Hockey

Le Phœnix attendait Abramov

Le Phœnix de Sherbrooke s’attendait à affronter le meilleur joueur de la LHJMQ… jusqu’à ce qu’il apprenne l’échange de Vitalii Abramov, devenu un membre des Tigres de Victoriaville tard jeudi soir.

Abramov se trouvait sur la glace de l’aréna de Moncton lors du dernier match de la Super série CIBC entre les Russes et les meilleurs joueurs du circuit Courteau lorsque la transaction a été annoncée. En retour, le directeur général Kevin Cloutier a cédé un choix de 1re ronde en 2019, deux choix de 2e ronde en 2019 et 2020 et une sélection de 4e ronde en 2018.

Avec la venue des Olympiques de Gatineau, le magicien devait être en ville afin d’affronter le Phœnix de Sherbrooke au Palais des sports vendredi soir. Celui qui est aussi surnommé Abracabramov tentera désormais d’aider les Tigres dans leur conquête de la Coupe du Président.

Depuis son retour de Columbus, Abramov fait la pluie et le beau temps dans la LHJMQ : 25 points en 16 matchs.

Deux points devant le Phœnix, les Olympiques occupent présentement le 11e rang. Le Phœnix a disputé deux parties de plus et se trouve en 14e position.

Les Sherbrookois tenteront surtout d’améliorer leur fiche à domicile.

« C’est surprenant de voir que nous n’avons pas réussi à obtenir plus de points à la maison. Ce n’est pas les chances qui manquaient. La victoire était souvent à notre portée. Et quand on a connu notre mauvaise séquence à domicile, on manquait d’intensité. Ce n’est pas à notre image. Cinq des six prochains matchs sont au Palais des sports et ce sera important de saisir l’opportunité », avance le pilote des Oiseaux.
Julien souhaite d’ailleurs un départ canon.

« J’aimerais voir les gars aller chercher le premier but dès le départ pour obtenir le momentum. Samuel Poulin et Bailey Peach sont revenus en bonne forme physique des Mondiaux des moins de 17 ans. Ça fait des heureux et des malheureux. Mais à ce stade-ci de la saison, la compétition interne est importante et le fait de pouvoir compter sur des joueurs en extra motive tout le monde à obtenir sa place dans l’alignement. »

Cregan devant le filet

Si l’absence d’Evan Fitzpatrick devant le filet de la LHJMQ à la Super Série CIBC contre les Russes étonne Stéphane Julien et son directeur général Jocelyn Thibault, ces derniers acceptent la décision de la direction de Hockey Canada, qui a opté pour Samuel Harvey une fois de plus.

« Je ne connais pas exactement leur façon de penser, mais je sais que l’entraîneur d’Équipe Canada Dominique Ducharme se sert de ces parties pour évaluer les candidats admissibles à l’équipe canadienne en vue des Mondiaux. J’imagine que ce n’était pas le plan initial de laisser Evan de côté. Sinon, l’organisation aurait fait appel à un gardien plus jeune ou qui évolue dans les Maritimes. »

Thibault et Julien comprennent toutefois la déception de Fitzpatrick.

« On ne peut pas contrôler ça, souligne Julien. Harvey a très bien fait lors du premier match. Tout ce que je demandais, c’est que l’équipe explique sa décision à Evan. Puis après tout, il a été invité à la série contre les Russes et c’est déjà très bien. »

Phoenix

Thibault acheteur ou vendeur?

La question se pose parce que la réponse est loin d’être évidente. Est-ce que le Phœnix de Sherbrooke se retrouvera dans le clan des acheteurs lors de l’ouverture de la période de transactions ou dans le groupe des vendeurs? Sinon, peut-on s’attendre au statu quo de la part de Jocelyn Thibault? Le directeur général se laisse encore du temps pour évaluer son équipe, qui sous-performe selon lui depuis le lancement de la saison.

Bien malin celui qui peut affirmer hors de tout doute l’orientation que prendra l’organisation sherbrookoise en vue des séries éliminatoires 2018. Avec une fiche de 7-9-4-2, le Phoenix se retrouve au 14e rang du classement général. Et à trois points du milieu de classement, le 9e rang.

