Hockey

Le Phoenix en Abitibi : une confiance retrouvée

SHERBROOKE — Il fut un temps où l’Abitibi constituait une terre hostile pour le Phœnix, qui s’y présentait avec peu de confiance. L’entraîneur Stéphane Julien estime que cette époque est révolue.

« Depuis l’année dernière, notre guigne de l’Abitibi est terminée. Ça ne joue plus dans notre tête », a souligné l’entraîneur avant son départ vers Val-d’Or. Les Foreurs seront les premiers adversaires des Sherbrookois mercredi et les Huskies les recevront le lendemain à l’aréna IamGold.

« On a une grosse semaine devant nous. En plus de notre voyage, on affrontera une deuxième fois les Huskies plus tard et aussi Rimouski, samedi prochain. Ce ne sera pas évident. Mais depuis le mois de novembre, on joue du bon hockey. C’est la bonne nouvelle », a ajouté Julien.

Il s’agira déjà du deuxième voyage en Abitibi cette saison pour le Phœnix.

« On avait connu un bon premier voyage en Abitibi, rappelle l’entraîneur. On avait gagné nos deux parties là-bas. Tous les matchs seront importants jusqu’au 15 décembre. On saura alors où l’équipe se positionne dans le circuit. Il y a beaucoup de distractions d’ici la pause des Fêtes. Les gars ont hâte de retrouver leur famille et ils seront aussi en examen au cégep. On doit absolument garder le focus. »

Il faut avouer que les deux prochains adversaires sont très différents. Les Foreurs se trouvent au 14e rang et les Huskies trônent au sommet du classement général de la LHJMQ grâce à une séquence de neuf victoires en dix rencontres.

« On doit aborder ce premier match comme les autres parce que les Foreurs ont connu de bonnes parties récemment même s’ils n’ont pas le meilleur dossier de la ligue. Il faudra les prendre au sérieux, surtout sur la route. Heureusement, on a beaucoup voyagé depuis le début de la saison. Les gars deviennent habitués et on en profitera pour se regrouper encore plus », résume l’entraîneur.

Phoenix

Le Phœnix bat les Tigres 5-1

Samuel Poulin s’est chargé des Tigres de Victoriaville dimanche après-midi, permettant au Phœnix de vaincre les Félins par la marque de 5 à 1. Une sortie au Palais des sports qui avait davantage les allures d’une balade dans le parc pour les hommes de Stéphane Julien.

Grâce à ses deux buts et sa mention d’aide, Poulin a obtenu la première étoile de la rencontre pour ensuite avouer que son équipe a mis la pédale douce après les trois buts marqués en première période.

« On s’est ajustés à leur rythme sans respecter notre plan de match, admet l’attaquant du Phœnix. En deuxième période, on a ralenti le rythme et on a été chanceux de ne pas se faire marquer. On est revenus en force en troisième période. On était tellement intenses dans les trois zones en début de partie, on aurait dû continuer de jouer de cette façon. »

L’entraîneur des visiteurs, Louis Robitaille, ne croit toutefois pas que le Phœnix l’a eu si facile.

« On a connu une première période difficile, mais on a mieux joué que le Phœnix par la suite, souligne le pilote des Tigres. On a tiré davantage en deuxième et en troisième période et on a obtenu de meilleures chances de marquer. Les gars n’ont jamais abandonné. C’est la bonne nouvelle, on a un groupe qui est quand même résilient malgré sa jeunesse. On a toutefois de la misère à marquer des buts. »

Samuel Poulin a ouvert la marque en profitant de la présence d’Alex-Olivier Voyer devant Fabio Iacobo, ce qui a provoqué une pluie de toutous comme le veut la tradition à un mois de Noël. Vincent Anctil a par la suite compté son premier but en carrière dans la LHJMQ et Félix Robert a donné une avance de trois buts à sa troupe en première période. 

« Tout est une question de détails, mentionne Robitaille. Le tir de Poulin aurait pu être bloqué, notre gardien aurait voulu revoir le tir. Le deuxième but a été marqué avec le patin et sur le troisième but, il y avait hors-jeu, mais les officiels n’ont pu le voir clairement à cause de l’angle de la caméra. La ligne est mince entre une victoire et une défaite et on l’a vu aujourd’hui. On n’a pas les mêmes outils que l’an dernier, mais les jeunes gagnent en confiance peu à peu. »

Il aura fallu attendre la troisième période avant de revoir un but, le deuxième de Samuel Poulin, suivi du filet d’Egor Serdyuk des Tigres. Patrick Guay a conclu la marque avec un neuvième point en dix parties depuis son retour au jeu, après avoir guéri sa blessure à la jambe. 

