Le Phoenix a marqué trois fois en six occasions en avantage numérique, en route vers une victoire de 4-3.

Le Phœnix profite des erreurs des Saguenéens

Parfaite lors de la fin de semaine, la défensive des Saguenéens a trouvé chaussure à son pied mardi soir face au Phoenix de Sherbrooke dans une défaite de 4-3 au Centre Georges-Vézina.

« On n’a pas été bons défensivement. Pas juste en désavantage numérique, mais dans toutes les phases du jeu. On a fait un millier d’erreurs mentales. C’est fou honnêtement. On n’a vraiment, mais vraiment pas été concentrés », a résumé l’entraîneur-chef Yanick Jean, illustrant son point avec une pénalité pour avoir eu trop de joueurs à 1-1 en première période et le Phoenix en a profité pour reprendre les devants sur l’attaque massive.

« On a fait des erreurs mentales. On s’est enfoncés nous-mêmes en pensant que ce serait plus facile. C’est comme si on avait un virus, qu’on s’est dit qu’on était guéris et qu’on pouvait revenir à de vieilles habitudes et tricher. Certains pensaient qu’ils ne devraient pas travailler aussi fort qu’en fin de semaine, lever le pied et tricher pour essayer de marquer, mais ce n’est pas ça notre équipe et on en a payé le prix », a-t-il souligné.

Même s’ils ont dominé 10-4 dans la colonne des tirs en première, les Saguenéens sont rentrés au vestiaire en retard 2-1. Leur séquence sans accorder de but a pris fin à mi-chemin en première période après 134 minutes et 34 secondes, la sixième plus longue de l’histoire de la concession. En tentant de dégager avec sa main en désavantage numérique, le défenseur Olivier Galipeau a envoyé la rondelle accidentellement dans son filet. Quelques secondes plus tard, le vétéran s’est repris en marquant, cette fois dans le bon but, pour créer l’égalité.

L’attaque massive du Phoenix a poursuivi son bon travail avant la fin du premier engagement quand le vétéran Nicolas Poulin a fait dévier le tir de la pointe de Connor Senken.

Bouthillier sauve les meubles

La deuxième période a vraiment été pénible pour les locaux qui ont souffert pendant 20 minutes, étant dominés 20-4 dans les tirs, ce qui résume très bien le déroulement de l’engagement. Sans le brio du gardien Zachary Bouthillier, le retard aurait été bien pire que trois buts pour les Chicoutimiens. L’avantage numérique du Phœnix a d’abord frappé une troisième fois de la soirée quand le Tchèque Marek Zachar a fait mouche. Evan MacKinnon a ensuite pris de vitesse la défensive saguenéenne avant de battre Bouthillier d’une très belle feinte du revers.

« Je n’ai pas aimé notre éthique de travail en deuxième. Ce n’est pas juste en deuxième que je n’ai pas aimé notre match défensivement, mais les trois périodes. Il y a des règles à respecter quand tu évolues sur une glace olympique. Nos joueurs ne l’ont définitivement pas fait. On s’est fait prendre à maintes reprises à l’extérieur. On a des choses à respecter, des points clés que sur une petite glace sur la route, ça ne paraît pas. Sur notre grande glace, c’est comme si on leur avait donné », d’exprimer le pilote des Bleus.

Le Phœnix semblait se diriger vers une troisième période sans histoire, mais les frères Klima ont permis de rendre les choses intéressantes. Kelly Klima a d’abord fait 4-2 sur une belle manœuvre sur un lancer de pénalité, ce qui a redonné vie aux Chicoutimiens. Puis, dans la dernière minute, Kevin a battu Evan Fitzpatrick pour réduire l’écart à un seul but, mais les Sherbrookois ont tenu le coup, malgré une rondelle libre dans l’enclave dans les dernières secondes.

« On ne jette pas tout ce qu’on a fait offensivement, mais la base de notre équipe, sur la grande glace, c’est de bien jouer défensivement. Avec les chances de qualité qu’on leur a données, ils auraient pu marquer six ou sept fois », d’estimer Yanick Jean.

Fitzpatrick gagne et se prépare pour le Drakkar

Evan Fitzpatrick a obtenu sa première victoire mardi contre les Saguenéens et conserve la confiance de son entraîneur, qui optera une fois de plus pour son gardien numéro 1 mercredi contre le Drakkar.

Le Phœnix a dominé son adversaire à Chicoutimi et espère surfer sur la même vague à Baie-Comeau. En accordant seulement 23 tirs, les Oiseaux ont grandement aidé la cause de Fitzpatrick.

« C’était le match parfait pour lui et il ne peut que gagner en confiance, tout comme le restant de l’équipe, admet Stéphane Julien. Je suis aussi content de voir mes unités spéciales bien jouer en avantage numérique notamment. Ce n’est pas les chances qui manquaient auparavant, mais cette fois, on a capitalisé à trois reprises. »

Il s’agissait également du retour au jeu de Samuel Poulin, qui a disputé un premier match complet dans la LHJMQ.

« C’était plus difficile pour lui, mais je m’y attendais. Ça fait trois semaines qu’il est inactif et après sa commotion cérébrale, il bougeait moins les pieds aujourd’hui et c’est normal », note le pilote du Phœnix.
Avec l’ajout de Kevin Gilbert et Evan MacKinnon, le Phœnix affichait complet à l’attaque. Simon Lefebvre et le dur à cuire Kolby Johnson ont été laissés de côté.

« Ça fait du bien de rouler à quatre trios. Pour un entraîneur, c’est un aspect intéressant. Les joueurs sont aussi moins fatigués. Je sentais la détermination des joueurs avant la partie. Ils souhaitaient mettre fin à la séquence de trois défaites. Mais ce sera difficile à Baie-Comeau. Ce n’est jamais évident de jouer contre le Drakkar sur la route », termine Stéphane Julien. Jérôme Gaudreau