Hockey

Le Phoenix de Sherbrooke s'offre un premier gain sur la route

Le Phœnix de Sherbrooke a remporté de belle façon sa première victoire sur la route cette saison, dimanche après-midi, en écrasant les Olympiques, à Gatineau, par la marque de 7-1.

C’est le Slovaque Olivier Okuliar qui a été la grande vedette du camp sherbrookois avec deux buts et autant de passes.

Benjamin Tardif (1-2) et Bobby Dow (1-2) se sont également illustrés lors de cette rencontre à sens unique, qui a permis au jeune gardien Thomas Sigouin de signer un premier gain dans la LHJMQ. Le jeune homme a bloqué 29 des 30 lancers dirigés vers lui. Seul Shawn Boudrias a réussi à le déjouer, en deuxième période.

Félix Robert, Julien Anctil et Taro Jentzsch ont aussi fait bouger les cordages.

« Thomas a eu un très bon camp d’entraînement avec nous, mais il s’est blessé au genou par la suite. Quand tu le regardes jouer, ce n’est rien de très technique, mais il est là pour arrêter la rondelle, peu importe la façon. Il compétitionne. J’ai aimé ses deux derniers matchs, ça nous rassure beaucoup, car il n’avait disputé qu’un seul match dans la LHJMQ l’an passé. Il a fait de gros arrêts en première période et il nous a donné confiance pour la suite du match », a indiqué l’entraîneur-chef du Phœnix, Stéphane Julien.

L’attaque sherbrookoise s’en est donné à cœur joie contre une équipe qui complétait une séquence de sept matchs en 12  jours.

« Enfin, ça a débloqué pour nous à l’attaque. Vendredi, on méritait un meilleur sort et aujourd’hui (dimanche) notre travail a été récompensé. On avait beaucoup de vitesse, on a amené beaucoup de rondelles au filet et on a été opportunistes. C’est comme ça qu’on veut jouer. »

Parmi les points positifs, la tenue de l’avantage numérique fait sourire Stéphane Julien. Avec deux buts inscrits en quatre occasions de marquer face aux Olympiques, Sherbrooke montre maintenant le deuxième meilleur pourcentage d’efficacité de la LHJMQ, avec 32,4 %, derrière l’Océanic de Rimouski (40,5 %).

Par contre, la tenue de l’unité en désavantage numérique n’est pas aussi reluisante. Sherbrooke ne peut faire mieux qu’un taux d’efficacité de 71,1 %. Seules deux équipes font pire que Sherbrooke présentement (Saint John, 70,7 % et Shawinigan à 64,7 %).

« Le jeu sur les unités spéciales, c’est ce genre de détails qui changent les matchs. Si notre avantage numérique va bien, notre désavantage numérique nous a fait perdre le match de vendredi face à Chicoutimi. On a du travail à faire de ce côté, les équipes s’ajustent à notre façon de jouer. Mais contre Gatineau, on a très bien fait, c’est la preuve que lorsque les gars appliquent le système, on peut avoir du succès. Pour terminer parmi les meilleures équipes, on veut viser un pourcentage d’efficacité cumulatif de 105 %. »

Le trio formé de Dow, Okuliar et Tardif a été de la dynamite pour le Phœnix, dimanche.

« Nos deux joueurs européens connaissent de bons moments. Le trio formé de Dow, Tardif et Okuliar, a été excellent, les gars ont mis l’effort. Quand Dow est arrivé, il n’avait pas patiné depuis deux semaines. On commence à lui enseigner les bases du système et j’ai vraiment aimé ses trois derniers matchs. Il est fort, il a de la vitesse et on peut lui faire confiance dans plusieurs situations. C’est un ajout très intéressant à notre formation », a dit Stéphane Julien.

Les Olympiques, eux, semblaient à bout de souffle, dimanche, lors de leur troisième match en autant de jours.

Ils ont résisté au Phœnix pendant deux périodes, mais les visiteurs ont ouvert les vannes avec trois buts en 50 secondes au début de la troisième période. C’en était fait des Gatinois, qui se sont inclinés devant une maigre foule annoncée de 1393 spectateurs.

