Sports

Le Phoenix se bat lui-même

C’était si bien parti. Les premières minutes du match présageaient toute une rencontre entre le Phoenix et les Voltigeurs. Mais les punitions en rafale ont coulé les Sherbrookois, qui ont dû s’avouer vaincus par la marque de 8-0 samedi à Drummondville.

Les hommes de Stéphane Julien ont été pris en défaut à neuf reprises, dont cinq fois en première période. De leur côté, les Voltigeurs n’ont jamais été punis.

« Je ne comprends pas. On parle de discipline constamment. C’est complètement ridicule. C’est surtout embarrassant de voir nos vétérans être punis de la sorte », admet Julien.

Connor Bramwell a d’abord profité d’une pénalité d’intensité de Samuel Poulin pour inscrire les siens à la marque.

Jaxon Bellamy a par la suite effectué sa pire présence sur la patinoire depuis son acquisition par le Phoenix : deux punitions sur la même séquence, ce qui a mené au but de Cédric Desruisseaux.

Une période à oublier pour le Phoenix, durant laquelle Nicolas Poulin et Marc-Olivier Duquette ont jeté les gants… après une punition décernée à Poulin.

Le festival offensif à sens unique s’est poursuivi. Joe Veleno a marqué son premier et son deuxième but dans l’uniforme des Voltigeurs.

Comme si ce n’était pas assez, Nicolas Beaudin en a rajouté en avantage numérique, ce qui a montré la porte de sortie à Reilly Pickard.

Daven Castonguay a rapidement souhaité la bienvenue à Brendan Cregan : 6-0 pour les locaux après 40 minutes.

Stéphane Julien aurait souhaité un réveil, aussi léger soit-il, de la part de ses joueurs, mais Pavel Koltygin a ajouté l’insulte à l’injure dès la reprise du jeu au dernier tiers, tout comme Morgan Adams-Moisan, qui a porté le pointage à 8-0.

Phoenix de Sherbrooke

Le Phœnix surprend l’Océanic

La recrue de l’heure était en ville vendredi et le Phœnix avait le mandat de la contenir. Les Sherbrookois peuvent dire mission accomplie. Malgré un but d’Alexis Lafrenière, les hommes de Stéphane Julien ont vaincu l’Océanic de Rimouski par la marque de 2-1.

Le Phœnix tenait à mettre fin à sa série de trois revers et a réussi de brillante façon. C’est d’ailleurs avec soulagement que Hugo Roy a marqué le but vainqueur après avoir raté sa couverture défensive sur le filet d’Alexis Lafrenière.

« Il faut savoir reconnaitre nos erreurs. J’ai commis une faute et je me suis bien repris. J’étais content d’aller chercher le gros but pour mes coéquipiers. On peut faire des erreurs, mais il faut les réparer. C’était une partie difficile physiquement et mentalement. Quand tout le monde travaille ensemble, le rouleau compresseur passe et on peut accomplir de belles choses », a raconté le capitaine Hugo Roy.

L’Océanic possède en effet un trio redoutable et le Phœnix devait se concentrer sur lui.

« À la fin, j’ai mis mes trois joueurs de 20 ans ensemble contre leur gros trio et ils ont bien fait. Notre gardien a été excellent, tout comme Colten Ellis, qui a notamment effectué un arrêt incroyable sur Samuel Poulin », a expliqué Stéphane Julien.

Lafrenière marque, mais perd

Le Phœnix a d’abord ouvert la marque au milieu de la première période par l’entremise de Kevin Gilbert, qui a accueilli une magnifique passe de Samuel Poulin.

Il aura fallu attendre jusqu’à la fin du deuxième tiers avant de voir l’Océanic faire bouger les cordages. Et qui d’autre que la recrue Alexis Lafrenière pour niveler la marque. Un but chanceux, toutefois.

« On a connu plusieurs parties comme celle-là sans pouvoir vaincre notre adversaire, mais cette fois on repart avec les deux points, souligne le gardien Reilly Pickard, qui a fait face à 29 tirs. C’est spécial d’affronter un aussi bon joueur de 16 ans, mais pour moi, c’est un adversaire comme un autre. Je respecte beaucoup l’Océanic, qui forme une excellente équipe. »

Après avoir été plutôt amorphe au second vingt, le Phœnix a repris les devants grâce à un tir des ligues majeures du capitaine Hugo Roy.

