Hugo Roy a marqué un but important au second tiers, le deuxième du Phœnix contre les Sea Dogs à Saint John. —

Enfin une victoire

L’occasion était trop belle pour la rater. Le Phœnix affrontait la pire équipe de la LHJMQ à son premier match d’une série de trois dans les Maritimes et a mis fin à une séquence de sept défaites grâce à un gain de 5-4 contre les Sea Dogs. Un rare triomphe des Sherbrookois à Saint John.

« Ce n’était pas parfait, mais c’est la victoire qui compte en fin de compte. Mes vétérans se sont levés. En fait, nos trois premiers trios ont été impliqués dans le match. Ils voulaient stopper cette mauvaise séquence. Si notre club perdait ce match après avoir mené 4-2, on aurait atteint le fond du baril », a confié un Stéphane Julien soulagé.

Le match a très bien commencé jeudi soir pour les visiteurs. Yaroslav Alexeyev a profité d’une sortie audacieuse d’Alex D’Orio suivie d’une erreur défensive pour marquer dans un  filet désert.

Les visiteurs ont joué de mollesse lors de la reprise du jeu au deuxième tiers en accordant deux buts consécutifs aux Sea Dogs, l’œuvre d’Anthony Boucher et Matt Green en désavantage numérique.

Le Phœnix a donné la réplique avec trois buts. Hugo Roy a poussé la rondelle avec son corps pour ainsi niveler la marque. Nicolas Poulin a ensuite tout fait pour donner l’avance aux siens et Benjamin Tardif a réalisé le filet qui semblait être le but d’assurance.

Mais ce match était loin d’être terminé. L’indiscipline a encore une fois joué des tours aux hommes de Stéphane Julien. Immédiatement après sa sortie du banc de pénalité, Alexandre Joncas a vu les Sea Dogs faire 4-3 grâce à Kevin Gursoy et Radim Salda l’a imité alors que Connor Senken était puni. La nervosité s’installait peu à peu dans le clan sherbrookois.

« On jouait bien malgré les revirements causés. On menait 4-2, mais on a pris quelques punitions probablement à cause de la fatigue de nos défenseurs », a constaté Julien.

Les vétérans s’affirment

Heureusement pour le Phœnix, un vétéran s’est une fois de plus levé : Nicolas Poulin a fermé les livres avec un tir dans la lucarne, son deuxième du match, pour ainsi mettre cette disette derrière les Oiseaux.

« C’était tellement important d’aller chercher les deux points et on doit faire pareil demain à Moncton, avoue Yaroslav Alexeyev. Tout le monde est très excité par cette victoire. »

Le joueur du match, Nicolas Poulin, estime que cette victoire améliore grandement l’ambiance au sein de l’équipe.

« Notre objectif était de gagner deux parties sur trois durant le voyage. En voilà une. Il n’en reste qu’une autre et pourquoi pas deux, une fois rendu là. On s’est fait brasser un peu cette semaine et on a répondu avec une grosse victoire à Saint-John. »

Après Moncton vendredi, le Phœnix se rendra à Halifax pour clore son voyage. Il pourra alors compter sur un nouveau défenseur de 18 ans, l’Ontarien format géant Quinn Hanna, repêché au ballotage. Hanna a une expérience de 50 parties avec le Storm de Guelph et l’Armada de Blainville-Boisbriand.

Pas de repos pour D’Orio

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas pour Alex D’Orio. Après avoir affiché des statistiques impressionnantes au sein de l’équipe championne de la Coupe du Président, le gardien de but de Sherbrooke doit multiplier les miracles afin d’aider les jeunes Sea Dogs de Saint John à accumuler les victoires, qui se font toutefois rares.

Quelques semaines après la signature de son contrat avec les Penguins de Pittsburgh, D’Orio est tout simplement bombardé par les équipes qui affrontent sa formation en reconstruction.

Sa moyenne de l’an dernier : 2,40. Sa fiche : 19-2-1. Cette saison : 3,37 et 2-9-1.

« Disons que c’est très différent de l’an dernier, dit-il. On a de bons jeunes joueurs, mais après avoir misé le tout pour le tout, on affiche un alignement très différent et l’organisation rebâtit pour l’avenir. Je reçois beaucoup plus de tirs que l’an dernier. Des matchs de 30, 35 ou 40 lancers et plus, ce n’est pas rare. »

La bonne nouvelle pour lui est que son taux d’efficacité demeure presque le même. Autour de .900.

« Je suis certain que je sortirai grandi de cette deuxième saison dans la LHJMQ. On espère bien sûr connaître plus de succès prochainement, parce que même si l’équipe ne joue pas si mal, on goûte plus souvent à la défaite qu’à la victoire », explique le portier de 18 ans.

L’ancien des Cantonniers de Magog pourrait très bien intéresser d’autres formations qui visent les grands honneurs cette saison. Derniers au classement de la LHJMQ, les Sea Dogs pourraient être tentés d’envoyer leur gardien numéro 1 sous d’autres cieux.

Pourquoi pas à Victoriaville? Les Tigres semblent être à la recherche d’un autre portier pour viser le championnat. Ou bien encore le Drakkar de Baie-Comeau, avec son ancien coéquipier Justin Blanchette.

D’ailleurs, les Sea Dogs n’ont que deux joueurs de 20 ans et peuvent s’en permettre trois, comme le stipule le règlement. Le portier du Drakkar Antoine Samuel a justement 20 ans.

« M’échanger est une possibilité qui a probablement été envisagée par notre directeur général, mais j’aime mieux m’attarder à ce que je peux contrôler. Je suis bien à Saint John, j’adore ma famille de pension et je ferai tout pour aider notre équipe à gagner. Présentement, c’est mon seul objectif », conclut Alex D’Orio.

Après avoir disputé une première saison dans la LHJMQ au sein de l’équipe championne de la Coupe du Président, le gardien sherbrookois Alex D’Orio vit une réalité différente.