« Nous avons eu les meilleures chances de compter, mais leur gardien nous a frustrés. La fatigue mentale s’est fait sentir aujourd’hui. Nous avons manqué d’émotions en troisième période. C’est un peu normal. Nous n’avions pas l’énergie pour être les premiers sur la rondelle. Nous manquions de fougue », a expliqué l’entraîneur-chef Éric Landry.

Poirier était excité

C’est l’ancien gardien des Cantonniers de Magog, Rémi Poirier (31 arrêts sur 38 lancers), qui a amorcé le match pour les Olympiques.

Natif de Granby, Poirier était fébrile à l’idée d’affronter l’équipe qu’il appuyait dans sa jeunesse.

« Je n’étais pas trop nerveux. J’étais excité. Bon, ça ne s’est pas passé comme je le voulais, mais j’ai aimé mon expérience. J’ai résisté pendant deux bonnes périodes. Je n’avais pas joué depuis un mois et demi, mais j’avais confiance en mes moyens. Je comprends que les gars étaient fatigués. Je voulais juste les aider à rester dans le coup », a dit celui qui sera opéré jeudi pour un blocage à un rein. Avec Jean-François Plante du journal Le Droit

Sports

Les gardiens du Phoenix cèdent devant l'Océanic

Le Phoenix a tenu tête à l'Océanic pendant les 20 premières minutes de jeu dimanche après-midi, mais le club sherbrookois s'est senti abandonné par ses gardiens de but par la suite. Alexis Lafrenière et sa troupe ont ainsi quitté le Palais des sports avec une victoire de 7 à 2.

Les hommes de Stéphane Julien semblaient effectivement avoir le dessus sur Rimouski malgré un pointage de 2 à 1 en faveur des visiteurs.

«J’ai vraiment aimé notre première période, admet l’entraîneur Stéphane Julien. On n’a accordé que cinq tirs, mais en deuxième période, notre gardien a concédé deux mauvais buts et on a perdu le momentum. On a commis beaucoup d’erreurs et chaque fois que l’Océanic lançait, la rondelle entrait dans notre filet.»

Dmitry Zavgorodniy a connu tout un match en marquant d'abord le premier des siens, suivi d'Alexis Lafrenière. Yann-Félix Lapointe a donné la réplique avant la fin du premier vingt, mais l'attaque de l'Océanic a fait des ravages par la suite. 

« On a été chanceux d’avoir l’avance au tableau après 20 minutes de jeu, confie le pilote de Rimouski, Serge Beausoleil. On a beaucoup mieux joué par la suite. Nos joueurs étaient toutefois trop indisciplinés en fin de match. C’était une partie robuste, il y a eu beaucoup de punitions, mais je suis vraiment content de notre jeu en général. »

Jordan Spadafore et Cédric Paré ont donné le ton à la reprise du jeu, ce qui a forcé Stéphane Julien à retirer son gardien Brendan Cregan après quatre buts sur 12 lancers.

«Lafrenière était sur la ligne des buts et il a réussi à marquer, rappelle le pilote des Oiseaux. Oui, c’était un bon lancer, mais je m’attends à ce que le gardien fasse l’arrêt, comme sur le troisième but alors que personne ne se trouvait devant le filet sur ce tir de la ligne bleue.»

«On a joué un bon soixante minutes aujourd’hui et en profitant d’une journée de repos la veille, il ne fallait pas commencer la partie sur une mauvaise note», a souligné Lafrenière.

Jordan Lepage a ensuite souhaité la bienvenue à Thommy Monette et Dmitry Zavgorodniy a complété son tour du chapeau avec deux autres buts. Bobby Dow a marqué pour le Phoenix en fin de partie.

«Quand on laisse autant de chances à une équipe aussi talentueuse, elle va en profiter, note Yann-Félix Lapointe. On mérite ce qui est arrivé ce soir : on a subi des revirements coûteux et on n’a pas respecté le système. On entend beaucoup parler de Lafrenière, mais l’Océanic a une équipe complète. Zavgorodniy a d’ailleurs marqué trois buts et défensivement, on n’a pas eu de bonnes chances de marquer. »

Le Sherbrookois Alex-Olivier Voyer affrontait son ancienne formation et aurait certainement souhaité un autre dénouement. 

«On s’est laissé aller en deuxième période, croit-il. On ne se concentrait plus sur les détails et on a délaissé le système de jeu. Ça s’est mis à mal aller et on n’a pas répondu par la suite. Il faut se rassembler dans ces moments-là. C’est correct que ça survienne en début de saison: les plus jeunes vont apprendre de ça.»