Une explosion de joie pour Vincent Anctil

La recrue Vincent Anctil a pu célébrer un premier but à son 15e match et voudra certainement revêtir à nouveau les uniformes spéciaux portés dimanche en l’honneur des Faucons de Sherbrooke, question de clôturer le week-end des anciens et les célébrations du 50e anniversaire de la LHJMQ d’une belle façon. 

« Je l’attendais depuis longtemps. Ça fait du bien de marquer un but durant une journée comme celle-ci. Mon frère a eu une mention d’aide sur mon but et l’an dernier, c’était toujours comme ça dans la LHPS. J’ai marqué sur un jeu simple en allant au filet et ce sera mon rôle cette année. »

Brendan Cregan a terminé la rencontre avec 24 arrêts contre 28 pour Iacobo. Aucun but ne s’est marqué en avantage numérique malgré les six chances obtenues par le Phœnix et la seule et unique occasion des Tigres. 

« Nos six défenseurs ont très bien joué. Malheureusement, à cause d’un coup de bâton au visage on a perdu l’un de nos centres, Félix Robert. Je suis aussi très satisfait du trio de Voyer, Poulin et Guay. On se trouve à égalité au septième rang maintenant grâce à un super mois de novembre et on a une grosse semaine qui s’en vient! » résume Stéphane Julien. 

Sports

Le repêchage de la LHJMQ à Sherbrooke en 2020

Pour une troisième fois, le Phoenix de Sherbrooke organisera les assises de la LHJMQ en 2020. Le repêchage annuel aura donc lieu le 6 juin au Palais des sports.

En exclusivité, La Tribune a appris de source sûre que le commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Gilles Courteau, en fera l’annonce jeudi soir lors de son passage à Sherbrooke dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire du circuit.

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, et le président du Phœnix, Denis Bourque, participeront également à cette conférence portant sur « une annonce majeure », comme l’indiquait le communiqué de la LHJMQ. 

Sherbrooke avait déjà accueilli les assises et la séance de sélections annuelle en 2014 et en 2015. 

La direction du Phœnix n’a toutefois pas confirmé la nouvelle.

En 2014, lors de la première présentation de la séance de repêchage à Sherbrooke, on estimait les retombées économiques à environ 1,5 M$. De ce montant, 450 000 $ proviendraient des activités touristiques.

L’activité attire près de 600 personnes d’un peu partout au pays et près de 3000 spectateurs.

La présence de tous ces visiteurs devrait générer plus de 1500 nuitées dans la région. Toujours en 2014, on estimait le coût total pour la présentation des assises à 184 600 $.

Pour l’instant, le Phœnix possède toujours ses trois premiers choix. Rappelons que l’équipe devrait être arrivée à maturité en 2020 et visera probablement les grands honneurs. 

Rappelons que le repêchage 2019 aura lieu au Centre Vidéotron de Québec. 

Sports

Un voyage parfait pour le Phoenix

Après avoir détruit les dangereux Wildcats à Moncton lors de son premier match du voyage dans les Maritimes vendredi, plus rien ne pouvait arrêter le Phœnix par la suite. Pour la deuxième fois de son histoire, la formation sherbrookoise est revenue des Maritimes avec un dossier parfait de trois victoires et aucune défaite.

Au lendemain d’un gain de 5 à 2 à Saint-John, le Phœnix a vaincu le Titan d’Acadie-Bathurst par la marque de 6 à 3 dimanche, pour ainsi répéter l’exploit de 2013-2014 quand la troupe de Judes Vallée avait ramené six points de Cap-Breton, Charlottetown et Moncton.

« Le premier match d’un voyage dans les Maritimes est toujours le plus important, parce qu’une victoire enlève beaucoup de pression pour la suite, informe l’entraîneur Stéphane Julien. Cette victoire à Moncton a donné la confiance nécessaire pour aller gagner les deux parties suivantes. Tout est parti de notre bonne semaine d’entraînement. Même nos matchs de samedi et dimanche n’étaient pas gagnés d’avance. Je suis fier de la façon dont les gars ont joué. »

Un premier pour Rainville

L’ancien membre du Phœnix Evan MacKinnon a été le premier à s’inscrire à la marque en première période en déjouant Thommy Monette, qui a paru faible sur la séquence. Mais le gardien sherbrookois s’est ensuite ressaisi, ce qui a permis plus tard à sa troupe de niveler la marque grâce au premier but de la carrière de Jérémy Rainville dans la LHJMQ. 

