À Québec dimanche, Brendan Cregan protégeait la cage du Phœnix pour un deuxième match consécutif. Il a accordé trois buts sur 33 tirs dans une défaite de 4-2 contre les Remparts.

Faux départ pour le Phoenix

Deux défaites et un seul point obtenu. Le premier week-end d’activités du Phœnix de Sherbrooke n’a pas été aussi fructueux qu’espéré. Après s’être incliné en prolongation vendredi à Shawinigan, le Phœnix s’est buté aux Remparts de Québec et Patrick Roy, qui a goûté dimanche à un premier gain depuis son retour dans la LHJMQ.

« Je suis content d’obtenir cette première victoire, confie Patrick Roy, mais je l’étais encore plus en 2005. L’important pour moi, c’est surtout la façon dont mon équipe joue et pas seulement le résultat. » 

Après cette défaite de 4-2, les Sherbrookois semblaient d’accord pour dire que leur jeu lors de la dernière fin de semaine était loin d’être parfait, mais qu’il y a tout de même du positif à retirer de ces deux revers.

« On doit garder la tête haute, indique Félix Robert. Ce n’était que les deux premiers matchs. Notre saison n’est pas en jeu. On aura quelques grosses pratiques à venir. On panique parfois avec la rondelle. Il faudrait simplifier notre jeu. L’intensité était au rendez-vous. On en voudrait toutefois plus. J’aurais aimé finir le week-end avec deux victoires en banque, mais ce n’est pas ce qui est arrivé. On doit garder les points positifs et travailler sur les points négatifs. »

« Notre premier week-end me fait beaucoup penser à celui de l’an dernier, confie l’entraîneur Stéphane Julien. Un point sur quatre après deux parties : on avait perdu en prolongation à Val-d’Or et connu un match plus difficile à Rouyn-Noranda. On avait progressé peu à peu et ce sera encore le cas cette saison avec une jeune équipe. La patience est de mise. »

Le Centre Vidéotron et les quelque 8500 spectateurs ont semblé intimider les Oiseaux. 

« On est rapides, on ne lâche jamais et lors des deux parties, on n’a pas été déclassés, estime Alex-Olivier Voyer. C’était quand même un dur week-end. Le point récolté sur la route est important. Mais je pense que le défi était grand pour notre jeune équipe de jouer une partie au Centre Vidéotron dès le deuxième match. »

Retour à la planche à dessin

Au second tiers, les Remparts ont déployé leur offensive en marquant deux buts, l’œuvre de Aleksei Sergeev et Matthew Grounchy.

« Le but de Grounchy en fin de deuxième période a été le tournant du match. Ça nous a permis de retraiter au vestiaire avec une priorité de deux buts. En désavantage numérique, on a bien fait. Surtout Andrew Coxhead : il a été extraordinaire! » indique Patrick Roy. 

« On a accordé beaucoup de lancers parce que bizarrement, on s’est débarrassé de la rondelle trop souvent, ce que l’on ne fait jamais, précise Julien. Notre avantage numérique est l’une de nos forces, mais pas ce soir. Côté exécution, ce n’était pas facile. Il y a des soirs comme ça. »

Grâce à un lancer de la ligne bleue, Jacob Arsenault a percé Dereck Baribeau en troisième période. Mais Louis-Filip Côté a aussitôt redonné une avance de deux buts aux siens.

« L’effort était là, admet le gardien Brendan Cregan, qui a bloqué 33 lancers. On a tout de même bien joué. On a fait quelques petites erreurs et on devra corriger le tout à l’entraînement. On doit simplement continuer à travailler fort et ne jamais lâcher comme on l’a fait cet après-midi en montrant du caractère. On aurait pu tester davantage Dereck Baribeau an lançant plus souvent, mais on aura l’occasion de le faire dès vendredi lors de notre match d’ouverture. »

Lors d’un avantage numérique à 6 contre 3, Félix Robert a ravivé les espoirs du Phoenix et Andrew Coxhead les a rapidement éteints avec un but dans une cage déserte.

« On n’a peut-être pas travaillé de la bonne façon, précise Julien. La gestion de nos émotions a été difficile. On a travaillé jusqu’à la fin, mais il nous en manquait un peu. »