Le Phœnix de Sherbrooke et les Voltigeurs de Drummondville se sont affrontés lors de la Classique hivernale de la LHJMQ disputée à Drummondville en février dernier.

Classique hivernale : une priorité pour le Phœnix

Même si le Phœnix de Sherbrooke a la possibilité d’organiser jusqu’à 12 spectacles chaque année au Palais des sports Léopold-Drolet, ses énergies événementielles sont plutôt tournées vers un autre objectif à court terme; l’accueil de la Classique hivernale de la LHJMQ.

« C’est notre projet numéro un », a indiqué la directrice des opérations du Phœnix, Charline Durand.

« Pour les retombées en termes de visibilité, toutes les villes qui ont accueilli l’événement, comme à Drummondville cet hiver, s’accordent à dire que c’est fantastique. Les hôtels sont pleins, les bars aussi, les commanditaires veulent clairement s’associer à un événement de la sorte. Pour une ville, c’est juste exceptionnel. »

« À Sherbrooke, les gens sont friands d’événements. On le voit par la participation populaire à des événements comme le carnaval de Sherbrooke, la Fête du lac. Le potentiel est incroyable. »

S’il est déjà assuré que la Classique hivernale de 2019 se déroulera à Shawinigan, en marge des célébrations du 50e anniversaire de la LHJMQ et des Cataractes, la porte est grande ouverte pour une présentation en 2020 ou en 2021.

« Le maire de Sherbrooke Steeve Lussier nous a confirmé son appui au projet. C’est le dossier prioritaire. La Ville nous supporte et on est à la recherche du meilleur endroit pour le déroulement de l’événement et de la meilleure organisation financière afin que ça fonctionne, pour que chacun assume les coûts qu’il a à assumer. »

« On va transmettre officiellement notre demande, et la lettre d’appui à la LHMJQ probablement après le repêchage, début juin. »

Dans la foulée de la dernière Classique hivernale de la LHJMQ, qui s’est déroulée en février à Drummondville, le maire de Sherbrooke Steeve Lussier avait alors confirmé dans les pages de La Tribune l’intérêt de la Ville de Sherbrooke à regarder de près la faisabilité du projet.

Le Stade de l’Université de Sherbrooke et le terrain synthétique du Plateau-parc Sylvie-Daigle sont considérés comme des options viables pour accueillir l’événement.

C’est à partir de 2015 que la LHJMQ a décidé d’emboiter le pas à cette initiative très populaire dans la LNH depuis plus d’une dizaine d’années.

Ce sont les Cataractes de Shawinigan qui ont accueilli le premier événement extérieur à Saint-Tite.

À Drummondville, en février dernier, la Classique s’était déroulée sur trois jours, et avait impliqué des matchs opposant le Phœnix, les Tigres de Victoriaville et les Voltigeurs de Drummondville. Deux équipes de la Ligue de hockey midget AAA, dont les Cantonniers de Magog, ont également participé à la fête.

Érigés pour l’occasion, les gradins temporaires de la patinoire réfrigérée Victor-Pepin pouvaient accueillir près de 6000 personnes.

Les spectacles au Palais des sports; pas simple

Dans l’entente liant le Phœnix de Sherbrooke à la Ville de Sherbrooke pour l’exploitation du Palais des sports, datant de 2012, il y est inscrit que l’organisation sherbrookoise peut accueillir et organiser jusqu’à 12 spectacles par année.

Pourtant, au fil des ans, la complexité d’organiser des spectacles dans un amphithéâtre où les disponibilités sont très minimes a plombé les efforts fournis en ce sens.

Récemment, la tournée Pat’Patrouille et le spectacle The Wall et même une partie du tournage du film « Junior majeur » figurent parmi les quelques événements accueillis au Palais des sports récemment.

On est quand même loin des 12 par année.

« Ce qui est très différent des autres amphithéâtres, c’est que le Palais des sports est occupé à 100 %. Il n’y a jamais de temps mort. Il y a du patinage artistique pendant le jour, du hockey mineur en début de soirée, et du hockey récréatif pour adulte ensuite. Si on veut accueillir un événement, on doit vraiment s’y prendre à l’avance. Ça ne fait donc pas partie des revenus assurés de l’organisation. On ne fait pas notre budget en nous disant qu’on va organiser 12 spectacles par année. Quand on peut, c’est du bonus. On n’a pas les effectifs et le temps nécessaire à mettre sur la recherche de spectacles à temps plein », a dit Charline Durand.

« Par exemple, les seuls créneaux disponibles pour changer nos bandes publicitaires, c’est à partir de 22 h ou de 23 h, la semaine. Quand on organise un 5 à 7 de fin de saison comme mercredi, on monopolise le temps de glace de plusieurs autres organismes. C’est parfois complexe à gérer, car ça implique une réorganisation pour tout le monde. Ce n’est donc pas si évident d’organiser des spectacles à la carte. »