respect pour les autres joueurs, Je tiens à ce que chaque entente soit respectée. Anderson ne met pas les efforts nécessaires. La question du poids, ce n'est pas ce qui me dérange le plus. Anderson doit prendre soins de lui, être plus discipliné, professionnel et organisé. Je le fais pour lui, parce que s'il ne prend pas le hockey au sérieux, il comprendra rapidement que le talent ne suffit pas. »
« Quelques joueurs le savaient avant la partie et ils étaient déçus d'apprendre que je n'allais pas disputer le début de la rencontre, informe MacDonald. On veut que ceux qui peuvent jouer soient sur la glace pour nous aider à faire les séries. Ce n'est pas le moment idéal d'appliquer cette règle. Si je pesais cinq livres de plus je comprendrais, mais une demi-livre? Je comprends toutefois Stéphane et je ne lui en veux pas, mais je suis déçu. »