L’offensive sherbrookoise reposera entre autres sur les épaules de Samuel Poulin.

La chance de faire bonne impression

COMMENTAIRE / Un match d’ouverture, c’est comme un premier rendez-vous galant. Ou bien encore un entretien d’embauche. On n’a jamais deux chances de faire une première bonne impression.

Le Phœnix tentera de profiter de l’occasion pour obtenir vendredi sa première victoire cette saison.

Il y aura environ 3000 spectateurs dans les gradins. Du moins, c’est ma prédiction. Le Phœnix a mis le paquet pour cette partie inaugurale de la septième campagne. Autant à l’extérieur du Palais des sports qu’à l’intérieur.

C’est comme ça à Sherbrooke. La direction a réussi à créer un happening autour d’une partie de hockey junior.

Mais le meilleur argument de marketing se trouve sur la patinoire. Les gens aiment se rattacher aux gagnants. De ce côté, on pourrait prétendre que le Phœnix a gagné sa première série éliminatoire la saison dernière. Un pas vers la bonne direction.

Le meilleur reste à venir, bien entendu. La relève semble prometteuse.

Or, après une défaite contre les Cataractes de Shawinigan et les Remparts de Québec sur la route, la jeune formation doit rebondir rapidement.

Vendredi, l’occasion sera trop belle pour la laisser passer : le Phœnix doit gagner sa partie inaugurale en prenant sa revanche sur les Remparts. Ensuite, il doit compléter son week-end d’ouverture avec un gain face aux Foreurs de Val-d’Or samedi, une formation qui devra se battre pour accéder aux séries éliminatoires. Une tâche normalement facile quand on sait que 16 des 18 équipes y parviennent.

Stéphane Julien possède du moins de bons éléments pour permettre à l’organisation de connaître un week-end parfait. Surtout à l’attaque. Car on l’a vu en matchs préparatoires et en début de saison : le Phœnix n’aura pas trop de difficulté à marquer des buts.

Samuel Poulin prendra le contrôle de l’offensive, appuyé de Patrick Guay. Les deux Européens ont aussi bien fait, tout comme les jeunes vétérans. Le défi cette saison sera plutôt de resserrer la défensive et d’éviter les pièges qui se dressent normalement devant les joueurs de première année.

Pendant que Jocelyn Thibault rêve encore au retour de Luke Green, sachant très bien que les chances sont faibles qu’il quitte le Moose du Manitoba dans la Ligue américaine, l’entraîneur, lui, tente de former ses jeunes défenseurs, mais aussi de résoudre le mystère qui se trouve devant le filet.

En optant pour un ménage à trois devant la cage, le Phœnix espère voir ses gardiens Thommy Monette et Thomas Sigouin voler la pole au vétéran Brendan Cregan. D’ailleurs, je suis loin d’être convaincu que cette situation convient à tout le monde, ce qui me porte à croire qu’elle ne durera pas jusqu’à la fin de la saison.

D’ailleurs, l’identité du gardien partant n’était pas encore connue jeudi. Une situation anormale lors d’un match d’ouverture, durant lequel on n’hésite jamais à envoyer le numéro 1 défendre le filet.

Dans la victoire comme dans la défaite, une chose est certaine : les quelque 3000 amateurs quitteront le Palais des sports cette saison en ayant tous la même impression. Celle d’avoir vu à l’œuvre au moins un joueur du Phœnix qui atteindra un jour la LNH. C’est entre autres pour ça qu’ils n’ont pas hésité à sortir quelques billets de leur poche, persuadés d’avoir réalisé un bel investissement. Et cette impression-là, ils ne l’ont pas eue souvent.