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Sports

Poulin et Robert torturent les Cataractes

Shawinigan — Ce n’est jamais une bonne idée de provoquer une bagarre dans une cabine téléphonique si ton rival est plus puissant! Les jeunes Cataractes en ont fait la douloureuse expérience dimanche après-midi, baissant pavillon 9-4 face au Phoenix de Sherbrooke dans ce match retour du week-end des rivalités.

Le Phoenix ne se balade pas en tête du classement général par hasard, ses leaders sont très dangereux. Même s’il bénéficiait du dernier changement de trio, Daniel Renaud a néanmoins décidé d’attaquer le match force contre force. Mauvaise idée! Félix Robert a eu besoin de 10 secondes pour verser le premier sang, une scène qui allait bien représenter ce qui attendait les 2800 personnes réunies au Centre Gervais Auto.

Phoenix

Le conte de fées prend fin à Rouyn

Le Phœnix se présentait à Rouyn-Noranda avec une fiche parfaite en temps réglementaire. Après avoir remporté quelques matchs en prolongation, assisté à des performances titanesques de quelques-uns de leurs joueurs et multiplié les buts en désavantage numérique, cette fois, les Sherbrookois n’ont pas fait de petits miracles. Le conte de fées a ainsi pris fin mercredi soir avec une défaite de 4 à 2.

Les hommes de Stéphane Julien ont pourtant multiplié les attaques en direction de Zachary Émond, la première étoile du match. Mais les 46 tirs vers le gardien des Huskies n’auront pas suffi.

Phoenix

Le même scénario de la victoire se répète

Le Phœnix de Sherbrooke semble connaître la recette pour effectuer un retour dans le match et l’emporter. Une fois de plus, la prolongation a été nécessaire et les hommes de Stéphane Julien ont trouvé leur homme des grandes occasions : Alex-Olivier Voyer a mis fin aux hostilités mardi à Val-d’Or en se montrant encore dominant lors de cette quatrième prolongation du Phœnix en cinq matchs.

Grâce à cette victoire de 4 à 3, le Phœnix demeure invaincu en temps réglementaire et se retrouve seul en tête de l’Association Ouest, un point devant leur prochain adversaire, les Huskies de Rouyn-Noranda.

Phoenix

Une victoire pour Thomas Sigouin

Après avoir raté presque toute la dernière saison à la suite d’une blessure et d’une opération au genou, le gardien de but Thomas Sigouin s’est offert un cadeau à son tout premier départ cette saison en blanchissant le Drakkar de Baie-Comeau, dimanche après-midi au Palais des sports.

C’est avec le sourire aux lèvres que le portier du Phœnix s’est présenté à la traditionnelle conférence de presse après cette victoire de 1 à 0 en prolongation.

Sports

Festival offensif en faveur du Phoenix

Ce ne fut pas parfait, mais le Phoenix est tout de même sorti vainqueur d'un festival offensif en infligeant un revers de 6 à 4 aux Olympiques de Gatineau samedi après-midi au Palais des sports.

Les locaux ont ainsi connu un week-end d'ouverture parfait après avoir battu les Saguenéens de Chicoutimi la veille au compte de 3 à 2 en prolongation. 

« Si j’ai bien aimé notre première période puisque les joueurs ont utilisé leur rapidité, j’ai moins aimé notre deuxième, admet l'entraîneur. On effectuait de mauvais jeux, on prenait de mauvaises punitions et on a perdu le momentum. On s’est battus nous-mêmes, mais après avoir parlé aux joueurs entre les deux périodes, les gars ont tout donné pour revenir dans le match. Il faut rapidement comprendre que notre pire ennemi, ce sera bien souvent nous. »

Julien Anctil a été le premier à faire bouger les cordages après seulement deux minutes de jeu et Bailey Peach l'a imité en déculottant l'adversaire lors d'un avantage numérique. 

Matthew Grouchy a su réduire l'écart avant la fin du premier vingt, ce qui a semblé donner des ailes aux visiteurs en deuxième période. Les Olympiques ont d'ailleurs complété une séquence de quatre buts consécutifs grâce à Charles-Antoine Roy (2) et Mathieu Bizier. 

Après le troisième but accordé par Samuel Hlavaj sur seulement 11 lancers, Stéphane Julien a lancé Thomas Sigouin dans la mêlée, qui n'a cédé qu'une seule fois sur neuf tirs. 

« Je tenais à changer le momentum et la stratégie a fonctionné », note Stéphane Julien.

Fouetté par cette poussée offensive, Taro Jentszch a réduit l'écart à but grâce à un magnifique relais de Peach et Félix Robert a ramené les deux équipes à la case départ avant de retraiter au vestiaire. 

Le Phoenix s'est inspiré de son adversaire en marquant un troisième but de suite grâce à Patrick Guay en avantage numérique et un quatrième par le biais de Félix Robert avec un homme en plus, encore une fois. 

« C'était difficile de revenir en force aujourd'hui après un match intense disputé la veille, confie Bailey Peach. On aurait dit une partie de séries hier et on a su redescendre de notre nuage pour aller chercher une deuxième victoire de suite en respectant le plan de match. »

« Alex-Olivier Voyer a peut-être marqué trois buts vendredi, mais cette fois, tout le monde a mis l'épaule à la roue, ce que l'on devait faire entre autres avec l'absence de notre capitaine Samuel Poulin », a pour sa part confié Félix Robert.

Le Phoenix renouera avec l'action vendredi prochain contre l'Océanic à l'occasion du retrait du chandail de Sidney Crosby à Rimouski. 




Phoenix

Un duel de titans en ouverture

Les amateurs ne pouvaient espérer mieux. Les deux clubs favoris pour remporter les grands honneurs dans la LHJMQ ne perdent pas de temps avant de s’affronter. Classés cette semaine au deuxième rang dans la Ligue canadienne de hockey, les Saguenéens de Chicoutimi visitent le Palais des sports vendredi soir à l’occasion du match d’ouverture du Phœnix, classé neuvième dans la LCH.

Alors que les experts voient les Saguenéens trôner au sommet du classement de l’association Est, le Phœnix est considéré comme étant l’équipe la plus redoutable dans l’Ouest. Mais ce sera probablement sans son capitaine Samuel Poulin que le club sherbrookois devra se débrouiller face à ses premiers adversaires de la saison 2019-2020.

Phoenix

Thomas Sigouin revient de loin

Dix mois après avoir subi une grave blessure au genou lors d’un match, le gardien de but Thomas Sigouin a traversé une période difficile durant laquelle il devait se limiter au rôle de spectateur alors que ses coéquipiers allaient au combat match après match. Deux opérations plus tard, le portier d’Amos se dit gonflé à bloc.

Âgé de 19 ans, Thomas Sigouin tenait à saisir la dernière chance qui se présentait à lui. Avec la présence de l’Européen Samuel Hlavaj, du vétéran Dakota Lund-Cornish et du jeune William Desmarais, Sigouin admet que le défi était grand.

Phoenix

L’étau se resserre chez le Phoenix

Plus les jours avancent au camp du Phœnix, plus le portrait se précise en ce qui concerne l’alignement de l’édition 2019-2020. Après avoir procédé à une première vague de coupures en remerciant six recrues le week-end dernier, dix autres candidats ont été retranchés lundi. L’entonnoir se rétrécit peu à peu.

Alex Brousseau et Jordan Lambert ont été les deux premiers gardiens de but libérés samedi et deux autres gardiens ont dû plier bagage lundi : William Desmarais et David Provencher.

Phoenix

Un gardien slovaque en renfort

Le Phœnix de Sherbrooke pourra compter sur du renfort devant le filet en ayant repêché jeudi matin Samuel Hlavaj, un gardien slovaque âgé de 18 ans.

