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Sports

Gravel ne peut tout faire seul

Le gardien d'Asbestos Alexis Gravel a bien failli jouer un mauvais tour au Phoenix, mais malgré ses 43 arrêts sur 47 lancers, le portier des Mooseheads de Halifax n'a pu freiner la meilleure équipe de la LHJMQ. Le Phoenix de Sherbrooke s'est sauvé avec une victoire de 4 à 2 et surtout, deux précieux points afin de distancer les Saguenéens de Chicoutimi, deuxièmes au classement général.

« Tout ce que je souhaitais, c'était d'offrir une chance à mon équipe de gagner, indique Gravel. Je savais que notre club affrontait une excellente équipe. En jouant proche de la maison, c'était pour moi une motivation supplémentaire. Je suis content de notre match: notre club s'est battu jusqu'à la fin. Ça montre que notre groupe de jeunes est bon et qu'il y a un bel avenir chez les Mooseheads. »

Les deux formations ont été nez à nez pendant un long moment durant cette rencontre disputée samedi soir au Palais des sports. Si Nathael Roy a donné le devants aux locaux, la réplique n'a pas tardé du côté des Mooseheads puisque Marcel Barinka a nivelé la marque moins d'une minute plus tard, en milieu de première période. 

Il aura fallu attendre jusqu'à la toute fin du second tiers pour voir le Phoenix reprendre les commandes de la partie grâce au but de Taro Jentzsch. 

Alex-Olivier Voyer s'est ensuite moqué des cinq adversaires sur la patinoire avant d'arriver seul devant Gravel en troisième période. En perdant la maîtrise de la rondelle, Voyer a déjoué le gardien adverse entre les jambières. D'Artagnan Joly a ensuite battu Samuel Hlavaj, revenu au jeu après avoir disputé le Match des meilleurs espoirs jeudi, mais Samuel Poulin a marqué le but d'assurance tard dans la rencontre avec un tir sans avertissement. 

« On a joué la première période sur les talons et par la suite, Gravel a réalisé les arrêts importants, a observé l'entraîneur du Phoenix, Stéphane Julien. C'était l'un de ses meilleurs matchs contre nous je crois. On a bien fait circuler la rondelle en avantage numérique. Samuel Bolduc aurait pu marquer trois buts ce soir et heureusement, Samuel Poulin a compté le gros but en troisième période. On a tiré énormément vers le filet adverse sans donner beaucoup de tirs à l'adversaire. Le match aurait pu virer d'un bord comme de l'autre. »

Même s'il n'a obtenu aucun point, Patrick Guay a disputé un fort match et s'est offert la première étoile. Le petit attaquant de 17 ans a d'ailleurs livré une première bagarre dans la LHJMQ, contre Lucas Robinson. 

« J'aime son caractère, mentionne Stéphane Julien. Il joue super bien depuis son retour au jeu. Il a beaucoup de chances de marquer et il est impliqué dans le jeu. »

« On bataillait pour la position devant le filet, décrit Patrick Guay. Les bagarres, ça fait partie du hockey. Je crois m'être bien débrouillé. Sinon, il fallait sortir fort après notre défaite à Drummondville. On ne peut pas se permettre d'échapper beaucoup de points si l'on souhaite terminer au premier rang. Le gardien adverse a été bon. Le pointage aurait pu être plus élevé ce soir. »

Le Phoenix s'est redonné une priorité de quatre points sur son plus proche rival au classement, Chicoutimi, grâce à cette victoire.

« On dispute une bagarre de points d'ici la fin de la saison, rappelle l'entraîneur sherbrookois. On doit se concentrer à jouer de bons matchs pour se donner une chance de gagner à chaque soir. On ne doit pas échapper de points faciles d'ici le début des séries. »

« On connaît bien Alexis Gravel, rappelle Alex-Olivier Voyer. On savait que notre équipe affrontait l'un des meilleurs gardiens du circuit. Il a sorti une grosse partie. De notre côté, on n'a jamais lâché. Il y a peut-être beaucoup de points qui séparaient les deux équipes au classement, mais les deux clubs jouent dans la même ligue et les Mooseheads jouent bien leur système. On devait donner le deuxième effort et continuer à lancer vers Gravel. On l'a eu à l'usure. Il n'y a aucun gardien qui a un taux d'efficacité de 1000! Avec seulement deux points de plus que Chicoutimi, on ne se trouvait pas dans une zone de confort, alors cette victoire était importante. »

Le retour de Jean-Jacques Daigneault

Même si le Palais des sports a changé depuis sa dernière visite, l'entraîneur des Mooseheads Jean-Jacques Daigneault s'est rappelé de bons souvenirs en effectuant un retour aux sources à Sherbrooke samedi soir. 

L'ancien défenseur du Canadien de Montréal évoluait pour le club-école du Tricolore à Sherbrooke en 1988-1989. 

« Ça me rappelle de beaux moments, admet le pilote de Halifax. On avait connu une bonne saison. J'étais revenu à Sherbrooke l'année suivante. Pour moi, c'était l'occasion de prendre du galon après avoir joué quatre saisons dans la LNH. Je devais jouer plus de hockey avant de revenir avec le Canadien. J'ai pu apprécier la ville de Sherbrooke pendant mon passage. Maintenant, je retrouve encore un Gravel devant le filet! J'ai joué avec le père d'Alexis, François, avec le Canadien. Il était aussi gardien. Je suis content pour Alexis: il a joué tout un match, il a donné une chance à notre équipe de gagner, mais on a manqué de constance en jouant seulement 40 minutes. »

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Entrée réussie pour Roy

Le nouvel attaquant de 20 ans Charles-Antoine Roy a fait bonne impression à son premier match dans l’uniforme du Phœnix, qui a facilement vaincu les Huskies de Rouyn-Noranda jeudi soir par la marque de 5 à 2.

L’ancien capitaine des Olympiques de Gatineau a réussi son entrée au Palais des sports en obtenant quatre points dans la victoire des siens.

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Poulin enfin de retour

Le Phœnix espérait se sortir la tête de l’eau et pourra enfin commencer à mieux respirer avec le retour au jeu de quatre de ses joueurs, notamment du capitaine Samuel Poulin.