« Ça fait du bien, parce que même si je suis laissé de côté parfois, je continue de travailler fort, a confié Rainville. Je prouve que malgré le fait que j’évolue sur la quatrième ligne, je peux marquer. J’avais des papillons dans le ventre après mon but. En plus, il était important. C’est soulageant. »

« Au début de la saison, la blessure à Bailey Peach a forcé l’organisation à acquérir les services de Bobby Dow et depuis le retour au jeu de Peach, les Anctil et Jérémy ont moins de temps de glace, mais ils demeurent positifs malgré tout, rappelle Julien. Jérémy a été bon ce soir même s’il ne se trouve pas dans une situation facile. Quand on a une chance, il faut la saisir. C’est ce qu’il a fait. » 

« Jérémy n’a jamais lâché et j’étais très heureux de le voir marquer son premier but, a affirmé pour sa part Patrick Guay. En ce qui concerne la partie, trois matchs en trois jours, ce n’est pas évident, mais on a fait un bon travail. L’esprit d’équipe est excellent. On compte sur de bons leaders et de bons jeunes. Tout le monde s’entend bien et ça paraît sur la glace. »

Ce but de Rainville a semblé inspirer Félix Robert et Samuel Poulin, qui ont offert un coussin de deux buts au Phœnix avant la fin du premier tiers. Marc-André Lecouffe a fait revivre la foule du Centre régional K.-C. Irving en deuxième période en faisant bouger les cordages jusqu’à ce que Bobby Dow effectue une belle montée à l’emporte-pièce. 

Pour la troisième fois, le Titan a marqué le premier but de la période lorsque Liam Murphy a accepté une passe parfaite de son coéquipier Ethan Crossman devant le filet.

Bailey Peach a finalement offert le but d’assurance aux Oiseaux lors d’un avantage numérique et Yann-Félix Lapointe a compté dans un but désert. 

Tyriq Outen a bloqué 32 des 37 tirs reçus. À l’autre bout de la patinoire, Thommy Monette a effectué 21 arrêts sur 24 lancers. 

« J’aime la façon dont Monette joue, précise le pilote des Oiseaux. Tout est une question de confiance. Il progresse bien et il réalise les gros arrêts au bon moment. Il a le talent pour connaître du succès. Il va nous chercher des victoires et c’est la raison pour laquelle je l’envoie devant le filet. J’aime aussi la profondeur de notre offensive. Tout le monde contribue, ce qui explique nos récents succès. »

Pour le Titan, la saison s’annonce longue.

« Ça se replace peu à peu pour nous, a expliqué l’entraîneur du Titan, Mario Durocher. On a disputé une bonne partie vendredi contre Charlottetown et aujourd’hui, c’était une question de revirements. On doit maintenant aller chercher des points pour faire les séries tout en donnant de l’expérience à nos jeunes. »

En vitesse

Le Sherbrookois Alex-Olivier Voyer a vu sa belle séquence prendre fin à dix matchs avec au moins un point en étant blanchi à Bathurst dimanche.

***

Thommy Monette a amélioré son dossier lors du séjour dans les Maritimes. Le gardien recrue présente une fiche de six victoires et une défaite seulement : « Plus je joue, plus je gagne en confiance. Une victoire à Moncton contre l’une des meilleures équipes, c’est toujours motivant et j’ai pu retrouver mon filet à Bathurst pour ajouter une autre victoire à notre fiche », a expliqué le gardien de 17 ans.

***

Les partisans du Phœnix qui on fait le voyage dans les Maritimes ont été choyés : les joueurs les ont récompensés avec 20 buts marqués durant les trois matchs en trois jours.

***

Le Phœnix se prépare maintenant pour son week-end des anciens et les célébrations du 50e anniversaire de la LHJMQ. Il recevra les Wildcats de Moncton vendredi et un match des anciens sera présenté samedi. Ensuite, ce sera au tour des Tigres de Victoriaville de visiter le Palais des sports. Pour l’occasion, le Phœnix revêtira le chandail des Faucons de Sherbrooke.

Phoenix

D'Orio ne peut ralentir Guay et le Phoenix

Le Sherbrookois Alex D'Orio a été bombardé par l'équipe de sa ville natale et le gardien des Sea Dogs s'est incliné par la marque de 5 à 2 contre le Phoenix samedi à Saint-John.

