Brendan Cregan a obtenu la confiance de l'entraîneur Stéphane Julien pour le match d'ouverture du Phoenix.

Fitzpatrick sur les billets... et sur le banc

Le Phoenix lancera sa saison locale ce week-end en accueillant samedi les Saguenéens de Chicoutimi et le lendemain, le Drakkar de Baie-Comeau. À la surprise générale, Evan Fitzpatrick se retrouvera sur le banc lors du match d'ouverture, et ce, même si son visage décorera les billets imprimés pour la toute première partie de la saison à Sherbrooke.
Evan Fitzpatrick  regardera le match d'ouverture du bout du banc.
Grâce à ses belles sorties à Rouyn-Noranda lors de la troisième période et à Shawinigan mercredi, Brendan Cregan a obtenu la confiance de l'entraîneur Stéphane Julien. Une décision audacieuse, mais logique lorsqu'on analyse la prestation des deux gardiens lors des trois premières rencontres.
La moyenne de buts accordés de Fitzpatrick : 5,75. Celle de Cregan : 1,32. Or, en sachant que le Phoenix dispute deux parties en deux jours, Julien n'aurait-il pas pu faire confiance à son gardien numéro un pour le match d'ouverture et à son second violon pour la partie contre le Drakkar ?
« On a donné des matchs difficiles l'an dernier à Evan, rappelle le pilote sherbrookois. Encore le week-end dernier, on lui a donné deux parties pas faciles en Abitibi. Oui, Fitzpatrick a un statut de numéro 1, mais je tiens à récompenser les bonnes performances et Brendan mérite d'entamer la saison locale. Fitzpatrick revient d'un camp professionnel. Il a été très utilisé par les Blues de St-Louis. Il va retrouver son filet bientôt, mais si Cregan garde les huit prochains matchs parce qu'il est excellent, tant mieux ! »
« Sans rien enlever à Fitz, Brendan a fait un bon travail et ça y va au mérite, explique le Sherbrookois Thomas Grégoire. On a deux matchs à jouer en deux jours, ce qui nous laisse l'occasion de peut-être utiliser les deux gardiens. »
« Depuis que Cregan est avec nous, il fait le travail, avance le capitaine Hugo Roy en appuyant la décision de son entraîneur. J'aime beaucoup sa façon de jouer. Il mérite le filet. »
Des cérémonies sans Samuel Poulin
En plus de l'absence de Fitzpatrick, les amateurs présents au Palais des sports ne pourront pas voir à l'oeuvre le très prometteur Samuel Poulin, lui qui a été violemment frappé à la tête lors de la première rencontre à Val-d'Or.
« Samuel est encore au repos à cause de sa commotion. On réévaluera tout ça lundi. La bonne nouvelle, c'est que Kevin Gilbert reviendra probablement au jeu la semaine prochaine. D'ici là, on gardera Nathael Roy avec nous. Il a bien fait à Shawinigan et on avait averti les joueurs des Cougars du Collège Champlain que les meilleurs reviendraient avec nous au besoin. Nathael a été le meilleur à Lennoxville. »
Bien canaliser l'énergie
La jeune équipe du Phoenix fera face à un premier défi de taille : répondre présent sans tomber dans le piège du surplus d'intensité et de l'indiscipline à la suite de la cérémonie d'ouverture. « On doit construire sur notre match à Shawinigan. On a bien joué mercredi. Ce sera important de commencer le match en force en étant discipliné et rapide afin de prendre le momentum en partant pour que la fébrilité du premier match baisse un peu », note Stéphane Julien.
« Un match d'ouverture, c'est toujours plus émotif, rappelle Hugo Roy. L'ambiance est bonne au sein de l'équipe. On est confiants après notre victoire de mercredi et il faudrait bien canaliser cette énergie acquise contre les Cataractes et l'énergie de la foule pour mieux jouer. »
« On a 18 gars qui sont revenus avec nous, rappelle l'entraîneur. Ils savent à quoi s'attendre lors d'un match d'ouverture. »
« Deux victoires, ça se prendrait bien. Notre fiche serait complètement transformée pour le mieux. Suivre le plan de match, ce sera la clef. On doit laisser de côté les distractions des cérémonies. On doit jouer avec instinct. Notre travail est d'aller chercher des victoires. On ne s'occupe pas du marketing. Donc on devra jouer notre rôle en tentant de gagner à la maison, et ce, dès demain. On sait que la dernière saison était difficile. On veut la faire oublier. On a une nouvelle équipe, mais même les jeunes connaissent l'importance de la prochaine saison », soutient Thomas Grégoire.