Stéphane Julien de retour avec Équipe Canada

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Stéphane Julien de retour avec Équipe Canada

L’entraîneur du Phoenix de Sherbrooke, Stéphane Julien, pilotera l’une des trois formations canadiennes lors du Défi mondial des moins de 17 ans de hockey, qui se trouve toujours dans les plans de Hockey Canada malgré l’annulation de plusieurs autres événements en raison de la COVID-19. Le tout devrait être annoncé mercredi par Hockey Canada selon des sources sûres.  

Cet événement servant de vitrine internationale aux meilleurs jeunes joueurs de hockey au monde est toujours prévu à l’Île-du-Prince-Édouard, à Charlottetown et Summerside, du 31 octobre au 7 novembre. Plusieurs autres événements internationaux ont déjà été annulés, comme les Mondiaux des moins de 18 ans. 

L’an dernier, Jody Hull dirigeait Équipe Canada Noir, alors que Martin Laperrière était l’entraîneur-chef du club Rouge et Sylvain Favreau du club Blanc.

La Russie avait alors empoché l’or, les États-Unis l’argent et la République tchèque le bronze

Il s’agira d’une deuxième expérience pour Stéphane Julien chez Hockey Canada en tant qu’entraîneur puisque lors de la saison 2016-2017, le Sherbrookois agissait à titre d’entraîneur-adjoint de la formation canadienne des moins de 18 ans, pilotée par Darren Rumble.

Julien a également porté les couleurs de l’Unifolié lors de sa carrière de hockeyeur en participant notamment à la Coupe Spengler à deux reprises entre 2000 et 2002.

Avec le Phoenix de Sherbrooke la saison dernière, Stéphane Julien a conservé un dossier de 51-8-3-1, ce qui a permis à l’organisation sherbrookoise de trôner au sommet du classement de la LHJMQ et du Top 10 de la Ligue canadienne de hockey.

Repêchage américain : la LHJMQ doit lancer son opération charme

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Repêchage américain : la LHJMQ doit lancer son opération charme

SHERBROOKE — Le dossier des joueurs américains dans la LHJMQ revient tous les ans sur le bureau du commissaire Gilles Courteau. L’enjeu est grand : celui de pouvoir rivaliser face à la Ligue de l’Ontario et à la Ligue de l’Ouest canadien. Mais pour arriver à attirer les Américains, la LHJMQ devra lancer avant tout une opération charme pour mieux vendre son programme et changer la culture établie en Nouvelle-Angleterre, selon le directeur général Jocelyn Thibault.

Beaucoup d’efforts ont été déployés dans le passé par la Ligue de hockey junior majeur du Québec afin de briser la tendance. L’arrivée des équipes des Maritimes a aidé à attirer des Américains. On se souviendra entre autres de Conor Garland des Wildcats de Moncton, champion marqueur en 2015 et 2016.

« Le territoire américain réservé à l’OHL et à la WHL est plus vaste et plus facile à conquérir. En Arizona et en Californie, le hockey prend de plus en plus d’importance, ce qui rapporte à la WHL. De notre côté, on doit se limiter à la Nouvelle-Angleterre, là où il y a une forte concentration de bons programmes collégiaux, universitaires ou des prep schools de qualité. C’est extrêmement prestigieux pour les Américains d’obtenir une bourse d’études dans un bon collège en pratiquant un sport et je les comprends. »


Des projets et des coups de coeur chez un Phoenix satisfait 

Des projets et des coups de coeur chez un Phoenix satisfait 

Tout est tombé à sa place samedi lors du repêchage 2020 de la LHJMQ pour le clan sherbrookois. Le Phoenix avait un plan et l'a respecté à la lettre. Jouant parfois de chance, Jocelyn Thibault a pu ajouter les joueurs qu'il avait ciblés, un beau mélange de coups de coeur et de projets à moyen terme. 

Rares sont les directeurs généraux qui croient avoir raté leur coup une fois la séance de sélections terminée, mais cette fois, c'est avec satisfaction que l'équipe de recruteurs du Phoenix a quitté le Complexe Thibault GM après avoir sélectionné en ligne leur 14e et dernier choix.

«On savait que notre équipe n'allait pas parler avant le 37e choix et quand notre tour est venu de sélectionner, on avait un joueur très haut sur notre liste qui était toujours disponible, soutient Jocelyn Thibault. Zachary Lessard deviendra l'un des excellents défenseurs de la ligue.»

«On a une défensive à rebâtir pour l'avenir et on a agi en conséquence, explique pour sa part le recruteur-chef, Alain Préfontaine. Lessard a connu une progression incroyable depuis qu'il a opté pour un rôle de défenseur. On pensait même transiger pour s'avancer et on a pris un risque qui s'est avéré payant.»

Carl-Étienne Michel a été la surprise du repêchage selon le directeur général sherbrookois. 

«Si quelqu'un m'avait dit qu'il allait encore être disponible au 56e rang, je ne l'aurais jamais cru. Chaque fois que c'était notre tour de choisir, l'un de nos joueurs ciblés pour ce choix au repêchage était encore là. Il ne faut pas oublier que dans un an, presque tous nos défenseurs seront peut-être partis. Comme pour le poste de gardien, il fallait préparer l'avenir à cette position», ajoute Thibault. 

Transiger pour Thomas Bégin

Le Phoenix n'aura fait qu'une seule transaction durant tout le repêchage, celle effectuée pour obtenir Thomas Bégin des Harfangs de Sherbrooke midget espoir... le frère de pension de Samuel Poulin.

Sherbrooke a offert aux Sea Dogs de Saint John un choix de 6e ronde en 2022 contre leur choix de 7e ronde 2020. 

«On avait peur qu'il ne soit plus disponible rendu en 8e ronde. Il a fallu transiger. On l'aime beaucoup», a clamé le DG du Phoenix. 

Parmi les coups de coeur de l'organisation, on note entre autres l'acquisition du gardien de 6'5 Jasmin Simon, qui a charmé le Phoenix avec les Grenadiers de Châteauguay en séries éliminatoires plus particulièrement, et l'imposant défenseur William-Charles Bishop, qui pèse déjà 200 livres à 16 ans.

Choix du Phoenix

6 défenseurs (4 à ses 6 premiers choix)

6 attaquants

2 gardiens

****

6 du midget AAA

4 du midget espoir

2 du RSEQ

2 des ligues préparatoires

D'attaquant à défenseur: le choix crucial de Zachary Lessard

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D'attaquant à défenseur: le choix crucial de Zachary Lessard

Zachary Lessard se qualifiait d'attaquant défensif à son arrivée dans la classe bantam AAA. Mais il y a deux ans, la première sélection du Phoenix à l'encan 2020 a pris une décision critique en tentant sa chance comme défenseur pour ensuite percer l'alignement des Grenadiers de Châteauguay et finalement devenir un choix de 2e ronde dans la LHJMQ. 

«À ma première année dans le bantam AAA, je n'avais pas encore nécessairement l'instinct du marqueur. J'avais de bonnes qualités défensives et c'est ce qui me permettait de me démarquer. J'ai donc décidé de devenir défenseur. J'ai fait ma place l'année suivante dans le midget AAA en intégrant le top 3 chez les Grenadiers en défensive et aujourd'hui, je suis honoré d'être le premier choix du Phoenix. Je suis content d'avoir été choisi en 2e ronde, mais j'espérais surtout me retrouver au sein d'une belle organisation comme celle de Sherbrooke.»

Le joueur droitier de 15 ans a terminé sa première saison chez les Grenadiers avec 12 points, dont 11 mentions d'aide en 37 matchs de saison. La Centrale de soutien au recrutement de la LHJMQ le classait en fin de 3e ronde, au 54e rang. Sélectionné au 37e rang, il n'a pas dû attendre tout ce temps entouré de sa famille au domicile familial. 

«C'est une journée incroyable pour moi. Je vais me souvenir de ça toute ma vie. Je ne suis peut-être pas au Palais des sports de Sherbrooke comme prévu, mais je connais de beaux moments avec ma famille présentement. J'avais obtenu un interview avec le Phoenix et l'équipe a semblé bien m'aimer et moi aussi, j'aimais bien l'organisation. Je suis fier d'avoir effectué cet accomplissement. Pour moi, c'est un exploit d'avoir été repêché aussi rapidement seulement deux ans après être devenu un défenseur », poursuit Zachary Lessard. 

Ce dernier estime utiliser sa vitesse et sa vision pour tirer son épingle du jeu.

«Je vois mieux le jeu comme défenseur. Je ne possède pas un gros gabarit, donc je dois me servir de ma rapidité. J'ai profité des bons conseils de mes entraîneurs dans le midget AAA. J'avais toujours été attaquant, mais la transition était naturelle. J'ai une expérience en offensive et j'utilise parfois cet aspect-là pour contribuer à l'attaque, mais je suis surtout un défenseur défensif», clarifie Zachary Lessard, heureux de faire partie d'une équipe aspirante aux grands honneurs, une fois de plus. 

«Je sais qu'il y a des postes disponibles à la ligne bleue du Phoenix et je souhaite faire le saut le plus rapidement dans le junior majeur pour participer aux succès de ma nouvelle équipe», affirme Lessard.

Le Phoenix solidifie sa défensive

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Le Phoenix solidifie sa défensive

Quatre défenseurs et un gardien à ses six premiers choix. Le Phoenix de Sherbrooke a profité de l'encan 2020 de la LHJMQ pour solidifier sa défensive en accueillant d'abord le défenseur droitier Zachary Lessard. Le directeur général Jocelyn Thibault a utilisé son choix de 2e ronde (37e au total) pour combler un besoin urgent.

Le joueur de 15 ans des Grenadiers de Châteauguay a terminé sa première saison dans le midget AAA avec 12 points, dont 11 mentions d'aide en 37 matchs. 

Rémi Delafontaine, le successeur d'Alexis Shank chez les Sags

Saguenéens

Rémi Delafontaine, le successeur d'Alexis Shank chez les Sags

Avec leur premier choix de ce repêchage, au 33e échelon, les Saguenéens ont commencé à préparer la succession du gardien Alexis Shank avec la sélection de Rémi Delafontaine des Cantonniers de Magog. Il s’agit d’un choix logique car leur entraîneur des gardiens, Alexandre Carrier, occupe le même rôle avec la formation de l’Estrie dirigée par l’ancien gardien de l’organisation chicoutimienne Félix Potvin.

«On se connaît depuis longtemps. Il sait comment je travaille et je sais comment il aime ‘‘coacher’’ ses gardiens. On a déjà une chimie ensemble», de convenir le sixième gardien réclamé dans une cuvée solide entre les deux poteaux.  

«C’est une place dont je n’ai entendu que du bien. Je suis content de me retrouver avec cette organisation», d’exprimer le nouveau membre des Sags qui l’an dernier, avec la meilleure équipe du midget AAA, a cumulé des statistiques impressionnantes avec une moyenne de 1.93 et un pourcentage de .926, enregistrant 15 victoires en 21 décisions. 

Maintenant identifié comme le successeur d’Alexis Shank, Rémi Delafontaine demeure calme, à l’image d’un gardien finalement. «Je ne me mets pas le défi d’absolument faire les Saguenéens la saison prochaine. S’ils décident de me garder, tant mieux, mais s’ils décident de me descendre parce qu’ils jugent que je ne suis pas encore assez prêt, je vais bien le prendre et encore plus me perfectionner à Magog. Je vais arriver prêt au camp», d’assurer le gardien qui selon les observateurs, possède un niveau de compétition très élevé. 

Des joueurs ciblés encore disponibles pour le Phœnix 

Repêchage de la LHJMQ

Des joueurs ciblés encore disponibles pour le Phœnix 

SHERBROOKE — La première ronde du repêchage 2020 de la LHJMQ n’a peut-être pas été présentée au Palais des sports comme prévu avant la pandémie, mais elle réservait tout un spectacle malgré tout grâce à quelques rebondissements. Alors que le Phœnix se trouvait plutôt dans le siège de spectateur vendredi soir en ne possédant pas de choix de premier tour, les Olympiques de Gatineau et les Foreurs de Val-d’Or ont profité de l’occasion pour voler la vedette. 

Le coup d’éclat du repêchage revient aux Foreurs, qui ont mis la main sur Jakob Pelletier des Wildcats de Moncton. En plus d’offrir un choix de 4e ronde en 2022, les Wildcats ont reçu en échange le 8e choix total de 2020, un choix de 1re ronde en 2021, une sélection de 2e tour en 2021, un choix de 5e ronde en 2020 et l’espoir Mathis Cloutier. 

La 8e sélection de l’encan 2020 n’est pas demeurée longtemps dans la banque des Wildcats, qui l’ont aussitôt échangée aux Olympiques de Gatineau contre trois choix importants. 