Jocelyn Thibault et ses recruteurs sélectionnaient au 26e rang lors du repêchage européen de la Ligue canadienne de hockey, réunissant les formations des trois circuits de hockey junior majeur du pays.

Sports

Poulin s'approche du but ultime

Samuel Poulin souhaite finir en beauté la saison la plus folle de sa jeune carrière. Le capitaine du Phœnix était de tous les événements cette année. Des matchs spéciaux en passant par des championnats du monde, des tournois et des évaluations physiques. Vu comme un espoir de première ronde dans la LNH, Poulin espère être repêché dès le premier tour, mais admet ne pas du tout s’en faire avec son rang de sélection ou l’identité de l’équipe qui jettera son dévolu sur lui.

Le joueur étoile du Phœnix attend impatiemment le jour J. Vendredi soir prochain, il sera assis dans les gradins du Rogers Arena de Vancouver entouré de sa famille et habillé de son plus beau complet. Sans l’avouer, gageons que Samuel Poulin souhaite ne pas revêtir son deuxième habit le lendemain, pour les rondes suivantes. 

« C’est certain que la première soirée est plus prestigieuse. Le gros de l’événement se passe vendredi et j’aimerais bien sûr entendre mon nom à ce moment-là. Mais mon rang de sélection n’est pas important pour moi. Même si je ne suis pas repêché en première ronde, je veux simplement avoir du plaisir lors de la séance de sélection. J’attends cet instant depuis que je suis tout jeune. »

Même s’il a confié avoir une légère préférence pour les équipes du Sud, Samuel Poulin se dit motivé de joindre toutes les formations de la LNH sans exception. 

« Être sous les palmiers, ce serait plaisant! Ça peut devenir un élément de distraction pour certains joueurs, mais je crois être capable de bien gérer ça. »

Présentement en vacances à Vancouver à quelques jours de la séance de repêchage, Samuel Poulin a rencontré 29 des 31 équipes de la LNH. Les formations de Buffalo et de Vancouver n’ont toutefois pas demandé une dernière rencontre.

« Pour ce qui est des tests physiques, tout s’est bien passé. Je me rends compte que je suis entouré des meilleurs. L’étau se referme peu à peu. Je me suis bien débrouillé au test de la force des mains. Mais par la suite, après 29 interviews, j’étais un peu fatigué mentalement je dois avouer. J’en avais parfois dix dans la même journée. Les recrues doivent donner la meilleure impression possible en répondant bien aux questions des dirigeants. À ma première rencontre, avec les Canucks de Vancouver, j’étais stressé. Mais après, j’étais plus confortable. »

Poulin admet avoir été intimidé à une seule reprise. 

« Quand je parlais avec les recruteurs des Rangers de New York, ils n’étaient pas d’accord avec moi lorsque je prétendais ressembler à Gabriel Landeskog ou Pierre-Luc Dubois. Ils m’ont rappelé qu’ils avaient été sélectionnés au deuxième rang et au troisième rang total lors de leur repêchage respectif alors que moi, je suis classé à la fin de la première ronde. »

Le Canadien a probablement été l’organisation la plus originale dans ses questions. 

« Ils m’ont placé dans le fond d’une pièce et il y avait une poubelle à l’autre bout et un homme était assis à côté de cette poubelle. Ils m’ont demandé de faire un choix parmi les différentes options. Si je réussissais à lancer le crayon dans la poubelle, ils me donnaient un contrat. Si je ratais, je n’avais pas de contrat. Mon autre choix était de demander à l’homme de lancer le crayon dans la poubelle située juste à côté de lui. S’il ratait, le Canadien me faisait signer un contrat, sinon je repartais sans contrat. Bien sûr, ce n’était qu’un scénario. Et j’ai préféré choisir l’option de lancer moi-même le crayon. »

Reste à savoir s’il a fait le bon choix à cette question psychologique aux yeux du Canadien...

Prêt à gagner

Le capitaine du Phœnix a déjà hâte que la prochaine saison débute.

« Le repêchage sera derrière moi. Je n’étais pas stressé par ce repêchage, mais je pourrai penser uniquement au hockey et je compte être encore meilleur que l’an prochain, comme notre équipe. On aura un gros club. Je me demande si toutes les transactions sont terminées, mais ce qui est certain, c’est que la chimie est tellement bonne dans l’équipe qu’il ne peut juste y avoir de bonnes choses qui nous attendent », résume Samuel Poulin. 

Sports

Les Voltigeurs échangent Kreutzer au Phoenix

Le Phoenix a procédé à deux transactions, samedi lors du repêchage de la LHJMQ. Le défenseur des Voltigeurs de Drummondville Gregory Kreutzer s'amène à Sherbrooke contre le 36e choix au total (2e ronde 2019) et le choix 99 (6e ronde 2019)

En 64 matchs avec les Voltigeurs, Kreutzer a récolté trois buts et 28 mentions d'aide. Il en était à sa deuxième saison à Drummondville. 

« En allant chercher Kreutzer, on s’améliore à l’attaque grâce à ses capacités offensives. On ajoute un peu d’expérience à la ligne bleue, puisqu’il a 19 ans, et c’était l’un de nos objectifs », a noté le directeur général Jocelyn Thibault.

Le joueur américain comble ainsi un besoin à la la ligne bleue du Phoenix, puisque l'unité défensive a perdu deux joueurs de 20 ans à la fin des dernières séries: Ryan DaSilva et Michael Kemp. 

« Nous avions besoin d'un défenseur ayant un bon potentiel offensif afin d'appuyer nos défenseurs actuels. Il sera très utile à notre équipe », a mentionné l'entraîneur-chef Stéphane Julien. 

Notons par ailleurs que le Phoenix a conclu une deuxième transaction, cette fois avec les Sea Dogs de Saint-John, qui ont cédé les choix de 2e ronde 2020 et 4e ronde 2020 contre les choix de 2e ronde 2021, de 3e ronde 2020 et de 4e ronde 2021 appartenant au Phoenix. 

« On a entre autres effectué cette transaction pour en compléter une autre déjà faite dans le passé, a indiqué Thibault. Du même coup, on regarnit notre banque de choix pour l’an prochain, puisque celle de 2021 était déjà bonne. »


Sports

Un joueur récalcitrant et un attaquant de puissance chez le Phoenix

Le Phoenix de Sherbrooke a finalement conservé ses choix 9 et 10 du premier tour de l'encan 2019 de la LHJMQ pour sélectionner samedi le joueur récalcitrant, Cameron Whynot, et un attaquant de puissance, Israel Mianscum.

Classé au quatrième rang par le Centre de soutien au recrutement, Cameron Whynot est considéré comme un défenseur qui adore contrôler le jeu selon le CSR. Mais Whynot lorgne les États-Unis et était donc absent au repêchage. 

«Il a confiance en ses moyens et demeure calme lorsqu’il est sous pression. Il possède un bon tir, ce tir est puissant et précis. La grande partie de l’attaque de son équipe repose sur ses épaules. Il est fort physiquement ce qui lui permet de gagner ses batailles le long des bandes», a indiqué le CSR dans son rapport.

«On avait annoncé que le Phoenix se préparait à sélectionner le meilleur joueur disponible, a déclaré le directeur général Jocelyn Thibault. C’était important pour nous de repêcher un aussi bon défenseur. Maintenant, on tentera de discuter avec lui afin de le convaincre de jouer avec nous.»

Si Whynot ne se présente pas au camp, le Phoenix retrouvera son choix numéro 9, mais en 2020. 