« On forme une meilleure équipe que le rang actuel peut nous laisser croire, clame Thibault. Nos orientations à long terme sont plutôt définies, mais notre plan de match à court terme est à déterminer. Après 22 parties, il est encore tôt pour statuer. On doit évaluer la situation. De quel côté notre organisation se trouvera? Je ne le sais pas! »

Il faut avouer qu’il est loin d’être seul à demeurer en mode observation. Outre le Titan d’Acadie-Bathurst qui a mis cartes sur table avec l’acquisition de German Rubstov, qui tentera le tout pour le tout cette saison, avec cette parité plus présente que jamais dans la LHJMQ?

« On s’examine tous je pense. Mais chose certaine, il faudra se mettre en marche rapidement. Certains joueurs font bien, mais n’ont pas encore la pédale au plancher et jouent sous leurs capacités. Lorsque je saurai exactement à quoi m’en tenir avec cette équipe, je réunirai notre personnel afin de tracer le plan. »

Goûter à la victoire en séries

Les Sherbrookois demeurent à la recherche d’une première série victorieuse en éliminatoires. Est-ce que Thibault serait tenté d’offrir ce cadeau aux partisans, qui attendent impatiemment?

« Je veux que notre club gagne. Je déteste perdre. Ceux qui me connaissent bien le savent. On possède présentement un bon alignement. Il est évident que je souhaite voir notre équipe faire un bon bout en séries cette année. Je n’aurais pas acquis les services de Mathieu Olivier en ne croyant pas en nos chances de gagner lors des éliminatoires. Mais on n’est jamais à l’abri de nouvelles négatives. Et on peut très bien être surpris agréablement par certaines révélations. »
Le Phoenix s’est incliné à six reprises en prolongation ou en tirs de barrage. Ce facteur rend le dossier des Oiseaux moins reluisant et trompeur selon le directeur général.

« Après 12 matchs, on présentait une fiche de 6-3-1-2. C’est à ce moment que la partie bizarre contre l’Océanic de Rimouski est survenue à domicile. Personne ne voulait gagner ce soir-là et les visiteurs ont finalement quitté avec les deux points. S’en est suivi notre séquence de sept défaites. On ne s’est pas présentés à deux reprises durant toute la saison. Sinon, on a toujours disputé de bonnes rencontres. Même dans les Maritimes on aurait pu ajouter un ou deux points facilement à notre récolte de trois points sur une possibilité de six. On méritait un meilleur sort », résume-t-il.

Du 18 décembre au 6 janvier à midi, le téléphone des 18 directeurs généraux ne cessera de sonner. Sinon, les joueurs de 20 ans et les Européens peuvent changer de camp à tout moment.

« Il faut goûter à la victoire en séries rapidement, mais il faut aussi prendre les meilleures décisions pour l’avenir de l’organisation. Et je me donne encore du temps pour y réfléchir. D’ici là, j’aimerais voir notre équipe faire preuve d’une meilleure constance et de se bâtir un certain momentum avant d’accéder aux séries. »

Est-ce que les Thomas Grégoire, Evan Fitzpatrick, Luke Green et compagnie quitteront Sherbrooke durant le temps des Fêtes ou bien est-ce que le Phœnix les gardera et ajoutera un peu de profondeur ou de punch à son offensive ou à sa défensive?

« Ce qui est certain, c’est que je travaille fort pour donner un peu de munitions à notre jeune défensive », assure Jocelyn Thibault.

La situation des entraîneurs

Les trois entraîneurs du Phœnix n’ont que quelques mois à écouler à leur contrat respectif. L’entraîneur-chef Stéphane Julien, son adjoint Pascal Rhéaume et l’entraîneur des gardiens Brad MacCharles ne profitaient que d’une seule année de contrat au moment de lancer les activités 2017-2018.

« C’est loin d’être une priorité. Les actionnaires et moi avons beaucoup de temps pour penser au renouvellement ou aux nombres d’années accordées s’il y a lieu », souligne le DG sherbrookois.

Sports

Le Phoenix vend chèrement sa peau à Halifax

Le Phoenix a tout fait pour compléter son voyage dans les Maritimes avec une deuxième victoire en trois soirs, mais devra se satisfaire d’une défaite en prolongation contre les Mooseheads de Halifax.

C’est par la marque de 3-2 que les Sherbrookois ont dû s’avouer vaincus samedi soir à la suite d’un but en prolongation de Raphaël Lavoie.

Envoyé devant la cage des Oiseaux, Brendan Cregan disputait une partie devant famille et amis et n’a pas été intimidé par les 7964 spectateurs présents au Centre Scotiabank en effectuant 36 arrêts pour ainsi permettre au Phoenix de ramener trois points sur une possibilité de six de son voyage dans les Maritimes.