Les Olympiques ont ainsi égalé un record appartenant à l’Océanic de Rimouski en parlant à quatre reprises lors des huit premières sélections (1-2-4-8). 

Pendant ce temps, le Phœnix n’a jamais pu transiger afin d’obtenir un choix de première ronde en 2020. 

« Le prix à payer était très cher. On l’a vu en première ronde lorsque quelques équipes ont dû débourser beaucoup pour grimper au classement. Est-ce que ce sera intéressant d’essayer de sélectionner plus rapidement en deuxième ronde? Peut-être! » affirme le directeur général Jocelyn Thibault. 

La bonne nouvelle pour le Phœnix : plusieurs joueurs ciblés par l’organisation sherbrookoise demeurent disponibles. 

« Il y a encore d’excellents joueurs, dont certains qui sont sur notre liste, et c’est ce qui nous rend de bonne humeur ce soir, admet le DG sherbrookois. Les choses se déroulent bien pour nous. L’avenir nous confirmera qu’il y a des jeunes qui seront sélectionnés en 2e, 3e et 4e rondes qui auraient dû être choisis en 1re ronde. C’est ce genre de repêchage auquel on a droit cette année. »

Installé sur l’une des patinoires du Complexe Thibault GM, Jocelyn Thibault était entouré de son adjoint, des recruteurs, des entraîneurs et du reste du personnel afin de regarder sur un grand écran l’action en direct pendant un peu moins de trois heures par le biais du compte YouTube de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

« On retiendra certainement l’échange de Jakob Pelletier et les quatre choix des Olympiques dans les huit premières sélections de 2020. Gatineau a volé le spectacle », soutient Thibault. 

De la profondeur à toutes les positions

Le plan de match de samedi du Phœnix pour les rondes 2 à 14 est fort simple : s’améliorer à toutes les positions en espérant tomber sur un joueur capable d’aider la formation dès la saison prochaine. Autant à l’attaque qu’en défensive ou devant les buts. 

« Il faudra encore attendre 16 sélections en deuxième ronde avant de parler pour la première fois. On regardera la possibilité d’avancer ou même de reculer. Ce serait plaisant de pouvoir aussi transiger pour aller chercher un peu plus d’expérience, mais on n’a pas nécessairement les munitions dans notre banque de repêchage pour aller chercher des joueurs d’impact. Et puis il nous restera aussi la période de transactions du camp d’entraînement pour effectuer des échanges. On aura finalement la possibilité de transiger aux Fêtes, alors rien ne presse pour le moment », clarifie Jocelyn Thibault. 

C’est ainsi que le Phœnix espère avoir une liste bien différente de celle de ses adversaires. 

« Il y a eu quelques surprises en première ronde. Des joueurs que j’aime beaucoup ont été repêchés tardivement, d’autres que j’aimais moins ont été repêchés rapidement. On espère que ce soit encore le cas samedi lors des rondes suivantes. C’est la beauté de la chose durant un repêchage : personne n’a la même liste! »

Le Phœnix sélectionnera une fois en 2e ronde (37e choix), deux fois en 3e ronde (56e et 58e) et possède aussi pour l’instant des choix en 4e, 5e, 6e, 8e, 9e, 11e, 12e (deux fois), 13e et 14e rondes. Le repêchage reprendra à 9 h et les amateurs peuvent suivre le tout sur le site Internet de la LHJMQ ou sur les réseaux sociaux.

Des joueurs comme Justin Côté, classé 6e par la Centrale de soutien au recrutement, sera encore disponible tout comme le gardien des Cantonniers de Magog Rémi Delafontaine (29e) et le défenseur du Collège Stanstead Ryan Hopkins (23e). 

Des joueurs de 20 ans sur le marché

Phoenix

Des joueurs de 20 ans sur le marché

SHERBROOKE — Le repêchage 2020 ne sera pas le plus occupé du Phœnix en ce qui concerne les choix de sélections, mais quelques transactions peuvent survenir rapidement, dont certaines impliquant les joueurs de 20 ans de l’organisation sherbrookoise. 

Une congestion évidente causée par la limite de trois joueurs de 20 ans par équipe imposée par la LHJMQ forcera Jocelyn Thibault à être actif sur le marché des échanges, et ce dès vendredi, alors que se tiendra la première ronde de sélections. Samedi, le repêchage se poursuivra. Le Phœnix ne possède pas de choix de première, deuxième et septième rondes pour le moment.

La formation sherbrookoise compte cependant cinq défenseurs de dernière année, deux attaquants et un gardien de 20 ans pour un total de huit joueurs. C’est donc dire que cinq d’entre eux devront être échangés ou accepter de jouer un rôle de roue de secours s’ils reviennent tous. La situation de certains demeure toutefois encore floue. C’est notamment le cas du défenseur Xavier Bernard, toujours en attente d’un contrat avec les Devils du New Jersey qui lui permettrait de jouer chez les professionnels la saison prochaine. Les Devils ont jusqu’au 1er juillet pour s’entendre avec leur choix de 4e ronde en 2018. 

La présence de Samuel Bolduc à Sherbrooke à son année 20 ans demeure encore moins probable. Après avoir paraphé une entente ce printemps avec les Islanders de New York, tout indique que le défenseur format géant fera le saut chez les pros comme le veut la tendance. 

Et ce, sans parler du défenseur Olivier Crête-Belzile, qui lutte actuellement contre le cancer, un lymphome hodgkinien nodulaire.

« Il y a beaucoup de discussions avec les autres directeurs généraux concernant nos joueurs de 20 ans, admet Jocelyn Thibault. Étant donné l’incertitude qui entoure la présence de quelques-uns de nos joueurs de dernière année, on gardera certainement plus de trois joueurs de 20 ans avec nous pour commencer la saison. »

À la défensive, Mirco Fontaine se présentera au camp d’entraînement et bataillera pour un poste. Gregory Kreutzer a quant à lui signifié son intérêt de revenir dans la LHJMQ la saison prochaine même s’il a évalué la possibilité d’évoluer pour une ligue européenne il y a quelques mois.

Poste assuré pour Benjamin Tardif

À l’attaque, Benjamin Tardif sera de retour avec le Phœnix puisque Jocelyn Thibault n’a aucune intention d’échanger l’un de ses meilleurs attaquants lors de la dernière campagne. 

« Benjamin a déjà un rôle important confirmé avec nous. Pour les deux autres postes disponibles, on évaluera la situation plus tard. Il y a plusieurs impondérables et on devra se montrer prudents à cause de ça. »

Roy et Sigouin attirent l’attention

L’attaquant Nathaël Roy fait l’objet de nombreuses discussions et semble intéresser quelques formations à la recherche d’un bon joueur de 20 ans. 

Le gardien Thomas Sigouin attire lui aussi l’attention puisque le Phœnix ne pourra se permettre de garder un portier européen comme le numéro 1 Samuel Hlavaj et un gardien de 20 ans comme second violon. 

« Thomas a connu une très belle saison avec nous l’an dernier après avoir raté toute une campagne à la suite d’une blessure au genou. Il a su bien rebondir et ses statistiques sont très intéressantes. J’aime accommoder mes joueurs en leur trouvant une situation parfaite au sein d’une équipe intéressée à les avoir. Mais si je sens que je ne reçois pas une offre à leur juste valeur, je les garderai avec moi. Il n’y a pas de presse surtout parce que les joueurs de 20 ans peuvent être échangés à tout moment jusqu’à Noël contrairement aux autres », précise Jocelyn Thibault. 

Deux défenseurs et un attaquant de 20 ans?

La question que Jocelyn Thibault doit se poser aujourd’hui est à savoir s’il souhaite garder deux attaquants et un défenseur de 20 ans ou bien deux défenseurs et un attaquant de 20 ans dans son alignement. 

« Tout dépendra de qui sera de retour et des offres que je recevrai », soutient le directeur général sherbrookois. 

Des besoins en défensive

Pour l’instant, seulement deux défenseurs réguliers sont assurés de commencer la saison à Sherbrooke s’ils ne font pas l’objet de transaction : Jaxon Bellamy et Alexandre Joncas. Jacob Rabouin, qui a disputé 44 des 63 matchs du Phoenix, sera également de retour. 

La présence de Xavier Bernard, comme celle d’Olivier Crête-Belzile et Gregory Kreutzer, est à confirmer.

Mais les chances de revoir Samuel Bolduc sont plutôt faibles.

À la lueur de cette situation, Thibault pourrait être tenté de conserver les services de Kreutzer, Crête-Belzile et Bernard pour accompagner Tardif dans le groupe des trois 20 ans.

« Aucun lien n’est rompu avec nos huit joueurs de 20 ans et on n’a pas l’intention d’obtenir les services de 20 ans de grande qualité par le biais d’une transaction. Il y a plusieurs incertitudes et le portrait se précisera dans les prochaines semaines », assure Thibault. 

Phœnix : Crête-Belzile jouait malgré son combat contre le cancer

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Phœnix : Crête-Belzile jouait malgré son combat contre le cancer

SHERBROOKE — Depuis le mois de janvier, le Phœnix ne jouait pas seulement pour gagner la coupe. Il jouait aussi pour Olivier Crête-Belzile. Le défenseur du Phœnix a appris en pleine saison qu’il était atteint d’un cancer, ce qui a secoué tous les membres de l’organisation. Malgré la maladie, le jeune homme de 19 ans tenait à terminer sa saison.

Olivier Crête-Belzile entreprendra cette semaine des traitements afin de vaincre le lymphome hodgkinien nodulaire. La direction du Phœnix et son joueur préféraient attendre que la saison soit terminée avant d’annoncer le tout afin « d’éviter d’apposer une étiquette à Olivier et honorer son désir de terminer la saison sans que sa situation ne soit connue de tous », peut-on lire dans la déclaration officielle envoyée par l’organisation lundi.

Le lymphome de Hodgkin nodulaire est un sous-type rare de lymphome de Hodgkin, la même maladie qu’ont subie le hockeyeur professionnel Mario Lemieux et plus récemment, le planchiste Maxence Parrot.

Notons que l’ancien capitaine du Canadien de Montréal Saku Koivu avait plutôt été diagnostiqué pour sa part d’un lymphome non hodgkinien, le lymphome de Burkitt, en 2001.

« Apprendre qu’Olivier était atteint d’un cancer a créé une onde de choc à tous les niveaux de l’organisation, a déclaré le directeur général Jocelyn Thibault. Olivier s’est montré fort et résilient à travers cette nouvelle. Il souhaitait de tout cœur terminer la saison avec son équipe, chose qu’il a pu faire avec l’accord de son médecin traitant. »

Olivier Crête-Belzile, tout comme la direction du club, souhaite remercier l’équipe médicale qui l’entoure, dont Dre Hélène Mercier pour son implication et Nicholas Borrelli, thérapeute de l’équipe.

« Tous ceux qui connaissent Olivier savent qu’il est un jeune homme réservé et extrêmement déterminé. C’est un honneur pour nous de pouvoir compter sur un joueur comme lui. Cette histoire aura marqué l’équipe et aura rapproché tout le monde. »

Le Phœnix et Olivier Crête-Belzile préfèrent ne pas commenter davantage le dossier.

Le défenseur a toutefois confié vouloir participer au prochain camp à titre de joueur de 20 ans et compte bien revenir à Sherbrooke en grande forme pour y disputer sa dernière saison dans la LHJMQ.

Olivier Crête-Belzile a obtenu 14 points par saison en moyenne lors de ses trois années chez le Phœnix en plus de prendre part à 21 parties éliminatoires depuis son arrivée à Sherbrooke. 

L’intuition payante de Jocelyn Thibault

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L’intuition payante de Jocelyn Thibault

SHERBROOKE — Le pari était audacieux. Très audacieux, même. À peine s’était-il attribué le rôle de directeur général du Phœnix de Sherbrooke, sans avoir aucune expérience en la matière, voilà que Jocelyn Thibault confiait les rênes de son équipe à un ancien joueur sans expérience comme entraîneur-chef dans la LHJMQ. Stéphane Julien a relevé le défi, avec brio, profitant au passage d’une intuition de Thibault. Quatre ans plus tard, Julien est nommé entraîneur-chef de l’année dans la LHJMQ.

Le 9 décembre 2015, Jocelyn Thibault, actionnaire du Phœnix et vice-président hockey de l’équipe, décidait de congédier le DG Patrick Charbonneau et l’entraîneur-chef Judes Vallée.

Un coup de barre nécessaire, s’est désolé Thibault, qui montrait ainsi la porte à deux amis, et deux artisans de la première heure de la jeune organisation.