«Je n’ai pas la certitude qu’il se présentera au camp, admet Thibault, mais je crois que les chances sont là. Les communications sont ouvertes et j’aimerais vraiment pouvoir compter sur lui. Il constitue un défenseur exceptionnel capable de faire partie de l’équipe nationale. Il serait dominant avec nous. J’ai confiance en notre organisation: on possède de bons arguments et de bons atouts pour l’attirer à Sherbrooke. Le pire scénario, c’est qu’il ne vienne pas et que l’on reçoive le 9e choix de 2020, ce qui n’est pas mauvais non plus. Par contre, ce n’est pas l’objectif.»

Pour ce qui est de l'attaquant des Forestiers d'Amos Mianscum, le CSR le considère comme étant «l’attaquant de puissance par excellence de ce repêchage.

Malgré une saison difficile pour son club, il a terminé au 1er rang des marqueurs avec 21 buts.

« La qualité première d’Israel, c’est de marquer des buts, précise le recruteur en chef, Alain Préfontaine. Il est un excellent patineur, il possède un bon sens de hockey et son jeu de passe est au-dessus de la moyenne. Il a toujours été bon avec les meilleurs joueurs et en plus, il profite d’un gabarit imposant. »

« Je me sens tellement bien, a confié d'entrée de jeu cet espoir aux origines amérindiennes. Je suis excité de savoir ce qui m’attend dans le futur avec le Phoenix. »

D'ailleurs, Mianscum a reçu un message de la part d'un ancien professionnel de la LNH, Jordin Tootoo, membre des Cris.

«Je suis fier que tu montres la voie aux personnes de ta communauté, Mistissini. Je te souhaite du succès. Sois fier de qui tu es, d’où tu viens. Va à l’école et travaille fort», a mentionné Tootoo dans son message sur Twitter. 

«J’espère aussi pouvoir devenir une inspiration pour les Cris. J’ai fait beaucoup de sacrifices et je vise la LNH, comme Jordin a fait. Je ne peux pas décrire les sentiments qui m’envahissent. Je crois faire partie de l’équipe idéale pour moi. Je suis membre de la communauté crie, je connais bien Silas Mattawashish qui a joué pour les Foreurs et il est une autre inspiration pour moi. »

Sports

LHJMQ: «On devient quasiment une ligue bouche-trou» [VIDÉO]

Québec — Avec neuf des 21 meilleurs espoirs qui entretiennent le mystère sur leur avenir, il fut évidemment question de cette épine dans le pied de la LHJMQ lors du point de presse annuel de Gilles Courteau.

Beaucoup d’équipes ont fait savoir leur mécontentement au cours des derniers jours. Devant les médias, comme derrières les portes closes. Même les Remparts et l’Océanic, qui ont tiré profit dans le passé de ce genre de manœuvres, se rangent maintenant dans le camp des insatisfaits. Une lettre d’intention a été soulevée et à nouveau, cette solution n’a pas été retenue. Par contre, une proposition de laisser de côté ceux qui auraient pris des engagements aux États-Unis fait actuellement son chemin… «Un comité va étudier la question et pourra ensuite nous soumettre une recommandation», a reconnu Courteau.

Phoenix

À une défaite de l’élimination

Le Phœnix a tout tenté, mais ce ne fut pas suffisant. En s’avouant vaincu par la marque de 4 à 2 contre les Voltigeurs mercredi soir, le Phœnix se trouve maintenant à une seule défaite de l’élimination.

« On a eu nos chances, a observé l’entraîneur Stéphane Julien. Les Voltigeurs ont été plus opportunistes et nous, on n’a pas été capables d’aller chercher le gros but qui aurait fait toute la différence. Les gars n’ont pas accordé beaucoup de tirs, mais il aurait fallu avoir encore plus de chien devant leur filet, surtout dans les dernières minutes. »

En fin de rencontre, Samuel Poulin semblait inconsolable.

« J’ai laissé tomber mon équipe en fin de partie. C’était serré durant toute la soirée, mais une erreur de ma part a coûté la victoire. Il nous restait une chance de niveler la marque et il y avait encore assez de temps au tableau pour la mettre dedans. C’est un jeu d’erreurs, je le sais, mais je suis prêt à prendre le blâme », a confié le jeune capitaine, déçu d’avoir raté une passe, ce qui a mené au dernier but des visiteurs alors que la marque était de 3 à 2.

Deux buts en 19 secondes

Ce match numéro 4 de la série de deuxième tour contre la troupe drummondvilloise aurait très bien pu tourner à l’avantage de Sherbrooke. Mais les deux buts marqués en l’espace de 19 secondes auront changé l’allure du match.

En récupérant une rondelle laissée libre derrière Dakota Lund-Cornish, Pavel Koltygin a fait taire les 3071 spectateurs présents au Palais des sports. Immédiatement après, Xavier Simoneau a jeté une douche froide sur le club local. 

Julien Anctil a par la suite redonné vie au Phœnix en fin de deuxième période. 

Le troisième but des Voltigeurs, marqué par Félix Lauzon, a cependant vite fait comprendre aux Sherbrookois que la tâche devenait soudainement plus ardue s’ils souhaitaient revenir de l’arrière dans la partie.

La jeune recrue du Phœnix Patrick Guay n’a quant à lui jamais cessé d’y croire, allant jusqu’à réduire l’écart à un but en fin de troisième période.

Même si le Phœnix a multiplié les attaques lors que son gardien Dakota Lund-Cornish se trouvait au banc des siens, il était trop tard : à la suite d’une mauvaise passe de Samuel Poulin, interceptée par Lauzon, les Voltigeurs ont pu clore le débat avec un but dans une cage déserte pour ainsi revenir à la maison en excellente position. 

« Tout le monde sait que notre club se trouvait à un petit but de faire tourner le vent de bord dans cette série, a noté Oliver Okuliar. Les gars sont déçus dans le vestiaire, mais on retient tout de même beaucoup de positif de cette partie même si notre objectif n’a pas été atteint ce soir. On est meilleurs de jour en jour. »

L’avantage de la foule

La troupe de Stéphane Julien devra maintenant gagner les trois derniers affrontements de cette série quart de finale, qui retournera à Drummondville vendredi.

L’entraîneur Stéphane Julien n’estime toutefois pas que la montagne à grimper semble désormais plus haute. 

« Que l’on perde 2 à 0 ou 3 à 1 dans une série, on y va un match à la fois depuis le début en se concentrant uniquement sur le prochain, sans penser aux autres. »

La bonne nouvelle pour le Phœnix? Il a prouvé lors des deux dernières rencontres qu’il pouvait très bien rivaliser contre l’une des puissances du circuit. 

« On a levé d’un cran notre niveau de compétition, fait remarquer Julien. Depuis que notre club est revenu à la maison, nos joueurs contrôlent beaucoup mieux la rondelle et sont bien plus impliqués. Maintenant il faut bâtir sur les deux parties disputées à la maison et on sera prêts pour vendredi. »

« Notre équipe pratique un jeu simple et ça paie depuis deux matchs. Les Voltigeurs n’aiment pas ça et ça paraît », a avancé Poulin. 

Très confiants, mais pas trop

Les Voltigeurs rappellent que rien n’est encore gagné et que la victoire la plus difficile à acquérir sera celle de vendredi. Or, la troupe de Steve Hartley a simplement été dominante à domicile en début de séries. 

« Le Phœnix a travaillé d’arrache-pied ce soir, un peu comme lundi, a souligné le pilote des Voltigeurs. J’ai aimé notre réaction après notre dernière défaite. On s’est mis un peu dans le trouble à cause des punitions encore ce soir, mais on a marqué au bon moment et notre gardien a effectué les arrêts importants. Le Phœnix n’est pas une proie facile. »

« On ne se fera pas de cachettes : on affronte un bon club, rappelle Félix Lauzon. Mais on veut finir ça vendredi, devant nos fans toujours très bruyants. »

Phoenix

Desmarais ou Lund-Cornish?