«Lafrenière était un cas incertain avant la partie, admet Beausoleil. Ce matin, il ne se sentait pas très bien, mais après l’échauffement, il allait mieux. Il a d’ailleurs marqué un très beau but. On mise sur une équipe diversifiée. Notre Russe était partout aujourd’hui et il connait un très bon début de saison. Il s’implique aussi défensivement et on apprécie ça beaucoup. »

Le Phoenix renouera avec l'action vendredi à domicile en recevant la visite des Saguenéens de Chicoutimi à l'occasion du traditionnel Match en rose.


Sports

Le Phoenix tient le coup et l'emporte

Contrairement à son dernier duel contre les Cataractes, cette fois, le Phoenix a conservé son avance samedi au Palais des sports en route vers une victoire de 3 à 2.

Les Sherbrookois ont commencé le match en lion en marquant trois buts, mais les visiteurs ont peu à peu retrouvé leur rythme, allant jusqu'à réduire l'avance du Phoenix à un maigre but. 

Les Cataractes ont toutefois manqué de temps et n'ont pu répéter le même tour que celui joué lors de leur partie inaugurale. 

« Ce n'était vraiment pas parfait ce soir, fait remarquer Stéphane Julien, entraîneur du Phoenix. Les Cataractes ont joué avec désespoir, mais on a trouvé une façon de gagner quand même. On a perdu des soldats durant le match. Avec notre dernier voyage à Baie-Comeau et Chicoutimi, on a senti une petite fatigue de la part de nos joueurs. Je n'ai pas toujours aimé notre façon de gérer la possession de la rondelle, mais il y a des matchs comme celui-ci durant lesquels les points ne sont pas toujours mérités. » 

« On porte beaucoup d'attention à notre cheminement et dans la situation où nous sommes, c'était une belle partie de notre part autant offensivement que défensivement, avance pour sa part Daniel Renaud, l'entraîneur des Cataractes. On a eu nos chances de marquer: 18 selon le site de la ligue. Défensivement, notre jeu était plutôt hermétique. On le voit dans le nombre d'occasions de marquer accordées. Le problème, c'est que les chances accordées sont très dangereuses. Nos erreurs sont souvent de grosses erreurs. » 

Nathael Roy a été le premier à toucher la cible sur une pièce de jeu qui se retrouvera probablement dans les séquences de la semaine. Roy a contourné tous ses adversaires avec une aisance déconcertante pour ainsi battre Lucas Fitzpatrick. 

« J'ai simplement vu les ouvertures et j'en ai profité, explique l'attaquant des Oiseaux. Avec un peu de chance, j'ai été capable d'enfiler l'aiguille. Collectivement, on a bien commencé la partie. La deuxième période a cependant été plus difficile défensivement, mais on a appris beaucoup aujourd'hui. » 

Samuel Poulin a ensuite permis à Taro Jentzsch de doubler l'avance en milieu de première période et Édouard St-Laurent a ajouté un troisième but au tableau indicateur lors du second tiers. 

Peu après, Jan Drozg  a remis son équipe dans le match en déjouant Brendan Cregan et Jérémy Martin a redonné espoir aux siens en troisième période, mais en vain. 

« À la suite d'une bonne première période, on s'est montrés indisciplinés et on méritait ces nombreuses punitions en deuxième période, laisse savoir Stéphane Julien. On a perdu le rythme, on a vu les Cataractes provoquer quelques revirements, mais on a vu nos joueurs se sacrifier en fin de partie.» 

En fin de match, les Cataractes ont retiré leur gardien alors que Taro Jentzsch se tordait de douleur sur la patinoire.

« Il a reçu un coup de bâton directement dans les cloches de la cathédrale de Cologne en Allemagne: ça lui a fait très mal », admet Stéphane Julien. 

Deux joueurs ont disputé leur premier match dans la LHJMQ dans le clan sherbrookois, Dylan Savenkov et Jacob Rabouin, qui a livré un furieux combat à Roddie Sandilands. 