« C’était une partie très serrée, admet le gardien du Phoenix. Les Mooseheads ont bien joué et nous aussi. Je suis très fier de l’effort déployé par notre équipe. Je n’oublierai jamais cette partie. Nous repartons d’ici avec un point très important. Je connais bien Mann-Dixon. Au moins, c’est un ami qui a gagné et non pas un gardien quelconque. Je suis content pour lui, mais j’aurais voulu la victoire. »

« On a raté quelques échappées, un trois contre un en surtemps, un but ouvert. On a eu nos chances. On a manqué un peu d’opportunisme, mais ça va payer bientôt », a souligné l’entraîneur Stéphane Julien.

Cooper Jones a d’abord ouvert la marque en première période avec un but chanceux. La rondelle flottait dans les airs avant de frôler le dos à Cregan qui tentait de la repérer.

Marek Zachar a inscrit les siens à la marque dans cette même période avec un tir franc et le Phoenix regagnait le vestiaire avec un compte de 1-1.

Mathieu Olivier a par la suite déjoué Blade Mann-Dixon en faisant dévier une passe de Félix Robert en avantage numérique.

Moins de cinq minutes plus tard, Benoit-Olivier Groulx remettait les compteurs à zéro : 2-2. Et ce, malgré une domination de la troupe de Stéphane Julien au second vingt.

Aucun but n’a été marqué en troisième période et c’est après avoir gagné une bataille le long des rampes en zone sherbrookoise que les Mooseheads ont fermé les livres à trois contre trois par l’entremise de Lavoie, qui a récupéré un rebond après avoir vu la rondelle toucher le poteau.

« On peut être satisfaits. On visait les quatre points, mais trois c’est tout de même bon, surtout parce qu’on a dominé les Mooseheads pendant plusieurs séquences. On a retrouvé notre confiance et ça regarde bien pour la suite », résume Hugo Roy.

Phoenix de Sherbrooke

Retour aux sources pour le trio des Maritimes

Afin de mettre toutes les chances de son côté pour bien préparer ses gardiens, le Phœnix de Sherbrooke a misé en début de saison sur Brad MacCharles, l’ancien entraîneur d’Evan Fitzpatrick et Brendan Cregan. Une expérience bénéfique, selon le trio des Maritimes.

« C’est super d’être réunis tous les trois, soutient Evan Fitzpatrick. On a travaillé ensemble durant quelques années et le fait de pouvoir encore être ensemble est très bénéfique. On a une relation imbattable. Je suis confortable en travaillant avec Brad. C’est bizarre de voir deux gardiens d’Halifax se présenter à Halifax pour la partie de samedi, sans parler de Brad, qui lui aussi habite la région. »

« C’est très spécial de travailler avec deux gardiens qui ont évolué en Nouvelle-Écosse et que je connais bien, renchérit MacCharles. Pendant plusieurs années, le Québec fournissait la grande majorité des gardiens dans la LHJMQ. C’était la Mecque des gardiens. Avant, il y en avait un des Maritimes qui perçait la LHJMQ aux trois ou quatre ans. Aujourd’hui, ce n’est pas rare de voir un gardien des Maritimes exceller dans la LHJMQ. »

Evan Fitzpatrick avoue qu’il ne pouvait demander mieux comme situation.

« Je profite de chaque moment avec lui. Je deviens meilleur de jour en jour. Je devrais arriver prêt pour les séries et notre équipe devrait être en bonne position pour les éliminatoires. »

« On se connaît bien, rappelle MacCharles. C’est un avantage sur la glace durant les entraînements, mais surtout à l’extérieur. Je crois que les deux gardiens se sentent confortables avec moi. Je connais Brendan depuis qu’il a neuf ans. Evan je le connais depuis environ cinq ou six ans. On a pu travailler ensemble à l’Académie Newbridge notamment. »

L’ancien gardien des rangs universitaires se plait bien à Sherbrooke.

« Je suis un bien meilleur entraîneur que gardien, dit-il en riant. Je suis très heureux d’être avec le Phœnix. C’est une expérience incroyable. Je suis loin de ma famille par contre. C’est difficile. Mais l’organisation est super avec moi et le fait d’habiter Sherbrooke m’aide beaucoup dans mon adaptation. »

L’un des meilleurs au pays

MacCharles estime avoir un diamant à polir entre les mains.