Qui sera le gardien partant du Phœnix de Sherbrooke lors du prochain match contre les Voltigeurs de Drummondville? William Desmarais ou Dakota Lund-Cornish? Voilà un dilemme qui risque d’être déterminant lors de cette troisième partie de la série de deuxième tour dans la LHJMQ.

Au lendemain d’une dure défaite de 9 à 4 à Drummondville, le Phœnix espérait que le deuxième match contre les Voltigeurs lui réserve un autre sort samedi au Centre Marcel-Dionne. Mais au contraire, ce fut encore pire.

Lorsque la marque était de 7 à 1 (marque finale) en début de deuxième période, Stéphane Julien a pris la décision de retirer Lund-Cornish au profit de William Desmarais, qui a été parfait sur 17 lancers. 

En près de 85 minutes de jeu, le portier du Phœnix a accordé 16 buts aux Voltigeurs, dont sept sur 32 tirs samedi.

«Je tentais seulement de faire mon possible, précise Desmarais. Je viens du midget AAA après tout (NDLR: Intrépide de Gatineau). Je suis content d’avoir maintenu la marque à sept buts, mais les gars se sont repris en main en début de deuxième. On a senti un regain d’énergie!»

Le gardien d’origine sherbrookoise âgé de seulement 17 ans a connu sa première expérience dans la LHJMQ dans de bien drôles de circonstances. 

« Je le connais bien, confie l’entraîneur des Voltigeurs, Steve Hartley. Il est un très bon gardien. En plus, il est arrivé alors que le match était déjà hors de portée, donc il n’avait pas de pression. »

« J’étais stressé quand je suis arrivé sur la glace, mais après quelques arrêts, je me sentais déjà mieux, confie le gardien rappelé après la suspension à l’interne de Thommy Monette. J’étais déçu pour notre équipe, mais content d’avoir ma chance. Ce n’est pas tous les jours que l’on vit nos premiers moments dans le junior majeur. Je tenais à changer le momentum et donner de l’énergie à mes coéquipiers. »

Après la partie, l’entraîneur Stéphane Julien n’a pas voulu s’avancer sur l’identité de son gardien partant, lundi au Palais des sports, pour amorcer cette troisième partie de la série 4 de 7, menée 2-0 par Drummondville. 

«On verra, mais William a bien fait ça ce soir», a-t-il répondu samedi lorsqu’il a été questionné à savoir si la prestation de William Desmarais avait créé un doute dans son choix de gardien.

«Je n’ai pas eu peur de l’envoyer sur la glace, poursuit le pilote du Phœnix. Je le connais bien, je savais ce dont il était capable. Il est un compétiteur.»

«Ce n’est pas la faute à Dakota, c’est l’équipe au complet qui n’a pas bien joué, estime pour sa part Desmarais. Comme tous les autres joueurs du club, je suis certain qu’il a hâte de rejouer, parce que l’on sait que notre équipe peut mieux faire.»

Un carnage

Jusqu’à maintenant, cette deuxième ronde de séries est un réel carnage et le gardien Dakota Lund-Cornish en subit les conséquences. 

« Ce n’est évidemment jamais amusant de vivre des parties comme celle-là, soutient Lund-Cornish. Mais on est en séries et on aura la chance de revenir fort lundi. Les Voltigeurs trouvent bien les lignes de passe et me font bouger énormément avant de tirer. On devra s’ajuster là-dessus. »

Son but? Permettre au Phœnix de retrouver sa confiance. 

«En séries, il y a des hauts et des bas. Les Voltigeurs ont présentement le momentum. C’est à nous d’aller le chercher en gagnant la prochaine.»

Le capitaine des Voltigeurs a finalement salué le bon travail du gardien recrue. 

«Il a réalisé quelques gros arrêts. J’ai hâte de voir qui sera devant le filet lundi», affirme Nicolas Guay.

De retour à la maison

Cette dure défaite laisse maintenant croire que cette série pourrait prendre fin abruptement mercredi à Sherbrooke, puisque le Phœnix n’a jamais été dans le coup lors de ses deux premières parties face aux puissants Voltigeurs, qui visent les grands honneurs. 

« Il faut garder espoir, rappelle Benjamin Tardif, qui a bien fait lors d’un combat livré à Jarrett Baker des Voltigeurs. Si tout le monde y croit, tout est possible. C’est 2 à 0 dans la série et c’est souvent arrivé de voir une équipe revenir de l’arrière. Ce ne serait pas un miracle. Et avec l’appui des partisans, on mettrait encore plus les chances de notre bord. »

«La différence avec vendredi, c’est que notre club n’a pas compétitionné, croit Stéphane Julien. (...) On dit souvent que le Phœnix est une jeune équipe, mais j’ai des vétérans qui doivent être à -6 ou -7 après deux parties contre les Voltigeurs. Il en faudra plus de leur part.»

Hockey

Le Phoenix envoie l’Armada dans les câbles

Le Phoenix n’a pas perdu de temps avant de lancer un message clair à l’Armada mercredi soir. Les Sherbrookois n’avaient qu’une idée en tête: revenir à Sherbrooke avec une avance de 3 à 1 dans cette série de premier tour. La troupe de Stéphane Julien n’a laissé aucune chance à son adversaire, quittant ainsi Boisbriand avec un gain de 6 à 2 et surtout, avec la ferme intention de ne pas y revenir pour un match numéro 6.

C’est encore une fois le premier trio du Phoenix qui a pris les commandes tôt dans la rencontre. Alex-Olivier Voyer et Félix Robert ont préparé le but de Ryan DaSilva dès les premières minutes du match.

Hockey

Le Phœnix prend les devants

Le Phœnix a joué avec le feu mardi soir à Boisbriand, mais l’attaque sherbrookoise a explosé au dernier tiers avec cinq buts pour permettre à la troupe de Stéphane Julien de prendre les devants 2 à 1 dans cette première ronde des séries contre l’Armada.

« On n’a pas joué notre meilleur 40 minutes et nos défenseurs semblaient jouer avec des plâtres sur les poignets et des bottes de ski dans les pieds, admet l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. C’était difficile, mais les gars y croyaient encore à la fin et même si le pointage jouait un peu au ping-pong en troisième période, on a gardé le contrôle de la rondelle pour aller chercher cette victoire importante. »

LHJMQ

Le capitaine du Phoenix prend les commandes

Au lendemain d'une contre-performance lors du match numéro un de la série de premier tour, le Phoenix s'est repris d'une brillante façon samedi après-midi. Menés par leur capitaine Samuel Poulin, les Sherbrookois ont offert une vraie clinique de hockey à la formation de Blainville-Broisbriand, quittant ainsi le Palais des sports avec un gain de 6 à 0.

La série est maintenant égale 1 à 1 et Samuel Poulin a eu plus que son mot à dire dans cette victoire sans équivoque. 

« Il fallait se reprendre, soutient le capitaine de 17 ans. Personne n’était content après la défaite de 5 à 1. On n’a pas bien joué vendredi et on a eu le résultat que l’on méritait. Pour moi, ce tour du chapeau ne représente pas grand-chose. Je souhaitais seulement une victoire. »

Poulin s'est inscrit à la marque en première période pour ensuite voir son coéquipier Alexandre Joncas doubler l'avance du Phoenix au deuxième vingt. Le défenseur du Phoenix doit d'ailleurs remercier son ancien coéquipier Brendan Cregan, qui a effleuré la rondelle avec sa mitaine à la suite de ce tir... de la ligne rouge!

« Leur deuxième but a coupé les jambes de notre équipe, confie Bruce Richardson, entraîneur de l'Armada. Puis offensivement, on n’a pas essayé d’amener les rondelles au filet et c’est difficile de marquer dans ces cas-là. »

Brendan Cregan ne semblait pas aussi en contrôle de ses moyens que la veille et cette erreur a mené à trois autres buts des locaux en deuxième période, l'oeuvre de Samuel Poulin, Bobby Dow et Nathael Roy. 