« J'ai donné de bonnes mises en échec, dont une en plein centre de patinoire, explique Rabouin. Je m'attendais à recevoir de la visite et j'étais prêt. Jouer ma première partie devant les amateurs sherbrookois, c'était incroyable. Je vais me souvenir de ce moment durant toute ma vie. » 

Lafrenière est en ville

L'Océanic de Rimouski affrontera le Phoenix dimanche après-midi au Palais des sports et qui dit Océanic dit Alexis Lafrenière, la jeune sensation qui fait courir les foules aux quatre coins de la planète LHJMQ.

« Ce que je n'aime pas, c'est de voir un gars comme lui ne pas obtenir de points depuis deux matchs: j'espère que l'on trouvera le moyen de le contenir, ce qui ferait en sorte de le voir blanchi de la feuille de pointage pour une troisième partie consécutive. Pour les spectateurs, ce sera intéressant de le voir sur la même glace que Samuel Poulin, deux joueurs talentueux du même âge, mais pas admissible au repêchage au même moment. Ils sont deux joueurs exceptionnels, mais différents. On lui apportera donc la même intention que celle portée par les autres équipes envers Samuel Poulin. »

« L'Océanic a une bonne équipe, mais tout ne repose pas uniquement sur Alexis Lafrenière: quand on affronte un joueur de son calibre, on veut toutefois bien paraître et on en donne un peu plus, rappelle Nathael Roy. Demain, il faudra jouer mieux en élevant notre jeu d'un cran pour aller chercher deux autres points importants. »

Sports

Beau succès pour l'ouverture du Phoenix

La directrice aux opérations pour le Phœnix de Sherbrooke, Charline Durand est catégorique : les partisans ont été nombreux à participer aux activités dans le cadre des premiers matchs à domicile du club.

« Lors du premier match, nous avons eu une foule de 3556 personnes, ce qui est un très bon match d’ouverture. Les gens ont répondu présents, le tailgate a vraiment marché. On a fait un vrai opening comme on voulait le faire. Samedi, c’était plus familial. Il y avait une belle ambiance. C’est vraiment une fin de semaine parfaite pour le Phœnix », affirme-t-elle, réjouie. 

« On a mis le paquet dans l’amusement et dans le divertissement, poursuit-elle. Ce qu’on voulait, c’est que les partisans s’amusent. On voulait qu’ils reprennent à la même place qu’à la fin de la dernière saison. On voulait que les partisans sentent qu’on n’avait pas lâché le rythme, que la victoire et la fête sont toujours là. »

Mme Durand est convaincue que les victoires obtenues l’an dernier, et le fait que l’équipe ait réussi à franchi un tour éliminatoire pour la première fois de sa courte histoire, ont un lien avec la participation des Sherbrookois lors de la dernière fin de semaine. « Je pense sincèrement que les gens ont vu que nous sommes dans un projet de construction de l’équipe. Forcément, quand on a une bonne saison comme celle de l’an dernier, ça donne envie de continuer à suivre l’équipe », assure-t-elle. 

Comment garder ces fans de hockey? « On a 34 parties à la maison, on va faire 34 événements. Il y aura toujours le hockey qui sera toujours le principal produit, la victoire étant le principal élément de vente. Les gens veulent voir une équipe qui gagne. Au deuxième étage, on va miser sur de vrais événements. Il va toujours y avoir quelque chose dans l’animation, dans les cadeaux, dans le divertissement pour plaire à toute la famille », promet Mme Durand.

Sports

Un nouveau joueur ontarien avec le Phoenix

L'attaquant ontarien Robert Dow a été acquis du Phoenix de Sherbrooke vendredi après avoir été libéré par les Petes de Peterborough. Bientôt âgé de 20 ans, l'ailier droit a participé au camp des recrues des Maple Leafs de Toronto et du Lightning de Tampa Bay dans le passé en plus du tournoi des recrues des Sénateurs d'Ottawa.

En 63 parties dans la Ligue ontarienne de hockey la saison dernière, Dow a obtenu 12 buts et 12 mentions d'aide. Fait inusité: le hockeyeur a un lien de parenté avec Maurice et Henri Richard. 

Rappelons que le Phoenix ne comptait que deux joueurs de 20 ans avant son acquisition et atteint ainsi le nombre maximum permis dans la LHJMQ. 

HOCKEY

La chance de faire bonne impression

COMMENTAIRE / Un match d’ouverture, c’est comme un premier rendez-vous galant. Ou bien encore un entretien d’embauche. On n’a jamais deux chances de faire une première bonne impression.