« On doit dire merci à notre capitaine! Il a fait preuve de caractère », a ajouté Pickard.

Hockey

Le Phœnix perd un match de fou

Ce n’était vraiment pas parti pour ça, mais la minuscule foule qui s’est déplacée au centre Robert-Guertin mercredi soir a été récompensée en restant jusqu’à la fin en assistant à un événement peu commun.

Les 1843 spectateurs annoncés ont eu droit à 40 minutes de jeu terne de la part des Olympiques de Gatineau, mais les 20 dernières minutes ont tout effacé pour faire passer ce match dans la catégorie des légendes pour les locaux.

Les protégés d’Éric Landry ont d’abord comblé un déficit de 4-2 après deux périodes pour transformer une prestation décevante en victoire de 7-5 contre le Phœnix de Sherbrooke. Marek Zachar, Mathieu Olivier, Nicolas Poulin, Yaroslav Alexeyev et Nicolas Roy ont marqué dans la défaite pour les visiteurs.

Pour couronner ce match de fou, le gardien Tristan Bérubé est devenu le troisième gardien des Olympiques à marquer un but au cours de l’histoire récente. Après François Brassard et Mathieu Bellemare, Bérubé a expédié un haut ballon dans une cage déserte pour concrétiser la victoire des siens.

Le gardien était fou de joie. Ne sachant pas trop quoi faire pour célébrer, il a suivi la recommandation du capitaine Alex Breton d’aller «taper dans les mitaines» des joueurs au banc comme le font tous les buteurs !

«C’est un rêve de jeunesse de marquer un but. Comme gardien, tu y penses souvent, mais les occasions sont rares. J’ai eu la chance de l’essayer en fin de match et j’ai probablement réussi mon meilleur tir à vie sur la séquence ! Avec une avance d’un seul but, c’était risqué un peu, mais j’ai expédié la rondelle haut dans les airs pour être sûr que mon tir ne serait pas intercepté. J’étais tellement content, je ne savais pas comment réagir ! Je ne me rendais pas compte de ce qui venait de se passer ! Puis, Alex Breton m’a dit d’aller au banc !»

Bérubé était bien au fait de l’historique des gardiens des Olympiques capables de marquer des buts.

«Quand Mathieu a compté l’année dernière, j’étais tellement heureux pour lui. Je me disais que ça devait être tripant. Puis, nous étions déjà tous les deux au courant des exploits offensifs de François Brassard.»

Le gardien de 18 ans a également fait son travail de bloquer des rondelles. Les Olympiques ont été dominés 39-29 au chapitre des tirs par les Sherbrookois et Bérubé a souvent été laissé à lui-même pendant les deux premières périodes. Ses prouesses ont permis à ses coéquipiers de remonter la pente en troisième période grâce à deux buts de Shawn Boudrias. Anthony Beauchamp avait amorcé la remontée, puis Giordano Finoro a lui aussi inscrit son deuxième but du match pour donner une première avance de 5-4 aux locaux à la 52e minute de jeu.

Dans cette première victoire en cinq matches, les partisans des Olympiques ont peut-être assisté à la naissance d’une étoile. Rappelé des Lions du Lac St-Louis pour venir en aide à une attaque moribonde, Brandon Frattaroli a connu un début de carrière de rêve dans la LHJMQ en héritant la première étoile avec trois mentions d’aide.

L’avantage numérique, qui a produit trois buts en quatre tentatives, a aidé les Gatinois à revenir de l’arrière. Celle des Sherbrookois s’est réveillé après un long passage à vide, mais ça n’a pas été suffisant pour aller chercher les deux points.

Frattaroli se pince

Brandon Frattaroli devait se pincer à la fin de la rencontre. Jamais il n’aurait osé croire qu’il récolterait trois points à son baptême dans le circuit Courteau.

«Jamais ! J’étais nerveux parce que c’est mon objectif de jouer dans cette ligue. La marche est grande entre le midget AAA et la LHJMQ, mais j’arrivais en pleine confiance», a dit celui qui venait d’inscrire 14 points à ses cinq derniers matches avec les Lions. Il était également le deuxième meilleur compteur de la ligue avec 56 points en 31 matches.

Rapidement, il s’est retrouvé avec des joueurs offensifs pour se mettre à l’aise. Il s’est bien entendu avec Giordano Finoro et Jeffrey Durocher. «C’est une belle connexion italienne ! Finoro m’a aidé à me calmer avant le match. Je suis content des points, mais surtout de la victoire.»