Le renfort arrive au bon moment puisque les Sherbrookois se préparent à disputer trois parties à domicile en quatre jours en recevant les Huskies de Rouyn-Noranda jeudi, les Foreurs de Val-d’Or vendredi et les Remparts de Québec dimanche.

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Les munitions pour gagner, croit Thibault

Le Phœnix s’était dressé un plan de match à l’aube de l’ouverture de la période de transactions et a été en mesure de le respecter à la lettre. Ce qui amène le directeur général de Sherbrooke à croire qu’il possède maintenant toutes les munitions pour gagner la coupe du Président : « On n’a rien à envier aux autres équipes aspirantes », estime Jocelyn Thibault.

Les Saguenéens de Chicoutimi et les Wildcats de Moncton possèdent peut-être une formation digne d’un alignement de match des étoiles. Les Eagles du Cap-Breton seront également redoutables. Et avec l’ajout de Justin Bergeron, l’Océanic de Rimouski a mieux entouré le meilleur joueur d’âge junior de la planète, Alexis Lafrenière. Malgré tout, le Phœnix croit se trouver en bonne position pour rafler les grands honneurs.

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«Je vais tout donner pour gagner la coupe!»

On ne pourra pas dire que le nouvel attaquant de 20 ans du Phœnix de Sherbrooke manque de motivation. Bien au contraire, Charles-Antoine Roy se dit gonflé à bloc.

« Ma carrière dans le junior majeur finira bientôt, je vais tout donner pour gagner la coupe et terminer ça en beauté. Rejoindre le Phœnix est pour moi une motivation supplémentaire. Je laisse beaucoup de choses derrière moi en quittant Gatineau, mais juste l’idée de pouvoir gagner avec le Phœnix me rend très heureux. »

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Le Phœnix de nouveau victorieux grâce à Sigouin et Tardif

Les petits miracles de Thomas Sigouin et le tour du chapeau de Benjamin Tardif ont permis au Phœnix de Sherbrooke de renouer avec la victoire. Samedi, les hommes de Stéphane Julien ont remporté le match 5 à 2 face aux Huskies à Rouyn-Noranda.

Après un départ difficile vendredi, Thomas Sigouin a rebondi et a permis aux Oiseaux de rester dans le match. « Thomas (Sigouin) est un gars de caractère, confie l’entraîneur du club sherbrookois, Stéphane Julien. C’est rare dans le hockey d’aujourd’hui de voir des joueurs avec tant de caractère. Il voulait rebondir, je le voyais dans ses yeux. Avant le match, il voulait embarquer pour venir performer. Il a connu une excellente performance, même les joueurs dans le vestiaire lui ont donné le titre de joueur du match. Je pense qu’il était content. »

« Thomas, c’est un gars qui vient de la région de l’Abitibi, enchaîne Julien. Il part de loin, on connaît son histoire de l’an dernier (il a été blessé au genou pour la grande partie de la saison). Cette année, il a eu de très bons matchs. »

Les vétérans Benjamin Tardif (trois fois), Julien Anctil et Alex Olivier ont aussi eu leur mot à dire dans cette victoire, marquant les buts de Phœnix. « Ce n’est pas évident, on vient de perdre des joueurs comme Samuel Poulin, Patrick Guay et Félix Robert qui sont dominants. Ça paraît. Ça prend tes vétérans quand tu as un club décimé par les blessures », affirme Stéphane Julien, visiblement fier de ses joueurs plus expérimentés.

Arbitres

Les unités spéciales du Phœnix ont fait un bon travail. Sherbrooke a été parfait lors de ses trois infériorités numériques et a marqué la seule fois qu’il a eu l’avantage d’un homme. Mais selon lui, les arbitres se montrent parfois inconstants. 

« L’indiscipline n’a pas été un problème, assure Stéphane Julien. Le problème, c’est que les arbitres ne nous en donnent pas assez. Encore ce soir, Bolduc s’est fait donner un coup sur son bâton. Habituellement les arbitres appellent toujours une pénalité, mais ce n’est pas arrivé. Tout de suite après, le contraire est arrivé et ils nous ont donné une punition. Cette année, on n’a pas de cadeau de ce côté. Je ne sais pas si c’est le positionnement de notre équipe au classement, mais encore ce soir des appels auraient pu être faits et ils ne l’ont pas été », déplore l’entraîneur.

Julien est tout de même fier de sa troupe. Il analyse que la première période a été excellente pour les Sherbrookois, qui sont rentrés au vestiaire avec une avance de 2-0. « Nous étions premiers sur la rondelle, on a créé des chances de compter, on a beaucoup tiré. Nous n’avons pas donné grand-chose », explique Julien.

« En deuxième, on a eu un genre de breakdown, poursuit-il. On a passé beaucoup de temps dans notre territoire, on n’a pas eu de tir au but lors des 15 premières minutes de cet engagement. On a bien fini la période. Malheureusement c’était 2 à 2, mais ce que j’ai dit aux joueurs, c’est qu’on était encore dans le match », indique-t-il, ajoutant avoir aimé le troisième tiers de son équipe.

Le Phœnix sera de retour en action jeudi face à ces mêmes Huskies, au Palais des sports.

Le Phoenix termine la décennie en beauté

Malgré l'absence de neuf joueurs réguliers, le Phoenix a offert une victoire aux 3002 amateurs présents mardi au Palais des sports de Sherbrooke à l'occasion de la toute dernière partie de l'année 2019, et ce, grâce à son gardien Thomas Sigouin, en plein contrôle de ses moyens.

Magistral dans cette victoire de 3 à 1, Sigouin a bloqué 33 des 34 tirs des Cataractes de Shawinigan. 

« On venait de perdre deux matchs: un en prolongation, un en tirs de barrage, rappelle le portier du Phoenix. Cette victoire fait du bien et on doit bâtir là-dessus. Malgré les nombreuses absences, notre club s'est bien débrouillé aujourd'hui.  »

Samuel Bolduc a également mené les siens vers la victoire en déjouant Antoine Coulombe pour une première fois lors de la période initiale en marquant son tout premier but dans l'uniforme sherbrookois depuis la transaction entre le Phoenix et l'Armada de Blainville-Boisbriand.