L'Estrie était à l'honneur lors du deuxième match du Phoenix dans les Maritimes: le Sherbrookois William Villeneuve a inscrit son premier but en carrière dans la LHJMQ en première période, mais son ancien coéquipier des Cantonniers de Magog Patrick Guay lui a donné la réplique en nivelant la marque au deuxième tiers, un cinquième but en autant de matchs pour la recrue.

« J’avais déjà eu quelques bonnes occasions de marquer cette saison, mais cette fois, ça y’est! J’espère que ce sera le premier d’une longue série maintenant que la glace est cassée. J'ai juste hâte de gagner désormais. Ça commence à jouer sur le moral, mais on retire du positif depuis quelques matchs », a lancé Villeneuve.

« Quand j'ai vu William marquer, j'étais content pour lui, admet Patrick Guay. Ensuite, j'étais juste heureux de remettre notre équipe dans le match. »

Bailey Peach a poursuivi l'élan offensif des Oiseaux en déjouant D'Orio avec son patin et Taro Jentzsch a accentué l'avance des visiteurs avec un tir du poignet franc dans la partie supérieure. 

Alors que D'Orio se trouvait au banc des siens après avoir reçu 52 tirs, les Sea Dogs ont marqué avec six attaquants sur la glace, l'oeuvre de Mathieu Boucher. Brendan Cregan a cependant tenu le coup jusqu'à la fin en limitant les dégâts. Alex-Olivier Voyer et Benjamin Tardif ont conclu le match avec un but dans un filet désert.

« Alex est le meilleur gardien de la LHJMQ et je ne suis pas gêné de le dire », a avancé Villeneuve.

« Donner une chance à mon équipe de gagner, c'est ma mission chaque soir, a soutenu D'Orio. Je ne peux pas marquer de buts. L'effort est là depuis quelques matchs, au moins. »

« La loi de la moyenne a parlé, a affirmé Voyer. Alex est excellent, on s'attendait à se buter à lui quelques fois. On l'a eu à l'usure. C'est plaisant de voir que les quatre gars de l'Estrie ont bien joué. C'est toujours motivant d'affronter des amis. »

Ce n'est donc pas contre le Phoenix que les Sea Dogs ont pu retrouver le chemin de la victoire, encaissant ainsi un 16e revers de suite. Placé au 8e rang, Sherbrooke a pour sa part gagné une septième partie lors de ses huit dernières sorties.

« Comme entraîneur, je ne voulais pas que notre équipe soit celle qui mette fin à la série de 15 défaites des Sea Dogs. J'y pensais à 3-2, mais je serais surpris que ce soit venu en tête de mes joueurs », avoue Stéphane Julien.

Le Phoenix a pris la direction de Bathurst immédiatement après sa rencontre pour y disputer une dernière partie en trois soirs dans les Maritimes dimanche. 

De grandes retrouvailles à Moncton

La date du 23 novembre est encerclée depuis bien longtemps sur le calendrier de Jérémy Jacques et Jaxon Bellamy. L’heure sera aux retrouvailles vendredi soir à Moncton, puisque les deux anciens membres des Wildcats seront de retour pour la première fois afin d’y affronter leur ancienne formation. Dans le clan adverse, un joueur bien connu des partisans du Phœnix, Anderson MacDonald, devra toutefois regarder la partie du haut des gradins.

Repêché en deuxième ronde par les Wildcats alors qu’il avait déjà annoncé son intérêt de jouer aux États-Unis, le défenseur Jérémy Jacques ne s’est jamais rapporté à Moncton. Le hockeyeur de 17 ans a ensuite été échangé et s’est laissé convaincre par sa nouvelle organisation, le Phœnix de Sherbrooke. 

« Je ne sais pas si les amateurs me hueront. Je ne pense pas, mais on verra! J’avais hâte de venir jouer ma première partie ici à Moncton. Je crois que j’ai été le premier joueur à visiter le Centre Avenir durant sa construction. Ce sera très excitant de jouer dans cet aréna neuf! C’est un sentiment bizarre de revenir ici. La partie sera spéciale pour moi. »

Pour sa part, Jaxon Bellamy a été échangé l’an dernier et retrouvera ses anciens coéquipiers.

« Contrairement à Jérémy, j’ai joué avec l’équipe et je retrouve d’anciens coéquipiers. Je suis très motivé à l’idée d’affronter mon ancienne équipe. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, mais j’ai vraiment hâte! »

Échangé contre un choix de première ronde en 2018 et une sélection de deuxième tour en 2019 à cause d’un surplus de bons défenseurs arrivés à maturité l’an dernier chez les Wildcats, Bellamy garde de bons souvenirs de Moncton. 