Au dernier tiers, Poulin a complété son tour du chapeau avant que les esprits s'échauffent. 

« Samuel avait quand même joué un bon premier match, confirme le pilote du Phoenix, Stéphane Julien. Il a pris les commandes aujourd’hui en étant proactif. C’est pour ça qu’il est capitaine : les autres l'ont suivi. J’ai vraiment aimé le leadership et le caractère de notre groupe ce soir. »

Bobby Dow et Samuel Desgroseilliers en sont ensuite venus aux coups, une bagarre violemment remportée par le vétéran du Phoenix. 

Dakota Lund-Cornish a été parfait sur les 17 tirs reçus et son opposant a bloqué 38 des 44 lancers dirigés en sa direction. 

Notons que la prochaine partie de cette série de premier tour aura lieu mardi à Boisbriand et la troisième sera disputée le lendemain au même endroit. La série se transportera ensuite à Sherbrooke vendredi pour le match numéro 5. 

Phoenix

Une victoire pour le moral

Après huit défaites consécutives, il aura fallu attendre un duel face à la pire équipe de l’Association Ouest avant de voir le Phœnix retrouver le chemin de la victoire grâce à un gain de 3 à 2 contre les Cataractes de Shawinigan.

Malgré le pointage serré, les Sherbrookois ont dominé leur adversaire, qui a obtenu la majorité de ses chances alors qu’il avait un homme en plus.

Hockey

St-Laurent vient hanter le Phœnix

Il aura fallu un but de l’ancien Phoenix Édouard St-Laurent en fusillade pour voir les Remparts de Patrick Roy vaincre par la marque de 5 à 4 le Phœnix de Sherbrooke, qui espérait rebondir mercredi avec une victoire à domicile contre Québec. Mais les hommes de Stéphane Julien ont dû se contenter d’un maigre point à cause d’une deuxième période encore une fois difficile.

« Édouard a connu un fort match, confie Patrick Roy. Il a bloqué les tirs et a eu de bonnes chances de marquer. Il méritait cette chance de sceller l’issue de la rencontre. »

Phoenix

Que le numéro 1 se lève

Le Phœnix de Sherbrooke espère encore voir l’un de ses gardiens prendre la pôle et forcer les entraîneurs à le considérer comme le gardien numéro 1 de l’équipe d’ici la fin de la saison. Mais aucun d’entre eux ne semble saisir cette chance.

Avec la blessure à Thomas Sigouin et la transaction ayant impliqué le gardien de but de 20 ans Brendan Cregan, le directeur général Jocelyn Thibault a acquis les services de Dakota Lund-Cornish il y a quelques mois afin d’accompagner Thommy Monette. Si les deux jeunes portiers de 18 ans impressionnent par moment, ils manquent toutefois de constance selon la direction.

Sports

5e victoire de suite pour les Sags à domicile, 5 à 2 contre le Phoenix

À l’approche des séries, les joueurs des Saguenéens sont à l’aise à la maison. Après avoir effectué une remontée, ils ont remporté samedi un cinquième match de suite à domicile, 5-2 sur le Phoenix de Sherbrooke, devant 3637 spectateurs au centre Georges-Vézina.

Les choses ont toutefois déboulé rapidement pour les locaux qui ont cédé deux fois en quatre minutes en début de match. Bailey Peach a ouvert le bal d’un tir sur réception en avantage numérique. Il s’est retrouvé seul à l’embouchure du filet d’Alexis Shank parce que tout juste avant, Justin Ducharme a bloqué un tir, ce qui ne lui a pas fait de bien du tout. Puis, alors qu’un quatre contre trois prenait fin, Samuel Poulin a habilement servi Félix Robert, ce qui n’a laissé aucune chance à Alexis Shank. 

Drakkar

L'offensive du Drakkar a le dessus sur celle du Phoenix

BAIE-COMEAU — Comme la veille, le Drakkar a frappé tôt au premier vingt, marquant cette fois trois buts sans réplique. Il a même pris les devants 5-0 à un certain moment, mais il a laissé le Phoenix de Sherbrooke revenir à 6-4 en troisième. Les locaux l’ont finalement emporté par la marque de 9-4, un quatrième gain consécutif.

L’offensive du Drakkar s’est montrée particulièrement opportuniste dans cette rencontre, inscrivant 9 buts sur 30 lancers. Le gardien Dakota Lund-Cornish a déjà mieux paru, mais il n’a pas joué de chance sur certains filets et le jeu de puissance du Drakkar s’est de nouveau révélé impitoyable, frappant quatre fois en autant d’occasions.

« On a réussi à se forger une bonne avance mais parfois, la game ne tient pas à grand-chose, un petit revirement ou un petit relâchement », a lancé Martin Bernard, qui célébrait vendredi son 43e anniversaire de naissance. « Il faut continuer à travailler et se concentrer le plus longtemps possible, quel que soit le score, et apprendre à closer ces matchs-là. »

À 6-4, le pilote du Drakkar a demandé son temps d’arrêt. Deux minutes plus tard, le 40e d’Ivan Chekhovich a tiré les marrons du feu. « J’ai demandé le temps d’arrêt pour qu’on se replace les esprits. Ils ont marqué sur des jeux un peu inusités qui ont rendu le score un peu plus serré. (…) Il ne fallait pas paniquer, juste gérer notre match comme du monde. »

Pour sa part, Stéphane Julien a estimé que le résultat ne reflète pas tout à fait l’allure de la rencontre. « C’est sûr que le score est un peu décourageant mais en même temps, on n’a pas joué un si mauvais match », a souligné l’entraîneur-chef du Phoenix. « Où ç’a été plus difficile, c’est pour nos défenseurs et notre gardien. Le Drakkar a aussi le meilleur jeu de puissance de la ligue et on a été incapable de l’arrêter », a-t-il fait valoir.

« On a réussi à générer des chances de marquer, mais notre jeune défensive contre leur attaque, on n’a pas fait le poids. On a commis beaucoup d’erreurs qui nous ont coûté des buts et ça nous aurait pris de gros arrêts de notre gardien, comme (Alex) D’Orio l’a fait en première et en deuxième », a ajouté Julien.

Yaroslav Alexeyev (34e et 35e) y est allé d’une soirée de deux buts et deux passes, dont un but sur un tir de pénalité, qui s’est avéré le filet gagnant. Nathan Légaré (41e et 42e) a aussi inscrit un doublé, Ethan Crossman (16e), Christopher Benoît (9e), Jordan Martel (25e) et Mathieu Charlebois, son premier but depuis février 2017, ont aussi marqué. Le défenseur était d’ailleurs particulièrement heureux d’avoir touché la cible.

Du côté du Phoenix, Benjamin Tardif, avec un truc du chapeau, et Alex-Olivier Voyer ont trompé la vigilance d’Alex D’Orio. Le but de Voyer a mis fin à une séquence de 129 minutes et 47 secondes sans but du gardien du Drakkar.

Sports

Poulin s'occupe de l'Armada

Samuel Poulin ne s’est pas seulement offert une victoire de 8-4 dans son patelin. Le joueur vedette du Phœnix de Sherbrooke a également profité de sa présence mardi à Blainville-Boisbriand pour égaler un record de concession en obtenant six points lors d’un même match, permettant ainsi à son équipe de grimper de deux rangs au classement général de la LHJMQ et d’occuper désormais la 7e position.

La soirée de travail de Samuel Poulin a bien commencé grâce à un but dès la deuxième minute de jeu. Luke Henmann a donné la réplique pour l’Armada, mais Poulin a répondu à son tour avec un deuxième but après seulement sept minutes d’action. 