Hockey

Le Phœnix à la sauce CH

Quelle est la ressemblance entre le Phœnix de Sherbrooke et le Canadien de Montréal dernièrement : les deux lancent, mais ne gagnent pas.

Comment faire pour tirer à 50 reprises et ne pas réussir à marquer suffisamment pour gagner? Demandez au CH et au Phœnix, ils vous le diront. C’est du moins ce que nous avons fait en posant la question à l’entraîneur sherbrookois Stéphane Julien.

« Certains peuvent croire que nous tombons sur des gardiens qui sont en feu. Ils n’ont pas toujours tort. Mais nos joueurs doivent être plus affamés devant le filet. Garder le jeu simple ne serait pas une mauvaise chose. Parfois, on tente un jeu compliqué, on réfléchit, et on attend trop jusqu’à être rendu devant le logo du chandail du gardien adverse. Les chances sont là, il faut les saisir », explique Julien.

Il faut marquer

Après une défaite surprenante contre les Foreurs de Val-d’Or en fusillade et un revers moins surprenant face aux Huskies de Rouyn-Noranda, le Phœnix devra trouver le moyen de marquer le but qui fait la différence. Et vite...

Mathieu Marquis a été nommé la première étoile du match après avoir affronté 49 lancers. Zachary Émond, lui, a reçu 48 tirs pour ainsi en arrêter 47. Puis ce n’est pas la première fois cette saison qu’un gardien vole la vedette contre les Oiseaux, reconnus pour lancer énormément.  

« On fera face à beaucoup d’adversité dans les prochains jours. De gros clubs nous affronteront et il faut retrouver le chemin de la victoire d’une façon plus constante. En fin de saison, le dernier blitz sera plus favorable pour nous. On ne doit pas attendre jusque-là pour accumuler des victoires consécutives tout en évitant les mauvaises séquences. »

Le Phœnix n’est qu’à une défaite de la fiche de .500. Un peu à cause de sa fiche de 3-5-1-1 lors des dix derniers matchs. Sans oublier sa longue séquence sans victoire connue plus tôt cette saison.

Peu importe la position à laquelle termine la troupe de Stéphane Julien, elle devra probablement battre un adversaire de taille en séries éliminatoires. Elle qui souhaite gagner la première ronde de son histoire.

La chance, ou la malchance, décidera de son sort. Car il n’y a que les Islanders de Charlettetown, les Olympiques de Gatineau et, à la limite, les Remparts de Québec qui peuvent être exclus du lot des puissances de la LHJMQ pouvant jouer contre le Phœnix au premier tour.

D’ailleurs, si la saison se terminait aujourd’hui, le Phœnix retrouverait sur son chemin son ancien gardien numéro 1 des dernières années : Evan Fitzpatrick et le Titan d’Acadie Bathurst.

« C’est pour cette raison que la partie de demain (mercredi) devient un match de quatre points. Les Olympiques sont une équipe que nous devons battre. Je veux voir mes joueurs marquer sur leurs poussées à deux contre un. Je souhaite aussi voir les gars compter en avantage numérique. C’était notre force en début de saison et depuis quelques semaines, c’est plus difficile. »

Brendan Cregan sera envoyé devant le filet pour le clan sherbrookois, mercredi soir à Gatineau. Kolby Johnson pourrait regarder la partie du haut de la passerelle. Reste à décider qui sera laissé de côté en défensive.

« Tout sera une question d’attitude d’ici la fin de la saison. On pourra bientôt compter sur Luke Green prochainement, alors tout le monde souhaite garder sa place au sein de l’alignement et aider l’équipe à arriver dans un bon état d’esprit en séries éliminatoires », termine l’entraîneur.

Phoenix de Sherbrooke

Le Phoenix l’échappe face aux Foreurs

Les Foreurs de Val-d’Or ont profité des largesses en défensive du Phoenix de Sherbrooke pour les battre 3 à 2 en tirs de barrage, dimanche après-midi. Le Phoenix a donc récolté un seul point sur une possibilité de quatre au cours de la fin de semaine.