« Ça fait spécial de revenir dans un autre aréna que celui d’autrefois! J’espère vraiment aller chercher la victoire vendredi. Pour y parvenir, il faudra commencer la partie en force et utiliser notre vitesse. Notre plus gros défi de notre premier voyage dans les Maritimes est probablement notre match contre les Wildcats. »

Bellamy admet que le prochain adversaire du Phœnix forme une excellente équipe cette saison.

« Ils connaissent du succès cette année. Ils possèdent quatre bonnes lignes, de bons défenseurs et Jérémy McKenna est dominant cette saison. Il possède tout un tir et il a devant lui un bel avenir. »

L’entraîneur Stéphane Julien admet qu’une victoire dès le début du voyage pourrait offrir une bonne dose d’énergie à son club avant de se diriger vers Saint John et Bathurst pour y affronter deux formations de bas de classement, samedi et dimanche. 

« Il faut retrouver rapidement le chemin de la victoire après avoir encaissé une défaite à la suite de nos cinq victoires. Gagner la première partie lors d’un voyage dans les Maritimes, c’est toujours bénéfique. On profitera aussi de ces quatre jours pour souder encore davantage les liens entre nos joueurs en passant du temps ensemble. »

Hockey

Ryan Dasilva : la perle cachée du Phoenix

SHERBROOKE — Le défenseur du Phœnix Ryan DaSilva est en voie de réaliser l’un de ses vœux : terminer en beauté son séjour dans la LHJMQ. Le joueur maintenant âgé de 20 ans n’a jamais obtenu de rôle de premier plan lors de son passage avec les Voltigeurs de Drummondville et l’Armada de Blainville-Boisbriand. À Sherbrooke, la situation est bien différente.

Ryan DaSilva pourrait bien revenir du prochain voyage dans les Maritimes avec un record personnel puisqu’il s’approche de son plus haut total de points obtenus en une saison, et ce, après seulement 23 parties.

Le général à la ligne bleue connaît du succès offensivement depuis le début de la saison. Grâce à ses cinq points amassés lors des cinq derniers matchs, le Franco-Ontarien né d’une mère montréalaise a déjà quatre buts et 13 mentions d’aide à sa fiche, ce qui le place au sixième rang des meilleurs pointeurs de son équipe.

« Dès que le Phœnix a acquis mes services, j’ai su que la direction me voyait remplir un grand rôle au sein de l’équipe et je suis content de connaître une bonne saison, tout comme notre club d’ailleurs. Les entraîneurs souhaitaient que je prenne une partie du leadership dans le vestiaire tout en montrant l’exemple aux plus jeunes sur la glace et c’est ce que je tente de faire chaque match. »

Le Phœnix a trouvé sa perle rare cachée dans la profondeur de l’alignement de l’Armada de Blainville-Boisbriand, équipe avec laquelle il a collectionné 19 points en 54 parties.

« J’ai joué une première année dans une ligue junior A en Ontario, ce qui équivaut au junior AAA ici au Québec. J’avais un rôle offensif et à Drummondville à 18 ans, on m’a donné des responsabilités offensives surtout après avoir effectué des échanges aux Fêtes. À Blainville-Boisbriand, je me retrouvais sur la deuxième vague en avantage numérique ou sur la première quand il y avait des blessures. J’ai accumulé un peu d’expérience. À Sherbrooke, on a deux bonnes unités et c’est l’idéal. »

Ce dernier admet que le hasard fait bien les choses.

« Ce n’est pas une cachette, je n’ai pas toujours obtenu beaucoup de temps de jeu et je suis content d’avoir cette chance à Sherbrooke pour terminer ma carrière junior. Le temps de glace doit toujours se mériter, donc je dois continuer ce que je fais de bien. Même si c’est ma dernière année dans la LHJMQ. Je tente de ne pas trop y penser, mais je suis content de la vivre à Sherbrooke. J’essaie de vivre dans le moment, au jour le jour, comme notre équipe, sans trop penser à l’an prochain. »

Un Sherbrookois comme modèle

Après avoir été repêché par les Greyhounds de Sault-Sainte-Marie dans la Ligue de hockey junior de l’Ontario, Ryan DaSilva a rencontré un bon modèle pour lui, mais dans la LHJMQ.

