Le Sherbrookois d’origine Frédérik Cabana est devenu le vétéran de son équipe et continue d’avoir du succès avec son équipe allemande dans la DEL division 2, même à 33 ans. L’ancien membre des Cantonniers de Magog espère maintenant que la crise du coronavirus s’amenuise rapidement, au Québec comme en Europe.
Le Sherbrookois d’origine Frédérik Cabana est devenu le vétéran de son équipe et continue d’avoir du succès avec son équipe allemande dans la DEL division 2, même à 33 ans. L’ancien membre des Cantonniers de Magog espère maintenant que la crise du coronavirus s’amenuise rapidement, au Québec comme en Europe.

Frédérik Cabana barricadé en Allemagne

Le hockeyeur sherbrookois Frédérik Cabana habite au cœur de l’Europe, qui est loin d’être épargnée par la pandémie de la COVID-19. Sa saison a été annulée en Allemagne et depuis, il demeure barricadé à la maison avec sa famille.

« L’Italie n’est qu’à quatre ou cinq heures de route de chez moi. Il y a près de 400 décès par jour là-bas. C’est juste à côté d’ici. Depuis un mois, ça ne fait que parler du coronavirus. Vous avez réagi vite au Québec. Pas ici. Le monde ne comprenait pas que c’était dangereux. Il y a des milliers de personnes infectées maintenant. Pour ma famille et moi, pas question de quitter la maison. »

Le plus loin que ses enfants Rosalie (7 ans), Leonie (5 ans) et Amelie (2 ans) peuvent aller : les limites de leur terrain.

« On a la chance d’être un peu plus en campagne dans un village appelé Obersulm-Eichelberg et de pouvoir profiter d’un grand terrain, mais en Europe, les gens habitent plus souvent dans des blocs et de petits appartements. Les écoles sont fermées depuis longtemps. Les garderies et les magasins aussi. On ne peut qu’aller à l’épicerie. Mes filles ne voient même pas leurs grands-parents. On devait aussi venir à Sherbrooke quelques jours cet été. Je pense qu’il faudra oublier le projet », avance l’attaquant des Steelers de Bietigheim, membre de la DEL division 2. 

L’ancien joueur des Cantonniers de Magog habite l’Europe depuis bientôt 12 ans : une année en Autriche et plus de dix ans en Allemagne. Il a déjà vu son pays d’adoption sous un jour meilleur. 

« On est appelés à rester à la maison et ça peut durer encore longtemps. Plusieurs tablettes d’épicerie sont vides. En Europe, on a également vu les gens se lancer vers le papier de toilette, mais aussi vers le vin et les condoms! » lance-t-il en riant. 

Le quotidien de toute la population européenne a changé en peu de temps. 

« Ça devient déprimant. On pense toujours deux fois à ce que l’on fait. Si tout le monde respectait les règles, le problème serait beaucoup moins grave. On resterait moins de temps confinés à la maison. C’est quoi un mois dans une vie? Ça sauverait la vie de bien des gens. Le peuple doit suivre les consignes. Il n’y a malheureusement pas encore de vaccin. Donc il ne reste plus qu’à attendre. Je passe beaucoup de temps avec la famille. On continue d’aider Rosalie dans ses travaux scolaires sinon on s’amuse et on suit l’actualité. » 

Un début de saison en péril

Les Steelers venaient de subir l’élimination lorsque la DEL a mis fin à ses activités. 

« On a disputé toute une saison pour finalement ne jamais savoir qui est le champion cette année. C’est dommage. Le prochain camp d’entraînement est prévu au mois d’août normalement. Quand on regarde les nouvelles, on se demande s’il aura lieu à la date prévue », affirme le choix de 6e ronde des Flyers de Philadelphie en 2004. 

Et pour garder la forme?

« J’ai quelques appareils chez moi, soutient le Sherbrookois de 33 ans. Je fais du vélo stationnaire et à la limite, je sors parfois avec mon vélo dehors. En me promenant, je vois les gens faire la file à l’épicerie, tous entassés les uns sur les autres. Je ne comprends pas. »

Fredérik Cabana est par ailleurs d’avis que cette crise nuira énormément à l’économie, dont celle des équipes de hockey du circuit. 

« J’ai hâte de voir comment on s’en sortira sur le plan financier. Tout est fermé. J’ai aussi perdu mon emploi à temps partiel dans un gym. Je ne peux plus travailler, comme bien des gens ici. C’est épeurant de voir tout ce qui se passe et je souhaite à tout le monde que je connais au Québec de rester en santé, en espérant que ça passe plus vite qu’ici. »