« Je vais être honnête, ce ne fut pas la plus belle journée de ma vie. C’est le genre de choses que je n’aime pas faire. Congédier des gens, c’est difficile. J’ai fait l’annonce aux membres de l’organisation, dans les bureaux de l’équipe, en expliquant les raisons qui nous poussaient à faire ces changements. Une fois que la réunion fut terminée, quand tout le monde se levait pour quitter, j’ai dit à Stéphane, reste donc deux minutes, il faut que je te parle. Je lui ai dit : j’aimerais que tu prennes l’intérim comme entraîneur-chef pour deux semaines, et on verra ensuite. Il a dit OK. Et on est parti de là », s’est souvenu Jocelyn Thibault, lundi, après l’annonce faite par la LHJMQ.

Le pari était risqué. Julien avait été l’assistant de Judes Vallée pendant les deux premières années de l’existence du Phœnix, avant de prendre un peu de recul.

À son CV, pas d’expérience comme entraîneur-chef, pas de participation à des programmes d’élite, pas d’historique.

Outre ce que Jocelyn Thibault connaissait de lui.

Thibault et Julien ont été coéquipiers chez les Draveurs de Trois-Rivières en 1991-92, avant de faire la route vers Sherbrooke, où ils se sont côtoyés pendant deux saisons, soit en 1992-93 et en 1994-95.

Jocelyn Thibault a par la suite quitté vers la LNH et les Nordiques de Québec, alors que Julien se dirigeait vers l’Europe, où il a joué pendant 15 ans, principalement en Allemagne.

« Stéphane et moi, on a été coéquipiers dans le junior pendant plusieurs saisons, et c’est un gars pour qui j’ai toujours eu un grand respect. En terme de hockey, c’est un vrai. Il veut gagner. Il a été capitaine dans à peu près toutes les ligues et équipes qu’il a faites au cours de sa carrière. Je l’ai connu comme ça. Avec le Phœnix, au départ il était l’un des adjoints de Judes et ensuite, il a pris une pause, pendant un an ou deux. Il aidait Pat (Charbonneau, le DG de l’époque), il faisait du développement, un peu de recrutement », s’est rappelé Jocelyn Thibault.

« J’ai toujours eu le sentiment que ce gars-là ferait un excellent entraîneur-chef. Je l’avais même déjà dit à Gilles Courteau (commissaire de la LHJMQ), dans le passé; je voyais en lui tout ce que ça prenait pour ce rôle. Il a un caractère de leader et il a toujours été comme ça.

« Il a fait les deux premières semaines que je lui ai demandées, sans que moi et lui, on sache vraiment dans quoi on s’embarquait et pendant combien de temps on serait là tous les deux. De fil en aiguille, il a progressé comme entraîneur et il y a pris goût. Jamais je n’ai regretté ma décision », a affirmé Thibault.

Un risque calculé

L’ancien gardien de la LNH l’avoue; c’était un pari risqué. Il aurait pu prendre un vieux routier, un entraîneur d’expérience qui aurait stabilisé le navire. En attendant, peut-être.

Aussi, nommer un très bon ami à un poste aussi important peut, parfois, brouiller l’évaluation réelle du travail accompli, à l’heure des bilans.

Du tout, rétorque Thibault.

« C’était un risque calculé, plutôt, dans les circonstances. Stéphane était proche de l’organisation, et il savait ce dont on avait besoin. Il savait ce qui se passait, probablement encore plus que moi. Après notre première rencontre, on s’est regardé, on n’a pas eu besoin de parler tant que ça. On n’a pas eu besoin de s’écrire une lettre de quatre pages. On était sur la même longueur d’onde, sur ce qu’on devait apporter comme changements. »

Malgré tout son bon vouloir, Stéphane Julien ne put redresser complètement le navire, à sa première saison.

L’équipe est écartée des séries, après avoir cumulé une fiche de 26 victoires et 38 défaites.

« Je l’ai vu aller, ce n’était pas facile comme environnement, il y avait beaucoup de choses qui ne tournaient pas rond. C’est le genre d’entraîneur que j’aurais aimé avoir étant jeune. Il est quand même très exigeant avec les gars, mais il arrive à un bon équilibre entre la rigueur et être proche de ses joueurs. Quand l’entraîneur est exigeant, mais qu’il est juste et conséquent dans ses actions, il va chercher le respect de ses joueurs. Mon sentiment s’est confirmé, je suis content pour lui, tout le mérite lui revient », a dit Thibault.

« On n’a pas eu des années faciles, au début, mais ça fait trois ans qu’on progresse. On le voyait l’an passé, on avait une douzaine de gars de 16 et 17 ans et on a eu une très belle saison, avec plus de 10 matchs au-dessus de la barre de 0,500. 

On voyait que les choses s’en venaient, et c’est dommage que cette année, Stéphane n’ait pu récolter tout le succès qu’il mérite. »

« C’est un gros travaillant. Il arrive tôt le matin à l’aréna, tout est prêt, ses plans de matchs. C’est très rare de voir le Phœnix amorcer un match sans être fin prêt. Le plan est important, mais le plus important, c’est de le vendre aux jeunes. Tu peux arriver avec la meilleure stratégie, tu peux faire du tableau pendant 8 heures, si les gars n’embarquent pas, tu ne vas nulle part. »

Le dossier McDonald, un point pivot

Jocelyn Thibault a eu confirmation de son intuition dans le dossier Anderson Macdonald.

L’ancien choix de première ronde de l’équipe originaire des Maritimes avait été cloué sur le banc par Stéphane Julien pour un match disputé au Palais des Sports, contre Val d’Or.

Macdonald devait respecter une certaine limite de poids, en accord avec son entraîneur. Avec une demi-livre de trop sur la balance, Macdonald a été réprimandé.

Cette histoire avait fait beaucoup de bruit, en 2017.

« Ce dossier fut vraiment plate. On aurait voulu qu’il se règle autrement. Mais ça a été un dossier important pour Stéphane, mais aussi pour moi et l’organisation. Mais on avait des principes et on n’a jamais plié pour régler des situations à court terme. Jamais. On a toujours été rigoureux. Des fois, ça fait mal, il y a des combats que l’on perd, à court terme, mais que l’on gagne, à long terme. Stéphane a toujours été fidèle à ses convictions sur ce que ça prenait pour jouer à Sherbrooke, et jouer pour lui », a précisé Jocelyn Thibault.

Le contrat qui lie Stéphane Julien au Phœnix de Sherbrooke est encore valide pour la prochaine saison.

Une situation que le DG veut régler rapidement.

« Notre objectif en tant qu’organisation est d’avoir Stéphane avec nous pour longtemps et on travaille là-dessus présentement. On a déjà des discussions. On espère régler le tout avant l’été, je suis très très optimiste », a confirmé Jocelyn Thibault.

LHJMQ : pas de saison 2020-2021 sans vaccin ?

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LHJMQ : pas de saison 2020-2021 sans vaccin ?

SHERBROOKE — Sans vaccin contre la COVID-19, la saison 2020-2021 de la LHJMQ pourrait être annulée. Une date ultime de reprise des activités a également été évoquée par les dirigeants du circuit. Si l’action ne reprend pas avant le 6 janvier, il faudrait mettre une croix sur la prochaine campagne.

« La question à se poser est la suivante : s’il n’y a pas de vaccin antiviral qui existe, est-ce que le gouvernement nous laissera organiser des événements sportifs ou artistiques, comme des matchs de hockey ou des spectacles? Tout dépend donc de la décision du premier ministre François Legault, estime le gouverneur et copropriétaire du Phœnix de Sherbrooke, Ronald Thibault. Si la réponse est non, ce sera fou. Il faudra peut-être oublier la prochaine saison. À moins que la science batte le record mondial de rapidité pour la conception d’un vaccin. »

Alors que le coronavirus se répand encore presque partout dans le monde, la course au développement d’un vaccin contre cette menace est enclenchée et les scientifiques espèrent trouver ce vaccin en un temps record. 

« Et si le gouvernement nous permet de présenter des matchs de hockey malgré l’absence de vaccin, on sera forcé de trouver les meilleures solutions en ce qui concerne la distanciation sociale et les protocoles sanitaires, admet Ronald Thibault. Est-ce qu’il faudra réduire la capacité de nos amphithéâtres? Est-ce qu’il y aura une limite pour le nombre de personnes permises lors d’un rassemblement? Peu importe le scénario ou la date choisie, on sera pris de court. On aura énormément de travail à faire pour se revirer de bord rapidement! Ce n’est pas simple. »

Dans le cas où le gouvernement décide d’autoriser les événements à grand déploiement ou les rassemblements d’envergure malgré l’absence de vaccin, quelles seront alors les règles de distanciation sociale et quel sera le protocole sanitaire? 

« Faudra-t-il réduire la capacité des amphithéâtres? Si oui, à quel point? Je me demande si ce sera rentable. Puis on fait quoi avec le déplacement des joueurs dans l’autobus ou leur présence dans le vestiaire et sur le banc des joueurs? Sur la glace, il y a aussi une proximité entre les joueurs, les arbitres, les entraîneurs », rappelle le gouverneur du Phœnix. 

Par exemple, en respectant la distanciation sociale imposée, est-ce que la capacité maximale pourrait être réduite à 25 %? Si oui, qu’en est-il de la rentabilité? Les dirigeants attendent impatiemment de connaître la décision du gouvernement prise au moment plus opportun, une fois que la situation s’éclaircira. 

La présence de 1000 spectateurs plutôt que 4000 par exemple vient aussi changer la donne pour les annonceurs.

« Ils n’auront pas la même visibilité. Déjà que l’on se demande si les petites et moyennes entreprises seront au rendez-vous lorsque viendra le temps de vendre de la publicité ou des loges », rappelle Ronald Thibault.

Situation inquiétante

La survie financière de quelques organisations inquiète déjà le commissaire Gilles Courteau, qui a confié s’attendre à ce que certaines des 18 organisations de la LHJMQ ne reviennent pas si la saison 2020-2021 n’a jamais lieu, tout en avouant cependant ne pas avoir peur de revoir toutes les équipes si la saison 2020-2021 n’est plus en péril. 

Reste maintenant à savoir sous quel format cette saison sera disputée si les activités reprennent plus tard à l’automne ou encore en hiver.

« Il serait possible qu’une saison d’une trentaine de matchs soit disputée entre janvier et avril si l’action ne reprend pas en 2020 », soutient M. Thibault, tout en rappelant que dans ce cas la Coupe Memorial sera repoussée à la première semaine de juin. 

Les matchs à huis clos ne sont pas la solution

Selon l’actionnaire du Phœnix de Sherbrooke, il serait impossible de conserver la viabilité d’une équipe de la LHJMQ en tenant des matchs à huis clos, sans spectateurs dans les gradins. 

« Les gens viennent voir nos matchs pour vivre une expérience. Ils ne viennent pas à l’aréna pour seulement regarder une partie de hockey. C’est un événement familial, un spectacle. C’est plus que du hockey. Donc je ne suis pas convaincu que la télédiffusion des matchs ou la présentation des parties sur Internet peut sauver la prochaine saison. Ce ne sera pas assez. »

À l’heure actuelle, la LHJMQ ne sait toujours pas quand et sous quel format les assises 2020 auront lieu. C’est à ce moment que les décisions sont prises annuellement entre les gouverneurs et le commissaire Gilles Courteau. Même si plusieurs dossiers peuvent être traités rapidement, celui de la reprise des activités dépendra alors de la décision du gouvernement. 

Rappelons que le repêchage aura tout de même lieu le 6 juin comme prévu, mais en ligne plutôt qu’au Palais des sports de Sherbrooke. 

Coup de massue chez le Phoenix : Bolduc signe chez les pros

Hockey

Coup de massue chez le Phoenix : Bolduc signe chez les pros

Les dirigeants du Phoenix ne sont certainement pas tombés de leur chaise en apprenant la nouvelle jeudi, mais la signature de Samuel Bolduc avec les Islanders de New York ne constitue certainement pas une bonne nouvelle pour l’équipe de hockey junior de Sherbrooke.

En raison de sa date de naissance, Samuel Bolduc ne se voyait pas obligé d’apposer sa griffe au bas d’une entente chez les professionnels dès cette année avant que son lien ne soit brisé avec les Islanders, mais l’organisation ayant fait de lui le 57e joueur repêché dans la LNH en 2019 n’a pas perdu de temps pour lui offrir un contrat d’entrée de trois ans dans la LNH.

Il court un cœur géant de 175 km

Sports

Il court un cœur géant de 175 km

Sébastien Roulier n’a jamais reculé devant aucun défi. Celui qui devait être à Boston lundi, pour la présentation de la 124e édition du plus vieux marathon au monde, s’est plutôt lancé le défi de tracer un cœur géant... de 175 km, dessiné à partir d’un parcours qu’il a emprunté sur les chemins de l’Estrie.