« J’ai joué avec le Sherbrookois Frédéric Aubé à Drummondville quand il avait 20 ans. Il était un bon leader. Je me retrouve dans la même situation que lui aujourd’hui. J’en suis à ma dernière saison. Fred aidait beaucoup les jeunes et j’appréciais son aide. Il était bon dans le vestiaire et sur la glace. On se parle encore des fois et j’aime avoir ce rôle de leader. »

Même s’il lui reste encore plus de 40 parties à disputer avant la fin de la saison, DaSilva prépare la suite sans trop y penser.

« J’ai toujours pris mes études au sérieux. Je vais évaluer mes options chez les professionnels. Sinon je compte suivre des cours à l’université en retournant peut-être en Ontario. C’est toujours bon d’avoir un plan B même si parfois, on n’est pas obligé de l’utiliser », confie le défenseur du Phœnix.

Hockey

Phoenix : Nicolas Guay a le dessus sur son frère cadet

SHERBROOKE — Un premier affrontement entre les frères Guay a eu lieu dimanche après-midi au Palais des sports et le duel fut à l’avantage du frère aîné Nicolas, qui a eu le dessus sur Patrick grâce à une victoire de 6 à 1 des Voltigeurs de Drummondville contre le Phœnix de Sherbrooke.

Le Phœnix tentait d’obtenir un cinquième gain d’affilé, mais les Sherbrookois ont plutôt disputé leur pire match à domicile devant une maigre foule de 1962 spectateurs.

Chose certaine, la famille Guay était bien présente dans les gradins afin d’assister à ce tout premier duel.

« Toute la famille était là, confirme le capitaine des Voltigeurs, Nicolas Guay. C’était spécial de voir aller mon frère. Il a bien joué. Je le trouvais rapide. J’ai revu les mêmes habiletés qu’il avait quand on jouait à la patinoire du quartier lorsqu’il était plus jeune. Il a sorti ses mains à quelques occasions. On a pu se parler durant l’échauffement et un peu durant la partie. Ce n’était rien de très méchant, juste des choses drôles. »

Les deux frères magogois ont même effectué la mise en jeu protocolaire avant la partie.

« Normalement on envoie un assistant capitaine, mais les vétérans m’ont dit d’y aller, note Patrick Guay. Ça faisait spécial de me retrouver devant mon frère. J’ai aimé ça, mais je suis déçu du résultat. Je n’ai pas fini d’en entendre parler. On s’est revus à une vraie mise en jeu durant la partie. Il ne m’a pas parlé, mais il m’a regardé juste avant que la rondelle soit déposée et ça paraissait qu’il aimait le moment. »

Le Phœnix a connu sa part de difficultés à la fin des différentes périodes. Lors du premier tiers, il a accordé trois buts coup sur coup en fin d’engagement à Brandon Skubel, Félix Lauzon et Gregor MacLeod.

Lors des dernières minutes du deuxième vingt, Cédric Desruisseaux a déjoué Brendan Cregan et le but de Marc-Olivier Duquette a forcé l’entraîneur Stéphane Julien à envoyer Thommy Monette dans la mêlée en troisième période. Ce dernier a cédé devant Jarrett Baker. Patrick Guay a évité le blanchissage en marquant contre Olivier Rodrigue.

« Il pourra au moins dire qu’il a compté à défaut d’avoir gagné! » clame Nicolas Guay.

Une défaite causée par l’inexpérience   

Alors que les Voltigeurs sont arrivés à maturité dans leur cycle cette année, le Phœnix forme l’une des plus jeunes formations de la LHJMQ et en a payé le prix dimanche au lendemain d’une victoire de 7 à 3 contre les Olympiques de Gatineau.

« J’aimais notre début de rencontre jusqu’à ce que les Voltigeurs marquent trois buts en deux minutes, mentionne l’entraîneur Stéphane Julien. On a eu nos chances, mais Rodrigue a réalisé les gros arrêts. Les Voltigeurs venaient de perdre leurs deux dernières parties et on s’attendait à ce qu’ils sortent fort. De notre côté, plusieurs joueurs ont connu un mauvais match et il nous manquait ce petit quelque chose aujourd’hui. L’inexpérience a coûté cher. Je crois que la jeunesse a fait la différence. On sort quand même d’ici la tête haute et on travaillera plus fort cette semaine. »

On dit que dans le monde du hockey, tout peut changer rapidement et on en a eu la preuve dimanche, puisque les Voltigeurs avaient subi une cinglante défaite contre les Olympiques vendredi alors que ces derniers ont goûté à la médecine du Phœnix samedi.

