Les gardiens de l’Armada en ont vu de toutes les couleurs dimanche au Palais des sports, accordant 10 buts au Phœnix. Le vétéran Émile Samson a été déjoué sept fois par les joueurs de Stéphane Julien.

Le Phœnix se paie la victoire et des records

Le Phœnix a profité de son dernier week-end d’activités pour marquer 17 buts, améliorer ses records et demeurer invaincu au Palais des sports. Au lendemain d’une victoire de 7 à 0 contre les Foreurs de Val-d’Or, le Phœnix a corrigé l’Armada de Blainville-Boisbriand dimanche dans un gain de 10-4 au Palais des sports.

Ces dix buts constituent une première dans l’histoire de la formation, qui avait arrêté son festival offensif à neuf buts le 20 octobre dernier. En touchant la cible six fois au deuxième vingt, la troupe sherbrookoise a également amélioré son record de concession pour le plus grand nombre de buts dans une même période.

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Félix Robert s’est également permis d’améliorer une marque d’équipe en obtenant au moins un point à ses 16 derniers matchs. Et ce n’est pas terminé. Grâce à ce gain, la troupe de Stéphane Julien a obtenu une dixième victoire en autant de sorties à domicile, accentuant ainsi son avance à la tête du classement.

Mais n’allez pas croire que le livre des records demeure bien en évidence quelque part dans le vestiaire sherbrookois. Aucun joueur n’était conscient de toutes ces marques établies avant le point de presse d’après-match.

« Honnêtement, personne ne parle de records, admet Xavier Parent, qui a complété sa soirée de travail avec un but et trois mentions d’aide. On est au courant que Roby améliore sans cesse son record du plus grand nombre de matchs avec au moins un point, mais les records d’équipe, on ne les remarque pas. On sera heureux à la fin de la saison lorsque viendra le temps de tracer le bilan, sinon, on se concentre sur notre but ultime et on reste humbles dans tout ça. »

« On est conscients que notre club connaît une bonne saison, sans plus, soutient pour sa part Patrick Guay. On se concentre sur les bonnes choses et tout ce que l’on souhaite, c’est d’envoyer un message aux autres équipes de la ligue pour leur montrer que le Phœnix sera difficile à battre soir après soir en prenant nos distances dans le classement. »

Dominant à domicile

C’est donc dire que les 2612 partisans ont fièrement quitté le Palais des sports à la suite de ce dixième gain de suite à Sherbrooke.

« Pourtant, on n’a pas joué notre meilleur match », observe l’entraîneur Stéphane Julien.

En effet, le Phœnix ne semblait pas entièrement satisfait malgré la victoire.

« Les gars ont été très opportunistes et Thomas Sigouin a gardé notre club dans le match avec de gros arrêts. En deuxième période, on a dominé l’adversaire et en troisième, on a ralenti, ce qui est peut-être humain. Mais il y a beaucoup de positif tout de même à retenir », clame Stéphane Julien.

« C’est un match qui fait du bien, mais on n’est pas satisfaits à cent pour cent. L’Armada a tiré plus souvent que nous et ce n’est pas dans notre habitude d’accorder plus de tirs à l’adversaire », rappelle Guay.

Neuf buts sans réplique

La machine a pris du temps à démarrer, mais une fois bien huilée, plus rien ne l’arrêtait.

Luke Henman a inscrit l’Armada à la marque tôt en première période et le Phœnix a répliqué avec trois buts en trois minutes de jeu grâce à Alex-Olivier Voyer, Julien Anctil et Samuel Poulin.

En deuxième période, le Phœnix a tout simplement explosé en mettant le match hors de portée pour l’Armada : Alex-Olivier Voyer, Patrick Guay, Nathael Roy, Xavier Parent, Samuel Poulin et Benjamin Tardif ont été les marqueurs. Yaroslav Likhachev a donné la réplique: 9 à 2 Phœnix après 40 minutes de jeu.

« Ce n’était pas l’histoire de deux ou trois joueurs ce soir, soutient Parent. Toute l’équipe a bien joué. Je suis vraiment heureux pour des gars comme Julien Anctil et Nathael Roy, qui travaillent fort à chaque pratique et qui ont marqué un but aujourd’hui. »

Patrick Guay s’est également dit soulagé d’ajouter un filet à sa collection en célébrant ce but d’une belle façon.

« Ça faisait longtemps que je n’avais pas marqué, même si j’ai connu de bons matchs depuis notre voyage dans les Maritimes. Ça fait du bien! »

Une Armada résiliente

Malgré les neuf buts sans réplique, le Phœnix a attendu la fin du match avant de célébrer.

« C’était plutôt tranquille dans le vestiaire au deuxième entracte. On voulait rester concentrés et humbles » confie Guay.

Notons que le sixième but du Phœnix a convaincu Bruce Richardson de procéder à un changement de gardien. Mais les trois buts accordés par Olivier Adam sur trois tirs ont forcé le pilote de Blainville-Boisbriand à renvoyer le vétéran Émile Samson devant le filet pour entamer le troisième tiers.

Samuel Desgroseillers a ensuite réduit l’écart. Samuel Poulin a finalement complété son tour du chapeau et Benjamin Corbeil a compté le quatrième des siens en fin de partie.

« Le pointage n’indique pas l’allure de la partie, croit fermement Bruce Richardson en rappelant que son équipe a tiré à 33 reprises vers Sigouin tout en accordant seulement 29 lancers aux locaux. Nos joueurs-clefs doivent toutefois être meilleurs. On a donné du gaz à l’adversaire en lui permettant de profiter de certains avantages numériques et on a vu Sigouin effectuer les gros arrêts, ce qui a permis au Phœnix de marquer quelques buts tout de suite après. Nos joueurs étaient découragés et épuisés après notre séquence de trois rencontres en trois soirs, mais on a gagné la troisième période. Ils n’ont pas abandonné en fin de partie : c’est la bonne nouvelle. »

Le Phœnix possède maintenant une avance de six points sur son plus proche rival, les Wildcats de Moncton, et renouera avec l’action jeudi dans le cadre de la soirée thématique Flashback durant laquelle les prix et les traditions de l’époque des Faucons seront de retour au Palais. Les Eagles du Cap-Breton tenteront alors de freiner l’équipe de l’heure au pays.