« Evan est l’un des meilleurs gardiens d’âge junior au pays. Il joue beaucoup. Il peut connaître de moins bonnes soirées parfois. Il a signé un contrat dans la LNH et doit vivre avec cette pression. Il ne peut pas être parfait chaque soir. Regardez Carey Price à Montréal. On a un bel exemple! »

Et ce qu’il souhaite le plus voir de la part de son portier numéro 1?

« Il doit maintenir sa confiance à son plus haut niveau. Physiquement et techniquement, il est excellent. Il doit maintenant améliorer sa constance. Il doit commencer par être bon sept matchs sur dix. Ensuite huit matchs sur dix pour finalement être excellent à presque tous les matchs. C’est le défi d’un gardien numéro 1 et c’est ce que les équipes souhaitent voir en général chez leurs gardiens. Pour y parvenir, il doit croire en lui d’abord, le reste suivra » , termine Brad MacCharles.

Sports

Les Wildcats arrachent la victoire

Il s’en est fallu de peu pour assister à une deuxième victoire du Phoenix en autant de soirs lors de son voyage dans les Maritimes. Mais la performance des Sherbrookois fut en decrescendo, ce qui a mené à une défaite de 3-1, dont un but dans un filet désert.

« J’ai aimé nos deux premières périodes, mais le gardien adverse a réalisé les gros arrêts, a constaté l’entraîneur Stéphane Julien. On avait le contrôle de la rondelle. Mais en troisième période, leur troisième ligne a battu notre troisième trio. Honnêtement, je ne peux pas en vouloir aux gars ce soir. »

Même son de cloche du côté du gardien Evan Fitzpatrick :

« Notre club a bien joué, particulièrement lors des deux premières périodes. J’ai tenté de garder mon équipe le plus possible dans le match. Il aurait fallu être plus constant. »

Encore Nicolas Poulin

Nicolas Poulin a continué de surfer sur sa vague de succès en inscrivant les siens à la marque dès la première période, mais le Phoenix n’a pas eu l’avance bien longtemps.

Alors que Sherbrooke dominait outrageusement grâce à l’obtention d’un avantage numérique de deux hommes, les Wildcats ont réussi à neutraliser l’attaque des Oiseaux pour ensuite voir Jonathan Aspirot sauter sur son propre retour et déjouer Evan Fitzpatrick une première fois.

« Nos joueurs ont eu leurs chances. On aurait dû marquer. On a accordé un but faible tout de suite après notre supériorité numérique. On aurait franchement pu éviter les deux buts accordés », admet le pilote sherbrookois.

Le vent a tourné

À la suite d’une seconde période un peu morne, les Wildcats ont enfin répondu présents au dernier tiers en imposant leur rythme et en prenant l’avance par l’entremise de Brady Pataki : 2-1 pour les locaux.

Les Oiseaux ont bien tenté de niveler la marque en retirant leur gardien, mais Mark Grametbauer s’est montré solide bloquant ainsi 27 des 28 attaques lancées contre lui. Pataki en a rajouté dans un filet désert en toute fin de partie.

Evan Fitzpatrick disputait un deuxième match en deux soirs et a terminé sa soirée de travail avec 22 arrêts.

« On voulait la victoire, mais les Wildcats ont su s’ajuster, a observé Kevin Gilbert. On la méritait autant qu’eux. J’ai touché le poteau à cinq contre trois. Il faut faire des jeux plus simples en avantage numérique et tirer davantage pour être plus efficaces. »

Il s’agissait du premier match de Quinn Hanna, obtenu au ballotage de l’Armada de Blainville-Boisbriand.

« Il est arrivé ce matin. Il ne connait pas encore notre système de jeu. Il est ennuyé par une blessure, on l’a donc utilisé avec modération, mais c’était satisfaisant comme première période. »

Pour la première fois, Anderson MacDonald affrontait son ancien club et a avoué être très heureux à Moncton.

« C’était un match comme les autres pour nous, soutient son ami Marek Zachar. On était concentrés sur notre partie, on ne l’a pas remarqué beaucoup, mais on aurait pu être meilleurs. »

Le Phoenix s’est dirigé vers Halifax en soirée afin de compléter son voyage de trois parties en autant de jours dans les Maritimes.

« On compte disputer notre meilleur match dans les Maritimes demain (samedi) », confie Zachar.

