Thomas Sigouin

Le Phœnix de nouveau victorieux grâce à Sigouin et Tardif

Les petits miracles de Thomas Sigouin et le tour du chapeau de Benjamin Tardif ont permis au Phœnix de Sherbrooke de renouer avec la victoire. Samedi, les hommes de Stéphane Julien ont remporté le match 5 à 2 face aux Huskies à Rouyn-Noranda.

Après un départ difficile vendredi, Thomas Sigouin a rebondi et a permis aux Oiseaux de rester dans le match. « Thomas (Sigouin) est un gars de caractère, confie l’entraîneur du club sherbrookois, Stéphane Julien. C’est rare dans le hockey d’aujourd’hui de voir des joueurs avec tant de caractère. Il voulait rebondir, je le voyais dans ses yeux. Avant le match, il voulait embarquer pour venir performer. Il a connu une excellente performance, même les joueurs dans le vestiaire lui ont donné le titre de joueur du match. Je pense qu’il était content. »

« Thomas, c’est un gars qui vient de la région de l’Abitibi, enchaîne Julien. Il part de loin, on connaît son histoire de l’an dernier (il a été blessé au genou pour la grande partie de la saison). Cette année, il a eu de très bons matchs. »

Les vétérans Benjamin Tardif (trois fois), Julien Anctil et Alex Olivier ont aussi eu leur mot à dire dans cette victoire, marquant les buts de Phœnix. « Ce n’est pas évident, on vient de perdre des joueurs comme Samuel Poulin, Patrick Guay et Félix Robert qui sont dominants. Ça paraît. Ça prend tes vétérans quand tu as un club décimé par les blessures », affirme Stéphane Julien, visiblement fier de ses joueurs plus expérimentés.

Arbitres

Les unités spéciales du Phœnix ont fait un bon travail. Sherbrooke a été parfait lors de ses trois infériorités numériques et a marqué la seule fois qu’il a eu l’avantage d’un homme. Mais selon lui, les arbitres se montrent parfois inconstants. 

« L’indiscipline n’a pas été un problème, assure Stéphane Julien. Le problème, c’est que les arbitres ne nous en donnent pas assez. Encore ce soir, Bolduc s’est fait donner un coup sur son bâton. Habituellement les arbitres appellent toujours une pénalité, mais ce n’est pas arrivé. Tout de suite après, le contraire est arrivé et ils nous ont donné une punition. Cette année, on n’a pas de cadeau de ce côté. Je ne sais pas si c’est le positionnement de notre équipe au classement, mais encore ce soir des appels auraient pu être faits et ils ne l’ont pas été », déplore l’entraîneur.

Julien est tout de même fier de sa troupe. Il analyse que la première période a été excellente pour les Sherbrookois, qui sont rentrés au vestiaire avec une avance de 2-0. « Nous étions premiers sur la rondelle, on a créé des chances de compter, on a beaucoup tiré. Nous n’avons pas donné grand-chose », explique Julien.

« En deuxième, on a eu un genre de breakdown, poursuit-il. On a passé beaucoup de temps dans notre territoire, on n’a pas eu de tir au but lors des 15 premières minutes de cet engagement. On a bien fini la période. Malheureusement c’était 2 à 2, mais ce que j’ai dit aux joueurs, c’est qu’on était encore dans le match », indique-t-il, ajoutant avoir aimé le troisième tiers de son équipe.

Le Phœnix sera de retour en action jeudi face à ces mêmes Huskies, au Palais des sports.