Le gardien Thomas Sigouin a cédé cinq fois sur 35 lancers et Sherbrooke s’est avoué vaincu en temps supplémentaire pour la deuxième fois en autant de matchs. — Photo Spectre Média, Michelle Boulay

Décimé, le Phœnix s’incline au Palais

C’est à guichet presque fermé et avec neuf joueurs en moins que le Phœnix a effectué un retour au Palais des sports dimanche après une longue absence. La formation sherbrookoise a toutefois perdu une seconde partie à domicile cette saison, cette fois par la marque de 5 à 4. Malgré ce deuxième revers consécutif à la maison, la troupe de Stéphane Julien a tout de même réussi à encaisser un point face au Drakkar de Baie-Comeau.

« On n’a pas joué un mauvais match, mais les joueurs sont à bout de souffle avec toutes ces absences, explique l’entraîneur Stéphane Julien. Les vétérans donnent ce qu’ils peuvent, mais ils ont manqué de gaz. »

Les locaux avaient pourtant frappé fort en prenant une avance de deux buts grâce au filet de Nathaël Roy en première période et celui d’Alex-Olivier Voyer au deuxième vingt. 

Les gros canons du Drakkar n’ont pas tardé à répliquer par l’entremise de Nathan Légaré et Gabriel Fortier. 

Julien Anctil s’est ensuite chargé du Drakkar en marquant un but avec seulement 47 secondes à faire à la deuxième période pour ensuite compter son deuxième du match en troisième période. 

L’offensive du Drakkar a finalement explosé en fin de match. Charles-Antoine Giguère et Raivis Kristians Ansons ont battu Thomas Sigouin lors des dernières minutes pour ainsi forcer la tenue d’une prolongation et Valentin Demchenko a mis fin au débat en acceptant une magnifique passe de Giguère, qui avait attiré le gardien adverse en prolongation.

« Je suis content de voir des gars comme Légaré et Fortier amener vers le haut des joueurs de 17 ans comme Ansons et Demchenko, confie le pilote du Drakkar, Jon Goyens. Ce n’est pas toujours facile, surtout s’ils arrivent d’Europe et qu’ils doivent s’adapter au jeu de la LHJMQ. »

« On a eu nos chances malgré notre manque de profondeur, mais une mauvaise punition en fin de partie et la fatigue ont rendu notre gestion de rondelle plus difficile à la fin », estime Julien.

Le Drakkar refusait toutefois de prendre le Phœnix à la légère avant la partie.

« On savait que plusieurs joueurs sont arrivés en renfort chez le Phœnix et ils se trouvent à l’essai, renchérit aussitôt Goyens. Ça veut dire qu’ils étaient prêts à tout donner. Ils ont la chance de se faire valoir et dans ce cas, les joueurs jouent avec plus d’énergie et d’enthousiasme. En même temps, on affrontait toute une unité défensive. Les six défenseurs du Phœnix sont tellement forts et c’était difficile pour nous de créer des jeux. Ils étaient toujours dans notre face. »

Devenir plus responsable

Avec les blessures à Samuel Poulin, Xavier Parent, Jérémy Jacques, Anthony Munroe-Boucher et Vincent Anctil, la mononucléose de Félix Robert et la participation au Championnat mondial de hockey junior de Samuel Hlavaj et Taro Jentzsch, Stéphane Julien aurait espéré voir son équipe jouer plus intelligemment contre le Drakkar dimanche et les Olympiques vendredi à Gatineau, lorsque le Phœnix a une fois de plus échappé une avance de deux buts. 

« On doit jouer de façon plus responsable à cause de notre alignement réduit et ce soir, ce ne fut pas le cas. »

Entrée en scène de Bolduc et Bernard

En plus de toutes ces recrues qui disputaient une première partie au Palais des sports, Xavier Bernard et Samuel Bolduc ont également vécu leur baptême dans leur nouvel amphithéâtre. 

« L’ambiance était bonne et c’était plaisant de voir autant de monde au Palais des sports à ma première partie ici, soutient Bernard. Tout était une question de détails ce soir. Une mauvaise communication a mené à certains buts. Il faudra tous se retrouver sur la même page. Les deux équipes semblaient un peu rouillées et le jeu s’est ensuite ouvert à cause de la fatigue. »

Stéphane Julien admet toutefois que même s’ils ont bien fait dimanche, le duo de défenseurs format géant était encore plus efficace vendredi.

« Ils avaient disputé un meilleur match à Gatineau. C’était un peu plus difficile aujourd’hui, comme pour tout le monde. J’ai besoin de leur constance. Ils jouent beaucoup de minutes et lorsqu’ils auront bien appris le système de jeu, ils seront peut-être encore plus utilisés. »

« On aurait espéré un meilleur sort, affirme pour sa part Bolduc. Il nous manquait beaucoup de joueurs, c’était plus difficile. Une défaite en fusillade et une défaite en prolongation, ça fait mal, mais au moins on est allés chercher un point lors de chacun de ces matchs. On mise sur plusieurs joueurs qui manquent d’expérience, mais plus ils joueront, plus ils seront habitués. »

Le Phœnix disputera une dernière partie en 2019 mardi à 14 h au Palais des sports contre les Cataractes de Shawinigan.

« Après notre journée de congé demain, on espère que les batteries seront pleines contre les Cataractes. On aura encore plusieurs blessés et on tentera de garder la tête hors de l’eau », résume Stéphane Julien.