« Plus je jouerai avec l'équipe, plus je me sentirai bien avec ces gars-là, admet Bolduc. Notre gardien a fait les gros arrêts au bon moment. On lui doit une fière chandelle. C'est toujours plus plaisant de quitter pour les Fêtes dans une ambiance gagnante, mais il ne faut pas trop fêter non plus! »

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Décimé, le Phœnix s’incline au Palais

C’est à guichet presque fermé et avec neuf joueurs en moins que le Phœnix a effectué un retour au Palais des sports dimanche après une longue absence. La formation sherbrookoise a toutefois perdu une seconde partie à domicile cette saison, cette fois par la marque de 5 à 4. Malgré ce deuxième revers consécutif à la maison, la troupe de Stéphane Julien a tout de même réussi à encaisser un point face au Drakkar de Baie-Comeau.

« On n’a pas joué un mauvais match, mais les joueurs sont à bout de souffle avec toutes ces absences, explique l’entraîneur Stéphane Julien. Les vétérans donnent ce qu’ils peuvent, mais ils ont manqué de gaz. »

Les locaux avaient pourtant frappé fort en prenant une avance de deux buts grâce au filet de Nathaël Roy en première période et celui d’Alex-Olivier Voyer au deuxième vingt. 

Les gros canons du Drakkar n’ont pas tardé à répliquer par l’entremise de Nathan Légaré et Gabriel Fortier. 

Julien Anctil s’est ensuite chargé du Drakkar en marquant un but avec seulement 47 secondes à faire à la deuxième période pour ensuite compter son deuxième du match en troisième période. 

L’offensive du Drakkar a finalement explosé en fin de match. Charles-Antoine Giguère et Raivis Kristians Ansons ont battu Thomas Sigouin lors des dernières minutes pour ainsi forcer la tenue d’une prolongation et Valentin Demchenko a mis fin au débat en acceptant une magnifique passe de Giguère, qui avait attiré le gardien adverse en prolongation.

« Je suis content de voir des gars comme Légaré et Fortier amener vers le haut des joueurs de 17 ans comme Ansons et Demchenko, confie le pilote du Drakkar, Jon Goyens. Ce n’est pas toujours facile, surtout s’ils arrivent d’Europe et qu’ils doivent s’adapter au jeu de la LHJMQ. »

« On a eu nos chances malgré notre manque de profondeur, mais une mauvaise punition en fin de partie et la fatigue ont rendu notre gestion de rondelle plus difficile à la fin », estime Julien.

Le Drakkar refusait toutefois de prendre le Phœnix à la légère avant la partie.

« On savait que plusieurs joueurs sont arrivés en renfort chez le Phœnix et ils se trouvent à l’essai, renchérit aussitôt Goyens. Ça veut dire qu’ils étaient prêts à tout donner. Ils ont la chance de se faire valoir et dans ce cas, les joueurs jouent avec plus d’énergie et d’enthousiasme. En même temps, on affrontait toute une unité défensive. Les six défenseurs du Phœnix sont tellement forts et c’était difficile pour nous de créer des jeux. Ils étaient toujours dans notre face. »

Devenir plus responsable

Avec les blessures à Samuel Poulin, Xavier Parent, Jérémy Jacques, Anthony Munroe-Boucher et Vincent Anctil, la mononucléose de Félix Robert et la participation au Championnat mondial de hockey junior de Samuel Hlavaj et Taro Jentzsch, Stéphane Julien aurait espéré voir son équipe jouer plus intelligemment contre le Drakkar dimanche et les Olympiques vendredi à Gatineau, lorsque le Phœnix a une fois de plus échappé une avance de deux buts. 

« On doit jouer de façon plus responsable à cause de notre alignement réduit et ce soir, ce ne fut pas le cas. »

Entrée en scène de Bolduc et Bernard

En plus de toutes ces recrues qui disputaient une première partie au Palais des sports, Xavier Bernard et Samuel Bolduc ont également vécu leur baptême dans leur nouvel amphithéâtre. 

« L’ambiance était bonne et c’était plaisant de voir autant de monde au Palais des sports à ma première partie ici, soutient Bernard. Tout était une question de détails ce soir. Une mauvaise communication a mené à certains buts. Il faudra tous se retrouver sur la même page. Les deux équipes semblaient un peu rouillées et le jeu s’est ensuite ouvert à cause de la fatigue. »

Stéphane Julien admet toutefois que même s’ils ont bien fait dimanche, le duo de défenseurs format géant était encore plus efficace vendredi.

« Ils avaient disputé un meilleur match à Gatineau. C’était un peu plus difficile aujourd’hui, comme pour tout le monde. J’ai besoin de leur constance. Ils jouent beaucoup de minutes et lorsqu’ils auront bien appris le système de jeu, ils seront peut-être encore plus utilisés. »

« On aurait espéré un meilleur sort, affirme pour sa part Bolduc. Il nous manquait beaucoup de joueurs, c’était plus difficile. Une défaite en fusillade et une défaite en prolongation, ça fait mal, mais au moins on est allés chercher un point lors de chacun de ces matchs. On mise sur plusieurs joueurs qui manquent d’expérience, mais plus ils joueront, plus ils seront habitués. »

Le Phœnix disputera une dernière partie en 2019 mardi à 14 h au Palais des sports contre les Cataractes de Shawinigan.

« Après notre journée de congé demain, on espère que les batteries seront pleines contre les Cataractes. On aura encore plusieurs blessés et on tentera de garder la tête hors de l’eau », résume Stéphane Julien.

Phoenix

Olympiques 4/Phoenix 3: Landry tranche en prolongation

Manix Landry a mis fin au débat en tirs de barrage et les Olympiques de Gatineau ont mis fin à une séquence de 12 défaites en triomphant 4-3 contre le Phoenix de Sherbrooke.

