À 18 ans, Samuel Hlavaj agit déjà en professionnel et attire l’attention des équipes de la LNH.

Hlavaj et le Phœnix attirent l’attention

En grimpant les échelons un à un pour ainsi atteindre le premier rang chez les puissances de la Ligue canadienne de hockey, le Phœnix attire l’attention et le gardien Samuel Hlavaj a son mot à dire dans les succès du club sherbrookois.

La troupe de Stéphane Julien n’a échappé que quatre maigres points sur une possibilité de 32 depuis le début de la saison. Le Phœnix se trouve au premier rang dans la colonne des buts accordés avec seulement 38 en 16 rencontres. En partie grâce au brio de Hlavaj. Sa moyenne de buts accordés de 2,24 et son taux d’efficacité de ,916 impressionnent tout comme sa fiche de neuf victoires et deux défaites.

De quoi intriguer les recruteurs de la LNH en vue du repêchage de 2020.

« Tout le monde le trouvait déjà bon avant le début de la saison, rappelle Stéphane Julien. Par contre, à ce que j’ai pu comprendre il aurait pu être encore meilleur l’an dernier, ce qui a fait hésiter certains directeurs généraux du junior majeur. Maintenant, il montre ce qu’il est capable de faire et les recruteurs l’analysent de plus en plus même s’ils l’avaient déjà sur leur liste. »

En amassant cinq points en trois parties lors du dernier périple dans les Maritimes, le Phœnix et Samuel Hlavaj ont réalisé un exploit plutôt remarquable.

« C’est surprenant de voir que notre équipe peut même connaître du succès lors du plus long voyage dans les Maritimes, admet Hlavaj. En obtenant cinq points sur une possibilité de six, on prouve que l’équipe se trouve sur la bonne voie. Je me sentais bien durant ce voyage et je suis heureux de voir que l’entraîneur avait confiance en moi pour les trois parties. Je vais d’ailleurs tout faire pour garder sa confiance. »

Par son attitude, Hlavaj montre l’exemple dans le vestiaire selon son entraîneur.

« Sam n’est pas un gars qui va sauter au plafond chaque matin en se présentant à l’aréna. Il fait ses affaires, il n’attire pas l’attention et ne se fait pas trop remarquer. Ça fait partie de sa personnalité et je ne déteste pas de pouvoir miser sur des gardiens calmes. »

Le gardien slovaque confie s’être intégré rapidement et s’être adapté au niveau de jeu de la LHJMQ.

« Quand je jouais dans mon pays, j’affrontais des hommes déjà, explique le portier de 18 ans. Le niveau de jeu était meilleur que dans la USHL parce que les joueurs étaient vieux. Présentement, je me sens à la bonne place dans la LHJMQ et avec le Phœnix. Je suis content de voir notre équipe trôner au sommet. Il s’agit de mon année d’admissibilité au repêchage de la LNH et j’espère que je serai favorisé par le fait que notre club gagne beaucoup cette saison. Mais je devrai montrer ce que je sais faire. Je veux être à mon meilleur à chaque match pour être repêché cet été. »

Pour le prochain repêchage de la LNH, Samuel Hlavaj espère qu’il sera favorisé par les bonnes performances du Phœnix

Hlavaj a d’ailleurs une façon bien à lui d’expliquer les récents succès de son club.

« Oui, on fournit toujours un effort collectif. Oui, on s’attarde aux détails. Mais avant tout, la raison principale qui explique nos victoires, c’est que notre équipe marque plus de buts que l’adversaire! » lance-t-il en souriant.

La première ronde à sa portée

Si le portier du Phœnix maintient le même rythme, il pourrait très bien pulvériser quelques records de concession et surpasser Evan Fitzpatrick, qui a tout de même été repêché en deuxième ronde dans la LNH.

« J’ai eu quelques discussions avec des recruteurs. C’est très motivant. J’aime croire que j’ai la chance d’être sélectionné rapidement cet été, mais je veux avant tout faire ce que je dois faire pour sortir dans les premières rondes. On verra bien! » se limite à dire le gardien.

Une revanche contre les Huskies

Le prochain adversaire du Phœnix est la seule équipe à l’avoir battu en temps réglementaire cette saison : les Huskies de Rouyn-Noranda.

« On n’a pas de plan de match précis pour affronter les Huskies, soutient Julien. On se concentre sur notre façon de jouer et ça fait un petit bout que les gars n’ont pas joué à la maison, donc on veut en profiter et ramasser un maximum de points d’ici Noël contre les bonnes équipes de notre division. »

Cette défaite avait eu lieu en début de campagne en Abitibi lors du deuxième match en autant de jours sur la route. Par la suite, le Phœnix n’a plus jamais perdu en temps régulier.

« Ce qui m’impressionne le plus, c’est notre constance match après match. On ne les gagnera pas tous cette saison. Il ne faut pas devenir fou. Mais on trouve toujours un moyen différent de gagner ou de soutirer un point. Parfois, on commence la partie lentement pour ensuite finir fort, d’autres fois, c’est le contraire. Si l’on joue à l’extérieur, on va disputer de bons matchs de route. Et si ça va moins bien pour Félix Robert, Samuel Poulin ou Alex-Olivier Voyer par exemple, d’autres vont prendre la relève comme Bailey Peach la semaine dernière dans les Maritimes. »

Stéphane Julien admet finalement que le Phœnix possède peut-être des joueurs de séquence, mais constitue une équipe de constance.

« Je ne sais pas si c’est de la chance, mais à chaque match il y a des joueurs qui prennent les commandes et ce n’est pas toujours les mêmes. Et dès que le match est terminé, on oublie tout, on remet les compteurs à zéro et on fournit l’effort pour aller chercher la prochaine victoire en demeurant humble. Je n’ai pas l’impression de voir mon équipe disputer sa 17e partie jeudi. On dirait que c’est un match d’ouverture chaque soir. »

Notons que ce sera toutefois sans Israel Mianscum que le Phœnix accueillera les Huskies à 19 h au Palais des sports puisque la recrue a quitté Sherbrooke pour prendre part au Défi mondial des moins de 17 ans.