Malgré plusieurs opportunités et 49 tirs dirigés vers le filet adverse, le Phœnix n’a pas réussi à marquer le but qui aurait pu faire une différence. « On a eu un bon début de match, a commenté l’entraîneur-chef, Stéphane Julien, après la rencontre. On se cherche offensivement en ce moment. Les chances sont là, mais on n’est pas capable d’aller chercher les gros buts. »

La panne sèche en avantage numérique s’est poursuivie contre les Foreurs. Les Sherbrookois n’ont inscrit qu’un seul but avec l’avantage d’un homme en 11 parties. « Les chances sont là, mais la confiance n’y est pas, analyse encore Julien. On n’est pas opportunistes et ça nous a fait mal. »

Le match en bref

Ce sont les Oiseaux qui ont frappé les premiers. Félix Robert a complété le magnifique tic-tac-toe orchestré par Evan MacKinnon et Benjamin Tardif pour donner l’avance à son équipe.

Les Foreurs ont donné la réplique moins de deux minutes plus tard. Jérémy Michel a battu de vitesse les défenseurs des locaux et déjouer Reilly Pickard d’un tir précis dans la lucarne.

Marek Zachar a ensuite utilisé sa vitesse pour battre tout le monde sur la patinoire, sauf le gardien des Foreurs qui a bien suivi le no 69, le privant ainsi de doubler l’avance des siens.

La chance a souri aux locaux par la suite. Jaxon Bellamy, bien placé à la pointe, a dirigé un puissant lancer des poignets vers le but adverse. Frappant de plein fouet le poteau, la rondelle a ensuite dévié sur le gardien pour se retrouver au fond de la cage.

En désavantage numérique, les Foreurs ont ramené tout le monde à la case départ. Profitant d’un manque d’exécution en territoire du Phœnix, Julien Tessier et Nicolas Ouellet se sont échappés à deux contre zéro. Ouellet s’est servi de l’occasion pour enfiler son 18e  filet de la saison.

Les erreurs défensives ont coûté cher au Phœnix, selon Stéphane Julien. « Il y a des défenseurs avec qui ça a été plus difficile ce soir. On a essayé de faire des passes impossibles. Par contre, ce n’est pas un match décevant. On aurait pu le gagner », a-t-il commenté.

Les deux gardiens se sont signalés en prolongation. Coup sur coup, Reilly Pickard et Mathieu Marquis ont stoppé David Noël et Marek Zachar, donnant ainsi une chance à leur équipe respective de se sauver avec la victoire. Nicolas Ouellet a scellé l’issue du match en tirs de barrage grâce à un bon tir dans le haut du filet.

Le Phœnix sera en action mercredi à Gatineau pour y affronter les Olympiques.

Phoenix

Le Phœnix retrouve le chemin de la victoire

Le Phoenix de Sherbrooke a retrouvé le chemin de la victoire, dimanche. Après avoir perdu trois matchs de suite, les hommes de Stéphane Julien ont défait les Tigres de Victoriaville par la marque de 2 à 1 en prolongation dans un match des plus serrés.

L’entraîneur-chef du Phoenix a salué la performance de sa troupe. « On a joué un bon match. Dès le départ, j’ai senti que les gars étaient dedans. C’était comme un match de séries. Les deux gardiens ont connu une partie exceptionnelle. Nous sommes bien sortis contre l’une des meilleures équipes de la ligue », a-t-il commenté lors d’une entrevue téléphonique.

Lire aussi: Troisième revers de suite pour le Phoenix

Après une période sans but, ce sont les Tigres qui ont noirci la feuille de pointage les premiers. Profitant d’un quatre contre trois, Félix Lauzon, bien posté devant le filet, a profité d’un retour de lancer accordé par Reilly Pickard pour donner l’avance à son équipe.

Les Sherbrookois ont riposté quatre minutes plus tard. Profitant d’un avantage numérique, Nicolas Poulin, bien placé au haut des cercles, a eu tout le temps au monde pour décocher un bon tir des poignets, déjouant ainsi Étienne Montpetit.

« Ça faisait huit matchs qu’on n’avait pas compté en avantage numérique, rappelle Julien. C’est notre point négatif depuis quelques matchs. Ce n’est pas une question de structure, mais une question de confiance », poursuit le manitou des Oiseaux.

Après une troisième période sans histoire, Nicolas Poulin a compté son deuxième but du match en prolongation, donnant ainsi la victoire à son équipe. Le numéro 26 des Oiseaux a soutiré la rondelle au défenseur Dominic Cormier et a logé la rondelle dans le haut du filet, mettant ainsi fin à la séquence de défaites.