Le Phœnix tentera de profiter de l’occasion pour obtenir vendredi sa première victoire cette saison.

Il y aura environ 3000 spectateurs dans les gradins. Du moins, c’est ma prédiction. Le Phœnix a mis le paquet pour cette partie inaugurale de la septième campagne. Autant à l’extérieur du Palais des sports qu’à l’intérieur.

C’est comme ça à Sherbrooke. La direction a réussi à créer un happening autour d’une partie de hockey junior.

Mais le meilleur argument de marketing se trouve sur la patinoire. Les gens aiment se rattacher aux gagnants. De ce côté, on pourrait prétendre que le Phœnix a gagné sa première série éliminatoire la saison dernière. Un pas vers la bonne direction.

Le meilleur reste à venir, bien entendu. La relève semble prometteuse.

Or, après une défaite contre les Cataractes de Shawinigan et les Remparts de Québec sur la route, la jeune formation doit rebondir rapidement.

Vendredi, l’occasion sera trop belle pour la laisser passer : le Phœnix doit gagner sa partie inaugurale en prenant sa revanche sur les Remparts. Ensuite, il doit compléter son week-end d’ouverture avec un gain face aux Foreurs de Val-d’Or samedi, une formation qui devra se battre pour accéder aux séries éliminatoires. Une tâche normalement facile quand on sait que 16 des 18 équipes y parviennent.

Stéphane Julien possède du moins de bons éléments pour permettre à l’organisation de connaître un week-end parfait. Surtout à l’attaque. Car on l’a vu en matchs préparatoires et en début de saison : le Phœnix n’aura pas trop de difficulté à marquer des buts.

Samuel Poulin prendra le contrôle de l’offensive, appuyé de Patrick Guay. Les deux Européens ont aussi bien fait, tout comme les jeunes vétérans. Le défi cette saison sera plutôt de resserrer la défensive et d’éviter les pièges qui se dressent normalement devant les joueurs de première année.

Pendant que Jocelyn Thibault rêve encore au retour de Luke Green, sachant très bien que les chances sont faibles qu’il quitte le Moose du Manitoba dans la Ligue américaine, l’entraîneur, lui, tente de former ses jeunes défenseurs, mais aussi de résoudre le mystère qui se trouve devant le filet.

En optant pour un ménage à trois devant la cage, le Phœnix espère voir ses gardiens Thommy Monette et Thomas Sigouin voler la pole au vétéran Brendan Cregan. D’ailleurs, je suis loin d’être convaincu que cette situation convient à tout le monde, ce qui me porte à croire qu’elle ne durera pas jusqu’à la fin de la saison.

D’ailleurs, l’identité du gardien partant n’était pas encore connue jeudi. Une situation anormale lors d’un match d’ouverture, durant lequel on n’hésite jamais à envoyer le numéro 1 défendre le filet.

Dans la victoire comme dans la défaite, une chose est certaine : les quelque 3000 amateurs quitteront le Palais des sports cette saison en ayant tous la même impression. Celle d’avoir vu à l’œuvre au moins un joueur du Phœnix qui atteindra un jour la LNH. C’est entre autres pour ça qu’ils n’ont pas hésité à sortir quelques billets de leur poche, persuadés d’avoir réalisé un bel investissement. Et cette impression-là, ils ne l’ont pas eue souvent.

Phoenix

Le baptême de Patrick Guay

Il y a six ans, Patrick Guay se trouvait dans les gradins du Palais des sports pour assister au tout premier match du Phœnix à Sherbrooke. Il n’avait que dix ans et voyait le jeune Daniel Audette effectuer ses débuts devant sa nouvelle foule. Vendredi, le Magogois troquera son rôle de spectateur pour celui de joueur. Ce sera à son tour de vivre son baptême.

« Je me souviens très bien que le Palais des sports était plein. Le temps avance vite. Tous les joueurs de hockey vous le diront. Les saisons s’enchaînent très rapidement », constate la recrue du Phœnix.

L’ancien membre des Cantonniers de Magog vivra un moment spécial vendredi soir.