Lors de la troisième vague de tireurs, Landry a servi une belle tasse de café pour déjouer Thomas Sigouin. Alex-Olivier Voyer a eu l'occasion de prolonger le spectacle, mais Creed Jones a sorti le bras gauche pour confirmer la victoire des siens.

Tyler Boivin, Émile Hegarty-Aubin et Zachary Dean ont fait bouger les cordages pour les Olympiques, qui ont été au beau milieu de plusieurs remous au cours des dernières semaines.

Jaxon Bellamy, Blake Chassé, avec son premier but dans la LHJMQ, et Benjamin Tardif ont marqué pour le Phoenix, qui trône au premier rang du classement général du circuit Courteau malgré de nombreux blessés.

Jones a terminé le match avec 31 arrêts, enregistrant seulement une deuxième victoire cette saison pour les Olympiques. Sigouin a réussi 18 arrêts entre les poteaux de la formation de Sherbrooke.

Phoenix

Note parfaite au bulletin de mi-saison

L’exploit est considérable. Au moment de prendre la pause de Noël, le Phœnix conclut la première moitié de saison au sommet du classement de la LCH et de la LHJMQ, cinq points devant les Saguenéens de Chicoutimi. Le Phœnix se sent bien seul au premier rang de sa conférence avec 17 points de plus que son plus proche opposant. Le dossier à domicile a bien entendu aidé la cause du club sherbrookois, qui s’est incliné une seule fois en 16 matchs au Palais des sports. Maintenant, qui sont les premiers de classe? Sur qui repose le succès de la meilleure équipe au pays depuis le début de la campagne? Voici le bulletin de mi-saison.

Félix Robert

La bougie d’allumage de l’équipe avec ses 50 points en seulement 26 matchs. Son absence avait paru au sein de l’équipe : Samuel Poulin tombait dans une léthargie, Alex-Olivier Voyer fonctionnait soudainement au ralenti et le Phœnix connaissait une première baisse de régime. Un grand leader.

Phoenix

Échanges: Bolduc et Bernard veulent la coupe

Le Phœnix de Sherbrooke a procédé à deux transactions dimanche dans le but de consolider sa défensive tout en la rendant plus imposante. Samuel Bolduc, de l’Armada de Blainville-Boisbriand, et Xavier Bernard, des Islanders de Charlottetown, se disent prêts à aider le Phœnix à gagner la coupe.

« Mon but premier jusqu’au mois de juin, c’est de profiter de la chance de me joindre à une équipe qui aspire aux grands honneurs en terminant ma carrière dans le junior majeur avec une Coupe Memorial », a confié Xavier Bernard. 

Ce dernier a été acquis contre des choix de 3e ronde et 7e ronde en 2020 et un choix de 2e ronde en 2021 (celui des Remparts de Québec).

Le prix à payer pour Samuel Bolduc a été un peu plus dispendieux : un choix de 1re ronde en 2020, des choix de 2e et 3e de 2022 et le défenseur de 20 ans Yann-Félix Lapointe. Le Phœnix reçoit en retour un choix de 4e ronde en 2020.

Rappelons que Bolduc a été repêché en deuxième ronde par les Islanders de New York lors de l’encan 2019 de la LNH. Le défenseur de 19 ans est notamment reconnu pour sa force physique et sa fiabilité défensive, ce qui ne l’a pas empêché de récolter 37 points l’an dernier et 15 cette année, dont neuf buts en 31 matchs. 

« Je suis super content d’arriver à Sherbrooke même si je laisse derrière moi des amis, une famille de pension et une organisation qui a toujours été là pour moi lors des quatre dernières années, soutient Bolduc. J’ai maintenant une chance de gagner la coupe et c’est pour ça que je joue au hockey. Je veux amener mon expérience au Phœnix. L’Armada a participé deux fois à la finale depuis que je suis à Boisbriand. La première fois, j’étais dans les gradins, la deuxième, j’ai contribué aux succès de l’équipe. Je sais ce que ça prend pour se rendre là. »

Mesurant 6’4 et pesant 215 livres, Bolduc s’est d’ailleurs retrouvé cinq fois dans le top 5 des différentes épreuves physiques lors des évaluations d’avant-repêchage de la LNH l’été dernier et espère signer un contrat d’entrée dans la LNH. 

« Mes sorties de zone et ma première passe demeurent ma marque de commerce, mais je suis aussi reconnu pour mon jeu physique », souligne-t-il. 

Si le Phœnix possédait déjà une brigade défensive imposante, cette fois, elle devient sans aucun doute la défensive la plus redoutable avec plusieurs défenseurs de 6’4 et 6’3 pesant plus de 200 livres. 

« Je crois que c’est devenu une facette importante dans le hockey d’aujourd’hui en séries éliminatoires, estime Bolduc. Le temps de réaction est plus court, il y a moins d’espace et ça joue plus robuste. Les plus petits joueurs s’effacent bien souvent. On ne se fera pas intimider. C’est vrai que les Saguenéens de Chicoutimi et les Wildcats de Moncton sont devenus plus dangereux avec l’ajout de plusieurs joueurs. Ils seront solides à l’attaque, tout comme l’Océanic de Rimouski. Mais le Phœnix possédait déjà une bonne offensive et a maintenant bonifié sa défensive. »

Aussi âgé de 19 ans, Bernard est quant à lui un défenseur défensif de 6’3 et 210 livres repêché en quatrième ronde en 2018 par les Devils du New Jersey. Il a obtenu 25 points la saison dernière et 11 cette saison. 

« Les Islanders sont peut-être au 5e rang de la LHJMQ, mais on était jeunes encore. Notre directeur général avait un plan en tête et c’est la raison pour laquelle j’ai été échangé. Rejoindre le Phœnix est la meilleure chose qui pouvait m’arriver. Je souhaite conserver mon style de jeu en étant bon dans les deux sens de la patinoire, en gagnant mes bagarres dans le coin et en relançant le jeu. On sera imposants à la ligne bleue. C’est le nouveau style dans la LHJMQ. Avoir de gros défenseurs, c’est revenu à la mode. Affronter de gros et grands défenseurs, ça devient difficile à la longue en séries. »

Pour sa part, Yann-Félix Lapointe dispute sa dernière saison dans la LHJMQ et tout indique que ce sera avec l’Armada, après avoir passé les quatre dernières années à Sherbrooke.