L’intensiviste-pédiatre du CIUSSS-Estrie-CHUS est un habitué des longues distances.

Sa passion de la course à pied le fait constamment repoussé les distances. Il a complété 58 marathons, il en a gagné neuf. Il a représenté le Canada dans cinq courses de Championnats mondiaux d’ultra-marathons en sentiers et sur route.

Avec l’annulation des courses au programme au moins jusqu’à la fin du mois d’août, Roulier se cherchait un autre défi.

« L’annulation de toutes les courses organisées ne m’a pas dérangé. À ce jour, j’ai exploré la course sous plusieurs facettes et c’est souvent les défis personnels ou ceux en duo qui m’ont le plus satisfait. Le 5 avril dernier, j’ai couru une distance de 120 km en 13 h 30 pour dessiner mon premier cœur. Alors que le gouvernement nous demande de ne pas voyager dans une autre région du Québec, je me suis dit : pourquoi ne pas visiter ma région? Aussi, avec les règles de distanciation sociale, je me suis imposé de transporter tout ce dont j’aurais besoin », relate l’athlète de 46 ans.

« Je ne m’ennuie jamais de la course, j’en fais toujours quand même. Les deux premières semaines de la pandémie ont été plus chargées, comme gestionnaire, mais tranquillement on trouve un rythme. C’est plus tranquille dans les hôpitaux, j’ai un peu de temps, les fins de semaine. Et comme on doit rester dans notre région, samedi matin je me suis dit, pourquoi pas? Je suis parti l’après-midi même! », a-t-il dit en riant. 

Cette idée de dessiner un cœur en géolocalisant son parcours lui vient de sa fille.

Baseball Estrie craint une baisse d’inscriptions

Sports

Baseball Estrie craint une baisse d’inscriptions

SHERBROOKE — Baseball Québec annoncera lundi qu’il souhaite lancer sa saison 2020 dès le 1er juillet. Le report du début des activités et la crainte liée à la pandémie de la COVID-19 pourraient faire chuter le nombre d’inscriptions chez Baseball Estrie selon son président Simon Therrien. 

« Il s’agit évidemment d’un scénario hypothétique, soutient Simon Therrien. Toutes les décisions seront prises en considérant les recommandations du gouvernement. Est-ce que la saison pourrait débuter avant? Peut-être. Il n’y a rien d’officiel encore, évidemment. »

La possibilité de lancer la saison le 1er août a également été envisagée. Après cette date, la saison de baseball pourrait être en péril. Il serait alors difficile d’éviter l’annulation des activités 2020.

« On termine normalement la saison tout juste avant la fête du Travail, mais on avait aussi du baseball d’automne. Techniquement, on a encore du temps devant nous puisque la saison de baseball commence normalement autour du 15 mai. Donc il n’y aurait pas d’impact majeur si le début de nos activités était le 1er juin. Tout serait simplement décalé de deux semaines. À ce moment, on limiterait les dégâts », indique le président de Baseball Estrie. 

La fin d’une vague de popularité

Depuis les Jeux du Canada de 2013, Baseball Estrie a assisté à une vague de popularité envers le baseball en région, ce qui s’est traduit par une hausse constante des inscriptions. 

En 2013, 613 joueurs étaient inscrits. L’an dernier, on parle d’environ 1300 membres chez Baseball Estrie, dont 400 seulement à Sherbrooke. 

« On s’attend à une baisse d’inscriptions. Les familles seront peut-être craintives et certains parents ne voudront peut-être pas voir leur jeune se regrouper pour la pratique de leur sport », avance Simon Therrien.

Un premier contrat pro pour Alex-Olivier Voyer

Sports

Un premier contrat pro pour Alex-Olivier Voyer

SHERBROOKE — « J’ai maintenant un pied dans la porte. Je sais que le plus dur est à venir, mais rendu là, on ne sait jamais. »

Alex-Olivier a franchi une autre étape vers son rêve ultime, qui est d’évoluer dans la LNH un jour, mercredi, lorsqu’il a paraphé une entente avec le club-école des Bruins de Boston dans la Ligue américaine de hockey (LAH).

Ce contrat de deux avec le Bruins de Providence survient à l’issue de sa meilleure saison en carrière dans la LHJMQ, lui qui a battu plusieurs records d’équipe avec le Phœnix de Sherbrooke.

« J’ai signé mercredi officiellement. Je me sens super bien, je suis vraiment content! Surtout, je suis content de m’aligner avec l’organisation des Bruins. C’est une organisation qui valorise des valeurs que j’ai comme joueur de hockey », a dit l’ancien numéro 19 du Phœnix.

« Je connais un peu l’organisation, puisque l’an passé, j’ai participé à leur camp des recrues et ça avait super bien été. Je crois que c’est un peu pour ça qu’ils ont continué à me regarder pendant toute la dernière saison », a-t-il précisé.

Et ce dernier, justement, n’a pas raté son coup, en 2019-20.

Le joueur de 21 ans fut un des principaux rouages du succès du Phœnix, lui qui a formé probablement l’un des meilleurs trios de la LHJMQ, avec ses potes Félix Robert et Samuel Poulin.

Voyer a récolté 44 buts et 44 passes pour 88 points en 63 matchs, dont 20 points en avantage numérique, quatre buts en désavantage numérique et huit buts gagnants.

« Je n’ai pas eu de contacts directement avec les Bruins pendant la saison. Je sais que mon agent (André Ruel, CAA) leur a parlé à quelques reprises. J’ai joué ma saison et les bonnes choses que j’ai faites pendant la saison ont juste porté fruit. D’autres équipes m’ont approché et j’ai eu deux offres de contrat. Mais je suis vraiment très content que ce soit avec les Bruins. C’est la première organisation qui m’a fait confiance, qui m’a donné mon premier camp pro », a dit le Sherbrookois.

Des Aigles aux Bruins

« J’avais signé avec les Aigles bleus de Moncton (hockey universitaire canadien), où j’aurais pu continuer à jouer un bon calibre tout en continuant d’aller à l’école. Un contrat de deux ans, dans la LAH ça me donne du temps. Je voulais au moins deux ans, pour avoir une stabilité. Ça me donne une première année pour m’adapter, au début, et une deuxième année pour y aller plus fort », a dit l’attaquant droitier.

« Les Bruins ont aimé ma progression, mon développement. Je me suis amélioré chaque année, tant du point de vue personnel que du point de vue statistique. Alors ils doivent se dire, en regardant ça, que si je l’ai fait dans le passé, je serais sûrement capable de le faire dans le futur. Ce sont les mêmes marches, il faut continuer à monter. »

« J’ai toujours cru en mes capacités, je n’ai jamais abandonné. J’ai toujours cru au processus de devenir un bon joueur de hockey en faisant les bonnes choses, sur la glace et en dehors, je n’ai jamais dérogé de ça. J’ai toujours cru en moi, et mon entourage aussi. C’est un bon timing (après avoir connu sa meilleure saison en carrière LHJMQ), mais j’ai dû travailler fort pour ça. Ce n’est pas du hasard, sinon tout le monde se ferait offrir des contrats.

Je sais la somme de travail que ça prend pour se rendre là. »

Un rêve

En attendant la reprise des activités dans le monde du hockey, Alex-Olivier Voyer a amorcé son entraînement, à la maison, depuis deux semaines, sous la supervision, à distance, de Michaël Fullum, de Fonction Optimum.

« Je me rapproche de mon rêve de jouer dans la LNH. Je vais évoluer dans la ligue en dessous, donc, je suis vraiment fier de ça. Encore plus avec les Bruins. Je sais qu’ils traitent bien leurs prospects. J’ai un programme d’entraînement personnalisé, je me suis fait un petit gym à la maison. Je suis revenu à la case départ, comme chaque été, jusqu’au retour au jeu. Mes parents m’ont toujours supporté, dans les mauvais comme dans les bons moments, je les remercie énormément. »

LHJMQ et Covid-19 : le deuil d’une famille d’accueil

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LHJMQ et Covid-19 : le deuil d’une famille d’accueil

Elle les appelait ses « Boys ». « On n’est pas leurs parents, mais on s’attache. Quand il est venu le temps de leur dire bye, j’ai fait ça vite pour ne pas pleurer devant eux. » Nancy Chrétien accueillait chez elle et son conjoint Doug Blair le gardien du Phœnix Samuel Hlavaj et le défenseur Gregory Kreutzer, qui ont dû quitter leur famille de pension dans de tristes circonstances.

En raison de la Covid-19, le Slovaque et l’Américain ont regagné leur pays de façon expéditive le mois dernier. Sans même avoir la chance de soulever la Coupe du Président ou la Coupe Memorial avec leur équipe, classée numéro 1 au Canada. 

« On s’attendait à les avoir avec nous jusqu’à la fin du mois de mai, admet Nancy Chrétien. Quand la saison a été suspendue, on espérait que les activités reprennent rapidement. Samuel et Gregory ont trouvé ça difficile d’attendre. Ils n’en pouvaient plus. Du jour au lendemain, leur quotidien venait de changer. Leur raison d’être, c’est le hockey! Et en voyant tous ces événements être remis à plus tard ou annulés, on se rendait bien compte que ça regardait mal. »

Confinés dans leur maison de la rue Boright à Lennoxville, Samuel Hlavaj et Gregory Kreutzer ne sortaient que pour courir. 

« Le Phœnix avait demandé aux gars de garder la forme. Presque tous leurs coéquipiers étaient retournés à leur maison, mais le Phœnix suggérait à Taro Jentzsch, Samuel et Gregory de rester à Sherbrooke au lieu de retourner dans leur pays et risquer d’être en quarantaine durant 14 jours en revenant pour reprendre l’entraînement. On les occupait. On leur changeait les idées. Puis quand on a appris que tout était terminé, c’était simplement irréel », poursuit Nancy Chrétien. 

À contrecœur, le directeur général Jocelyn Thibault a indiqué aux deux amis de partir à la maison le plus rapidement possible. Le lendemain, Gregory Kreutzer était déjà au Michigan et une journée plus tard, Samuel Hlavaj se trouvait dans un avion en direction de Vienne, située tout près de la Slovaquie.

« Ce n’était pas facile pour le Phœnix de trouver un billet d’avion à Sam. J’avais dit à Jocelyn Thibault que peu importe ce qui arriverait, Sam allait être le bienvenu chez nous. Mais soudainement, il y avait un vide dans la maison avec leur départ. C’était très tranquille. Notre garçon Leighton avait peut-être quitté l’Université Brock pour revenir ici et continuer ses études à distance, mais ça faisait bizarre. Il ne se passait plus rien. On ne parlait plus de hockey autour de la table au souper. On ne jouait plus aux jeux de société avec les boys. »

Des adieux à Gregory Kreutzer?

Samuel Hlavaj pourrait bien revenir à Sherbrooke la saison prochaine. Or, le cas de Gregory Kreutzer demeure incertain. Celui qui aura 20 ans le 24 mai prochain devra obtenir l’un des trois postes de vétéran de dernière année disponibles et la course sera féroce. Le défenseur songe même à traverser l’océan pour évoluer en Europe. 

« Les voir partir du jour au lendemain m’a fait un petit pincement au cœur. Ils faisaient partie de la famille. Tout s’est passé trop vite quand ils ont quitté. Notre famille n’était pas prête à ça. On venait de rencontrer la famille à Gregory et celle de Samuel était venue manger à la maison en février. Ils s’étaient vraiment bien intégrés à notre famille. Ils ne restaient pas de leur côté. Ils venaient même avec moi pour aller voir les grands-parents de nos enfants Megan et Leighton! »

« Samuel avait hâte que l’on revienne à la maison pour nous parler ou partager de bonnes nouvelles, ajoute immédiatement Mme Chrétien. Quand il y avait un recruteur de la LNH qui l’appelait, on était parmi les premiers à le savoir. On leur souhaite d’évoluer chez les professionnels l’an prochain, mais on espère aussi les revoir, ce qui est un peu égoïste. Peut-être que Gregory ne reviendra pas, mais Sam a laissé des choses à la maison! J’imagine qu’il aimerait aussi revenir ici! » 

De la peine en famille

Le gardien slovaque a pulvérisé les records du Phœnix et aurait pu améliorer sa marque si la saison n’avait pas pris fin abruptement. 

« On était tellement tristes pour eux quand la saison et les séries ont été annulées. Sam vivait une première expérience au Québec. Il impressionnait et améliorait ses chances d’être repêché rapidement dans la LNH cet été. Gregory espérait aller loin en séries. Ça lui aurait permis de se faire davantage remarquer et de peut-être gagner la coupe à l’une de ses dernières saisons dans le junior majeur. On avait vraiment de la peine de voir ces occasions s’envoler. » 

Le premier deuil? L’annulation de la partie contre l’Océanic de Rimouski et Alexis Lafrenière alors qu’il restait encore cinq matchs à jouer. On annonçait d’ailleurs une salle comble pour ce duel présenté au Palais des sports.