Il s’agit donc de la première victoire de Reilly Pickard en tant que membre du Phoenix de Sherbrooke. « Il a été extraordinaire. Quand tu joues contre des joueurs dangereux comme Abramov, il faut faire les arrêts au bon moment. Il l’a fait. Les joueurs aussi se sont impliqués défensivement. C’est du positif », analyse Stéphane Julien.

Les Sherbrookois ont également pu compter sur le retour de Marek Zachar, qui faisait un retour dans la formation après son passage au Championnat du monde junior.

Le Phoenix sera de retour sur la surface glacée vendredi alors qu’il croisera le fer avec les Huskies de Rouyn-Noranda sur le coup de 19 h.

Hockey junior

Troisième revers de suite pour le Phoenix

QUÉBEC — Le début de l’année 2018 n’a pas encore souri au Phoenix de Sherbrooke, qui s’est incliné 4-1 face aux Remparts de Québec, samedi, devant 9034 spectateurs réunis au Centre Vidéotron.

Il s’agissait d’une troisième défaite d’affilée pour la formation de Stéphane Julien depuis le retour du jour de l’An. La semaine chargée du Phoenix se poursuit, dimanche, avec un arrêt à Victoriaville dans le cadre d’un troisième match en trois jours, mais aussi d’un quatrième en cinq face à des adversaires de qualité.

«Ce n’est pas évident, car on affronte de bonnes équipes. Il faut aller chercher le plus de points possible toutes les fins de semaine d’ici la fin de la saison, et ces petits matchs où l’on a une baisse de régime, il faut revenir rapidement», notait l’entraîneur-chef du Phoenix.

Les Remparts ont pris les devants 1-0 en première et menaient 3-0 en deuxième avant que les visiteurs de l’Estrie ne s’inscrivent au pointage avec moins d’une minute à faire avant la fin de cette période. Un lancer plutôt anodin de Thomas Grégoire a alors échappé au gardien Antoine Samuel, auteur de sa deuxième victoire en deux départs avec sa nouvelle équipe. À l’autre bout, Brendan Gregan, qui a reçu 29 lancers contre 33 pour Samuel, a eu souvent de la circulation devant lui sur les réussites des locaux.

«On n’a pas joué un mauvais match, mais leur premier trio et leur gardien ont été supérieurs aux nôtres. On a eu de la difficulté à jouer 60 minutes solides. Ils n’ont pas réussi des buts tic-tac-toe, ils ont travaillé pour les avoir, et de notre part, on a cédé des buts par manque d’effort», ajoutait Julien.

Pendant que Sherbrooke était privé du Tchèque Marek Zachar, le Suisse Philipp Kurashev a disputé un fort match pour les vainqueurs avec un doublé (9e et 10e). Il joue du hockey inspiré depuis son retour du Championnat mondial junior, vendredi.

«Il a un lancer dévastateur et on veut qu’il s’en serve de plus en plus. Il l’a fait et il en a profité. Si on veut se donner une chance, ça doit passer par nos meilleurs joueurs, et Phil est l’un de ceux-là», indiquait l’entraîneur-chef des Remparts Philippe Boucher.

Les autres buteurs ont été Matthew Boucher (20e) et Christian Huntley (5e). Le capitaine des Remparts devenait le premier joueur de la présente édition à atteindre le plateau des 20 buts. Il le faisait pour une troisième saison d’affilée.

Pas de transaction

Le Phoenix n’a procédé à aucune transaction dans les dernières heures de la limite permise, samedi. «On a essayé, on a fait des offres très alléchantes. On voulait s’améliorer à l’attaque, surtout au centre, mais les équipes veulent les garder et les prix étaient élevés», confiait Julien.

Par ailleurs, les Foreurs de Val-d’Or ont confirmé, samedi, que le directeur général Pascal Daoust assumerait l’intérim derrière le banc jusqu’à la fin de la saison en remplacement de Mario Durocher depuis son récent divorce avec l’organisation.

Phoenix de Sherbrooke

Défaite amère contre l’Armada

Parfois, une équipe a l’impression d’avoir volé un point en s’inclinant en prolongation. Mais vendredi soir, les visages étaient longs chez le Phœnix à la suite de cette défaite de 4-3 contre l’Armada de Blainville-Boisbriand.

C’était soir de première au Palais des sports. Le gardien Reilly Pickard effectuait ses débuts dans l’uniforme du Phœnix. Jaxon Bellamy aussi, lui qui a traversé la tempête afin de disputer son premier match à Sherbrooke.