Nicolas Guay à Rimouski

Le Magogois Nicolas Guay terminera sa carrière junior avec l’Océanic de Rimouski.

L’attaquant de 20 ans était le capitaine des Sea Dogs de Saint John cette année. L’Océanic a aussi reçu un choix de 1er tour en 2020 et de 3e tour en 2022 en échange de Jeffrey Durocher, un choix de 2e tour en 2020 et des choix de 1er tour et 3e tour en 2022.

Bolduc et Bernard avec le Phoenix, Nicolas Guay à Rimouski

Le Phoenix a consolidé sa défensive tout en la rendant plus imposante. Samuel Bolduc, de l'Armada de Blainville-Boisbriand, et Xavier Bernard, des Islanders de Charlottetown, prendront dimanche le chemin de Sherbrooke.

Repêché en deuxième ronde par les Islanders de New York lors de l'encan 2019 de la LNH, Bolduc est notamment reconnu pour sa force physique et sa fiabilité défensive, ce qui ne l'a pas empêché de récolter 37 points l'an dernier 15 cette année, dont neuf buts en 31 matchs. 

Mesurant 6'4 et pesant 215 livres, Bolduc s'est d'ailleurs retrouvé plus souvent qu'à son tour dans le top 10 des épreuves physiques lors des évaluations d'avant-repêchage de la LNH, cet été. 

Le défenseur de 20 ans Yann-Félix Lapointe prendra pour sa part la direction de l'Armada, accompagné de trois choix au repêchage. 

Xavier Bernard a également été acquis par le Phoenix contre trois sélections au repêchage. Aussi âgé de 19 ans, Bernard est un défenseur défensif de 6'3 et 210 livres repêché en quatrième ronde en 2018 par les Devils du New Jersey. Il a obtenu 25 points la saison dernière et 11 cette saison. 

Pour sa part, Lapointe dispute sa dernière saison dans la LHJMQ et tout indique que ce sera avec l'Armada après avoir passé les quatre dernières années à Sherbrooke.

Sports

Le Phoenix donne la leçon aux Sea Dogs

On aurait pu penser que le Phoenix avait tout donné la veille contre les Wildcats. On aurait aussi pu croire que les jeunes Sea Dogs allaient faire amende honorable comme ils l'avaient fait la veille à Drummondville, en obtenant un deuxième gain en autant de matchs depuis l'arrivée de Jeff Cowan à la barre de l'équipe. Mais non. Malgré tout, la meilleure équipe du pays a obtenu un 15e gain en autant de sorties à domicile. Cette fois par la marque de 7 à 3.

La magie du Palais des sports a une fois de plus opéré samedi soir. Même si l'alignement des Sea Dogs semble rempli de promesses, les jeunes joueurs de Saint John ont reçu toute une leçon de hockey. Battus par la vitesse des Sherbrookois, les visiteurs ont rapidement compris qu'ils avaient encore beaucoup à apprendre en voyant Patrick Guay et Julien Anctil porter la marque à 2-0 après seulement six minutes de jeu. 

« On a commencé la match en force, a souligné Patrick Guay. On ne se satisfaits pas d'une seule victoire. On veut gagner toutes les parties. On prouve à chaque jour que le Phoenix forme une puissance. »

Brady Burns a redonné confiance aux siens avec son 19e de la saison, mais Taro Jentzsch a ramené sur terre les Sea Dogs en fin de première période: 3-1 Sherbrooke. 

Bailey Peach, Benjamin Tardif et Nathaël Roy ont ensuite mis la victoire hors de portée pour les Sea Dogs en deuxième période. 

« Notre club s'est fait battre par la vitesse du Phoenix », a fait remarquer le capitaine des Sea Dogs, le Magogois Nicolas Guay, qui affrontait son frère Patrick et son meilleur ami, Alex-Olivier Voyer.

« Après avoir disputé une partie digne des séries éliminatoires contre Moncton, on voulait garder notre jeu simple contre les Sea Dogs, admet Bailey Peach, tout en confiant se sentir mieux de match en match après s'être remis d'une blessure. Les premiers buts ont donné de l'énergie et de la confiance à notre équipe. Depuis le début de la saison, il y a quelque chose de spécial qui se passe dans notre vestiaire et si tout le monde joue de la même façon, on accomplira des choses importantes cette année. »

Confortables avec une avance de cinq buts, les Sherbrookois ont vu Joshua Roy et Nicolas Guay réduire l'écart au dernier vingt, se battant ainsi avec l'énergie du désespoir. Jentzsch a toutefois mis fin au débat alors que Noah Patenaude se trouvait au banc des siens après avoir pris la relève au deuxième tiers de Tommy Da Silva, qui avait déjà cédé quatre fois sur 16 tirs. 

« Notre mauvais début de match a scié les jambes de tout le monde, a avancé Joshua Roy, le premier choix de la première ronde au dernier repêchage de la LHJMQ. En troisième période, on a vu que notre formation pouvait rivaliser contre la meilleure équipe au Canada. »

« Lorsque le pointage était de 6 à 1, on a senti un léger relâchement, a observé l'entraîneur Stéphane Julien. J'ai utilisé tous mes effectifs ce soir et quelques joueurs sont partis sur la lune en restant assis sur le banc. Ma peur, c'était l'énergie dépensée la veille. Il y avait des faces fatiguées après le match contre Moncton. Mais encore une fois, notre début de match a été important. Quand on marque le premier but, on est imbattables ou presque cette saison. »

Thomas Sigouin s'est ainsi sauvé avec la victoire en bloquant 27 lancers. Samuel Hlavaj retrouvera son filet dimanche contre l'Armada pour ainsi compléter un blitz de trois parties en autant de jours. 

 

Sports

Même les Wildcats s’inclinent au Palais

Qui arrêtera le Phœnix à domicile? Voilà la question que tous les amateurs de hockey junior du pays se posent actuellement.

