Les joueurs du Phoenix se sont entraînés mercredi en prévision de leur voyage en Abitibi qui commence vendredi à Rouyn-Noranda. S’ils n’y mettent pas assez d’ardeur, des vétérans comme Mathieu Olivier ne se gênent pas pour les rappeler à l’ordre.

Le nouveau défi du Phœnix

Après avoir remporté six matchs de suite, le Phœnix se trouve en terrain inconnu. Davantage habitué à des séries de défaites depuis sa courte existence, le club de hockey connaît actuellement ses meilleurs moments et doit gérer un nouvel élément : le succès.

Lors des sept derniers matchs des Sherbrookois, ces derniers ont empoché 13 points sur une possibilité de 14. C’est donc avec une confiance gonflée à bloc que le Phœnix se présentera en Abitibi dans le but d’affronter les coriaces Huskies de Rouyn-Noranda, vendredi, et les jeunes Foreurs de Val-d’Or, samedi.

« Je ne me rappelle pas d’avoir connu une séquence aussi intéressante depuis mon arrivée avec le Phœnix », s’est réjoui Nicolas Poulin à la suite de la dernière rencontre.

Est-ce que ce surplus de confiance à l’aube des séries pourrait constituer un couteau à double tranchant selon le pilote des Oiseaux?

« On a toujours été humbles dans la victoire et réalistes dans la défaite. On est jamais trop contents ou trop déçus. Il ne faut pas trop se montrer émotifs dans ces circonstances. On forme une jeune équipe avec une culture à bâtir, mais on compte sur de bons vétérans qui savent comment réagir dans les circonstances », a noté l’entraîneur Stéphane Julien

Parmi ces vétérans, on compte Mathieu Olivier. Ce dernier a déjà évolué pour une équipe gagnante avec les Cataractes de Shawinigan et ne s’est pas gêné lors d’un récent entraînement pour rappeler à l’ordre ses coéquipiers, prétextant qu’ils pratiquaient avec trop de mollesse.

« J’ai souvent entendu Nicolas Poulin et notre capitaine Hugo Roy effectuer le même genre d’interventions. Quand ça vient d’un coéquipier, les autres ont tendance à écouter davantage que si c’était l’entraîneur », estime Julien.

D’ailleurs, est-ce que ce dernier craint de voir ses troupiers tomber dans la facilité s’ils gagnent constamment. Et surtout, s’ils affrontent principalement des clubs de bas de classement comme ce sera le cas d’ici la fin de saison.

« Pas du tout. On sait c’est quoi l’adversité. Les gars ont connu un mois de janvier difficile et rempli de défis. Tout le monde s’en souvient au sein de l’équipe. On sait que la deuxième moitié de saison offre un calibre de jeu plus relevé et je suis content de voir mon équipe goûter à la victoire et jouer de cette façon en vue des séries », souligne l’entraîneur.

Nicolas Poulin finaliste pour le trophée Marcel-Robert

Le nom des 18 candidats à l’obtention du trophée Marcel-Robert, qui sera remis au Gala des rondelles d’Or le 4 avril prochain, ont été dévoilés.

Le trophée Marcel-Robert est remis au joueur qui présente la meilleure combinaison des accomplissements scolaires et sportifs et le Phœnix sera représenté par Nicolas Poulin.

Chaque joueur sélectionné mérite une bourse d’études de 400 $. Parmi ceux-ci, les trois finalistes recevront une bourse additionnelle de 600 $ et le gagnant méritera, en plus du trophée Marcel-Robert, une bourse d’une valeur de 1500 $.