« Dès ce matin en me levant, je me sentais bien, admet Poulin, qui a rejoint le groupe sélect formé de Daniel Audette et Marek Zachar grâce à sa récolte de deux buts et quatre passes. J’avais de l’énergie et j’ai juste amené cette énergie sur la glace pour la partie de ce soir. Sans dire que j’aimerais obtenir six points à chaque partie, j’aimerais jouer de cette manière d’une façon plus constante, mais je suis conscient que ce genre de parties surviennent à l’occasion, au même titre qu’un mauvais match que l’on peut avoir parfois dans le corps. »

Le joueur de 17 ans a maintenant 63 points en 56 parties. 

« Il y avait trente recruteurs de la LNH ce soir, rappelle le pilote de l’Armada, Bruce Richardson. D’après moi, quelqu’un lui avait dit. Je le répète souvent à mes joueurs : à Boisbriand, on a la chance d’avoir la présence de plusieurs recruteurs grâce à notre position géographique. Quand je demande à mes joueurs ce qu’ils veulent faire plus tard, ils me répondent tous qu’ils veulent jouer dans la LNH. Quand j’étais dans la LHJMQ, j’aurais tout fait pour attirer l’attention : une bataille et si possible, au moins un but. Mais mes joueurs ne se présentent pas. D’après moi, ils ne veulent pas vraiment faire des joueurs de hockey, mais Samuel, lui, oui. »

Près de 50 secondes plus tard, Benjamin Tardif portait la marque à 3-1 pour le Phœnix, qui semblait en plein contrôle après une période. 

Jentzsch et Peach s’invitent à la fête

C’était la soirée des doublés au Centre excellence Sports Rousseau.

Au deuxième vingt, Henmann a obtenu un deuxième but face à Dakota Lund-Cornish. Taro Jentzsch a redonné une avance de deux points aux Sherbrookois sur une passe de Poulin, avant que Benjamin Corbeil remette l’équipe locale dans la partie. Mais Poulin a une fois de plus repéré Jentzsch, qui a terminé la rencontre avec deux buts et une passe.

Jérémy Jacques a touché la cible avant la fin de l’engagement et devinez quoi, Sam Poulin s’est fait complice sur la séquence : 6-3 Sherbrooke après 40 minutes de jeu.

Les carottes étaient cuites. Ce qui n’a pas empêché les défenseurs Jaxon Bellamy et Ryan DaSilva d’ajouter d’autres buts au tableau. Avec le filet de Tyler Hylland, l’Armada n’a fait que se donner de faux espoirs en fin de partie. 

« Le trio de Samuel a montré le chemin à suivre et nous, on l’a suivi pour revenir avec les deux points », soutient DaSilva.

Stéphane Julien ne semblait pas nécessairement surpris de voir son capitaine se lever de cette façon. 

« La mauvaise nouvelle est que s’il fait six points à chaque partie, il ne reviendra pas avec nous la saison prochaine, lance en riant son entraîneur, Stéphane Julien. Il était impliqué dès le départ ce soir. Il a vraiment été dominant avec ses partenaires de trio. Il a mené son équipe comme un capitaine doit le faire. »

« J’ai aimé ma partie, admet Poulin, mais j’ai trouvé que Bailey et Taro étaient aussi en feu. On se passait la rondelle, on se voyait bien et tout fonctionnait. J’aime jouer ici. C’est ici que j’ai grandi. Ça me rappelle de bons souvenirs et c’est toujours plus spécial de jouer au hockey ici. »

Dans un tout inclus

Il va sans dire que Bruce Richardson n’a pas quitté son amphithéâtre avec le sourire aux lèvres. 

« Je sais que notre équipe est en apprentissage, mais j’aimerais au moins voir mes joueurs batailler, gagner leur bagarre à un contre un et être solide sur le bâton. Ce n’est pas moi ça. Et ça me tombe sur les nerfs. C’est correct d’être jeune et pas encore aussi talentueux que l’autre club, mais je m’attends à un plus grand désir de la part de mes joueurs. Je veux piloter une équipe qui est difficile à affronter. »

L’ancien Faucon de Sherbrooke aurait espéré voir toute sa troupe mettre l’épaule à la roue. 

« C’était facile pour le Phœnix de se rendre au filet parce que notre équipe lui a rendu la vie facile dans sa zone. On ne sautait pas sur les rondelles libres et on ne jouait pas sur les orteils, c’est ce qui m’énerve le plus. Plusieurs de mes vétérans ont bien répondu, mais c’est dommage que certains autres soldats se croyaient dans un hôtel tout inclus. »

Samuel Boileau a terminé la rencontre avec 29 arrêts contre 27 pour Lund-Cornish. 

Le Phœnix a dépassé les Wildcats de Moncton et les Islanders de Charlottetown grâce à ce gain et retournera sur la route vendredi afin de se mesurer aux Olympiques de Gatineau. 

Hockey

Hugo Roy passe chez les pros

Les Admirals de Milwaukee accueillent un autre ancien joueur du Phœnix de Sherbrooke. Après Mathieu Olivier, c’est au tour d’Hugo Roy de signer un premier contrat chez les professionnels, avec le club-école des Prédateurs de Nashville dans la Ligue américaine de hockey (LAH).

Celui qui a été capitaine du Phoenix pendant deux ans a disputé une première saison avec le programme universitaire de hockey masculin des Stingers de Concordia, dans la Conférence de l’Ontario.

Hockey

Le Phoenix goûte à la médecine des Voltigeurs

Joe Veleno et les Voltigeurs de Drummondville ont offert une leçon de hockey au Phoenix de Sherbrooke samedi après-midi au Palais des sports. Les hommes de Steve Hartley, qui vise la Coupe du Président, ont rapidement pris les commandes de la partie pour ainsi l'emporter par la marque de 6 à 1.

Il y avait à peine 52 secondes de jouées au match lorsque Veleno a permis aux siens de prendre l'avance. Veleno est allé jusqu'à marquer un deuxième but quelques secondes plus tard, mais l'arbitre a jugé qu'il avait touché la rondelle plus haut que la hauteur permise.

Malgré tout, ce n'était certes pas le départ espéré par Stéphane Julien et sa troupe.

« Sans dire que notre club a été mauvais en première période, on a du moins subi deux revirements coûteux qui ont mené à deux buts, a noté l'entraîneur Stéphane Julien. Pour espérer gagner contre une équipe comme les Voltigeurs, ça nous prend la meilleure performance de notre gardien et ce ne fut pas le cas. Je n’ai pas détesté notre jeu en général. Les gars ont tenté de revenir dans la partie et n’ont pas lâché en multipliant les chances de marquer. »

Gregory Kreutzer a doublé l'avance des visiteurs et Joe Veleno s'est rapidement repris en marquant le troisième but de la rencontre. Après 20 minutes de jeu, les Voltigeurs menaient déjà 3 à 0.

Xavier Simoneau a accentué l'avance de son club et le Magogois Nicolas Guay en a rajouté en portant le pointage à 5-0. Heureusement pour les Sherbrookois, Nathael Roy a évité la honte à la fin du deuxième tiers en déjouant Olivier Rodrigue, qui a été privé de son blanchissage.

Nicolas Beaudin a complété la marque en troisième période.

« On a perdu notre confiance contre l’Armada et on vient de subir une quatrième défaite de suite, ce que l’on avait réussi à éviter depuis le début de la saison. On doit se rassembler et faire attention aux détails dimanche à Boisbriand. Il faut avouer que l’absence de Jaxon Bellamy et Alexandre Joncas fait mal à notre défensive. »

Notons que les frères magogois Patrick et Nicolas Guay s'affrontaient pour une deuxième fois en carrière.