La deuxième meilleure équipe au Canada a bien tenté de mettre fin à la séquence de victoires des Sherbrookois, premiers au pays, mais les Wildcats de Moncton ont vu les locaux empocher un 14e gain consécutif au Palais des sports vendredi soir. Grâce à cette victoire de 6 à 3 obtenue au terme d’une partie intense, le Phœnix demeure invaincu dans son amphithéâtre depuis le début de la campagne.

Les 2778 spectateurs présents ont eu droit au meilleur spectacle de la saison jusqu’à maintenant. La robustesse était au rendez-vous alors que les deux formations refusaient de se concéder le moindre pouce sur la patinoire. 

« Ce n’était peut-être pas notre meilleur match : on a commis quelques erreurs et on aurait pu mettre fin au débat plus rapidement, mais c’était probablement la partie la plus intense de la saison, admet l’entraîneur du Phœnix Stéphane Julien. On a disputé un match rempli d’émotions en jouant du hockey physique. »

Choc Khovanov/Voyer

Alexander Khovanov et Alex-Olivier Voyer ont animé la première période avec deux altercations menant à des punitions mineures doubles. À la suite du premier choc entre les deux joueurs, Khovanov s’est fait surprendre à charger le gardien du Phœnix Samuel Hlavaj, permettant ainsi à Félix Robert de marquer le premier but du match en avantage numérique sur une passe déviée par un défenseur adverse. Jacob Hudson a ensuite nivelé la marque, mais un autre geste d’obstruction de Khovanov sur Hlavaj alors qu’il tentait une fois de plus de déborder la défensive a mené au deuxième but de Robert en première période. Après 20 minutes de jeu, le joueur russe des Wildcats avait déjà été chassé à quatre reprises.

« Notre entraîneur nous envoyait constamment contre le trio à Khovanov et dès le début de la période, la confrontation avec lui a commencé, raconte Voyer. Je suis resté fidèle à mon style de jeu. Je sais que je suis capable de déranger les bons joueurs de l’autre équipe. J’ai essayé d’aller sous sa peau durant toute la partie et je crois que la stratégie a fonctionné. Il n’a pas contrôlé le jeu autant qu’il aurait pu. »

« C’était une partie digne des séries éliminatoires et on s’y attendait, soutient de son côté Stéphane Julien. C’était très intense dès le départ. Il y a eu beaucoup de punitions décernées tout au long de la partie. Il a fallu gérer le banc d’une façon différente. Les gars ont bien répondu en allant chercher les buts au bon moment. Félix Robert a joué tout un match en marquant deux buts en avantage numérique, ce qui a donné du rythme à notre équipe, qui affrontait une bonne équipe de hockey ce soir. »

Le Phœnix a le dernier mot

Au second vingt, malgré l’accrochage persistant à son endroit, Nathael Roy a doublé l’avance du Phœnix grâce à une magnifique pièce de jeu individuelle.

Les hostilités ont repris lorsque Tristan DeJong a assené une mise en échec à Patrick Guay en plein centre de la patinoire. Il n’en fallait pas plus pour voir Voyer s’en prendre à DeJong, menant ainsi à une violente bagarre durant laquelle plusieurs coups ont été portés.

Les Wildcats ont réduit l’écart à un but par l’entremise de Mika Cyr, qui a profité d’un rebond favorable derrière le filet de Hlavaj. 

Jaxon Bellamy a toutefois répliqué deux minutes plus tard avec un lancer de la ligne bleue. 

Même si McKenna a tenté de ramener son équipe dans le match en déjouant Hlavaj devant une cage presque déserte, le Phœnix a su tenir le coup pour ainsi conserver son dossier parfait à domicile.

Bailey Peach a finalement compté le but d’assurance avec un tir du revers dans la lucarne et Alex-Olivier Voyer a complété la marque avec un but dans un filet désert.

Notons que Samuel Hlavaj a rendu de fiers services à sa troupe en bloquant 40 tirs contre 30 pour Olivier Rodrigue.

Le Phœnix devra rapidement redescendre de son nuage puisque les Sea Dogs de Saint John seront de passage au Palais des sports samedi à 18 h.

Le Phœnix en bref

Félix Robert a connu une partie de quatre points et a été louangé par son entraîneur : « Mon premier but a été marqué sur un rebond chanceux, dit-il bien humblement. Mais on les prend tous! Quand les deux meilleures équipes de la LHJMQ s’affrontent, ça donne toujours un match intéressant. Je suis fier de mes coéquipiers. Ce n’était pas une partie facile. L’intensité était là et le spectacle était excellent je crois, même si notre club peut encore jouer mieux. »

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Samuel Hlavaj tenait à rebondir après quelques sorties qu’il qualifiait lui-même de décevantes : « Samuel a été très bon en effectuant de gros arrêts, surtout en fin de troisième. On a retrouvé le Samuel Hlavaj du début de saison. Il a été très solide et agressif », a confié son entraîneur.

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Gregory Kreutzer a obtenu la première étoile grâce à un jeu défensif presque parfait et trois mentions d’aide : « Gregory n’est pas un défenseur flamboyant, mais quand on regarde la feuille de pointage, il a toujours des points à sa fiche. Il relance bien l’attaque, il réalise de bonnes passes et applique une belle pression sur l’offensive adverse. Il est très intelligent et il utilise son bon sens du hockey. Ce n’est pas pour rien que ça fait un an et demi que notre directeur général tente d’obtenir ses services. On avait besoin d’un défenseur mobile comme lui depuis le départ de Thomas Grégoire », soutient Stéphane Julien.

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Kreutzer a tenu à vanter le travail de son colocataire, le gardien Samuel Hlavaj : « On a haussé notre jeu au bon moment et on conserve notre séquence parfaite. On s’en réjouit et les spectateurs aussi je crois. Je suis d’ailleurs très content pour mon ami Samuel : il a été excellent devant le filet et je sais qu’il espérait jouer encore mieux. Aujourd’hui, on ne peut rien lui demander de plus. On avait perdu contre les Wildcats sur la route et tout le monde tenait à la victoire ce soir. On les retrouvera peut-être en séries, donc on voulait bien sortir et on a réussi à le faire. Ce n’est pas pour rien que notre club se trouve au sommet du classement. »

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Deux joueurs d’impact manquaient à l’appel : Jakob Pelletier des Wildcats et Samuel Poulin du Phoenix, tous deux blessés. Xavier Parent est aussi à l’écart du jeu à cause d’une blessure au dos. 

