Le gardien des Foreurs Jonathan Lemieux a été fort occupé, faisant face à 41 tirs du Phoenix. Sa performance lui a valu la première étoile de la partie.

Le Phœnix l’a échappé belle

SHERBROOKE — S’il y a bien une partie que le Phœnix pouvait gagner en Abitibi, c’était celle-là. Après avoir pris les devants par deux buts, les Sherbrookois ont pourtant failli échapper les deux points en laissant les Foreurs revenir de l’arrière. Un but d’Édouard St-Laurent en prolongation a toutefois permis à la troupe de Stéphane Julien de quitter Val-d’Or avec un gain de 4 à 3. Maintenant, direction Rouyn-Noranda.

Le Phœnix affrontait mardi soir l’une des pires équipes de la LHJMQ et s’apprête à se mesurer à la meilleure du circuit Courteau : les Huskies de Rouyn-Noranda. 

C’est tout de même avec la certitude d’avoir dominé son dernier adversaire que le Phœnix se présentera à l’aréna Iamgold mercredi. 

Après tout, les visiteurs ont dirigé 43 tirs vers le filet adverse contre 27 pour les locaux. Le gardien des Foreurs Jonathan Lemieux a ainsi obtenu la première étoile.

« On a bien joué pendant 40 minutes, estime l’entraîneur du Phoenix, Stéphane Julien. Le pointage aurait pu être de 7 à 1 après deux périodes. On contrôlait le jeu à égalité numérique et on aurait voulu le quatrième but, qui aurait pu scier les jambes de notre adversaire. Même si les Foreurs ont tenté un retour dans le match, on a gardé le focus et on est allés chercher deux gros points qui seront très importants à la fin de la saison. »

Plus de la moitié des buts, quatre pour être précis, ont été marqués en première période. 

Ryan DaSilva a été le premier à faire bouger les cordages dès la 5e minute de jeu, et ce, en désavantage numérique de surcroît. La réplique est venue rapidement de l’attaquant russe Ivan Kozlov alors que les Foreurs profitaient de leur attaque à cinq.

Le Phœnix a ensuite pris les devants 3 à 1 avant la fin de l’engagement grâce à Benjamin Tardif et Édouard St-Laurent. 

La deuxième période a une fois de plus été à l’avantage du Phœnix. À croire que les Foreurs attendaient le dernier tiers avant d’exploser offensivement. Car après seulement 41 secondes de jouer en troisième période, Félix Boivin a réduit l’écart à un seul but en avantage numérique et Yan Dion a nivelé la marque six minutes plus tard. 

« On affrontait une équipe qui a obtenu ses trois seules victoires alors qu’elle jouait à la maison. Il n’y a rien de gagner d’avance en Abitibi », rappelle Julien. 

Heureusement pour la troupe sherbrookoise, Édouard St-Laurent a mis fin au débat en sortant du banc de punition en prolongation. 

« Il faudra être plus gourmand autour du filet et faire preuve d’opportunisme afin d’éviter ce genre de situations », soutient Stéphane Julien.

Le baptême de Jérémy Jacques

Il s’agissait de la première partie de Jérémy Jacques dans la LHJMQ depuis son départ de la USHL. Le nouveau défenseur du Phœnix a terminé le match avec un différentiel de +1 et trois tirs au but. 

« Il a disputé une très bonne partie, considère son entraîneur. Il a bien paru et il était excellent dans ses bagarres à un contre un. »

Le Phœnix occupe maintenant le 12e rang avec une récolte de 13 points en 13 matchs et se mesurera cette fois à un adversaire n’ayant qu’une seule défaite à ses dix dernières sorties.

« Ce sera les mêmes directives que celles données avant notre partie contre les Mooseheads de Halifax : il faudra jouer notre meilleur match de la saison et éviter les erreurs ainsi que les punitions parce que les Huskies nous les feront payer cher », résume Stéphane Julien.