Pour une cinquième fois en autant de soirées le Phoenix a pu célébrer vendredi soir au Palais des sports.

Le Phoenix poursuit son envolée

Le Phœnix est difficilement arrêtable par les temps qui courent et il l’a une fois de plus démontré vendredi soir en infligeant à son plus proche poursuivant une défaite de 3-2 au Palais des sports.

Même si les Screaming Eagles du Cap-Breton souhaitaient à tout prix battre la formation qui les devance au classement, ils ont dû s’avouer vaincus en ne complétant pas leur remontée.

Les Sherbrookois ont rapidement profité de l’indiscipline des visiteurs pour prendre les devants 2-0 grâce aux buts de Nicolas Poulin et Yann-Félix Lapointe en avantage numérique.

Alors que la marque était de 3-0 à la suite du filet de Luke Green en deuxième période, c’est justement cette indiscipline qui a permis aux Screaming Eagles de revenir dans le match en marquant deux buts sur le même désavantage numérique, l’œuvre de Tyler Hylland et Gabriel Proulx. Mais le pointage est demeuré ainsi.

« On a eu un bon début de match, mais on a été mous en désavantage numérique, a observé l’entraîneur sherbrookois Stéphane Julien. On n’avait pas le couteau entre les dents et j’ai senti les gars être plus nerveux par la suite, mais ils se sont bien repris en troisième période et notre gardien a fait les gros arrêts en fin de partie. »

À son retour au jeu après une absence de sept matchs pour des raisons de santé, le gardien Reilly Pickard s’est en effet montré efficace en bloquant 26 des 28 tirs dirigés vers lui, comblant ainsi les 3386 partisans présents.

« Je me sens super bien même si ça faisait près de trois semaines que j’étais dans les gradins et je suis content d’être revenu pour une partie importante au classement. Je ne sentais pas la pression de devoir faire en sorte de poursuivre notre belle séquence, bien au contraire. Je n’avais pas à jouer les sauveurs. L’équipe jouait bien et a continué à le faire de la même façon ce soir. »

L’un de ces matchs de quatre points

Avec deux matchs de plus en banque, le Phœnix s’approche à trois points de la dixième position détenue par les Olympiques de Gatineau et distance les Eagles, qui se trouvent à six points du Phœnix.

« C’était un match crucial de quatre points, note Stéphane Julien. Ça fait du bien de les distancer. On joue avec confiance et on est sur une bonne séquence. Ça parait, parce que notre club réussit à conserver ses avances et on joue bien autour de notre filet. »

Mais à quoi sont dus ces récents succès ?

« Durant toute la saison, on a joué des bons matchs en général et on méritait un meilleur sort à plusieurs occasions, estime Julien. Je crois que notre équipe a perdu huit matchs en prolongation, ce qui fait la différence au classement. Il faut avouer que le retour de Luke Green permet également aux autres défenseurs de respirer un peu plus. »

Green a effectivement encore obtenu un but vendredi dans la victoire des siens.

« Je ne fais que diriger la rondelle vers le filet et je tente de créer des chances de marquer puis on dirait bien que ca fonctionne. Tout le monde a bien joué et ce soir, notre gardien a été excellent et sa présence est importante. On se connait depuis longtemps et le fait de gagner une première partie ensemble, c’est super. Maintenant, on vise la sixième victoire de suite dimanche contre les Cataractes de Shawinigan au Palais des sports. »

« On est beaucoup plus constants et on joue les 60 minutes de la rencontre en conservant ainsi nos avances, fait remarquer pour sa part Samuel Poulin. La confiance joue pour beaucoup. On croit en nos coéquipiers et en nos gardiens parce que tout le monde fait son travail »

« Quand on perdait, on méritait parfois de gagner, note à son tour Pickard. Il n’y a pas beaucoup de différence entre les équipes qui nous entourent au classement. On gagne parfois nos parties avec un seul point d’avance et c’est la preuve que c’est très serré et que les détails demeurent importants à ce stade-ci de la saison. »

Le rôle marginal de Sacha Roy

Joueur robuste, bien apprécié par ses coéquipiers, capable d’exceller en défensive, l’ancien Cantonnier de Magog Sacha Roy remplit un rôle marginal avec les Screaming Eagles.

Maintenant rendu à sa deuxième saison au Cap-Breton, le défenseur de Cookshire-Eaton a trouvé sa niche dans la LHJMQ.

« J’ai toujours aimé le jeu robuste et dans cette ligue, je suis reconnu pour être un défenseur défensif même si j’ai été capable d’obtenir ma part de points dans le midget AAA à ma dernière saison. Je crois pouvoir tracer mon chemin de cette façon et j’utilise mes forces », souligne Roy.

Le frère du capitaine du Phoenix, Hugo Roy, espère de son côté terminer l’année en beauté et continuer de faire sa marque dans les Maritimes.

« Il s’agissait ce soir de notre premier match de notre long voyage sur la route et je sentais que tout le monde était fatigué. Ce n’est pas la fin de partie que notre club souhaitait avoir. On a connu une grosse séquence en désavantage numérique et on tentera maintenant de nous reprendre durant ce périple afin d’être mieux positionnés pour les séries. »

Sacha Roy n’a d’ailleurs pas pu affronter son frère pour une dernière fois avant que l’aîné, Hugo, termine son stage junior.

« Je suis déçu, mais au moins on a pu se serrer la main lors de la mise au jeu protocolaire puisqu’il était sur le tapis rouge », soutient l’homme fort des Eagles.