Phoenix

Coup de balai sur Québec

L’absence de son meilleur joueur n’a pas empêché le Phœnix de Sherbrooke de balayer la série de deux matchs l’opposant aux Remparts de Québec, en fin de semaine. Après un succès de 3-0, samedi, la meilleure équipe de la LHJMQ a infligé au compte de 7-3 une 11e défaite en 13 matchs à la formation québécoise, dimanche après-midi, au Centre Vidéotron.

« Je me demandais ce que j’étais pour dire, aujourd’hui », a avoué l’entraîneur-chef Patrick Roy en se présentant à son point de presse après ce troisième revers d’affilée.

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« Je regarde la première période, on sort fort, on a cinq chances de marquer contre une, on frappe le poteau. On dirait qu’on n’arrive pas à prendre le momentum. Et eux, la première fois qu’ils viennent dans notre territoire, bang. Après, en deuxième, on fait un bon travail à arrêter leur jeu de puissance, qui est l’un des meilleurs de la Ligue, tu te lèves la tête, c’est 13-9 dans les lancers et tu perds 3-0. Je me mets dans la peau des joueurs, à un moment donné, qu’est-ce qu’on fait? Dans le fond, je n’avais pas grand-chose à leur reprocher », a expliqué Roy à propos du déroulement ayant mené à l’avance de 3-0 des visiteurs, notamment grâce à deux buts en l’espace de 57 secondes en tout début de deuxième.

Un temps d’arrêt a permis aux siens de retrouver un peu leurs esprits et de réduire l’écart à 3-1, mais dans un match qui n’avait rien d’un duel de gardiens, les visiteurs ont fait 4-1, puis 4-2, 5-2 et 6-2.

Ne pas abandonner

« Après la deuxième, j’ai dit aux gars : on sait tous ce qui est arrivé, mais les équipes qui se tiennent n’abandonnent pas. Dans les deux matchs contre la meilleure équipe de la Ligue, on les a tenus en bas de 30 lancers chaque fois. Est-ce qu’il y a des choses à corriger? Oui, on se fait battre à un contre un, on donne des surnombres, on accorde trop de chances de marquer de l’enclave. Mais il n’y a personne qui peut dire que l’équipe n’a pas travaillé. On avait toutes les raisons du monde pour laisser le pointage grimper en troisième, mais les joueurs n’ont pas abandonné et c’est pourquoi j’ai enlevé le gardien », a ajouté celui qui a tenté le tout pour le tout en utilisant un sixième attaquant alors qu’il restait encore six minutes à faire au tableau.

Andrew Coxhead, Darien Kielb et Thomas Caron, tous en avantage numérique, ont marqué pour les Remparts. La réplique fut celle de Taro Jentzsch (2) Nathael Roy (2), Christopher Benoît, Alex-Olivier Voyer et Julien Anctil.

« Je pense qu’on va le mettre [Samuel] Poulin sur le marché des échanges », a blagué l’entraîneur-chef Stéphane Julien à propos de la récolte de sept buts des siens en l’absence de leur capitaine, Samuel Poulin. « Ça faisait quatre matchs qu’on n’avait marqué que trois, on a perdu deux fois par jeu blanc, ça va faire du bien à la confiance des joueurs », a-t-il ajouté plus sérieusement.

Despatie rétrogradé?

Les quatre premiers buts ont été réussis sur 17 lancers aux dépens du gardien Anthony Pagliarulo. En relève, Émerik Despatie a cédé deux fois en l’espace de 54 secondes en fin de deuxième période avant de redonner le filet au vétéran pour le troisième engagement.

« Je pense que je vais être obligé de retourner Émerik dans le midget AAA. On va le brûler pour rien. Il ne joue pas mal, mais où l’on est comme équipe, c’est peut-être un peu lourd pour un jeune de 16 ans. C’est pour cela que je l’ai débarqué, chaque tir devenait une aventure sans être de mauvais buts. Il doit aller rebâtir sa confiance et revenir l’an prochain, frais et dispos. Ce n’est pas juste de sa faute, on donne de bonnes chances défensivement », a précisé Roy à propos de la situation devant le filet.

Sports

Le Phœnix parfait à domicile, mais très loin du record

Le Phœnix est demeuré invaincu à domicile cette saison en prenant la mesure des Islanders de Charlottetown par la marque de 3-0 samedi soir. Ces douze victoires en douze parties à domicile améliorent bien sûr le record de concession du Phœnix, mais l’organisation est encore très loin de la meilleure marque de la LHJMQ détenue par l’édition 1972-1973 des Remparts de Québec, deux ans après le départ de Guy Lafleur : l’équipe avait remporté ses 30 premiers matchs à la maison.

L’exploit de la troupe de Stéphane Julien demeure tout de même phénoménal. En douze parties, elle est toujours invaincue au Palais des sports, mais devra en ajouter trois autres pour égaler la meilleure séquence d’un club sherbrookois dans la LHJMQ. En 1975-1976, les Castors avaient enchaîné 15 gains à domicile en début de saison.

Ranno se fait un nom

Le Phœnix peut cette fois remercier le joueur affilié Nicolas Ranno, rappelé d’urgence pour pallier la perte de Félix Robert, Bailey Peach, Vincent Anctil et Xavier Parent, tous blessés ou malades.

En plus de marquer le premier but des locaux au tout début du second tiers, le joueur des Rangers de Montréal-Est a participé au deuxième des siens en refilant la rondelle à Patrick Guay pour ainsi conclure le deuxième vingt avec une avance de deux buts.