« Après s’être inclinés contre les Olympiques, on est revenus à notre style de jeu et on a gardé ça simple, explique Nicolas Guay. Il ne faut pas paniquer dans ces circonstances. Tout fonctionnait pour nous. Notre gardien a été excellent et on comptait sur tous nos joueurs aujourd’hui. »

« La vitesse des Voltigeurs a déjoué nos défenseurs, souligne Julien. On a surutilisé certains défenseurs avec l’absence de Ryan DaSilva qui a quitté la partie et la blessure à Alexandre Joncas. »

Steve Hartley se disait quant à lui bien heureux de la partie de ses joueurs :

« On n’a pas connu notre meilleur départ, mais Olivier a donné du temps à notre club de se mettre en marche. On a limité leurs chances de marquer et on a bien contrôlé la rondelle dans leur zone », décrit l’entraîneur des Voltigeurs.

Le Phœnix quittera Sherbrooke jeudi afin de disputer trois matchs en trois jours dès vendredi.

« Il faudra sortir plus fort dans les Maritimes sinon le voyage sera long, admet Patrick Guay. Il suffit de travailler plus fort et d’avoir du plaisir pour obtenir du succès. On sait que les Voltigeurs forment une bonne équipe, mais on profitera d’une bonne semaine d’entraînement en espérant renouer avec la victoire dès vendredi à Moncton. »

Phoenix

Le Phoenix et Voyer ne dérougissent pas

Alex-Olivier Voyer connait les meilleurs moments de sa carrière junior et le Phoenix en bénéficie. L'attaquant sherbrookois a marqué deux buts dans un gain de 7 à 3 des Oiseaux, samedi après-midi au Palais des sports.

Grâce aux 13e et 14e buts de Voyer, le Phoenix a obtenu une cinquième victoire de suite.

« Je fais des choses simples qui paient normalement, comme aller au filet, tirer régulièrement, avoir une bonne préparation et continuer de travailler fort même si ça va bien, informe-t-il. Je ne m’applique pas de pression supplémentaire même si je connais une belle séquence. Je ne fais que surfer là-dessus et même si je ne compte à la prochaine partie, ce ne sera pas grave: tant que mon équipe gagne. »

Le Phoenix a pris les devants 1 à 0 à la suite du but de Taro Jentzsch en première période. Les Olympiques sont revenus de l'arrière en déjouant Thommy Monette à trois reprises en deuxième période: Charles-Antoine Roy et Gabriel Bilodeau ont touché la cible et Maxim Trépanier a répliqué au but d'Oliver Okuliar: 3-2 Gatineau après deux périodes.

« Le match a été chaudement disputé dans les 40 premières minutes de jeu, soutient l’entraîneur Stéphane Julien. Le jeu semblait décousu parce qu’il n’y avait pas beaucoup d’espace sur la glace. On a beaucoup mieux joué en troisième période en utilisant notre vitesse et en profitant de nos avantages numériques.»

L'attaque du Phoenix a explosé au dernier tiers. Voyer a réveillé sa troupe en déjouant Creed Jones, suivi des buts de Samuel Poulin et Bobby Dow. Le but de Poulin fera certainement partie des faits saillants de la semaine.

« Peach m’a fait une belle passe devant le filet et je pratique ce tir du revers régulièrement lors des entraînements. Cette fois-ci, j’ai réussi à placer la rondelle dans la partie supérieure », a raconté Poulin. 

Ryan DaSilva a marqué dans un filet désert et Voyer a complété le pointage en ayant le meilleur sur Jones, qui accordait un sixième but sur 36 tirs reçus. Monette a terminé sa journée de travail avec 18 arrêts. 

« On est les premiers sur la rondelle, on applique une belle pression sur l’autre équipe et on passe beaucoup de temps en zone offensive, donc la rondelle demeure loin de notre filet, explique Poulin. Toutes ces petites choses font en sorte que notre équipe gagne dernièrement. »

Voyer compte désormais 12 buts à ses sept derniers matchs. Il tentera d'allonger sa séquence à huit parties avec au moins un but dimanche contre les Voltigeurs de Drummondville.