« Mes parents seront là, mes amis aussi. Je viens de la région, donc ce match est particulier pour moi. Je pense bien savourer chaque moment même si je serai concentré sur mon jeu. J’ai hâte de voir la foule, de la sentir nous appuyer et de l’utiliser comme motivation. »

Le jeune homme de 16 ans a déjà obtenu un premier point dans la LHJMQ et sera en quête d’un premier but lors du troisième match de son équipe.

« Je pense bien savourer chaque moment même si je serai concentré sur mon jeu. »

Patrick Guay

« Je me considère très chanceux de pouvoir jouer à Sherbrooke pour le Phœnix. Toutes les étoiles étaient bien alignées. Au repêchage, j’ai vécu certaines émotions et ce sera encore le cas vendredi soir. »

Repêché au cinquième rang en 1re ronde, Patrick Guay partagera ce moment avec un autre joueur de la région qui vivra aussi une première : Alex-Olivier Voyer, un vétéran de Sherbrooke acquis par le Phœnix durant la saison morte.

« C’est sa famille qui m’héberge en pension et je suis très bien avec elle. On se connaît depuis longtemps et pour lui aussi ce sera spécial! » admet le petit attaquant.  Jérôme gaudreau

PHOENIX

Le Phœnix veut faire « vibrer » ses partisans

« Vibrez ». La direction du Phœnix de Sherbrooke souhaite que le slogan de la saison 2018-2019 s’applique dès vendredi lors du match d’ouverture. Et tous les moyens ont été pris pour que les centaines de partisans présents vibrent au rythme du Phœnix. En fait, il ne manquerait qu’une victoire face aux hommes de Patrick Roy, le nouvel entraîneur des Remparts de Québec, pour que la soirée soit une réussite totale.

Déjà 2200 personnes ont leur billet en poche pour le match inaugural de la septième saison du Phœnix. L’an dernier, 2500 billets individuels avaient été vendus. À cela, on ajoute les propriétaires de billets Flex achetés.

« On vise une salle comble, comme chaque année! L’objectif est de remplir le Palais des sports! » souhaite Charline Durand, directrice des opérations.

Pour ce tout premier match, la direction a misé sur le divertissement.

« On veut créer un happening comme lors de chaque partie du Phœnix, précise Mme Durand. On a connu une belle saison l’an dernier en gagnant notre première série et on souhaite célébrer ça vendredi et samedi. On s’attend à ce que ce soit davantage familial samedi et on pense attirer beaucoup d’étudiants vendredi. Notre promotion du vendredi s’applique d’ailleurs pour les étudiants. On leur a donné cette promotion et on refuse de leur enlever lors du match d’ouverture. Tout est presque prêt. On se trouve maintenant dans les détails. »

Le grand week-end d’ouverture s’étale en effet sur deux jours, puisque les Foreurs de Val-d’Or seront à Sherbrooke samedi à 16 h. Ce sera alors le retour de Pascal Rhéaume au Palais des sports. L’ancien adjoint de Stéphane Julien pilote désormais la formation abitibienne.

En plus de Patrick Roy et Pascal Rhéaume, d’autres invités de marque sont attendus.

« Puisque la LHJMQ célèbre son 50e anniversaire, on tenait à le souligner à notre façon en invitant entre autres des anciens joueurs et dirigeants des Castors de Sherbrooke, dont Georges Guilbault, Daniel Chicoine, Mario Lessard et bien d’autres. L’ancienne joueuse de hockey Sarah Vaillancourt effectuera la mise au jeu protocolaire. On accueillera aussi 24 enfants qui accompagneront nos joueurs lors de la présentation de tous les membres de l’équipe. Ces jeunes ont gagné un concours, tout comme nos chanteuses de l’hymne national. »

Des jeux gonflables seront érigés dans le stationnement du Palais des sports et un chansonnier montera sur scène.

Samedi, les gens sont attendus dès 13 h devant le Palais des sports. Le groupe Tribiant participera aux célébrations. Plusieurs gratuités seront remises aux amateurs. Des clowns, des magiciens, un chocolatier animeront l’endroit, tout comme P&D Run Away Petting zoo qui proposera une mini-ferme aux enfants.

Une année de consolidation

Que ce soit sur la glace ou au deuxième étage, le Phœnix prévoit une année de consolidation lors des prochains mois.