Phoenix

Enfin une victoire

L’occasion était trop belle pour la rater. Le Phœnix affrontait la pire équipe de la LHJMQ à son premier match d’une série de trois dans les Maritimes et a mis fin à une séquence de sept défaites grâce à un gain de 5-4 contre les Sea Dogs. Un rare triomphe des Sherbrookois à Saint John.

« Ce n’était pas parfait, mais c’est la victoire qui compte en fin de compte. Mes vétérans se sont levés. En fait, nos trois premiers trios ont été impliqués dans le match. Ils voulaient stopper cette mauvaise séquence. Si notre club perdait ce match après avoir mené 4-2, on aurait atteint le fond du baril », a confié un Stéphane Julien soulagé.

Le match a très bien commencé jeudi soir pour les visiteurs. Yaroslav Alexeyev a profité d’une sortie audacieuse d’Alex D’Orio suivie d’une erreur défensive pour marquer dans un  filet désert.

Les visiteurs ont joué de mollesse lors de la reprise du jeu au deuxième tiers en accordant deux buts consécutifs aux Sea Dogs, l’œuvre d’Anthony Boucher et Matt Green en désavantage numérique.

Le Phœnix a donné la réplique avec trois buts. Hugo Roy a poussé la rondelle avec son corps pour ainsi niveler la marque. Nicolas Poulin a ensuite tout fait pour donner l’avance aux siens et Benjamin Tardif a réalisé le filet qui semblait être le but d’assurance.

Mais ce match était loin d’être terminé. L’indiscipline a encore une fois joué des tours aux hommes de Stéphane Julien. Immédiatement après sa sortie du banc de pénalité, Alexandre Joncas a vu les Sea Dogs faire 4-3 grâce à Kevin Gursoy et Radim Salda l’a imité alors que Connor Senken était puni. La nervosité s’installait peu à peu dans le clan sherbrookois.

« On jouait bien malgré les revirements causés. On menait 4-2, mais on a pris quelques punitions probablement à cause de la fatigue de nos défenseurs », a constaté Julien.

Les vétérans s’affirment

Heureusement pour le Phœnix, un vétéran s’est une fois de plus levé : Nicolas Poulin a fermé les livres avec un tir dans la lucarne, son deuxième du match, pour ainsi mettre cette disette derrière les Oiseaux.

« C’était tellement important d’aller chercher les deux points et on doit faire pareil demain à Moncton, avoue Yaroslav Alexeyev. Tout le monde est très excité par cette victoire. »

Le joueur du match, Nicolas Poulin, estime que cette victoire améliore grandement l’ambiance au sein de l’équipe.

« Notre objectif était de gagner deux parties sur trois durant le voyage. En voilà une. Il n’en reste qu’une autre et pourquoi pas deux, une fois rendu là. On s’est fait brasser un peu cette semaine et on a répondu avec une grosse victoire à Saint-John. »

Après Moncton vendredi, le Phœnix se rendra à Halifax pour clore son voyage. Il pourra alors compter sur un nouveau défenseur de 18 ans, l’Ontarien format géant Quinn Hanna, repêché au ballotage. Hanna a une expérience de 50 parties avec le Storm de Guelph et l’Armada de Blainville-Boisbriand.

Phoenix

Les Maritimes pour se sortir la tête de l’eau

« Les gars ont connu de bons entraînements, se réjouit l’entraîneur Stéphane Julien. Ils savent que ces trois parties peuvent nous donner du momentum pour le reste de la saison. Il faudra les jouer comme si c’était des matchs de séries. J’ai aimé nos dernières rencontres. On était plus impliqués. Mais je demande à ce que tout le monde s’attarde aux détails pour aller chercher une victoire dès jeudi. »

Malgré tout, le Phœnix ne déprime pas et garde confiance.

« On retient beaucoup de positif des derniers matchs, a souligné Vincent Lampron. On doit construire sur ce que notre équipe a fait de bien lors des dernières rencontres. Tout le monde est conscient que notre club traverse une séquence difficile. 

On peut s’en sortir en jouant comme samedi. »

« On a travaillé fort samedi et on méritait de gagner, confirme Olivier Crête-Belzile. Pour commencer à gagner, c’est important de ne pas crouler sous la pression. On a tout fait pour gagner dernièrement, mais c’est à nous d’être plus disciplinés et de mieux écouler les pénalités. »

La bonne nouvelle? Les Sea Dogs se retrouvent au dernier rang du classement avec seulement quatre victoires en 20 parties.

