À sa première sortie dans la LHJMQ, Thomas Sigouin aurait souhaité un dénouement différent. Il a accordé 5 buts sur 24 lancers.

Fin de la séquence victorieuse

Comme toute bonne chose a une fin, le Phoenix a vu sa séquence victorieuse partir en fumée vendredi soir au Palais des sports à la suite d’une défaite de 5 à 2 contre l’Océanic de Rimouski. Un revers difficile à avaler pour le gardien recru Thomas Sigouin.

À sa première sortie dans la LHJMQ, Sigouin aurait souhaité un dénouement différent. Sans Evan Fitzpatrick et Brendan Cregan devant le filet, le Phœnix a dû s’avouer vaincu, mettant ainsi fin à sa séquence de neuf points obtenus sur une possibilité de dix.

Le portier des Filons de Thetford Mines a été dur envers lui-même alors que ses coéquipiers ont avoué qu’ils auraient pu en faire davantage pour lui permettre de goûter à la victoire à son premier départ.

« J’aurais pu faire mieux, confie Sigouin. Je sais que je suis meilleur que ça. Je n’ai pas assez aidé mon équipe à gagner. J’aurais voulu gagner à mon premier match dans la LHJMQ. Si mes coéquipiers disent qu’ils auraient pu mieux faire pour me permettre de gagner, je crois que j’aurais pu aussi en faire plus, particulièrement sur le deuxième but de l’Océanic.»

« Pour son premier match, il a bien fait, avance le capitaine Hugo Roy. Il a su garder notre club dans le match en première période. On n’était pas là du tout en défensive. On ne l’a pas mis dans une situation facile. »
Même son de cloche du côté de l’entraîneur Stéphane Julien :

« Sigouin a fait de bons arrêts en première période. La marche est haute entre le collégial et la LHJMQ. J’ai aimé sa performance et il a été solide. »

Ce dernier aurait espéré une performance comparable à celle offerte la veille à Victoriaville.

« L’exécution n’était pas là dès le début du match, précise Julien. En avantage numérique, on avait un plan et on ne l’a pas suivi. On avait changé quelques détails et on n’a pas appliqué notre nouvelle stratégie. On aurait voulu marquer dès le départ avec l’avantage d’un homme, mais on n’a pas réussi. On doit donner le crédit à l’Océanic, qui a travaillé plus fort que nous. »

Amorphe en avantage numérique
Les unités spéciales n’ont pas du tout fait le travail vendredi alors qu’elles auraient pu faire la différence dans le match.

« On a joué une grosse partie jeudi et on ressentait la fatigue ce soir, a indiqué Thomas Grégoire. On a eu de la difficulté à gagner nos batailles et à trouver nos lignes de tirs chez les défenseurs. C’est une combinaison d’un peu de tout. On n’a pas d’excuses par contre. Il aurait fallu en profiter davantage en supériorité numérique, et ce, dès le départ. On n’a seulement marqué un but à la fin des cinq minutes d’avantage numérique. Ce n’est pas assez. »

Après avoir raté deux belles occasions dès les premières minutes de la partie avec l’avantage d’un homme, le Phoenix a concédé un premier but aux visiteurs, l’œuvre de Parker Bowman.

Il aura fallu un geste disgracieux de Yannick Bertrand sur Yaroslav Alexeyev pour que le Phœnix et Thomas Grégoire s’inscrivent enfin à la marque lors de leurs cinq minutes d’avantage numérique à la suite d’un plaquage par derrière en deuxième période.

Hugo Roy en a ajouté par la suite avec deux hommes en moins sur la patinoire du côté de Rimouski, mais Denis Mikhnin s’est levé en marquant à deux reprises en fin de période.

« Le but à vingt secondes de la fin du second tiers a fait mal, assure Stéphane Julien. Mais on a raté quelques chances aussi. L’échappée de Samuel Poulin en troisième période aurait pu changer le vent de bord, mais le gardien Jimmy Lemay a bien réagi sur cette séquence. »

Carson MacKinnon et Alex-Olivier Voyer ont complété la marque en troisième période.

« Je sais que notre équipe peut mieux jouer, estime Stéphane Julien. L’Océanic n’avait pas joué la veille, nous oui, et il nous manquait cette petite seconde de temps de réaction. »

« Notre travail en désavantage numérique a aidé beaucoup, admet l’assistant-entraîneur de l’Océanic, Pierre Rioux. Par contre, on a été très indisciplinés encore et il faudra corriger ce volet de notre jeu. Mais on a gardé le momentum en étant efficaces en désavantage numérique. »

Pas le meilleur match de Lafrenière

Notons qu’il s’agissait de la première présence au Palais des sports du premier choix au repêchage en 2017, Alexis Lafrenière :

« Je n’ai pas joué ma meilleure partie ce soir, mais on a réussi à gagner ! »

Prochain match du Phœnix : samedi à 16 h contre Halifax.

« Si notre équipe joue de cette façon, ce sera difficile. Les Mooseheads ont beaucoup de talent et on devra être plus prêts que ce soir », croit le pilote sherbrookois.

« Les deux équipes ont du punch à l’attaque. On doit oublier cette mauvaise sortie et repartir à zéro », termine Hugo Roy.