« Tout le monde attendait cette partie, soutient-elle. Les gars se préparaient mentalement et physiquement pour accueillir Lafrenière et son équipe. C’était une première déception. Une victoire allait booster encore plus les joueurs à quelques jours des séries. »

Ce n’est que partie remise

La famille Blair-Chrétien s’ennuiera de l’ambiance qu’amenaient leurs deux joueurs en pension.

« On recevait souvent les joueurs anglophones à la maison, comme Bailey Peach et Israel Mianscum puisqu’ils demeuraient à quelques rues d’ici. Jaxon Bellamy venait faire son tour à l’occasion. On les invitait à souper. Ils étaient aussi par exemple venus à la maison avant de partir pour leur party d’Halloween chez Alex-Olivier Voyer. On aimait les voir s’amuser autrement qu’en jouant au hockey », indique Mme Chrétien.

« Doug et moi, on n’est pas leurs parents, rappelle-t-elle aussitôt. Il faut les nourrir, les héberger, mais ce n’est pas à nous à faire la discipline et de toute façon, on n’avait pas à le faire. Samuel et Gregory sont à leurs affaires. Ce n’est pas tous les adolescents qui feraient ces sacrifices de joueur de hockey du junior majeur. »

Cette dernière espère maintenant que le Phœnix reprenne là où il l’a laissé la saison prochaine. 

« De belles choses attendaient l’équipe, mais ce n’est peut-être que partie remise! »

L’année de tous les records

Phoenix

L’année de tous les records

Si la saison régulière 2019-20 de la LHJMQ restera gravée à jamais dans la mémoire collective comme étant celle qui a été amputée par la pandémie de COVID-19, elle demeurera malgré tout dans celle des archives du Phœnix de Sherbrooke comme étant l’année de tous les records.

La jeune concession sherbrookoise, qui a amorcé sa jeune histoire il y a huit ans à peine, a connu cette année sa saison la plus remarquable et ce, à plusieurs points de vue.

Une édition à ne pas oublier

Sports

Une édition à ne pas oublier

COMMENTAIRE / Ironiquement, il aura fallu un virus pour faire tomber au combat les Cantonniers de Magog une première fois en trois ans dans les séries de la Ligue midget AAA du Québec.

Champions en titre depuis 2018, la bande de Félix Potvin se dirigeait vers une 10e série gagnée d’affilée jusqu’à l’arrivée soudaine du coronavirus.

À défaut d’avoir été empêchés par la COVID-19 de s’approprier une troisième coupe Jimmy-Ferrari de suite, les Cantonniers peuvent toujours se vanter de n’avoir jamais été expédiés dans les boules à mites par une autre équipe du circuit Lévesque depuis maintenant trois ans.

Lorsque dans la prochaine décennie on reviendra sur les succès des Cantonniers sous la férule de Félix Potvin, il faudra placer l’édition 2019-2020 sur le même pied que les deux précédentes qui ont été couronnées championnes. Évidemment, qui peut prétendre avec exactitude que les Cantonniers auraient réussi le coup une troisième année de suite? Ils étaient bien partis avec aucun signe de faiblissement qui pointait à l’horizon. Toutefois il restait encore huit victoires à ajouter au compteur. Ce n’est pas négligeable. On se dirigeait vers une autre série palpitante contre Châteauguay en demi-finale. Un rendez-vous annuel entre ces deux formations.

De l’édition 2019-2020, il faudra surtout se rappeler d’une équipe qui avait le souci des détails et d’une éthique de travail incomparable. Lors des deux saisons précédentes, les Cantonniers comptaient sur des joueurs tels Patrick Guay, William Villeneuve, Charles Beaudoin, Simon Pinard, Rémi Poirier, Justin Robidas, Alexandre Doucet, Olivier Adam, Isaac Belliveau, Jacob Dion, et j’en passe, qui figuraient parmi l’élite de la ligue. On le savait dès le camp d’entraînement.

Nouveaux meneurs

Au mois d’août 2019, c’était plutôt tranquille à ce chapitre. Les vétérans venus compléter une deuxième saison dans le midget AAA campaient surtout dans des rôles de soutien en 2018-2019. Il leur fallait maintenant devenir les nouveaux leaders. Ils n’ont pas essayé de jouer à la vedette. Les Mathys Poulin, Justin Bergeron, Félix Paquet, Zackary Michaud, Julien Bourget, Mathis Zakorzermy ont montré une attitude irréprochable. Le mot influenceur est à la mode de nos jours. Ils en étaient pour leurs coéquipiers. Il y a aussi le très talentueux Tristan Roy qui est revenu au bercail après les Fêtes. Lui on savait ce dont il était capable.

Avec de tels vétérans comme chefs de file, les recrues ont acheté le modèle sans maugréer. Quand on voit Zackary Michaud, meilleur compteur de l’équipe, continuer à bloquer des rondelles avec une priorité de six ou sept buts en fin de partie, l’effet d’entraînement est automatique. C’était ça les Cantonniers. Jamais de demi-mesure chez les recrues comme les vétérans.

Cette équipe de no name est demeurée au sommet de la ligue du premier au dernier jour du calendrier régulier. Ils ont ravi leurs partisans et convaincu les incrédules qu’une équipe unie, dont le seul objectif demeure la progression de l’équipe, peut abattre tous les obstacles, sans exception. 

L’édition 2017-2018 savait fabriquer des buts; celle de 2018-2019 pouvait se placer au-dessus de la mêlée de toutes les façons. Cette saison, on a eu droit au modèle parfait de ce que représente une équipe avec un mental et un moral d’acier. Une bande d’adolescents qui n’ont jamais reculé, qui connaissaient leurs limites, les acceptaient, et savaient que tout passait par le travail collectif. Que jouer en unité de cinq plutôt que de miser sur deux ou trois vedettes était loin d’être un désavantage. Tous ont mis l’épaule à la roue. Pas de place pour du nombrilisme.

Un modèle pour les plus jeunes

En cette période de l’année où le mot propagation est malheureusement à la mode pour les raisons que l’on sait, permettez-moi d’ajouter que s’il y a une façon de jouer au hockey qui devrait se répandre chez nos jeunes et leurs entraîneurs, c’est celle des Cantonniers 2019-2020. Tout reposait sur le collectif, la patience, l’acharnement au travail, une confiance à toute épreuve. C’est le courant qu’il faut suivre pour avoir du plaisir sur une surface glacée. Ils venaient à l’aréna radieux. À l’opposé, j’ai rarement vu une bande de gars accepter aussi mal la défaite.

Ils étaient beaux à voir ces adolescents. Du bonbon! Ce serait dommage qu’ils sombrent dans l’oubli parce que le coronavirus s’est introduit sournoisement dans nos vies.    

Je ne pouvais vous laisser sans un dernier mot sur le coach Potvin. Voilà trois ans de suite qu’il fait des Cantonniers une équipe championne même s’il doit rebâtir presque à zéro chaque automne. Exploit rarissime.

En terminant, Félix Potvin a communiqué avec moi pour demander à ses joueurs, son personnel hockey, la direction, les parents, les familles de pension et les partisans de l’équipe de prendre soin de leur santé.

Frédérik Cabana barricadé en Allemagne

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Frédérik Cabana barricadé en Allemagne

Le hockeyeur sherbrookois Frédérik Cabana habite au cœur de l’Europe, qui est loin d’être épargnée par la pandémie de la COVID-19. Sa saison a été annulée en Allemagne et depuis, il demeure barricadé à la maison avec sa famille.

« L’Italie n’est qu’à quatre ou cinq heures de route de chez moi. Il y a près de 400 décès par jour là-bas. C’est juste à côté d’ici. Depuis un mois, ça ne fait que parler du coronavirus. Vous avez réagi vite au Québec. Pas ici. Le monde ne comprenait pas que c’était dangereux. Il y a des milliers de personnes infectées maintenant. Pour ma famille et moi, pas question de quitter la maison. »

Le plus loin que ses enfants Rosalie (7 ans), Leonie (5 ans) et Amelie (2 ans) peuvent aller : les limites de leur terrain.

« On a la chance d’être un peu plus en campagne dans un village appelé Obersulm-Eichelberg et de pouvoir profiter d’un grand terrain, mais en Europe, les gens habitent plus souvent dans des blocs et de petits appartements. Les écoles sont fermées depuis longtemps. Les garderies et les magasins aussi. On ne peut qu’aller à l’épicerie. Mes filles ne voient même pas leurs grands-parents. On devait aussi venir à Sherbrooke quelques jours cet été. Je pense qu’il faudra oublier le projet », avance l’attaquant des Steelers de Bietigheim, membre de la DEL division 2. 

L’ancien joueur des Cantonniers de Magog habite l’Europe depuis bientôt 12 ans : une année en Autriche et plus de dix ans en Allemagne. Il a déjà vu son pays d’adoption sous un jour meilleur. 

« On est appelés à rester à la maison et ça peut durer encore longtemps. Plusieurs tablettes d’épicerie sont vides. En Europe, on a également vu les gens se lancer vers le papier de toilette, mais aussi vers le vin et les condoms! » lance-t-il en riant. 

Le quotidien de toute la population européenne a changé en peu de temps. 

« Ça devient déprimant. On pense toujours deux fois à ce que l’on fait. Si tout le monde respectait les règles, le problème serait beaucoup moins grave. On resterait moins de temps confinés à la maison. C’est quoi un mois dans une vie? Ça sauverait la vie de bien des gens. Le peuple doit suivre les consignes. Il n’y a malheureusement pas encore de vaccin. Donc il ne reste plus qu’à attendre. Je passe beaucoup de temps avec la famille. On continue d’aider Rosalie dans ses travaux scolaires sinon on s’amuse et on suit l’actualité. » 

Un début de saison en péril

Les Steelers venaient de subir l’élimination lorsque la DEL a mis fin à ses activités. 

« On a disputé toute une saison pour finalement ne jamais savoir qui est le champion cette année. C’est dommage. Le prochain camp d’entraînement est prévu au mois d’août normalement. Quand on regarde les nouvelles, on se demande s’il aura lieu à la date prévue », affirme le choix de 6e ronde des Flyers de Philadelphie en 2004. 

Et pour garder la forme?

« J’ai quelques appareils chez moi, soutient le Sherbrookois de 33 ans. Je fais du vélo stationnaire et à la limite, je sors parfois avec mon vélo dehors. En me promenant, je vois les gens faire la file à l’épicerie, tous entassés les uns sur les autres. Je ne comprends pas. »

Fredérik Cabana est par ailleurs d’avis que cette crise nuira énormément à l’économie, dont celle des équipes de hockey du circuit. 

« J’ai hâte de voir comment on s’en sortira sur le plan financier. Tout est fermé. J’ai aussi perdu mon emploi à temps partiel dans un gym. Je ne peux plus travailler, comme bien des gens ici. C’est épeurant de voir tout ce qui se passe et je souhaite à tout le monde que je connais au Québec de rester en santé, en espérant que ça passe plus vite qu’ici. »

Mauvais karma

Sports

Mauvais karma

Ça dure depuis un peu plus de huit ans. Malchance après malchance. Comme une mauvaise aura qui entoure le Phœnix. Du jour 1 jusqu’à aujourd’hui.

On n’avait pas senti une aussi grosse fièvre du hockey à Sherbrooke depuis bien longtemps. Le Phœnix faisait jaser en ville.

Il faut l’avouer, tout était là. Les gardiens se montraient dominants. La défensive formait un mur. Et que dire de l’offensive outre le fait qu’elle était tout simplement la meilleure de la LHJMQ?

On considérait le Phœnix comme la meilleure équipe au Canada. Est-ce que la troupe de Stéphane Julien aurait pu ajouter une Coupe du Président après avoir obtenu le Trophée Jean-Rougeau? On ne le saura probablement jamais.

Plus les jours passent, plus on se rend à l’évidence : il n’y aura pas de séries éliminatoires. Pas de Coupe Memorial non plus. Dans le meilleur des cas, le chemin pour atteindre les grandes finales sera simplifié, mais j’en serais le premier surpris. 

Le mauvais karma frappe encore. À cinq matchs de la fin de saison, la crise du coronavirus force l’annulation de la saison. Une journée plus tard, la LHJMQ confirme que même le Repêchage 2020 prévu le 6 juin à Sherbrooke est annulé. La séance de sélection se fera plutôt en ligne. Quand ça va bien...

Toutes les ligues professionnelles retardent ou annulent leurs activités. La Ligue nationale de baseball ne reprendra pas ses matchs avant la mi-mai. Ça augure mal. 