« C’est un voyage crucial, renchérit Lampron. On a la chance d’aller chercher des points importants et ils sont plutôt rares ces temps-ci. On joue bien sûr la route, mais on ne s’attend pas à ce que soit facile. C’est évident qu’il faudra aussi mieux faire à domicile. Il faut gagner sur la route, mais avant tout, nos fans méritent des victoires »

Avec l’absence de Bailey Peach et surtout de Samuel Poulin, un trou se forme dans l’alignement.

« Mais je me réjouis de voir Kevin Gilbert et Benjamin Tardif élever leur jeu d’un cran depuis quelques jours, note Julien. Kevin s’implique et utilise sa vitesse en plus d’exceller en désavantage numérique. »

Une défensive à améliorer

S’il y a bien un point à améliorer chez le Phœnix, c’est non seulement la discipline, mais aussi la défensive.

« Pour ce qui est de la discipline, j’espère que les gars ont compris, confie Stéphane Julien. On tente aussi d’améliorer notre défensive. On est en mode solution. On tentera quelques expériences d’ici Noël. Jeudi, on rappellera Hunter Martin, qui avait connu un bon camp des recrues. Il avait toutefois refusé de participer au camp. S’il y a un endroit qu’il est possible de s’améliorer, c’est à la défense. C’est aussi la raison pour laquelle Isaak Chateauneuf a rejoint l’équipe. »

L’entraîneur du Phœnix se réjouissait finalement de la nomination de Thomas Grégoire au sein de l’équipe de la LHJMQ en vue de la Super Série CIBC contre les Russes.

« C’est pleinement mérité. Quand on regarde les défenseurs qui ont été invités, Thomas devait avoir sa place. »

Après Saint-John, le Phœnix se dirigera vers Moncton pour conclure son voyage samedi à Halifax.

PHOENIX

Le Phoenix ne sait plus gagner

Le Phœnix s’enfonce et ne semble plus savoir comment gagner. Les Sherbrookois ont subi un sixième revers consécutif vendredi soir lors de la visite de l’Armada. Cette fois par la marque de 5 à 3.

La cause de la défaite est évidente : l’indiscipline. Et ce, de la part des meilleurs joueurs du Phoenix.

« Je ne sais pas quoi penser de ce match, a confié l’entraîneur des Oiseaux, Stéphane Julien. J’ai deux joueurs de 20 ans qui ont été punis à deux reprises (Mathieu Olivier et Nicolas Poulin). Sans parler de mon meilleur défenseur (Thomas Grégoire). On prend de mauvaises punitions. Je suis désolé pour les autres joueurs honnêtement. On a marqué deux buts, on a nivelé la marque, on a repris le momentum, mais les punitions ont vraiment fait mal. »

Un discours partagé par son meilleur joueur de la soirée : Kevin Gilbert.

« L’effort était là, il nous manquait de bons joueurs, mais les mauvaises punitions ont été coûteuses, a confirmé Gilbert, auteur d’un magnifique but. Mathieu Olivier est toujours plus surveillé par les arbitres. Il y a des erreurs que nous pourrions toutefois éviter et qui entraînent des punitions. Puis en avantage numérique, on doit être plus calmes et il faut prendre notre temps. On ne profite pas de nos chances. »
Avec la blessure à Marek Zachar et Yann-Félix Lapointe ainsi que l’absence de Samuel Poulin et Bailey Peach, le Phœnix a dû rappeler deux joueurs affiliés : Isaak Chateauneuf et Nathael Roy.

« Nos jeunes défenseurs étaient souvent sous pression. On a constaté les effets ce soir », soutient Julien.

Fitzpatrick ébranlé

Sherbrooke devra probablement se passer de son gardien numéro 1, Evan Fitzpatrick, qui a été blessé à l'épaule après avoir reçu un tir puissant.

Stéphane Julien a d’ailleurs été tranchant lorsqu’est venu le temps d’aborder le manque de profondeur causé par les nombreuses absences.

« Une chance qu’il y a quelques absents, parce que certains joueurs ne disputeraient pas le match de samedi ! »

De bonnes et de mauvaises séquences

Le Phoenix peut se montrer brillant lors de certaines séquences pour ensuite s’absenter pendant quelques minutes.

En première période, les Sherbrookois ont offert une performance plutôt ordinaire pour ensuite se reprendre de belle façon au deuxième vingt.

