Luke Green a lancé le Phoenix en avant à 2:58 minutes en déjouant le gardien Zachary Bouthillier du côté de la mitaine. Des passes ont été accordées à Marek Zachar et Yaroslav Alexeyev sur le jeu.

Le Phoenix persévère et gagne à Shawinigan

Si le Phoenix s'était présenté sans soif de victoire vendredi au Palais des sports, les Sherbrookois ont cette fois joué avec l'énergie du désespoir pour vaincre les Cataractes à Shawinigan par la marque de 5 à 4 en prolongation, dimanche.
Cette importante victoire pour le clan de Stéphane Julien lui permet de s'approcher à trois points du 16e rang, le dernier offrant un laissez-passer pour les séries éliminatoires dans la LHJMQ.
L'Océanic de Rimouski (55 points) a toutefois disputé un match de plus que les Oiseaux et se trouve à égalité avec les Voltigeurs de Drummondville. 
« Quand on a perdu contre Gatineau, tout le monde savait qu'il fallait absolument gagner dimanche à Shawinigan, clame le capitaine Hugo Roy. Ça fera du bien à toute l'équipe et c'est à nous d'aller chercher des points comme le font le Drakkar et les Voltigeurs présentement. »
« Tous nos matchs sont importants depuis quelque temps, souligne le pilote Stéphane Julien. On sentait que les Cataractes jouaient sur les talons en première période et on a bien commencé la rencontre. Un revirement et une punition ont mis notre équipe dans le trouble et le vent a tourné au deuxième tiers. Mais en troisième période, on a profité de notre seul avantage numérique et je sentais que les gars voulaient absolument gagner. »
Départ canon
Même si Luke Green et Yaroslav Alexeyev ont donné les devants au Phoenix en première période, les 3763 spectateurs savaient que le prochain but allait faire toute la différence dans le match et ce sont les Cataractes de Shawinigan qui l'ont marqué en deuxième période, amorçant ainsi une poussée offensive de trois points. 
Après le but de Samuel Bucek, une mauvaise punition de Luke Green a mené au filet de Cavan Fitzgerald, ce qui a donné l'énergie nécessaire aux locaux pour prendre les devants grâce à Samuel Bucek, une fois de plus : 3-2 Shawinigan.
MacDonald en punition
Dès la reprise du jeu au troisième vingt, Thomas Grégoire a nivelé la marque d'un angle impossible. Et après avoir raté les deux premières périodes, Anderson MacDonald a offert une avance d'un but aux Sherbrookois.
Notons que MacDonald a été cloué au banc pour ne pas avoir respecté une entente interne entre lui et son entraîneur.
« Je trouve ça dommage de ne pas avoir pu disputer les deux premières périodes, mais j'ai répliqué avec un but pour aider l'équipe à gagner. J'avais beaucoup d'énergie et je sentais que mes coéquipiers étaient fatigués. Quand j'ai pu effectuer une première présence, je me sentais comme un enfant sur une glace. »
« Toute l'équipe était contente pour Anderson et le message a probablement passé, estime Hugo Roy. Il va comprendre et il grandira grâce à ça en devenant un joueur plus mature. »
Hugo Roy se fait pardonner
En fin de rencontre, une mauvaise décision du capitaine Hugo Roy a permis aux Cataractes de forcer la tenue d'une prolongation à la suite du filet de Brandon Gignac.
Faisant preuve de caractère, Hugo Roy a par la suite servi une savante passe à Julien Pelletier, semant ainsi la joie chez la troupe sherbrookoise. 
« Je me sentais responsable du quatrième but des Cataractes, admet Roy, qui a effectué un dégagement refusé peu avant le quatrième but de Shawinigan. Je n'étais pourtant qu'à deux pieds de la ligne rouge. Quand j'ai vu Julien Pelletier marquer en prolongation, j'étais le plus content des deux! »
« Je n'ai pas compris ce qui s'était passé dans sa tête parce que ce n'est pas son genre de faire ça, confie le pilote des Oiseaux à propos de Roy. Heureusement, il a réalisé tout un jeu en prolongation, ce qui a mené au but gagnant. »
Après la rencontre, la troupe de Claude Bouchard cherchait encore à expliquer cette défaite, une quatrième consécutive.
« On est au second rang actuellement et les clubs de bas de classement veulent aller chercher des points contre les grosses équipes. De notre côté, on doit déjà être en mode préparation pour les séries éliminatoires en travaillant plus fort », résume Brendan Gignac. 
« Ce match était crucial et c'est tellement serré au classement. Il fallait gagner cette partie pour s'offrir une meilleure chance d'accéder aux séries », constate le gardien Brendan Cregan, qui a arrêté 31 lancers contre 30 pour son homologue Zachary Bouthillier.