Alors comment penser que la Ligue canadienne de hockey pourrait annoncer la reprise des activités à court ou moyen terme? Hélas, c’est bel et bien terminé.

La liste est longue

Ce ne sont pas les premiers coups durs que le Phœnix encaisse. Loin de là. En vérité, le facteur chance a rarement été au rendez-vous.

Revenons au départ. On annonce le retour du hockey junior majeur en 2012 à Sherbrooke. Le Phœnix de Sherbrooke! Les couleurs sont belles, le logo aussi, mais certains auraient voulu le « Phénix » pour une sonorité plus francophone. Ça partait bien.

Premier repêchage, le temps nous aura finalement permis de comprendre qu’il ne s’agissait pas d’un grand cru. Le Phœnix possédait le premier choix qui semblait évident : Daniel Audette. Le but : construire une équipe gagnante à la fin du cycle de quatre ans. 

L’année suivante, Jérémy Roy est repêché par Sherbrooke. À sa première saison, on le voit comme le prochain Bobby Orr, mais le Phœnix est exclu des séries.

À l’an 3, grosse acquisition : Liam O’Brien. Le Phœnix venait de frapper fort aussi avec la sélection du gardien Evan Fitzpatrick et du défenseur Thomas Grégoire en première ronde. Avec un Daniel Audette au sommet de sa forme et l’arrivée du petit Suisse Kay Schweri, tout était permis. 

Liam O’Brien n’aura pas disputé une seule rencontre avec le Phœnix. Les Capitals de Washington avaient besoin de lui. La nouvelle coqueluche du Phœnix faisait le saut dans la LNH et le défenseur étoile, Jérémy Roy, se blessait pour une première fois. Et pas la dernière. 

À la quatrième année, le fameux slogan « Ensemble pour la conquête » plaçait la barre haute. Ce fut un échec total. La pire année au repêchage, quelques blessés dont Kay Schweri, de la difficulté devant le filet avec un jeune gardien et l’absence de Jérémy Roy, encore une fois. 

Cette saison aura coûté le poste du directeur général Patrick Charbonneau et de l’entraîneur Judes Vallée. 

Une nouvelle ère commençait : celle de Jocelyn Thibault et Stéphane Julien.

En 2016, le premier choix du Phœnix Anderson MacDonald montre un beau potentiel, mais le Phœnix est exclu des séries. Fitzpatrick ne devient pas le gardien espéré, mais bonne nouvelle : le Phœnix obtient une excellente chance de mettre la main sur Alexis Lafrenière ou même Samuel Poulin grâce aux bouliers. Le Phœnix ne remporte pas la loterie, mais se réjouit d’accueillir Samuel Poulin. Avec raison. 

On s’attendait alors à voir à l’œuvre le meilleur joueur de l’histoire du Phœnix. Il rejoignait son frère aîné Nicolas Poulin. Quelle belle histoire.

Mais à leur tout premier match ensemble en 2017, Samuel Poulin encaisse une violente mise en échec illégale à Val-d’Or et Nicolas se blesse au poignet en servant une correction à celui qui s’en est pris à son frère. Le karma, disait-on.

Plus la saison 2017-2018 avançait, plus on sentait que la magie s’installait tout de même. Pour la première fois, le Phœnix atteignait le deuxième tour des éliminatoires. 

L’an dernier, la progression était évidente, mais Thomas Grégoire et Luke Green demeurent dans la Ligue américaine. Autre mauvaise nouvelle. Les jeunes prennent donc du galon. Une seconde élimination en deuxième ronde attend le Phœnix.

Finalement, l’année 2019-2020 réservait de belles choses aux amateurs. Ces derniers n’auraient jamais imaginé une aussi belle saison. 

Ils assistaient à un vrai conte de fées. Même si la grosse saison du Phœnix devait plutôt avoir lieu en 2020-2021. 

Jocelyn Thibault devance ses plans et aura dépensé quelques choix de première ronde pour en arriver au résultat que nous connaissons aujourd’hui. Ces premiers choix, il ne les retrouvera peut-être jamais. Le Phœnix était à un virus de peut-être tout rafler et de connaître ce succès tant attendu.

L’histoire se termine mal. En fait, elle n’est peut-être pas encore terminée. Le dernier chapitre pourrait avoir une fin heureuse. 

Samuel Poulin sera peut-être de retour à 19 ans. Le capitaine pourrait une fois de plus être bien entouré. Le noyau de joueurs sera alors âgé de 19 ans et le Phœnix comptera sur d’excellents vétérans de 20 ans.

La planète tourne peut-être au ralenti présentement, mais il y a encore de l’espoir. De toute façon, c’est tout ce qu’il reste à faire par les temps qui courent. Rêver.

Saison terminée: le trophée Jean-Rougeau au Phoenix

LHJMQ

Saison terminée: le trophée Jean-Rougeau au Phoenix

Forcée par l’ampleur que prend la pandémie de la COVID-19, la LHJMQ n’a pas eu d’autres choix que d’annuler mardi le reste de la saison 2019-2020. Ce qui permet au Phœnix de Sherbrooke de remporter le trophée Jean-Rougeau, remis à l’équipe championne de la saison régulière. Une première pour la jeune organisation.

Ce n’est toutefois pas de cette façon que le Phœnix souhaitait s’assurer du premier rang au classement général de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

«Mais en même temps, je pense que personne ne croit que notre équipe a volé ce titre, estime Stéphane Julien, entraîneur de la formation. On était tellement proche du but. Ça devenait de plus en plus évident. Avec seulement huit défaites en temps régulier, on peut être fiers de ce que notre équipe a accompli. On tenait à ce premier rang et aujourd’hui, on est les champions de la saison régulière.»

Le Phœnix ne pourra donc pas compléter sa saison de rêve et doit ainsi mettre une croix sur les cinq dernières parties de la campagne. Un événement historique.

C’est avec 13 victoires consécutives que le Phœnix aura mis fin à la campagne avec un dossier impressionnant de 51-8-3-1 pour un total de 106 points en 63 parties. Une fiche permettant aux Sherbrookois de terminer également la saison au premier rang au Canada. 

«Je ne regardais pas ce classement national durant la saison, mais aujourd’hui, je vais admettre que nos joueurs peuvent être très fiers de former la meilleure équipe au pays. Si l’on regarde toutes les formations qui ont terminé au premier rang au Canada dans le passé, on se rend compte que ce sont des équipes exceptionnelles et on en fait partie!» rappelle Julien.

On se souviendra également de la saison 2019-2020 pour tous les records de concession pulvérisés par le Phœnix et ses joueurs, comme les 92 points de Félix Robert en seulement 46 parties, les nombreuses victoires consécutives de l’équipe, les 106 points du Phœnix et les 33 gains du gardien Samuel Hlavaj.

Une porte laissée ouverte

La saison de la LHJMQ a peut-être pris fin abruptement, mais l’organisation peut cependant se réjouir: le commissaire Gilles Courteau continue de croire à la possibilité de tenir les séries éliminatoires. Pour l’instant. 

Notons que le classement final est établi en fonction du pourcentage de points obtenus pour les formations n’ayant pas disputé le même nombre de parties. Ce qui amène les Eagles du Cap-Breton(,659) à grimper d’un rang pour ainsi terminer en 4e position devant l’Océanic de Rimouski (,656). 

C’est donc dire que le Titan d’Acadie-Bathurst, dernier du circuit, et les Mooseheads de Halifax seraient exclus des éliminatoires si ces dernières ont lieu.

L’adversaire du Phœnix en première ronde serait alors les Olympiques de Gatineau, qui ont obtenu le dernier billet pour accéder aux éliminatoires en terminant au 16e rang. 

«J’ai de la misère à croire que les séries se tiendront. Il s’agit d’une opinion très personnelle. Il suffit de regarder ce qui se passe aux États-Unis pour se rendre à l’évidence. Par contre, on peut facilement attendre jusqu’au milieu du mois d’avril avant de prendre une décision finale et peut-être commencer la série. Même si la Coupe Memorial avait lieu en juin, ce ne serait pas très grave après tout. C’est tellement majeur ce qui se passe présentement dans le monde que le sport passe facilement en deuxième dans tout ça», termine Stéphane Julien tout en refusant de se prononcer sur un éventuel affrontement entre le Phœnix et les Olympiques.

Notons finalement que la loterie présentée en vue du prochain repêchage devait avoir lieu le 25 mars, mais sera remise à une autre date.

Le Trophée Jacques-Plante à Hlavaj

Samuel Hlavaj pourra exposer un nouveau trophée sur ses tablettes. En terminant la saison avec une moyenne de buts alloués par match de 2,25 après 39 parties, le gardien du Phœnix a obtenu le Trophée Jacques-Plante.

Kevin Mandolese des Eagles du Cap-Breton a terminé avec le meilleur taux d’efficacité (,925) après 37 matchs et Alexis Shank des Saguenéens de Chicoutimi a obtenu 36 victoires en 50 parties. 

Le Trophée Luc-Robitaille remis à la meilleure attaque revient aussi au Phœnix grâce à ses 290 buts marqués. 

Le Trophée Jean-Béliveau revient à Alexis Lafrenière de l’Océanic de Rimouski, qui a terminé au premier rang des pointeurs du circuit, et le Trophée Robert-Lebel a été offert aux Wildcats de Moncton, qui n’ont accordé que 148 buts, soit 16 de moins que le Phœnix.

« Le championnat le plus bizarre de ma vie! »

« La bonne nouvelle, c’est que nous sommes champions de la saison régulière de la LHJMQ. Mais c’est quand même le championnat le plus "weird" de toute ma vie ! », a dit le directeur général du Phœnix de Sherbrooke Jocelyn Thibault.

Si l’annulation du reste de la saison régulière 2019-20 de la LHJMQ confirme un premier trophée du président à la jeune concession du Phœnix de Sherbrooke, elle laisse aussi un manque à gagner et surtout, beaucoup d’incertitudes pour la suite des choses.

Avec cinq matchs à faire en saison lors de l’interruption de la saison, dont trois à domicile, ce sont des revenus importants qui vont échapper à l’équipe.

« On aurait eu une salle comble, pour la visite de Rimouski, samedi passé, et la prévente allait très bien pour les deux derniers matchs, vendredi et samedi, contre Rouyn et Shawinigan. On a appris la nouvelle aujourd’hui (mardi), alors on est en train de déterminer le portrait financier, avec Charline (Durand, directrice des opérations) et son équipe. On ne se le cachera pas, c’est très difficile comme situation. On prend tout ce temps pour bâtir l’organisation, on a vécu toutes sortes de choses. Et là, on avait une super année, tant sur la glace que pour les assistances. Et on se préparait pour de longues séries éliminatoires. On ne pouvait espérer mieux. C’est difficile », a soupiré Jocelyn Thibault.

Si la saison régulière a été annulée, rien n’a encore été annoncé à propos des séries des éliminatoires.

Se pourrait-il que la LHJMQ calque son futur plan d’action sur celui de la LNH ?

Si la LNH n’a toujours pas annulé la fin de sa saison régulière, les informations qui filtrent de certaines équipes laissent croire qu’on plancherait sur différentes options afin de présenter les séries, malgré tout, mais dans un format différent.

« On s’accroche à ça, on s’accroche à tout ! Mais je n’ai pas d’informations émanant de la LHJMQ à ce sujet. Ils travaillent probablement sur des plans, des scénarios, mais on (les équipes) ne sait rien. On se doutait un peu que la saison régulière, avec les quelques matchs qui restaient, pouvait être annulée. Il fallait quand même statuer afin de déterminer le classement final, en vue du repêchage de juin prochain », a fait valoir Jocelyn Thibault. « On est le 17 mars, il y a encore du temps, mais il s’écoule très rapidement. On ne peut rien faire d’autre que d’attendre. Sébastien Lajoie

Scénario de film pour Charles-Antoine Roy

Olympiques

Scénario de film pour Charles-Antoine Roy

Charles-Antoine Roy a eu droit à un scénario de film à son retour au centre Robert-Guertin samedi soir.

Son histoire était déjà hors-norme. Simple joueur invité au camp des Olympiques à 17 ans, le Gatinois était parvenu à faire sa place à 18 ans. À 20 ans, il était devenu le meilleur compteur et le capitaine du club, mais à la date limite des transactions dans la LHJMQ, le Phoenix de Sherbrooke a versé trois choix au repêchage, dont un de première ronde, ainsi qu’un espoir pour le soutirer aux Olympiques.

Samedi soir, à son retour au «Vieux Bob», il a eu droit à un hommage de première classe. Un montage vidéo de ses meilleurs moments a été présenté aux 2167 spectateurs avant même le début de la rencontre. Ses parents ont aussi été invités au centre de la patinoire où l’équipe leur a remis un cadre avec son dernier chandail porté avec les Olympiques.