Thomas Éthier et Aleksi Anttalainen ont déjoué tour à tour Evan Fitzpatrick lors des premières minutes du match. Le premier sur l’un des six avantages numériques de l’Armada, le deuxième en désavantage numérique.

Une équipe bien différente s’est présentée sur la glace au second tiers : Benjamin Tardif a su percer Émile Samson, suivi de Yaroslav Alexeyev et Kevin Gilbert en désavantage numérique.

Mais le Phœnix a repris ses mauvaises habitudes en offrant un autre but en désavantage numérique, celui d’Alex Barré-Boulet, qui a par la suite redonné les devants aux siens en troisième période. Joel Teasdale a complété la marque dans un filet désert.

Le décompte final des lancers : 39 pour Blainville-Boisbriand contre 22 pour Sherbrooke.

Dur sur le moral

Le Phoenix tentera de se relever samedi après-midi contre les Islanders de Charlottetown. Une victoire qui semble à sa portée contre la dixième équipe au classement.

« C’est aux gars à se réunir, lance Stéphane Julien. Parce que c’est clair que lorsque nos meilleurs joueurs sont au banc de punition, ça brûle l’énergie de mes autres joueurs. Je ressens une certaine frustration, c’est évident. On est en mode solution. Les gars doivent monter dans le train. Les détails sont importants et la discipline aussi. Fitzpatrick a été excellent, mais encore une fois, on ne peut pas gagner en étant indisciplinés. »

« C’est dur sur le moral, souligne Kevin Gilbert, mais on doit trouver la solution pour aller chercher une victoire le plus rapidement possible. »

« Il faut garder le focus sur la prochaine partie et se serrer les coudes, clame pour sa part Benjamin Tardif, qui montre de belles choses depuis quelques matchs. C’est ensemble que nous allons retrouver le chemin de la victoire. Demain, c’est le moment idéal de mettre fin à notre mauvaise séquence, mais on ne peut pas prendre les Islanders à la légère. »

Phoenix

Le Phoenix affronte son modèle

Deux modèles existent dans la LHJMQ : celui des Huskies de Rouyn-Noranda, reconnus pour leur esprit d’équipe, et celui de l’Armada de Blainville-Boisbriand, réputé pour sa culture organisationnelle. Et le Phœnix ne se gêne pas pour reconnaitre qu’il affrontera l’un de ses modèles vendredi soir lors de la visite de l’Armada au Palais des sports.

« Lors des dix dernières années, l’Armada a démontré à quel point sa culture est bien établie, confie l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. Quand un joueur est repêché, il doit entrer dans le moule et embarquer dans le bateau. Les vétérans prennent les recrues sous leur aile et l’Armada connait du succès de cette façon. Le Phœnix est reconnu pour être une équipe qui travaille fort. Et depuis quelques parties, on a abandonné notre culture et on doit revenir à nos bonnes habitudes. »

Les Sherbrookois tenteront de mettre fin à une séquence de cinq défaites consécutives. Et surtout, ils espèrent offrir une rare victoire à leurs partisans.

« On a travaillé notre avantage numérique et notre désavantage numérique. Nos unités spéciales connaissent leur part de difficultés depuis quelques parties. On constate un manque d’exécution et un manque de focus. On ne suit pas le plan de match et il faudra se coller davantage à notre système de jeu », avance Julien.

Le défi est grand. L’Armada présente une fiche de dix victoires, trois revers et une partie nulle.

« On avait le couteau entre les dents en début de saison et là, je ne ressens plus ça. La bonne nouvelle, c’est que les entraînements ont été excellents lors des derniers jours. »

Puisqu’il s’agit d’un rival de division, Stéphane Julien enverra dans la mêlée son gardien numéro 1.

« Et on verra pour la partie de samedi contre les Islanders de Charlottetown », précise le pilote des Oiseaux, sachant très bien que Brendan Cregan connait du succès depuis le début de la campagne.
Rappelons que la recrue Isaak Chateauneuf et Nathael Roy ont été appelés en renfort afin de combler la perte de Samuel Poulin et Bailey Peach, qui participent aux Mondiaux des moins de 17 ans, l’absence de Marek Zachar, blessé à l’aine, et Yann-Félix Lapointe, qui a subi une commotion cérébrale.

