Au Phoenix de jouer les trouble-fête

Les Voltigeurs sont maintenant habitués à voir le Phoenix leur causer des problèmes chaque fois qu'ils ont à les affronter. Pour leur dernière rencontre, ce soir, au Palais des sports Léopold-Drolet, on peut déjà être assuré qu'il n'y a aucune chance que les Voltigeurs prennent le Phoenix à la légère.
«On dirait que le Phoenix aime jouer ses meilleurs matchs contre nous», confie Charles-David Beaudoin, le capitaine des Voltigeurs, qui espérait être en mesure d'effectuer un retour au jeu ce soir. La décision en ce sens ne sera prise que plus tard dans la journée.
Même si les Voltigeurs sont actuellement en lutte avec les Remparts de Québec, les Foreurs de Val-d'Or et les Olympiques de Gatineau pour le cinquième rang au classement général, Beaudoin rappelle qu'on évite de s'attarder à une place précise au classement final. «On veut aller chercher le plus possible de 'deux points' afin de monter au classement. Si on atteint le cinquième échelon, ce sera tant mieux, si on s'arrête au sixième, ce sera correct aussi.»
Curieux comme le hasard du calendrier veut que le Phoenix soit indirectement impliqué dans la course pour le cinquième rang au classement général puisque, à ses six dernières sorties de la saison, il lui faut affronter cinq fois des équipes impliquées dans cette course, Drummondville (2), Québec (dimanche), Gatineau (vendredi) et Val-d'Or (samedi prochain) pour clore la saison régulière. Quitter le dernier rang du classement devient de plus en plus improbable dans de telles conditions. Il ne reste au Phoenix que l'espoir... et la possibilité de jouer les trouble-fête.
Une façon différente
Après avoir disputé l'un de ses meilleurs matchs contre le Phoenix mercredi soir à Drummondville et à la veille de compléter cette série aller-retour, William Carrier reconnaissait qu'il n'est pas facile de jouer contre le Phoenix. «Contre eux, on ne peut pas jouer le même match. Il faut changer notre façon de jouer parce que des fois on a plus de temps qu'on pense pour effectuer une passe ou prendre un tir», confiait le vétéran attaquant mercredi soir tout en admettant que les Voltigeurs s'étaient sentis un peu nerveux après avoir vu le Phoenix ramener le match à s'approcher à 4-3 en début de troisième période.
 
«Vendredi (ce soir), il faudra entamer le match plus forts. Ce serait plaisant, pour une fois, de capitaliser sur nos chances et de prendre les devants, disons, 4-0», ajoutait celui dont le nom est apparu dans la transaction où St. Louis et Buffalo se sont échangés les gardiens  Jaroslav Halak et Ryan Miller. «Je suis maintenant avec les Sabres, une équipe jeune et en construction. C'est bien plaisant», confiait-il après avoir discuté avec un représentant des Sabres.
Devant parents et amis
Le match de ce soir permettra aussi au Sherbrookois Frédéric Aubé de disputer un quatrième match devant parents et ami. «C'est toujours un peu spécial de jouer devant les membres de sa familles et les amis. Mais, ça reste un match de hockey. Même si c'est à Sherbrooke, j'essaie de ne pas trop y penser et de me préparer de la même façon», affirme le défenseur-recrue des Voltigeurs, fils de Mario Aubé, un des actionnaires du Phoenix...
Frédéric, qui doit porter un protecteur facial complet depuis deux semaines,  s'attend à ce qu'une quinzaine de proches assistent au match ce soir. «J'ai reçu un coup de bâton accidentel à l'entraînement et j'ai perdu quelques dents», explique-t-il.