Thomas Grégoire a disputé une autre forte rencontre dimanche, et il s’est même permis de marquer le but vainqueur en prolongation. Sur ce jeu, il bataille pour la rondelle avec l’attaquant des Huskies Peter Abbandonato.

Le Phoenix roule à fond de train

Et de cinq. Le Phoenix a réalisé tout un exploit lors du dernier week-end en battant les deux formations abitibiennes. Après un gain de 4 à 1 contre les Foreurs de Val-d’Or, les Sherbrookois ont vaincu les Huskies de Rouyn-Noranda dimanche par la marque de 2-1 en prolongation.

Autre bonne nouvelle : ces deux victoires à domicile ont été obtenues par le gardien Evan Fitzpatrick, qui a enfin retrouvé son filet après avoir vu son homologue Brendan Cregan contribuer à cette belle séquence de cinq victoires consécutives.

« Dans notre tête, on est invincibles, confie le défenseur des Oiseaux Thomas Grégoire. Mais on sait que rien n’est acquis. De la façon dont on joue, on ne peut faire autrement que gagner. Le jour où on ne se concentrera plus sur les détails, on perdra. »

Grégoire a scellé l’issue de la rencontre en prolongation au moment où les locaux jouissaient d’un avantage numérique à cinq contre trois.

Les Huskies avaient pris les devants en première période par l’entremise de Mathieu Boucher. Quinn Hanna avait ensuite ramené les deux équipes à la case départ au troisième vingt grâce à son premier but dans l’uniforme du Phœnix.

« Je me sentais bien après avoir marqué, mais je me sentais encore mieux après la victoire, confie Hanna. Quand on bat les Huskies, on peut sortir d’ici avec confiance. »

« Avec un déficit d’un but, on a été dominants en troisième période après avoir tué de longues punitions en deuxième période, a noté l’entraîneur Stéphane Julien. On aurait pu éviter la prolongation, parce que nos joueurs ont obtenu plusieurs chances de marquer. On affrontait une excellente équipe et on remarque qu’il est désormais possible de battre les meilleures formations du circuit. »

Les Huskies se promènent effectivement dans le haut du classement depuis le début de la campagne et grâce à cette victoire, le Phœnix s’approche également du sommet puisqu’il se trouve présentement au 8e rang.

« Les Huskies forment notre bête noire depuis la première année du Phœnix, rappelle Stéphane Julien. Ça fait du bien de les battre. Personne n’a paniqué. Tout le monde était motivé et plus le match avançait, mieux on jouait. C’était une question de temps. On n’a pas beaucoup gagné de parties en prolongation cette saison et là, ça fait deux en trois matchs. C’est la preuve que les gars jouent avec confiance. »

Le retour de Fitzpatrick

Parlant de confiance, Evan Fitzpatrick s’est montré brillant en fin de semaine, particulièrement face à la Meute dimanche.

« Evan n’a pas vu beaucoup d’action samedi, mais il s’est montré solide, tout comme aujourd’hui. Il a retrouvé sa confiance », estime le pilote sherbrookois.

Fitzpatrick se réjouissait d’ailleurs de cette victoire et pensait déjà à la partie de mardi contre les puissants Tigres de Victoriaville et leur nouvelle vedette, Vitalii Abramov.

« Cinq victoires de suite pour nous, c’est énorme, admet le gardien. Je voulais absolument effectuer les arrêts importants puisque la marque était serrée. On n’avait pas le choix de gagner en prolongation alors qu’on évoluait à 5 contre 3. Tout va très vite durant une saison et il est important d’obtenir un maximum de points d’ici la pause des Fêtes. On affrontera une grosse offensive mardi en recevant les Tigres. Ce sera excitant. »

« J’ai rarement vu notre équipe être autant en contrôle, ajoute pour sa part Thomas Grégoire. Je suis vraiment fier de notre club. On travaille fort et on mérite ce qui se passe présentement. C’est tellement serré au classement que tout le monde doit être à son meilleur. Les cinq victoires de suite, c’est bien. Mais on ne fait que penser au prochain match et à notre prochain adversaire. »

Les Félins visiteront le Palais des sports et tenteront alors de mettre fin à cette vague de succès qui déferle sur le Phœnix.