Les anciens combattants au Palais

L’organisation profitera de la présentation de la partie de samedi pour honorer les vétérans de la guerre. Le Phœnix soulignera alors le travail des anciens combattants des Forces armées canadiennes. Une cérémonie protocolaire précédera le match qui opposera le Phœnix aux Islanders de Charlottetown.  

La cérémonie est organisée en collaboration avec UN-NATO, dont la mission est de sortir de l’isolement les frères et sœurs d’armes, de leur redonner goût à la vie et de créer un environnement sain et propice à la confiance.

Phoenix

Aux vétérans de montrer le chemin

Le Phoenix s’est incliné à ses cinq dernières sorties. Une séquence difficile durant laquelle les Sherbrookois n’ont amassé qu’un maigre point au classement. Espérant mettre fin à cette série de revers, l’entraîneur Stéphane Julien a lancé un message à ses leaders.

Selon le pilote des Oiseaux, c’est aux vétérans à prendre les choses en main et à montrer le chemin de la victoire aux plus jeunes.

« Lors de ce genre de mauvaises séquences, j’aimerais voir mes vétérans se lever. Je souhaite une meilleure implication physique de la part de tous les joueurs. Je veux les voir jouer avec plus de chien. C’est ce qui manquait la fin de semaine dernière. »

Après une gênante défaite à Rimouski samedi, le Phœnix a amassé un point en prolongation contre les Remparts dimanche. Si ce n’était pas de l’indiscipline du joueur de 20 ans Nicolas Poulin en fin de partie à trois contre trois, le Phœnix aurait très bien pu battre l’une de meilleures équipes du circuit.

« On a joué une bonne partie à Québec, mais il nous manque de quoi : ce petit quelque chose qui pourrait faire la différence entre une équipe qui termine dans les huit premiers rangs ou entre les rangs huit et 14. En ce moment, la rage n’est pas là. Offensivement ça va bien. Mais les gars ne jouent pas avec le couteau entre les dents pour empêcher des buts. Il manque un peu aussi ce désir de vouloir la mettre dedans une fois rendu au filet. On a 18 joueurs qui sont revenus de l’an dernier et j’aimerais qu’ils donnent l’exemple. On répète que nos leaders sont bons, alors c’est le temps de le prouver », clame Stéphane Julien.

Pour terminer dans le haut du classement, l’entraîneur estime que son équipe doit arrêter de s’enfoncer lorsque les défaites se multiplient.

« La constance est importance dans la ligue. Il faut éviter les longues séquences de défaites. Si ça nous arrive, j’espère que les gars démontrent assez de confiance pour monter leur niveau de jeu d’un cran au lieu de faire comme lors des premières années, c’est-à-dire s’effondrer sous le poids de cette mauvaise séquence. »

Samuel Poulin en quête d’un premier but

Le Phoenix devra se passer des recrues Samuel Poulin et Bailey Peach pour les deux prochaines semaines étant donné leur participation au Championnat mondial des moins de 17 ans. Rappelons que Samuel Poulin demeure à la recherche d’un premier but dans la LHJMQ, lui qui a toutefois cinq mentions d’aide à son dossier, et ce, en onze parties.

« J’espère que sa participation à ce tournoi aura un effet positif. On lui donne les meilleures chances ici. On le place dans de bonnes situations. C’est un joueur de franchise. Je crois en lui. Mais depuis sa commotion cérébrale, c’est plus difficile. Il est sur le deuxième trio, il joue en avantage numérique et il doit simplement revenir à la base en utilisant son physique et en contrôlant la rondelle en zone offensive. Il a tous les outils pour réussir, ce n’est qu’une question de temps dans son cas », note Stéphane Julien.

Et surtout, pas question de paniquer.

« On ne panique pas du tout, mais de son côté, il souhaite en donner encore plus, admet l’entraîneur. Il est en excellente forme physique, il est un bon gars, un bon coéquipier et il est assez intelligent pour savoir qu’il trouvera le fond du filet tôt ou tard. Le fait d’avoir raté deux semaines d’activités n’a vraiment pas aidé. On ajuste des choses chaque jour et il a raté ces séances d’ajustement, donc il a commencé la saison avec un peu de retard. »

Notons que Marek Zachar, blessé à l’aine, pourrait revenir au jeu pour le voyage dans les Maritimes la semaine prochaine.

Nathaël Roy a été rappelé par le Phoenix en prévision de la partie de vendredi à Sherbrooke contre l’Armada de Blainville-Boisbriand, tout comme le défenseur Isaak Chateauneuf.