Le gardien Samuel Hlavaj a été solide, notamment en première période, face aux Huskies de Rouyn-Noranda, alors que le Phoenix peinait à trouver sa cohésion. Il a bloqué 28 des 29 lancers dirigés vers lui.

Jentzsch joue les héros en prolongation

Les équipes gagnantes trouvent très souvent un moyen de gagner. Et ce, même si elles ne disputent pas toujours leur meilleur match. Et ce fut justement le cas jeudi soir au Palais des sports pour le Phœnix de Sherbrooke, qui a vaincu les Huskies de Rouyn-Noranda par la marque de 2-1 en prolongation, grâce à un but de Taro Jentzsch (3e).

Le Phœnix renouait avec l’action après une pause de quelques jours, après son fructueux voyage dans les Maritimes.

Ce petit temps d’arrêt a eu un impact, surtout en première période, durant laquelle les joueurs de l’entraîneur-chef Stéphane Julien ont présenté du jeu un peu brouillon, notamment en zone défensive.

Les Huskies, qui s’étaient inclinés 5-2 face à Drummondville la veille, n’en demandaient pas tant.

Vincent Marleau (9e), oublié dans l’enclave, a déjoué le gardien slovaque Samuel Hlavaj d’un vif tir des poignets du côté de la mitaine, en fin d’engagement.

Les Huskies ont maintenu la pression en deuxième période. Le Phœnix semblait toujours à la recherche de ses jambes et ses attaques vers le filet défendu par Zachary Émond, manquaient de fini.

Meneur au classement général de la LHJMQ, le Phœnix ne demandait qu’une ouverture, une toute petite ouverture, et il l’a obtenu en tout début de troisième période, en avantage numérique.

Félix Robert a inscrit son 14e filet de la saison, créant l’égalité 1-1

En plus de redonner des ailes aux Sherbrookois, ce but était un point amassé lors d’un 13e match consécutif pour le petit attaquant du Phœnix.

Sherbrooke a rapidement pris l’initiative en prolongation et, profitant d’un changement favorable en zone neutre, Jentzsch et Benjamin Tardif se sont présentés à deux contre un en zone offensive. Tardif a bien repéré l’Allemand, qui a battu Émond d’un tir des poignets côté bloqueur.

« C’est jamais facile, les voyages dans les Maritimes, surtout lorsqu’on monte jusqu’au Cap Breton. On a fait 17 heures de bus, on a dormi dans le bus, on n’avait pas pratiqué depuis deux semaines. Ajouter deux points au classement après un match comme ça, c’est récompensant », a dit Félix Robert, qui a maintenant 29 points en 17 matchs. Il est deuxième buteur de la LHJMQ avec 14 filets.

« Je ne pense pas à ça, vraiment. Je vais de match en match, je me dédie à l’équipe d’abord, mais je trouve ça ben l’fun quand même », a dit Robert, lorsque questionné sur sa séquence de points.

« On n’a pas aimé notre première période. En partant, ça a été difficile en défensive, on était très très brouillon, ce fut probablement notre pire période de l’année. Une chance, notre gardien a fait les arrêts clés », a de son côté analysé Stéphane Julien.

« En deuxième, ça s’est tranquillement replacé, on a donné une seule véritable chance de compter. On n’était pas si mauvais que ça, on n’était pas si mal positionnés, mais on n’avait pas nos jambes, on n’avait pas notre vitesse, et leur gardien a été solide. »

« En troisième, on a gagné du momentum, avec notre but en avantage numérique. En prolongation, on a fait un bon changement, alors qu’on était en contrôle de la rondelle, et on a fini ça vite. »

« C’est le genre de match que l’an dernier, on aurait peut-être perdu. Cette année, on trouve un moyen de gagner, c’est très différent. On ne les gagnera pas toutes, c’est clair. Ce n’est pas évident de rester au sommet. Mentalement ça prend de l’énergie, et c’est ce qui est le plus dur en ce moment; être prêt à tous les matchs. Quand même, c’est un gros deux points encore », a confirmé Stéphane Julien.

L’entraîneur-chef des Huskies, Mario Pouliot, aurait certes aimé un résultat différent pour son équipe, jeudi soir.

« C’était une malchance, cette punition en début de troisième, et ensuite ils ont marqué un but, on aurait dit que la rondelle avait des yeux. Quand je regarde de la façon dont on a joué hier (mercredi) et ce soir, ça prouve que lorsqu’on joue selon notre ADN, on peut jouer avec n’importe qui ».

« On aurait dû sortir de la première période en avance 3-0. On n’a pas été opportunistes et ça nous a fait mal. Mais j’ai aimé comment on est sortis, en début de matchs. Eux, ils étaient frais et dispos, ils n’avaient pas joué depuis quelques jours. Chaque présence, on doit démontrer du caractère et avoir un niveau de compétition très élevé. Il faut jouer de façon rapide, et mettre de la pression sur nos adversaires. C’est juste dommage, surtout en prolongation, on s’est fait prendre sur un mauvais changement. »

Sherbrooke affronte les Voltigeurs à Drummondville, vendredi soir.

Thomas Sigouin sera le gardien partant.