« Le résultat est dur à avaler, soutient le nouveau portier sherbrookois. On avait pourtant joué une bonne partie et ils ont gagné sur un seul beau jeu réalisé par le meilleur joueur du circuit. C’était différent de jouer pour le Phœnix. Je me sentais bizarre après avoir évolué plus de trois ans avec le Titan. Mais je voulais la victoire. »

C’est effectivement Alex Barré-Boulet qui a mis fin au débat avec une pièce de jeu spectaculaire.

« On s’est bien battus du début jusqu’à la fin, a avancé l’entraîneur Stéphane Julien. On a obtenu plus de chances de marquer que l’adversaire. On a bien maîtrisé les gros joueurs adverses en désavantage numérique, mais on a manqué nos chances en prolongation en ratant le but. Je ne peux pas en vouloir aux joueurs. On méritait les deux points, mais le premier marqueur de la LHJMQ a trouvé une façon de compter le gros but. »

« On est contents d’avoir obtenu un point, mais tout le monde souhaitait en avoir deux. On a été capables de rivaliser, il fallait gagner », a expliqué Kevin Gilbert, la deuxième étoile du match.

Alexandre Joncas semblait aussi déçu à la fin de la rencontre :

« Il aurait fallu être plus opportunistes et après nos deux parties contre les Voltigeurs de Drummondville et l’Armada, on sait qu’il est possible de tenir notre bout. »

Une partie de ping-pong

Les 1887 amateurs qui ont bravé le froid et la neige ont eu droit à une vraie partie de ping-pong, alors que les deux équipes se renvoyaient la balle.

Charles-Antoine Giguère a ouvert la marque en première période suivi de Kevin Gilbert : 1-1 après 20 minutes de jeu.
Aleksi Anttalainen a redonné l’avance à l’Armada en fin de deuxième et Benjamin Tardif a répliqué lors du dernier tiers. Rémy Angelhart croyait avoir donné la victoire aux siens. Hugo Roy a cependant répliqué en fin de partie pour ainsi forcer la tenue de la prolongation. Et on connait la suite.

« Pickard a été solide, assure Julien. Il a bien joué la rondelle derrière son filet, chose que nous n’avons pas vue souvent dernièrement, et il s’est montré très combattif. Du côté de Bellamy, il a roulé durant 8 h dans la tempête et il est arrivé juste avant la partie. Ce n’est pas évident de comprendre notre système que nous lui avons expliqué deux minutes avant la partie. »

« J’ai bien aimé le travail de notre gardien et j’ai été impressionné par la vision de Bellamy, qui n’a que 16 ans », renchérit Gilbert.

« J’aime l’attitude de Reilly et Jaxon amène un aspect physique à notre jeu », résume Joncas.

Bellamy se disait finalement satisfait de sa première expérience au Palais des sports.

« On a montré du caractère et on n’a pas été chanceux en prolongation. Mon voyage vers Sherbrooke était fou. Mes parents et moi sommes partis en matinée en pleine tempête. Je ne pensais jamais me rendre. On a même eu un accrochage. Je suis content de rejoindre un bon groupe de joueurs comme celui du Phœnix. »

Phoenix de Sherbrooke

Améliorer le présent…et le futur

Le plan de Jocelyn Thibault s’éclaircit : améliorer le présent tout en préparant l’avenir. Pour le directeur général du Phœnix, pas question d’être une fois de plus éliminé en première ronde. Et ce, pas au détriment de l’avenir de l’organisation. Bien au contraire.

En acquérant les services de Jaxon Bellamy, la défensive sherbrookoise compte un espoir de plus. Un espoir qui aura certainement son mot à dire dans les succès de l’équipe dès cette saison selon le DG de l’équipe.

« On n’a pas agi comme le Titan, l’Armada ou les Tigres, rappelle Thibault. On tenait à conserver nos jeunes joueurs et nos choix au repêchage le plus possible. Ce sont les jeunes, l’avenir de l’organisation. On voulait aussi avoir une chance de gagner dès cette année. »

En conservant des joueurs comme Luke Green, le message est clair.