« On affrontait l’une des meilleures équipes du circuit et on a vu à quel point elle a du talent, a mentionné Patrick Guay du Phoenix de Sherbrooke. On devra travailler encore plus fort la prochaine fois. La première période a coupé les jambes à tout le monde et on se mesurerait à un excellent gardien. C’était la deuxième fois que je jouais contre mon frère. Ça demeure amusant, même si c’était moins spécial que la première fois. »

« On veut mieux jouer pendant 60 minutes et éviter les relâchements comme en troisième période, admet Steve Hartley, entraîneur des Voltigeurs. J’ai aimé ce que notre offensive a fait et dans l’ensemble, on est satisfaits. Malgré l’absence de Maxime Comtois, Pavel Koltygyn et Cédric Desruisseaux, on assure à l’attaque grâce à notre belle profondeur à l’offensive. »

Rappelons que le Phoenix visitera l'Armada de Blainville-Boisbriand dimanche après-midi, jour de tempête. 

Sports

Entrée réussie pour Lund-Cornish et Kemp

On n’a jamais deux chances de faire bonne première impression et les nouveaux joueurs du Phœnix en étaient bien conscients mercredi soir. Le gardien Dakota Lund-Cornish en a fait suffisamment pour offrir une deuxième victoire en autant de matchs à sa nouvelle formation, mais cette fois, devant ses partisans présents au Palais des sports de Sherbrooke.

Le défenseur Michael Kemp a également épaté la galerie grâce à une passe parfaite en direction de Samuel Poulin sur le but gagnant de la rencontre, le tout dans un gain de 3 à 1 contre les Tigres de Victoriaville.

« Dakota a fait de bons arrêts aux bons moments, note l’entraîneur du Phœnix de Sherbrooke. Kemp a joué un très bon match en servant entre autres toute une passe à Samuel Poulin. Ils ont très bien paru à leur première rencontre avec nous à domicile. Notre groupe a intégré rapidement ces deux nouveaux joueurs. Dakota aura la chance de se faire valoir avec nous. Il a encore des choses à prouver et il reviendra devant le filet vendredi à Rimouski. »

« C’était extraordinaire ce soir, admet le portier de 18 ans après ses 16 arrêts sur 17 tirs. Je me sentais très bien dans mon nouvel amphithéâtre et la rondelle a roulé en notre faveur à la fin du match. J’étais confiant même au début de la partie. C’est peut-être être ma deuxième victoire en deux matchs, mais il s’agit d’une belle victoire d’équipe. Samuel Poulin a très bien joué et tout le monde a contribué. »

« J’ai travaillé fort et je tenais à aider notre club à gagner ce soir, assure le défenseur de 20 ans Michael Kemp. Sur le premier but de Sam, une belle ligne de passe s’est créée et Sam en a profité. Ce gain au Palais des sports m’enlève un peu de poids sur les épaules. J’étais assez confiant pour cette partie. Je connais bien la ligue, c’est déjà ma troisième année dans la LHJMQ, donc j’étais plus excité par ce défi que nerveux, même si lors des premières minutes je me sentais bizarre un peu. »

Pas totalement satisfait

Stéphane Julien en aurait tout de même voulu davantage de sa troupe.

« Après la première période, on n’était pas entièrement satisfaits en étant toujours une seconde en retard sur chaque jeu. On attendait un peu trop de voir ce que les Tigres allaient faire. Par la suite, on s’est activés en amenant beaucoup plus souvent la rondelle au filet et en améliorant nos relances. »

Benjamin Tardif a été le premier à faire bouger les cordages pour les Oiseaux en première période, mais Jordan Brière a rapidement donné la réplique dans le clan des Tigres. Samuel Poulin a ensuite offert l’avance aux siens en troisième période et a conclu la rencontre avec le but d’assurance dans un filet désert.

« On n’a pas été chanceux ce soir, a constaté l’entraîneur des Tigres, Louis Robitaille. Avant d’accorder nos derniers buts, on jouait un très bon match. Sur le premier but du Phœnix, la rondelle a touché notre joueur et sur le deuxième but, un de nos joueurs avait perdu son bâton et le Phœnix a capitalisé sur cette séquence. La ligne est mince entre la victoire et la défaite et on l’a vu ce soir. »

La prochaine partie des Oiseaux aura lieu vendredi à Rimouski et ils reviendront dimanche au Palais des sports en après-midi pour y affronter l’Armada de Blainville-Boisbriand.

« Je veux jouer le maximum de parties, donc je suis content de retrouver le filet vendredi, explique Lund-Cornish, qui aura le défi de freiner Alexis Lafrenière. Je ne suis pas habitué de jouer quelques matchs de suite et je suis content d’avoir cette chance avec le Phœnix. »

Hockey

Pas d’aubaines « incroyables » pour le Phœnix

SHERBROOKE — Jocelyn Thibault attendait les aubaines lors de la dernière période de transactions, mais s’est finalement rendu compte que les directeurs généraux ne magasinaient pas au Dollarama cette année.

« Il n’y avait pas d’aubaines incroyables qui auraient pu aider à améliorer l’équipe pour les prochaines saisons et immédiatement. On en a tout de même profité pour obtenir quelques bons choix au repêchage et grâce à une banque intéressante, on aura plus d’outils pour mieux travailler lors du prochain repêchage entre autres. »

Il faut donc s’attendre à voir le directeur général du Phœnix être plus actif en juin lors de la séance de sélections 2019. Thibault aura alors la possibilité d’utiliser ces choix pour repêcher de jeunes espoirs et surtout, pour acheter des joueurs d’expérience à des équipes qui ne viseront pas les grands honneurs.

Notons que deux choix de deuxième tour ont été offerts par les Remparts de Québec pour l’ancien Phœnix Édouard St-Laurent.

Même s’il n’a pas été le DG le plus actif du circuit lors des dernières journées de la période de transactions, qui s’est terminée dimanche midi, Jocelyn Thibault a tout de même ajouté un défenseur de 20 ans à son alignement, Michael Kemp. En retour, il a offert à l’Armada de Blainville-Boisbriand son choix de septième ronde en 2019 qu’il avait reçu lors de la transaction impliquant le gardien Brendan Cregan.

« Notre but était d’obtenir les services d’un vétéran de 19 ou 20 ans à la ligne bleue. Il viendra ainsi stabiliser notre jeune défensive, surtout composée de joueurs de 17 ans. Nous étions très jeunes en défensive malgré le noyau de qualité sur lequel notre club pouvait compter. Et avec la perte de Jaxon Bellamy (coupé au genou) et d’Alexandre Joncas (commotion cérébrale), le besoin devenait encore plus pressant », soutient-il.

En quatre saisons avec l’équipe de sa région natale, Michael Kemp a obtenu 29 points en 125 parties.

« Il a disputé des parties importantes et possède une belle feuille de route dans le circuit. On continuera de faire confiance aux jeunes afin de bien les développer, mais son ajout nous permet d’ajouter de la profondeur. »

De la compétition devant les buts

L’arrivée d’un jeune gardien de but est une autre bonne nouvelle selon le DG sherbrookois. Dakota Lund-Cornish pourrait en surprendre plus d’un.

« Les rapports reçus sont très positifs. Notre ancien entraîneur des gardiens, Brad MacCharles, n’avait que de bons mots sur lui. Il a joué son midget AAA à Halifax et il demeurait dans l’ombre de Matthew Welsh à Charlottetown. Il n’a pas beaucoup joué encore dans le circuit et à 18 ans, il tenait à obtenir une chance de se faire valoir et on la lui donnera. Le prix payé (NDLRL : choix 4e ronde 2020 et de 9e ronde 2019) n’était pas exorbitant et le risque est bon. »

Lund-Cornish se battra pour le poste de premier gardien avec Thommy Monette d’ici le reste de la saison.