 « Je joue avec confiance, comme mes coéquipiers, admet Voyer. C’est la clef dans tous les sports. On doit garder nos émotions au même niveau sans être trop haut quand ça va bien et sans être trop bas quand ça va mal. L’énergie est bonne et le défi sera grand dimanche contre les Voltigeurs. »

« Comme certains disent, il nous a enfin écouté, lance à la blague Stéphane Julien concernant Voyer. Non sérieusement, Alex-Olivier se place toujours devant le filet, il se tient dans la zone payante et il a le momentum. Je suis aussi content du jeu de Samuel Poulin. Il a connu de bons matchs avec l’équipe de la LHJMQ contre la Russie et il doit bâtir là-dessus. Pour dimanche, les Voltigeurs ont accordé 12 buts à leurs deux derniers matchs et ils se présenteront au Palais des sports avec le couteau entre les dents. Les dix première minutes seront difficiles parce qu’ils commenceront le match en force, j'en suis certain. »

Phœnix

Week-end parfait pour le Phœnix

Le Phœnix de Sherbrooke a été sans pitié pour les Cataractes de Shawinigan, samedi en Mauricie, dans un gain de 5-2. Non seulement a-t-il dominé au chapitre des tirs au but par 45-19, il a de plus récolté un neuvième point sur une possibilité de 10, à ses cinq derniers matchs.

Lors d’une longue saison comme celle de la LHJMQ, il faut savoir profiter des affrontements face aux formations du bas du classement ; et c’est justement ce qu’à fait le Phœnix, en triomphant coup sur coup des Cataractes et des Sea Dogs de St John, vendredi, deux formations qui ne totalisent que sept victoires ensemble.

Tous les points sont importants.

« C’était l’essence du message livré aux gars avant ces deux matchs ; ce sont des points dont on a besoin. Les gars ont bien compris le message et chaque fois, on a connu un très solide début de match. Je suis très content de leur réaction. Ce n’est jamais évident d’affronter ce genre de formation ; il y a le danger du gain personnel pour le joueur, qui voudrait en profiter pour inscrire plus de points. Mais je n’ai pas eu du tout ce sentiment ; il n’y a pas eu d’individualisme. Je suis très satisfait de mes joueurs », a dit Stéphane Julien.

Le Phœnix montre désormais une production de 24 points en 21 matchs, seul au huitième rang du classement cumulatif de la LHJMQ.

Patrick Guay, avec deux, Alex Olivier Voyer, Olivier Okuliar et Nathaël Roy ont marqué pour Sherbrooke. Pour Voyer, il s’agissait de son 10e but à ses six derniers matchs.

« Depuis son arrivée avec nous, il a une très bonne attitude et un éthique de travail sans reproche. Mais les buts ne venaient pas. Je lui ai donné l’exemple de Mathieu Olivier qui, l’an dernier, amassait ses buts positionné devant le filet adverse. Il a compris le message et ça s’avère payant pour lui. »

« On a 13 ou 14 attaquants qui ont tous contribué à l’attaque depuis le début de la saison. C’est très intéressant d’avoir cette profondeur, d’avoir trois lignes d’attaque qui peuvent causer des dommages. »

Samedi, les Cataractes ont accordé les deux premiers buts du duel. Après avoir réduit l’écart de moitié, le Phœnix n’a eu aucun mal à porter la marque à 5-1 en deuxième, se promenant à sa guise dans l’enclave devant le gardien de 16 ans Antoine Coulombe. Les locaux ont bien ajouté un deuxième but mais c’était dans une cause perdue d’avance, et le Phœnix n’a eu aucun mal à se diriger en troisième vers sa quatrième victoire d’affilée. Pour les Cataractes, c’était un cinquième revers de suite.

Seulement Mathieu Boulianne et Anthony Imbeault ont réussi à déjouer Brendan Cregan.

Dans l’autre vestiaire, Stéphane Julien était rassasié. « On a joué un bon match. On a connu un bon départ et si on oublie les quelques minutes qui ont suivi le premier but des Cataractes, on a été solides. Il nous manquait des réguliers en défense, ceux qui sont venus nous donner un coup de main (Mirco Fontaine et Marc-Antoine Pépin, NDLR) ont bien fait ça. » 

Le Phœnix profite d’une semaine d’entraînement avant de reprendre l’action, en accueillant les Olympiques de Gatineau, samedi à compter de 16 h

« C’est une semaine qui arrive à point ; personne ne joue dans la LHJMQ. Ça va nous faire du bien, on a joué pas mal de matchs depuis le début de saison et on a eu notre lot de blessés. Des gars comme Alexandre Joncas ou Olivier Crête-Belzile, qui sont évalués chaque jour, vont en profiter pour récupérer », a dit Stéphane Julien.