Après avoir regagné le vestiaire avec une avance de deux buts, le Phœnix était méconnaissable au second vingt et a accordé cinq buts consécutifs aux Voltigeurs de Drummondville, en route vers une gênante défaite de 7 à 3.

Le Phoenix se perd dans la brume

Une seule période aura mené à la perte du Phœnix jeudi soir au Palais des sports. Après avoir regagné le vestiaire avec une avance de deux buts, le Phœnix était méconnaissable au second vingt et a accordé cinq buts consécutifs aux Voltigeurs de Drummondville, en route vers une gênante défaite de 7 à 3.

Le Phœnix s’est perdu dans la brume lors de cette difficile période. Les défenseurs ont multiplié les erreurs et le gardien Evan Fitzpatrick n’a jamais été en mesure de les réparer, s’inclinant une fois de plus à domicile.

« On a joué une bonne première période, admet l’entraîneur Stéphane Julien. On répétait aux joueurs qu’il fallait éviter les revirements et on ne l’a pas fait, ce qui a coûté très cher. On n’a pas été capables d’aller rechercher le momentum après avoir accordé cinq buts dans la même période. C’est décevant. »

« La chaine a débarqué après le troisième but, poursuit le pilote des Oiseaux. J’ai pris un temps d’arrêt et ce qui est dommage, c’est que les joueurs n’ont pas suivi le plan de match établi en deuxième période. C’était très difficile pour nos défenseurs et notre gardien. On a perdu Yann-Félix Lapointe et on a terminé le match à 4 défenseurs. »

Cloué au banc en fin de rencontre, Vincent Lampron a particulièrement connu une soirée difficile en défensive et son gardien n’a pas été meilleur, lui qui a reçu seulement 27 tirs.  

Rodrigue quitte, Fitzpatrick demeure

Le gardien des Voltigeurs Olivier Rodrigue n’a pas connu sa meilleure soirée de travail. Après avoir accordé un premier but à Connor Senken après quatre minutes de jeu et un autre à Kevin Gilbert cinq minutes plus tard, Rodrigue a vu Morgan Adams-Moisan déjouer pour une première fois Fitzpatrick pour ensuite accorder un troisième but au Phœnix, l’œuvre de Hugo Roy. Et ce, en désavantage numérique quelques secondes avant la fin du premier vingt.

L’entraîneur Dominique Ducharme a profité de l’occasion pour envoyer Daniel Moody dans la mêlée. Ce dernier s’est montré parfait.

« Olivier n’avait pas nécessairement accordé de mauvais buts. Des fois, ça arrive. Le changement de gardien a tout de même été profitable pour nous », constate le capitaine Nicolas Guay.

Dès la reprise du jeu en deuxième période, Robert Lynch a redonné espoir aux siens. C’était le début du calvaire de Fitzpatrick. Brandon Skubel a imité Lynch et Cédric Desruisseaux n’a pris que douze minutes pour réaliser un tour du chapeau : 6 à 3 Voltigeurs.

« Après avoir connu une bonne première période, on s’est présentés en deuxième période avec la mauvaise attitude, note Connor Senken. Si notre équipe avait joué comme en première période, je ne commenterais pas cette défaite présentement. On sait que ce n’était qu’une mauvaise séquence. »

Il faut également avouer que l’officiel a refusé un but au Phœnix qui aurait dû être accepté en fin de deuxième période.

« L’arbitre n’aurait pas dû arrêter le jeu lorsque la rondelle a touché le poteau. On a marqué deux secondes plus tard. Ce but d’Olivier aurait pu changer l’allure de la partie », confie Stéphane Julien.

« Est-ce que tout le monde pensait que la deuxième période allait être facile après avoir connu un bon début de match : peut-être, avance Mathieu Olivier. Notre mental n’était pas là du tout. Présentement, on ne doit pas oublier que notre club a du talent et qu’il est capable de compétitionner, mais on a également de jeunes joueurs qui sont encore en mode apprentissage. C’est à nous les vétérans de faire en sorte que les jeunes soient confortables. »

Ce dernier a jeté les gants contre Nathan Hudgin, qui regrette certainement sa décision aujourd’hui.

« Je suis ce style de joueur, confirme Olivier. Ce n’est pas parce que j’ai 20 ans et que j’ai plus de temps de glace que je vais arrêter de pratiquer mon style de jeu. C’est de plus en plus difficile de jeter les gants dans cette ligue, mais je devais réveiller mes coéquipiers et j’ai senti que ce fut le cas, jusqu’à ce qu’on se fasse refuser un but. »

À la surprise générale, Fitzpatrick était de retour devant le filet au dernier vingt.

« On est rendus au point de devoir le garder dans les buts lors de ces situations », admet Julien.

Xavier Simoneau a conclu la rencontre avec un septième but pour les visiteurs.

« On a eu un calendrier très chargé, on a ressenti la fatigue en deuxième période et c’est là que les plus jeunes peuvent commettre des erreurs. Ce n’est pas leur faute, c’est à nous les vétérans de leur montrer le bon chemin. On ne doit pas se servir de cette excuse et ce sera important de rebondir ce week-end », termine Olivier.