Brendan Cregan a brillé en Abitibi et gagne peu à peu la confiance de ses entraîneurs.

Brendan Cregan impressionne

Depuis son arrivée avec le Phoenix de Sherbrooke, le gardien Brendan Cregan épate la galerie. Tellement qu'il a été plus utilisé que le portier numéro 1 Evan Fitzpatrick lors du dernier voyage de trois matchs en quatre soirs.
Après avoir brillé contre les Huskies de Rouyn-Noranda en accordant seulement deux buts sur 22 lancers en prenant la relève de Fitzpatrick, la recrue a excellé contre les Foreurs de Val-d'Or samedi dans une victoire de 4 à 1 du Phoenix. Cregan a bloqué 32 des 33 lancers dirigés vers lui.
« Brendan a fait les arrêts-clefs au bon moment, a mentionné son coéquipier Thomas Grégoire avant de reprendre la route vers Sherbrooke samedi soir. Il a sorti notre équipe de l'embarras. On peut le remercier pour cette victoire. »
« Il a donné raison à notre entraîneur, qui a décidé de l'envoyer dans la mêlée à Val-d'Or, a ajouté pour sa part Julien Pelletier. Il avait bien fait en relève à Rouyn-Noranda et il a obtenu la première étoile à Val-d'Or. On ne peut pas lui en demander davantage. »
Cregan se disait fier de sa prestation sur la route.
« On a bien rebondi après nos deux défaites et je n'étais pas surpris de jouer ce soir parce que trois parties en aussi peu de temps, ce n'est jamais facile pour un gardien et je crois avoir répondu à l'appel. Peu importe qui se trouvait devant le filet, on a le même objectif Evan et moi : permettre au Phoenix de gagner. »
Son entraîneur Stéphane Julien a admis que son jeune cerbère l'a fait bien paraître.
« J'avais le pressentiment qu'il allait sortir fort, a avancé le pilote des Oiseaux. Brendan progresse rapidement. »
Sa moyenne de buts accordés en quatre matchs est de 2,80 et son taux d'efficacité de ,918. Impressionnant pour un joueur qui n'a jamais été repêché.
« On a affronté un gardien qui était en contrôle. Il a fait la différence », a souligné Skylar Strumas des Foreurs, qui affrontait son ancienne équipe samedi.
Un voyage pour forger une chimie
Une défaite décevante à Gatineau mercredi, un revers très peu gênant malgré le pointage à Rouyn-Noranda vendredi et une victoire importante samedi à Val-d'Or. Le Phoenix ramène deux points de son voyage, mais revient à Sherbrooke avec un esprit d'équipe plus solide.
« On a appris à nous connaître, clame Grégoire. On a fini le voyage sur une bonne note et partir durant presque cinq jours, ça resserre les liens. On compte plusieurs nouveaux joueurs et même si le noyau est demeuré le même majoritairement, on devait reconstruire une certaine chimie en incluant les joueurs qui viennent d'arriver à Sherbrooke. »
« C'était vraiment important de gagner au moins une partie durant notre voyage sur la route, renchérit Julien Pelletier. Je suis content que ce soit la dernière, parce que le voyage sera plus plaisant. Ce n'est pas facile de jouer en Abitibi et on retiendra que les Huskies sont vraiment bons. Ils seront difficiles à battre. On peut rivaliser contre eux par contre. On pourrait les battre si l'on joue à notre mieux. »
Stéphane Julien ne se disait toutefois pas entièrement satisfait par la prestation de sa troupe lors des derniers jours.
« L'idéal aurait été de gagner contre Gatineau, parce que les Olympiques sont proches de nous au classement. On a mal joué et c'est décevant. Offensivement, on n'a pas de problème. Mais défensivement, on devra en donner plus. Les prochains jours d'entraînement feront du bien. On pourra enseigner notre système de jeu aux nouveaux joueurs. C'est ce qui nous manque présentement. »
Trois imposants défis se dressent maintenant devant les Oiseaux.
« On a encore un gros week-end à venir et nos prochains adversaires seront coriaces. Les Huskies, les Islanders de Charlottetown et l'Armada de Blainville-Boisbriand ne seront pas des proies faciles », résume Cregan.