« On envoie un signal à l’équipe et à nos partisans : on a tout pour gagner nos premières rondes de séries et par la suite, tout peut arriver lors des éliminatoires. J’ai l’impression de pouvoir avoir du succès avec cet alignement sans attendre un an ou deux. Nos amateurs méritent ça. »

Phoenix de Sherbrooke

Cregan magistral dans la défaite

Malgré une prestation monstre du gardien Brendan Cregan devant son filet, le Phœnix s’est incliné par la marque de 4-3 contre les Voltigeurs de Drummondville, mercredi soir au Palais des sports. Les Oiseaux ont également conclu une transaction majeure peu de temps avant le match avec les Wildcats de Moncton.

Le gardien sherbrookois a tenu son équipe dans la partie jusqu’à la toute fin. Alors que la marque était de 2-2 avec un peu plus de quatre minutes à jouer, Cédric Desruisseaux a marqué le but vainqueur pour ainsi offrir les deux points aux visiteurs.

Lire aussi: La fin pour Fitzpatrick à Sherbrooke

« On a bien joué durant les deux premières périodes, on a eu nos chances en troisième, mais on a mal surveillé l’adversaire à la fin et je trouve ça dommage, admet l’entraîneur Stéphane Julien. C’est inacceptable de donner trois surnombres de cette façon dans un moment aussi important. Leur premier trio a été excellent. On n’a pas été capables de le maitriser. C’est aussi simple que ça. »

« C’est décevant parce que nous étions si près d’empocher des points, indique le portier Brendan Cregan. On n’a pas à être gêné parce qu’il y a plusieurs points positifs à retenir. On a été capables d’être aussi rapides et intenses que les Voltigeurs, réputés pour être une équipe dangereuse. On doit construire là-dessus. Je me sentais bien devant le filet, mais j’aurais voulu gagner. Je vise toujours les deux points. »

Hugo Roy a rapidement ouvert la marque en déjouant Olivier Rodrigue et les Voltigeurs ont répliqué deux fois par l’entremise de Nicolas Guay et Morgan Adams-Moisan au premier vingt.

Nicolas Poulin a ramené les deux clubs à la case départ et c’est à ce moment que Desruisseaux a mis fin aux espoirs des Oiseaux au dernier tiers.

Yvan Mongo a marqué dans une cage déserte. Yann-Félix Lapointe a déjoué Rodrigue à la toute fin alors qu’il ne restait que six secondes à faire à la rencontre. Trop peu trop tard.

« On a travaillé durant tout le match pour aller chercher la victoire et c’est dur de voir la marque finale, admet le défenseur Thomas Grégoire. On a eu nos chances, j’ai raté le but à quelques occasions et tout le monde est déçu. On devra garder la même intensité pour aller chercher des points importants dans les prochains matchs. Tous les joueurs sont contents de voir cette prestation de la part de Cregan. Avec le départ de notre gardien étoile Evan Fitzpatrick, on est rassurés de voir que Cregan a protégé la cage de cette façon. »

Le Phœnix a dirigé 31 tirs vers Rodrigue, tandis que Cregan a fait face à 34 lancers.

Prochaine partie du Phœnix : vendredi à Sherbrooke contre l’Armada de Blainville-Boisbriand.

Un espoir s’ajoute à la défensive du Phœnix

Le Phœnix de Sherbrooke a fait l’acquisition de Jaxon Bellamy, choix de première ronde en 2017 des Wildcats de Moncton, en retour d’un choix de première ronde en 2018, qui appartenait à Blainville-Boisbriand, et d’une sélection de deuxième tour, celle de 2019 offerte par Moncton plus tôt cette saison.

Bellamy est un défenseur format géant de 6’3 et 185 livres. Vu comme l’un des meilleurs espoirs du repêchage de la LHJMQ en 2017, il avait toutefois glissé jusqu’au 16e choix de première ronde puisqu’il s’était montré intéressé au circuit américain, mais acceptait de rejoindre les Wildcats de Moncton, qui l’ont donc sélectionné.

Le joueur de 16 ans sera admissible au repêchage de la LNH en 2019. Le représentant du Canada lors du Championnat mondial des moins de 17 ans a amassé trois points en 24 matchs à ses débuts dans la LHJMQ avec les Wildcats.

Vincent Lampron échangé

Le directeur général Jocelyn Thibault n’a pas voulu confirmer la nouvelle, mais La Tribune a appris que le défenseur de 19 ans Vincent Lampron prendra la direction de Gatineau afin de rejoindre les Olympiques.

En compensation le Phœnix reçoit un choix de quatrième ronde en 2019. Le tout devrait être confirmé jeudi matin.