« C’est probablement la première fois que nous nous trouvons au même stade au même moment : tout comme les joueurs et les entraîneurs, nous visons une consolidation de ce qui a déjà été fait, et ce, à tous les niveaux, informe la directrice des opérations du Phœnix. On continuera toutefois de proposer de la nouveauté. On ajoute de nouvelles bières au bar, dont la Blanche de Chambly et la Sleeman rousse, et on vendra aussi des cocktails et du fort. »

Par ailleurs, le Phœnix aimerait proposer un jour une bière spéciale de microbrasserie aux couleurs de l’organisation.

« Mais ce n’est pas pour tout de suite », précise Mme Durand.

Les partisans demeurent fidèles

Presque toutes les loges du Palais des sports ont été vendues cette saison : 33 sur 34. Pour les galeries : trois sur 17 sont encore à vendre.

« Nos recettes à la billetterie ont souvent un lien avec le succès de l’équipe sur la patinoire, mais on est parvenus au fil du temps à transformer nos matchs en vrai divertissement autour de la patinoire. On attire bien plus que des fans de hockey et c’était ça notre défi. Grâce à nos baisses de prix, on a aussi vendu plus de billets de saison pour enfants et étudiants », explique Charline Durand.

Sports

Longue absence pour Bailey Peach

Le Phœnix de Sherbrooke a appris qu’il devra se passer des services de son attaquant Bailey Peach pour quelques semaines.

L’attaquant originaire des Maritimes a été frappé solidement par Spencer Blackwell, des Remparts de Québec, lors de l’affrontement entre les deux clubs, dimanche, dans la Vieille Capitale.

Peach fonçait au filet des Remparts lorsqu’il a été happé de côté par Blackwell, avant de finir sa course dans le filet des locaux. Il n’est pas revenu au jeu.

Son absence devrait s’étirer entre trois et quatre semaines, croit l’entraîneur-chef du Phoenix, Stéphane Julien.

« Il a subi une dislocation de l’épaule, ce qui signifie qu’il sera absent au moins trois semaines. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’a pas besoin d’être opéré ».

Originaire de Falmouth en Nouvelle-Écosse, Peach a été un choix de première ronde pour le Phœnix l’an dernier (11e au total en 2017) a disputé 49 matchs avec Sherbrooke l’an passé, avec un impact mitigé, devant se contenter d’une maigre récolte de trois buts et quatre passes pour sept points. Il a été blanchi en huit matchs lors des séries éliminatoires.

Il avait amassé un point en deux matchs jusqu’ici.

« J’ai appelé la ligue, car je crois que ce coup a été porté dans son angle mort, il n’a pas pu se protéger. On m’a dit que l’épaule de Blackwell a frappé l’épaule de Peach, donc, il n’y aura pas de sanction », a dit Julien.

« Bailey est allé à l’hôpital et ils ont eu de la difficulté à lui remettre l’épaule en place. Je lui ai parlé peu de temps après et il se portait bien, il n’avait pas trop de douleurs. L’inflammation va par contre le garder hors de l’alignement pour quelque temps », a déploré Julien.

« C’est dommage, car Bailey a connu un excellent camp, il est débarqué à Sherbrooke en excellente forme physique. Mais bon, les blessures, ça fait partie des risques. »

Après avoir récolté un seul point sur une possibilité de quatre à ses deux premiers matchs, disputés à l’étranger, le Phœnix s’entraîne pour son ouverture locale, prévue vendredi au Palais des sports, avec la visite de ces mêmes Remparts.

La blessure de Bailey Peach ouvrira un poste sur les trios offensifs.

« Un gars comme Nathaël Roy pourra avoir une promotion. Lui aussi a bien fait au camp et il peut en prendre plus sur notre top-9. Des gars comme (Alex-Olivier) Voyer et (Édouard) Saint-Laurent sont aussi capables d’en prendre un peu plus. Je n’aurai pas le choix de rebrasser mes trios un peu. »

C’est le gardien Brendan Cregan qui a amorcé les deux premiers matchs pour le Phœnix; une situation qui risque d’évoluer d’ici la semaine prochaine, promet l’entraîneur.