Puis, quand la rondelle a été déposée, il n’a mis que cinq minutes pour inscrire le premier but du match sur une échappée pendant un avantage numérique. C’était sa marque de commerce avec les Olympiques. Comme si ce n’était pas assez, c’est aussi lui qui a marqué le deuxième but du Phoenix, toujours en première période.

Il a ajouté une passe sur le but de Julien Anctil dans la dernière minute de la deuxième période. À son premier match à Gatineau dans l’uniforme d’une autre équipe, il a hérité de la première étoile dans une victoire de 5-1 du Phoenix sur les Olympiques.

«J’étais nerveux au début du match, c’est sûr. J’avais senti quelque chose à ma première partie contre les Olympiques à Sherbrooke, mais ici à Guertin, les émotions étaient amplifiées. Il y avait beaucoup de monde ici pour moi», a dit le héros de la soirée.

Même la présentation spéciale d’avant-match l’a pris par surprise.

«Je ne m’attendais vraiment pas à ça. Je m’attendais au traditionnel vidéo de remerciement pendant une pause. J’ai été touché par la classe des Olympiques. Ils ont fait venir mes parents. Ils m’ont remis mon chandail. Je veux vraiment remercier l’organisation, les partisans et mes anciens coéquipiers. Je suis très reconnaissant pour tout ce que ces gens ont fait pour moi en deux ans et demi. Je n’en reviens pas encore que j’ai été échangé contre un choix de première ronde! Je partais tellement de loin.»

S’il a démontré de la nervosité en début de match, Roy a trouvé un bon moyen pour la chasser rapidement en marquant les deux premiers buts de son club.

«C’est un drôle de scénario. Quand j’ai eu mon échappée, je me suis dit que je ne devais pas rater ça. Quand j’ai marqué mon deuxième, je me suis demandé s’il fallait que j’en compte un troisième! Les gars étaient tellement derrière moi. Ils voulaient gagner ce match-là pour moi.»

Parce que le hasard fait souvent bien les choses, le Phoenix jouerait contre les Olympiques si les séries de la LHJMQ débutaient demain. Ça aussi, Roy est au courant.

«Ça ferait bizarre de jouer contre Gatineau en partant. Je sais comment ils sont. Je sais comment ils vont réagir, mais de notre côté, notre plan ne changera pas que ce soit Gatineau ou une autre équipe.»

Les Olympiques formaient une équipe vulnérable dans ce match contre l’équipe numéro un au Canada. Ils ont perdu les services de Manix Landry et Émile Hegarty-Aubin vendredi. Ils ne joueront pas demain à Boisbriand non plus. Evan MacKinnon va quant à lui rater le reste de la saison régulière.

Les locaux ont quand même tenu tête au Phoenix (51-8-4) pendant la majorité du match. Les visiteurs ont fait 4-1 dans un filet désert avec sept minutes à faire au match. Les Olympiques jouaient le tout pour le tout pendant un avantage numérique où ils avaient retiré leur gardien Tommy DaSilva. Taro Jentzsch a toutefois compté dans la cage déserte et Bailey Peach a fait 5-1 avec 18 secondes à faire au match.

DaSilva s’est bien débrouillé avec 31 arrêts sur 35 tirs. Samuel Hlavaj a été testé à 22 reprises. Il a cédé une fois sur un tir de Tyler Boivin. Pour les Olympiques, c’était une sixième défaite de suite. Pour le Phoenix, c’était un 13e gain consécutif.

Tour du chapeau de Voyer dans une victoire contre les Foreurs

Sports

Tour du chapeau de Voyer dans une victoire contre les Foreurs

SHERBROOKE — Alex-Olivier Voyer a réussi un tour du chapeau vendredi soir devant une salle comble au Palais des sports et le Phœnix de Sherbrooke a remporté une 12e victoire consécutive grâce à un gain de 5-2 face aux Foreurs de Val d’Or.

Ce match marquait également le retour au jeu de l’attaquant Xavier Parent, qui était absent depuis le 17 novembre dernier.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Parent s’est fait de nombreux amis chez les Foreurs. À plus d’une reprise, Parent a été impliqué dans des escarmouches et les joueurs de Val-d’Or en avaient visiblement long à lui dire.

« C’est mon style de jeu, de forcer des pénalités, de déranger et à la fin de la partie, ils ont pris deux punitions contre moi et on a marqué sur l’un des avantages numériques, ce qui a fait 4-1 », a dit le numéro 11.

« Je voulais tester mon dos rapidement, dès mon retour. J’ai donné des mises en échec, j’ai joué dur, et j’en suis content. Mes présences étaient plus courtes que d’habitude, mais je suis étonné de ma forme. Ça fait quand même près d’un mois que j’ai recommencé à m’entraîner avec l’équipe. »

« On oublie que Xavier était un peu comme ça en début de saison. C’est un gars qui aime se mettre le nez dans le trafic, devant le filet. Il finit ses mises en échec, il est impliqué physiquement. Il a été très dérangeant, il voulait faire sa marque à son retour. Ça faisait quatre mois qu’il était absent; rendu en fin de saison, ça ne lui prendra pas beaucoup de temps à prendre son rythme », a dit l’entraîneur-chef Stéphane Julien.

C’est Alex-Olivier Voyer qui a lancé le Phœnix en avant, avec un but en avantage numérique.

Les Foreurs n’ont pas tardé à répliquer, par l’entremise d’Oliver Mathieu, qui a fait dévier un tir de la ligne bleue, un peu plus de deux minutes plus tard.

Les deux équipes ont disputé un jeu plus serré en deuxième période; les Foreurs attendaient les attaquants du Phœnix à quatre à leur ligne bleue.

Il a fallu attendre la toute fin de la deuxième période avant de voir le Phœnix briser l’égalité.

Alex-Olivier Voyer a saisi une remise de Félix Robert, a déjoué un défenseur et il a logé la rondelle par-dessus l’épaule droite du gardien Xavier Bolduc. Tout le monde cherchait un peu la rondelle, même l’arbitre, pendant que Voyer célébrait.

En avance 2-1 après 40 minutes de jeu, le Phœnix n’a accordé que huit lancers aux Foreurs pendant ce temps.

Sherbrooke a concrétisé sa victoire grâce à trois buts inscrits en un peu moins de cinq minutes en fin de troisième période, soit le troisième de la soirée de Voyer, le 21e de Nathaël Roy et le 18e de Taro Jentzsch.

Malgré les cinq buts accordés, le gardien Xavier Bolduc a très bien fait devant la cage des Foreurs, lui qui a affronté un barrage de 50 lancers dans le match.

« C’était un match de patience pendant les deux premières périodes, ils nous attendaient à quatre joueurs. Ça peut paraître un peu brouillon, mais à force de mettre de la pression sur leurs défenseurs, et de prendre du temps en zone offensive, ce n’était qu’une question de temps avant qu’on ait nos chances et enfin prendre l’avance », a poursuivi Stéphane Julien.

« Ce n’était pas le match idéal, mais ça va arriver éventuellement. En troisième période, on a pris une coche de plus et on a été chercher des gros buts, dont deux en avantage numérique. Dans ce genre de matchs, nos meilleurs joueurs doivent être les meilleurs, et ce fut le cas; Voyer a eu trois buts, Samuel Poulin a récolté deux passes et Félix Robert a récolté trois passes. »

Avec 44 buts au compteur, Alex-Olivier Voyer est le deuxième meilleur buteur de la LHJMQ derrière Egor Sokolov du Cap Breton.

« On savait que ça allait venir, il fallait rester patient. Leur jeu, c’était d’attendre qu’on commette des erreurs et espérer en profiter. On voulait juste rester dans notre système, on ne voulait pas se compliquer la vie non plus. On jouait très souvent dans leur zone, et on ne leur a accordé que huit tirs après deux périodes, ça en dit gros », a dit Voyer.

Xavier Parent en renfort

Phoenix

Xavier Parent en renfort

Ce n’est pas comme si le Phœnix de Sherbrooke en avait réellement besoin, mais après avoir gagné ses 11 derniers matchs, Stéphane Julien pourra compter sur du renfort important. Absent depuis le 17 novembre, l’attaquant Xavier Parent effectuera un retour au jeu vendredi face aux Foreurs de Val-d’Or, en visite au Palais des sports. Samuel Poulin renouera aussi avec l’action après avoir raté les trois derniers matchs.

Un peu moins de quatre mois après avoir disputé sa dernière rencontre dans la LHJMQ, Xavier Parent se réjouit de pouvoir contribuer à nouveau au succès de l’équipe. 

« J’ai eu le feu vert lundi pour jouer avec contact, informe-t-il. Une bonne nouvelle comme celle-là, ça fait du bien. En fait, ça faisait plus de trois mois que je l’attendais. J’ai trouvé ça difficile mentalement au début. Surtout qu’au départ, on m’avait dit que je ne rejouerais plus de l’année. Mais j’ai pris ma réadaptation au sérieux. Après beaucoup de traitements de physiothérapie et de nombreuses semaines d’exercices, je peux enfin revenir au jeu avant la fin de la saison. »

Parent est passé par toute la gamme des émotions lors des derniers mois.

« Au début, je ressentais de la frustration et de la déception. À 18 ans, c’était une grosse saison pour moi. J’avais un bon début de campagne. Je n’ai pas pu prouver aux recruteurs ce que je pouvais faire et surtout, je n’ai pas pu aider mon équipe comme je le souhaitais. Je me suis toutefois jamais senti rejeté de l’équipe. Mentalement, ça me faisait du bien de sentir que je faisais encore partie du club. »

« J’ai rencontré durant ma réadaptation un combattant d’arts martiaux mixtes qui avaient la même blessure que moi, poursuit le petit attaquant. Ça lui a pris un an avant de pouvoir revenir dans l’action. C’était un choc pour moi de seulement penser à la possibilité de mettre une croix sur ma saison. J’aurais pu prendre ça relax en me disant que de toute façon, je reviendrais au jeu seulement la saison prochaine. Mais c’était impossible pour moi de penser comme ça. »

D’autant plus qu’après avoir été ignoré au dernier repêchage, Xavier Parent souhaitait profiter de sa première saison à Sherbrooke pour attirer l’attention des équipes professionnelles. 

« Je veux montrer ce dont je suis capable lors des sept derniers matchs de la saison et en séries, je veux tout faire pour contribuer au succès du club. »

Depuis ses tout premiers coups de patin dans le hockey mineur, Xavier Parent n’avait jamais été blessé. 

« Ça fait bizarre. J’ai déjà arrêté de jouer au hockey pendant une semaine l’été. Après sept jours, je n’étais plus capable. Il fallait que je retourne sur la glace. J’avais l’impression d’avoir cinq ans quand j’ai participé à ma première pratique il y a quelques semaines. La sensation était bonne. Quand on joue sans arrêt, on n’est pas conscients de toute la chance qu’on a de pouvoir être en santé. J’aurais pu revenir chez moi durant un mois pour ma réadapation, mais je tenais à rester avec l’équipe en assistant aux matchs pour surtout ressentir cette chimie d’équipe qui est bien présente cette année. »

Pas d’urgence

En connaissant du succès cette saison, le Phœnix pouvait se permettre de prendre son temps dans le cas de Xavier Parent. 

« Une blessure au dos, ce n’est pas un bras cassé ou une épaule disloquée, rappelle l’entraîneur Stéphane Julien. Bien souvent, ça prend du temps à guérir. Sur la glace, on n’a pas forcé les choses. On n’était pas pressés. Il s’agissait quand même d’une blessure majeure que l’on devait prendre au sérieux. »

« J’ai porté le gilet bleu sans contact pendant environ un mois. J’ai participé à un exercice à un contre un et le lendemain, j’avais mal au dos. Ça m’avait choqué. Parce que j’avais l’impression de travailler fort et de ne pas me rapprocher d’un retour au jeu. La semaine d’après, je me sentais beaucoup mieux. J’ai recommencé les contacts et je ne ressentais pas de douleur. Physiquement, je n’étais plus là il y a quelques semaines. Mais aujourd’hui, ma forme est revenue complètement. J’ai hâte de jouer vendredi pour tester tout ça. Je suis conscient que j’aurai moins de temps de jeu dans les prochaines parties. Mais je tiens à arriver au sommet de ma forme pour les séries. »

Il faut avouer que le moment de son retour est parfait pour le Phœnix et lui. 

