Karl Vaillancourt a obtenu l’un des derniers postes disponibles au sein de l’attaque sherbrookoise.
Karl Vaillancourt a obtenu l’un des derniers postes disponibles au sein de l’attaque sherbrookoise.

Karl Vaillancourt ou l’art de jouer en région

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Karl Vaillancourt aurait bien pu quitter sa région natale et le nid familial pour une première fois en étant repêché en 5e ronde par les Eagles du Cap-Breton lors de l’encan 2018 de la LHJMQ. Finalement, c’est avec le Phoenix de Sherbrooke que l’attaquant de Bromptonville poursuivra son chemin dans le monde du hockey.

Après les Harfangs du Sherbrooke, les Cantonniers de Magog et les Cougars du Collège Champlain, Karl Vaillancourt pourra ajouter le nom du Phœnix à la liste des équipes prestigieuses de la région pour lesquelles il a évolué.

Deux fois retranchée par les Eagles, la nouvelle recrue du Phœnix a demandé une transaction et l’organisation sherbrookoise a sauté sur l’occasion pour acquérir ses services la saison dernière. 

« Ma famille et moi, on était très contents de voir que je resterai en région et que j’allais faire partie de l’équipe du Phœnix de Sherbrooke, admet l’ailier de 18 ans. Au lieu de jouer à 14 h de route d’ici, je peux maintenant évoluer à Sherbrooke. Tout le monde parle en anglais au Cap-Breton. Je ne me sentais pas chez moi. J’ai participé à deux camps des Eagles et la première fois, j’avais bien aimé l’entraîneur Marc-André Dumont et lui aussi je crois. Mais à mon deuxième camp, il n’était plus là et je voyais bien que la mentalité de l’équipe avait changé et que je n’avais pas ma place là. »

L’ailier droit a disputé neuf parties avec le Phœnix la saison dernière en plus d’amasser 40 points en 32 parties avec les Cougars. « Je me suis entraîné durant tout l’été avec la gang des Grégoire. Je savais à quoi m’attendre du junior majeur et j’ai travaillé sur ma vitesse. Je tenais à profiter de ma chance. Même si ce n’était peut-être pas ma dernière puisque j’ai seulement 18 ans, je tenais à faire le saut dans la LHJMQ dès cette année. »

C’est ainsi que Karl Vaillancourt retrouve son vieil ami Patrick Guay, qui a fait la pluie et le beau temps avec les Harfangs et les Cantonniers.

« Je connais très bien Patrick. J’étais content de le retrouver. On était assis à côté durant le camp. Il m’encourageait à faire ce que je savais faire de mieux. Ce serait bien de gagner la coupe avec lui. On joue toujours pour atteindre ce but. J’aime la mentalité de l’équipe. Tout le monde veut gagner. J’ai toujours joué pour des équipes gagnantes. J’ai été chanceux. Comme avec les Cantonniers, on a gagné deux fois la coupe au Québec. Donc je connais cette mentalité, mais ici, c’est vraiment tout le monde qui veut gagner, même le personnel. »

Karl Vaillancourt croit d’ailleurs que le Phoenix sera une fois de plus difficile à battre. 

« On a un beau système de jeu et notre défensive est efficace. C’est difficile de jouer contre le Phoenix et je m’en suis rendu compte rapidement l’an dernier. »