Avec le retour de Thomas Sigouin au prochain camp de sélection, le Phœnix comptera trois candidats au poste de numéro 1, sans oublier William Desmarais, Ethan Pearson, David Provencher et Alex Brousseau, qui espèrent mêler les cartes.

« On profitera d’une belle profondeur au poste de gardien de but. Plusieurs possibilités s’offrent à nous », rappelle Jocelyn Thibault.

Rappelons que pour créer une place de joueurs de 20 ans dans son alignement, le Phœnix avait échangé Brendan Cregan à l’Armada. Le Phœnix a aussi libéré un autre défenseur, l’Américain d’origine estonienne Dilan Savenkov.

« J’ai trouvé ça dommage de voir Dilan quitter l’équipe. On l’aimait beaucoup, mais avec la présence de plusieurs jeunes défenseurs, il trouvait qu’il n’avait pas beaucoup l’occasion de se prouver. Sa décision était décevante, mais on doit l’accepter. On espère qu’une autre équipe le sélectionne au ballotage pour qu’il puisse demeurer dans le circuit », admet Thibault, qui se dit très satisfait de l’équipe qu’il a sous la main.

« J’étais très à l’aise avec notre attaque, on a amélioré notre défensive et notre club s’est rajeuni devant le filet », résume-t-il.

Sports

LHJMQ: le Granbyen Yann-Félix Lapointe nommé joueur de la semaine

Le défenseur Yann-Félix Lapointe a été nommé joueur de la semaine Ultramar dans la LHJMQ devenant ainsi le premier porte-couleur du Phoenix de Sherbrooke à mériter cet honneur.

Le Granbyen de 19 ans a en effet aider son club à remporter deux matchs consécutifs la semaine dernière grâce à une récolte de deux buts et deux aides. Il a dû même coup contribué à la belle séquence de son club qui affiche un dossier 7-3-0 à ses dix dernières parties. 

Lapointe a d’abord connu un premier match de 3 points (un but, deux aides) en carrière vendredi dernier dans un gain de 7-6 en prolongation face aux Remparts de Québec, puis il a marqué son premier but gagnant dans la LHJMQ dimanche lors d’une victoire de 3-0 signée aux dépens des Tigres de Victoriaville. Loin de ralentir la cadence, le Granbyen a d’ailleurs de nouveau marqué lundi contre les Olympiques de Gatineau dans un triomphe de 5-2, obtenant la troisième étoile pour une troisième rencontre de suite. 

Le vétéran de trois saisons a déjà établi de nouveaux sommets personnels dans le circuit Courteau en 2018-2019, lui qui affiche 6 buts et 11 aides (17 points) en 37 rencontres jusqu’à maintenant.

LHJMQ

Échanges: le Phœnix bouge trois fois plutôt qu’une

Jusque-là tranquille depuis l’ouverture du marché des échanges dans la LHJMQ, le Phœnix de Sherbrooke a procédé à trois transactions mercredi.

Jocelyn Thibault a d’abord ajouté à sa formation un gardien de 18 ans, Dakota Lund-Cornish. En retour, le directeur général du Phœnix a cédé aux Islanders de Charlottetown un choix de 9e ronde au prochain repêchage (NDLR: celui de Baie-Comeau) et une sélection de 4e ronde en 2020.

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L’attaquant Édouard St-Laurent a ensuite pris le chemin de Québec. Les Remparts ont offert un choix de deuxième tour en 2019 en compensation ainsi qu’une autre sélection de seconde ronde, mais en 2021.

Finalement, après avoir passé trois saisons à Sherbrooke, le gardien Brendan Cregan est devenu un membre de l’Armada de Blainville-Boisbriand. Le Phœnix a ajouté à sa banque un choix de 7e ronde en 2019 (celui de Chicoutimi).

« C’était déchirant dans le cas de Brendan Cregan parce qu’il était très respecté dans le vestiaire, a confié l’entraîneur Stéphane Julien. Il cadrait très bien dans la culture de l’équipe et montrait l’exemple. Le sport peut être cruel et en voilà un bon exemple. »

Le parcours de Cregan à Sherbrooke dans la LHJMQ est loin d’être ordinaire. Jamais repêché, il avait été inclus dans une transaction comme élément secondaire après avoir été invité au camp des Huskies de Rouyn-Noranda. Cregan avait été retourné chez lui et les blessures avaient permis au gardien alors âgé de 18 ans de quitter la maison des Maritimes pour revenir dans le junior majeur en tant que second violon. À quelques occasions, il a occupé le rôle de numéro 1 chez le Phœnix, surpassant même parfois Evan Fitzpatrick durant la saison.

« Je tiens à remercier tous les partisans pour ces deux dernières années passées avec eux. Ce fut incroyable. Merci également à l’organisation pour toutes les opportunités. Bonne chance à l’équipe pour la suite. J’ajoute un merci tout spécial à ma famille d’hébergement qui a été près de moi pendant ses deux années. »

Cregan terminera ainsi sa carrière junior avec l’Armada achevant la saison à Blainville-Boisbriand. Au total, le joueur de 20 ans a disputé 70 parties dans l’uniforme bleu et crème.

Dans l’ombre de Welsh

À Charlottetown, le gardien Lund-Cornish agissait à titre d’auxiliaire de Matthew Welsh depuis la saison dernière, ce qui explique ses 33 parties dans la LHJMQ depuis son arrivée dans le circuit à 17 ans.

En 12 parties cette saison, le portier mesurant 6’3 affiche un dossier de six victoires et deux revers tout en présentant une moyenne de buts alloués de 2,93 et un taux d’efficacité de ,884

« Je suis content d’obtenir cette chance à Sherbrooke, a confié Lund-Cornish au journal The Guardian après son entraînement matinal à Charlottetown. C’est excitant, mais en même temps c’est spécial de partir d’ici pour aller loin de chez moi. »

« Il était dans l’ombre de Welsh à Charlottetown et en plus d’avoir un beau potentiel, il a déjà un peu d’expérience dans la ligue, rappelle Jocelyn Thibault. À 18 ans, il est imposant et on pense qu’il est prêt à prendre plus de responsabilités. À son âge, il s’intègre parfaitement à notre jeune noyau dans le but d’arriver à maturité dans un an ou deux. Il participera d’ailleurs au prochain voyage en Abitibi. »

Repêché en troisième ronde en 2016 lors de la séance de sélection présentée à Charlottetown, le cerbère a disputé quelques parties la saison dernière dans le midget AAA, à Halifax.

Thommy Monette et Thomas Sigouin auront donc de la compétition au prochain camp d’entraînement si tout demeure ainsi.

Édouard St-Laurent devient un Rempart

Après seulement 37 parties disputées avec le Phœnix, Édouard St-Laurent change encore d’adresse. Arrivé de Baie-Comeau en début de saison, l’attaquant de 18 ans se rapproche de la maison en devenant un membre des Remparts de Québec, lui qui vient de Lévis. 

« Édouard était malheureusement insatisfait avec nous », précise Jocelyn Thibault. 

St-Laurent admet qu’il avait demandé à être échangé. 

« J’ai discuté avec l’organisation peu avant l’ouverture du marché des transactions et après la discussion, on a conclu que ce serait mieux que je change d’équipe, précise le hockeyeur. J’ai adoré le temps passé à Sherbrooke. Je ne pars pas à cause de mon temps de jeu ou de mon utilisation. Le fait de jouer à Québec, je crois que ça pourrait m’aider même si je sais que les Remparts sont en reconstruction. Jouer dans ma région, au Centre Vidéotron et sous les ordres de Patrick Roy, je vois ça comme un beau défi. »

Rappelons que la période de transactions se terminera le 6 janvier à midi.