« Tant qu’il ne sera pas impliqué physiquement, il ne jouera pas avec assurance. Mais avec la semaine qu’il a vécue cette semaine, je ne suis pas inquiet. On fera en sorte qu’il puisse s’habituer peu à peu. Il reste quelques matchs de saison à disputer et la semaine prochaine, il n’y a pas beaucoup de matchs. Donc tout le monde en profitera d’ailleurs pour recharger les batteries et guérir quelques blessures. »

La saison de Vincent Anctil compromise

L’attaquant Vincent Anctil a moins de chance que son coéquipier. Victime d’une commotion cérébrale il y a plusieurs semaines, sa saison pourrait bien être compromise.

Anctil ne semble pas près d’un retour selon l’organisation et même s’il se sentait apte à revenir au jeu durant les séries éliminatoires, sa remise en forme pourrait prendre un certain temps.

Félix Robert récolte quatre points à Rouyn-Noranda

Phœnix

Félix Robert récolte quatre points à Rouyn-Noranda

Félix Robert connaît une saison exceptionnelle avec le Phœnix. Et il a profité du match des Sherbrookois face aux Huskies à Rouyn-Noranda, dimanche, pour écrire un autre chapitre de livre des records de l’équipe.

Le fougueux attaquant a participé à tous les buts du Phœnix, récoltant deux buts et deux passes, dans une victoire de 4-3 à Rouyn-Noranda.

Les Tigres sans solution contre le Phœnix [VIDÉO]

Hockey

Les Tigres sans solution contre le Phœnix [VIDÉO]

Les Tigres se présentaient au Palais des sports en confiance dimanche après-midi en n’ayant perdu que deux parties à leurs dix dernières sorties. Les visiteurs souhaitaient ainsi devenir l’équipe qui trouverait la solution à l’énigme du Phœnix. Les Sherbrookois ont toutefois rappelé aux Félins les raisons qui expliquent leur présence au premier rang depuis le début de la saison. Grâce à une nette domination au chapitre des tirs au but, le Phœnix a obtenu un huitième gain de suite, cette fois par la marque de 4 à 2.

Fabio Iacobo aurait pu jouer les héros dans cette rencontre, mais le gardien des Tigres a cédé une fois de trop. L’honneur de marquer le but gagnant pour briser l’égalité en fin de match est revenu à Bailey Peach, la première étoile de la partie.

Le Phœnix bat les Tigres à l’arraché

Hockey

Le Phœnix bat les Tigres à l’arraché

Le Phœnix de Sherbrooke a remporté une sixième victoire consécutive jeudi soir. Il a pris la mesure des Tigres de Victoriaville pour une quatrième fois cette saison, cette fois par la marque de 4-3, au Colisée Desjardins de Victoriaville.

Mais ce fut loin d’être de la tarte.

Le Phœnix a eu chaud

Hockey

Le Phœnix a eu chaud

Le Phœnix a joué avec le feu, a laissé filer une avance de 3-0, mais a réussi à remporter son match face à sa bête noire. Les hommes de Stéphane Julien sont parvenus à battre les Voltigeurs de Drummondville de peine et de misère par la marque de 6 à 4.

« On avait pris l’avance rapidement dans la partie et on s’est un peu assis dessus, explique le capitaine de la formation sherbrookoise, Samuel Poulin, qui a obtenu deux buts et une passe jeudi soir au Palais des sports. Après, on s’est mis à travailler plus fort qu’eux et on est allé chercher la victoire. »

« C’est une équipe qui travaille toujours excessivement fort, ils nous donnent du fil à retordre, poursuit l’espoir des Penguins. C’est une bonne formation : ils ont du talent. Ce n’est jamais facile de jouer contre eux. On les a affrontés en série l’an dernier et ça n’a pas été facile. On pourrait encore jouer contre eux en éliminatoires, alors on donne notre maximum. »

Début faste

Félix Robert a été le seul marqueur en première période, lui qui a fait dévier un lancer de Samuel Poulin derrière le gardien drummondvillois Anthony Morrone.

Le Phœnix a repris sur sa lancée en deuxième période. L’attaquant Julien Anctil a profité de toute la circulation devant le filet du gardien adverse pour effectuer un tir du poignet précis pour doubler l’avance des siens.

Nathael Roy, laissé complètement seul à l’embouchure du but, a profité d’une rondelle libre à ses pieds pour la pousser dans le filet désert et donner un avantage de trois buts aux locaux. 

D’ailleurs, Julien a apprécié le début de rencontre du Phœnix. « Nos 30 premières minutes étaient excellentes. Nous étions sur la rondelle et avions des chances de compter. On avait donné un seul lancer dans les dix premières minutes de la deuxième période. On était peut-être excités de bien jouer, on a fait trois erreurs sur la même séquence et on s’est fait marquer », analyse-t-il. 

Débandade

Le Phœnix a prouvé que l’avance de 3-0 est la pire pour un club de hockey. Quand les défenseurs sherbrookois ont cafouillé tout près de leur gardien, Elliot Lavoie a cueilli une rondelle laissée seule dans l’enclave et a décoché un tir rapide pour battre Hlavaj.

Les Voltigeurs sont retournés au vestiaire avec un retard d’un but seulement grâce à Édouard Charron, qui a surpris le gardien Hlavaj alors qu’il restait huit secondes au cadran. 

Le cauchemar s’est poursuivi en troisième période : Patrick Guay s’est fait chasser pour avoir porté son bâton trop haut. Le capitaine des Voltigeurs, Xavier Simoneau, ne pouvait trouver meilleure occasion pour inscrire son 26e de la saison. 

Est-ce que Julien a eu chaud après que les Voltigeurs eurent créé l’égalité? « J’ai eu chaud quand c’est devenu 3-1, répond Julien. On a donné un peu de gaz à l’autre équipe. Je ne pense pas que Drummondville jouait un grand match avant ça, on leur a donné un peu d’énergie. »

« Dans l’ensemble, on a dominé, relativise l’entraîneur. On a eu la possession de la rondelle, et on a passé beaucoup de temps dans la zone offensive. Malheureusement, on a commis des erreurs majeures. »

Samuel Poulin et William Dufour se sont ensuite échangé chacun un but en 20 secondes, mettant la table pour le reste de la troisième période. 

Vincent Anctil et Poulin, encore, ont mis fin aux hostilités, donnant la victoire au Phœnix par la marque de 6 à 4.

Les Oiseaux seront de retour en action dimanche, 15 h, face à l’Armada de Blainville-Boisbriand au Palais des sports. Rappelons que l’attaquant Alex-Olivier Voyer pourrait égaler — et battre — le record de concession pour le plus de buts marqués en une saison, qui est actuellement de 38. Voyer en a 37. 

« Il reste encore beaucoup de parties, ça ne m’inquiète pas! Je vais faire le jeu pour aider l’équipe », résume Voyer, qui a obtenu trois passes jeudi soir. 

Le Phœnix a le numéro des formations des Maritimes

Hockey

Le Phœnix a le numéro des formations des Maritimes

Le Phœnix aime bien jouer face aux équipes des Maritimes. Dimanche après-midi, après une courte nuit de sommeil, le Phœnix a eu raison des Mooseheads par la marque de 3-1, à Halifax. Il s’agissait d’une 10e victoire des Sherbrookois face à une formation des Maritimes.

En fait, le Phœnix montre une fiche de 10-1 face aux équipes de l’est du pays, ayant perdu une seule fois cette saison, par 4-3 en prolongation, face aux Wildcats de Moncton, le 24 octobre.

Gravel ne peut tout faire seul

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Gravel ne peut tout faire seul

Le gardien d'Asbestos Alexis Gravel a bien failli jouer un mauvais tour au Phoenix, mais malgré ses 43 arrêts sur 47 lancers, le portier des Mooseheads de Halifax n'a pu freiner la meilleure équipe de la LHJMQ. Le Phoenix de Sherbrooke s'est sauvé avec une victoire de 4 à 2 et surtout, deux précieux points afin de distancer les Saguenéens de Chicoutimi, deuxièmes au classement général.

« Tout ce que je souhaitais, c'était d'offrir une chance à mon équipe de gagner, indique Gravel. Je savais que notre club affrontait une excellente équipe. En jouant proche de la maison, c'était pour moi une motivation supplémentaire. Je suis content de notre match: notre club s'est battu jusqu'à la fin. Ça montre que notre groupe de jeunes est bon et qu'il y a un bel avenir chez les Mooseheads. »

Les deux formations ont été nez à nez pendant un long moment durant cette rencontre disputée samedi soir au Palais des sports. Si Nathael Roy a donné le devants aux locaux, la réplique n'a pas tardé du côté des Mooseheads puisque Marcel Barinka a nivelé la marque moins d'une minute plus tard, en milieu de première période. 

Il aura fallu attendre jusqu'à la toute fin du second tiers pour voir le Phoenix reprendre les commandes de la partie grâce au but de Taro Jentzsch. 

Alex-Olivier Voyer s'est ensuite moqué des cinq adversaires sur la patinoire avant d'arriver seul devant Gravel en troisième période. En perdant la maîtrise de la rondelle, Voyer a déjoué le gardien adverse entre les jambières. D'Artagnan Joly a ensuite battu Samuel Hlavaj, revenu au jeu après avoir disputé le Match des meilleurs espoirs jeudi, mais Samuel Poulin a marqué le but d'assurance tard dans la rencontre avec un tir sans avertissement. 

« On a joué la première période sur les talons et par la suite, Gravel a réalisé les arrêts importants, a observé l'entraîneur du Phoenix, Stéphane Julien. C'était l'un de ses meilleurs matchs contre nous je crois. On a bien fait circuler la rondelle en avantage numérique. Samuel Bolduc aurait pu marquer trois buts ce soir et heureusement, Samuel Poulin a compté le gros but en troisième période. On a tiré énormément vers le filet adverse sans donner beaucoup de tirs à l'adversaire. Le match aurait pu virer d'un bord comme de l'autre. »

Même s'il n'a obtenu aucun point, Patrick Guay a disputé un fort match et s'est offert la première étoile. Le petit attaquant de 17 ans a d'ailleurs livré une première bagarre dans la LHJMQ, contre Lucas Robinson. 

« J'aime son caractère, mentionne Stéphane Julien. Il joue super bien depuis son retour au jeu. Il a beaucoup de chances de marquer et il est impliqué dans le jeu. »

« On bataillait pour la position devant le filet, décrit Patrick Guay. Les bagarres, ça fait partie du hockey. Je crois m'être bien débrouillé. Sinon, il fallait sortir fort après notre défaite à Drummondville. On ne peut pas se permettre d'échapper beaucoup de points si l'on souhaite terminer au premier rang. Le gardien adverse a été bon. Le pointage aurait pu être plus élevé ce soir. »

Le Phoenix s'est redonné une priorité de quatre points sur son plus proche rival au classement, Chicoutimi, grâce à cette victoire.

« On dispute une bagarre de points d'ici la fin de la saison, rappelle l'entraîneur sherbrookois. On doit se concentrer à jouer de bons matchs pour se donner une chance de gagner à chaque soir. On ne doit pas échapper de points faciles d'ici le début des séries. »

« On connaît bien Alexis Gravel, rappelle Alex-Olivier Voyer. On savait que notre équipe affrontait l'un des meilleurs gardiens du circuit. Il a sorti une grosse partie. De notre côté, on n'a jamais lâché. Il y a peut-être beaucoup de points qui séparaient les deux équipes au classement, mais les deux clubs jouent dans la même ligue et les Mooseheads jouent bien leur système. On devait donner le deuxième effort et continuer à lancer vers Gravel. On l'a eu à l'usure. Il n'y a aucun gardien qui a un taux d'efficacité de 1000! Avec seulement deux points de plus que Chicoutimi, on ne se trouvait pas dans une zone de confort, alors cette victoire était importante. »

Le retour de Jean-Jacques Daigneault

Même si le Palais des sports a changé depuis sa dernière visite, l'entraîneur des Mooseheads Jean-Jacques Daigneault s'est rappelé de bons souvenirs en effectuant un retour aux sources à Sherbrooke samedi soir. 

L'ancien défenseur du Canadien de Montréal évoluait pour le club-école du Tricolore à Sherbrooke en 1988-1989. 

« Ça me rappelle de beaux moments, admet le pilote de Halifax. On avait connu une bonne saison. J'étais revenu à Sherbrooke l'année suivante. Pour moi, c'était l'occasion de prendre du galon après avoir joué quatre saisons dans la LNH. Je devais jouer plus de hockey avant de revenir avec le Canadien. J'ai pu apprécier la ville de Sherbrooke pendant mon passage. Maintenant, je retrouve encore un Gravel devant le filet! J'ai joué avec le père d'Alexis, François, avec le Canadien. Il était aussi gardien. Je suis content pour Alexis: il a joué tout un match, il a donné une chance à notre équipe de gagner, mais on a manqué de constance en jouant seulement 40 minutes. »