« Je n’avais pas de plan précis pour l’utilisation de mes trois gardiens. De toute façon, si j’en avais un, je l’aurais déjà changé! Je ne sais pas encore qui sera d’office, vendredi. Mais j’aimerais utiliser les trois gardiens, et idéalement gagner des matchs. On aimerait que les trois gardiens touchent la glace d’ici à notre départ pour notre voyage (Baie-Comeau et Chicoutimi, la semaine prochaine) », a dit Stéphane Julien.

LHJMQ

Faux départ pour le Phoenix

Deux défaites et un seul point obtenu. Le premier week-end d’activités du Phœnix de Sherbrooke n’a pas été aussi fructueux qu’espéré. Après s’être incliné en prolongation vendredi à Shawinigan, le Phœnix s’est buté aux Remparts de Québec et Patrick Roy, qui a goûté dimanche à un premier gain depuis son retour dans la LHJMQ.

« Je suis content d’obtenir cette première victoire, confie Patrick Roy, mais je l’étais encore plus en 2005. L’important pour moi, c’est surtout la façon dont mon équipe joue et pas seulement le résultat. » 

Après cette défaite de 4-2, les Sherbrookois semblaient d’accord pour dire que leur jeu lors de la dernière fin de semaine était loin d’être parfait, mais qu’il y a tout de même du positif à retirer de ces deux revers.

« On doit garder la tête haute, indique Félix Robert. Ce n’était que les deux premiers matchs. Notre saison n’est pas en jeu. On aura quelques grosses pratiques à venir. On panique parfois avec la rondelle. Il faudrait simplifier notre jeu. L’intensité était au rendez-vous. On en voudrait toutefois plus. J’aurais aimé finir le week-end avec deux victoires en banque, mais ce n’est pas ce qui est arrivé. On doit garder les points positifs et travailler sur les points négatifs. »

« Notre premier week-end me fait beaucoup penser à celui de l’an dernier, confie l’entraîneur Stéphane Julien. Un point sur quatre après deux parties : on avait perdu en prolongation à Val-d’Or et connu un match plus difficile à Rouyn-Noranda. On avait progressé peu à peu et ce sera encore le cas cette saison avec une jeune équipe. La patience est de mise. »

Le Centre Vidéotron et les quelque 8500 spectateurs ont semblé intimider les Oiseaux. 

« On est rapides, on ne lâche jamais et lors des deux parties, on n’a pas été déclassés, estime Alex-Olivier Voyer. C’était quand même un dur week-end. Le point récolté sur la route est important. Mais je pense que le défi était grand pour notre jeune équipe de jouer une partie au Centre Vidéotron dès le deuxième match. »

Retour à la planche à dessin

Au second tiers, les Remparts ont déployé leur offensive en marquant deux buts, l’œuvre de Aleksei Sergeev et Matthew Grounchy.

« Le but de Grounchy en fin de deuxième période a été le tournant du match. Ça nous a permis de retraiter au vestiaire avec une priorité de deux buts. En désavantage numérique, on a bien fait. Surtout Andrew Coxhead : il a été extraordinaire! » indique Patrick Roy. 

« On a accordé beaucoup de lancers parce que bizarrement, on s’est débarrassé de la rondelle trop souvent, ce que l’on ne fait jamais, précise Julien. Notre avantage numérique est l’une de nos forces, mais pas ce soir. Côté exécution, ce n’était pas facile. Il y a des soirs comme ça. »

Grâce à un lancer de la ligne bleue, Jacob Arsenault a percé Dereck Baribeau en troisième période. Mais Louis-Filip Côté a aussitôt redonné une avance de deux buts aux siens.

« L’effort était là, admet le gardien Brendan Cregan, qui a bloqué 33 lancers. On a tout de même bien joué. On a fait quelques petites erreurs et on devra corriger le tout à l’entraînement. On doit simplement continuer à travailler fort et ne jamais lâcher comme on l’a fait cet après-midi en montrant du caractère. On aurait pu tester davantage Dereck Baribeau an lançant plus souvent, mais on aura l’occasion de le faire dès vendredi lors de notre match d’ouverture. »

Lors d’un avantage numérique à 6 contre 3, Félix Robert a ravivé les espoirs du Phoenix et Andrew Coxhead les a rapidement éteints avec un but dans une cage déserte.

« On n’a peut-être pas travaillé de la bonne façon, précise Julien. La gestion de nos émotions a été difficile. On a travaillé jusqu’à la fin, mais il nous en manquait un peu. »