« Le feeling est vraiment incroyable, a expliqué Ranno, qui disputait son premier match dans le junior majeur. En évoluant dans le junior AAA, je ne suis pas habitué de jouer devant autant de monde. Je vais surtout me souvenir de l’ambiance au Palais des sports. Je voulais garder mon jeu simple et tirer au filet. C’est ce que j’ai fait. Les gars m’ont tous félicité et m’ont remis la veste du joueur du match. »

« Pour être franc, je ne le connaissais pas du tout avant la partie de ce soir. On peut juste être content pour lui et remercier également le recruteur qui l’a signé il y a trois semaines ! » confie l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien.

Les nouveaux coéquipiers de Ranno n’ont pas perdu de temps pour louanger son apport samedi.

« Nicolas a bien joué et on est tous contents pour lui, admet Patrick Guay. Il a bien fait circuler la rondelle et il a lancé quand l’occasion se présentait. »

« Il se souviendra de ce but toute sa vie, soutient de son côté Christopher Benoit. On lui a simplement dit de profiter de ce moment et de continuer de jouer de la même façon. Ça allait bien ! »

En toute fin de partie, Alex-Olivier Voyer a profité d’un filet désert pour marquer de sa propre zone. 

Samuel Hlavaj a pour sa part été intraitable en bloquant les 23 tirs dirigés vers lui. Matthew Welsh a cédé à deux reprises sur les 29 lancers reçus. De quoi plaire aux 3471 amateurs présents à ce match thématique country. 

« Comme premier match à domicile dans l’uniforme du Phœnix, j’ai adoré l’appui de la foule, avance Christopher Benoit. Notre gardien a été excellent et c’est un luxe de pouvoir compter sur deux très bons gardiens qui rivalisent à chaque match. »

Après avoir vu son coéquipier disputer deux excellentes parties, Hlavaj s’est dit heureux de réaliser un troisième blanchissage cette saison.

« Je n’avais pas aimé ma partie à Chicoutimi. J’avais accordé cinq buts et je tenais à rebondir rapidement », a indiqué le gardien numéro 1 du Phœnix. 

« On affrontait une équipe rapide qui sait comment fermer le jeu quand il le faut. Heureusement, notre gardien a été solide, tout comme notre nouveau joueur ! » résume le pilote sherbrookois.

Mettre fin à la panne sèche offensive

Même si le Phœnix occupe le premier rang du classement général et constitue la meilleure offensive du circuit Courteau, il tentait tout de même de mettre fin à ses difficultés à l’attaque connues lors des derniers matchs. En trois parties, Sherbrooke n’avait marqué que trois fois. 

« Il fallait revenir à la base, souligne Patrick Guay. Dans ces moments-là, les attaquants doivent continuer de faire travailler la défensive adverse en plaçant la rondelle derrière les défenseurs. On devait continuer de diriger la rondelle vers le filet. On sait qu’il est impossible de gagner les 68 parties, donc il faut tout simplement trouver le moyen de se sortir de ces périodes difficiles en continuant de faire les bonnes choses. »

Le Phœnix se dirigera jeudi vers Rimouski avant d’accueillir pour une première fois cette saison Patrick Roy et ses Remparts de Québec, samedi au Palais des sports.

Hockey

Le Phœnix se paie la victoire et des records

Le Phœnix a profité de son dernier week-end d’activités pour marquer 17 buts, améliorer ses records et demeurer invaincu au Palais des sports. Au lendemain d’une victoire de 7 à 0 contre les Foreurs de Val-d’Or, le Phœnix a corrigé l’Armada de Blainville-Boisbriand dimanche dans un gain de 10-4 au Palais des sports.

Ces dix buts constituent une première dans l’histoire de la formation, qui avait arrêté son festival offensif à neuf buts le 20 octobre dernier. En touchant la cible six fois au deuxième vingt, la troupe sherbrookoise a également amélioré son record de concession pour le plus grand nombre de buts dans une même période.

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Phoenix

Jentzsch joue les héros en prolongation

Les équipes gagnantes trouvent très souvent un moyen de gagner. Et ce, même si elles ne disputent pas toujours leur meilleur match. Et ce fut justement le cas jeudi soir au Palais des sports pour le Phœnix de Sherbrooke, qui a vaincu les Huskies de Rouyn-Noranda par la marque de 2-1 en prolongation, grâce à un but de Taro Jentzsch (3e).

Le Phœnix renouait avec l’action après une pause de quelques jours, après son fructueux voyage dans les Maritimes.

Hockey

Hlavaj et le Phœnix attirent l’attention

En grimpant les échelons un à un pour ainsi atteindre le premier rang chez les puissances de la Ligue canadienne de hockey, le Phœnix attire l’attention et le gardien Samuel Hlavaj a son mot à dire dans les succès du club sherbrookois.

La troupe de Stéphane Julien n’a échappé que quatre maigres points sur une possibilité de 32 depuis le début de la saison. Le Phœnix se trouve au premier rang dans la colonne des buts accordés avec seulement 38 en 16 rencontres. En partie grâce au brio de Hlavaj. Sa moyenne de buts accordés de 2,24 et son taux d’efficacité de ,916 impressionnent tout comme sa fiche de neuf victoires et deux défaites.

Phoenix

Deuxième défaite en octobre

Le Phœnix de Sherbrooke a subi un deuxième revers seulement au mois d’octobre, jeudi soir. La formation de Stéphane Julien s’est inclinée 4-3 en prolongation face aux Wildcats de Moncton, lors du deuxième match de son périple dans les Maritimes. Cette défaite met ainsi fin à la séquence de huit victoires consécutives des Sherbrookois.

Le Phœnix a envoyé le match en prolongation en toute fin de rencontre, pendant que le gardien Samuel Hlavaj était au banc à la faveur d’un attaquant supplémentaire.

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Alex-Olivier Voyer, avec son 11e but de l’année, a ainsi permis au Phœnix de s’assurer d’un point au classement, en s’inscrivant à la marque alors qu’il restait un peu plus d’une minute au match.

C’est Jeremy McKenna qui a mis fin au débat en prolongation.

Cette défaite est la première subie par le Phœnix depuis le 2 octobre, face à Rouyn-Noranda.

« Ce fut un bon match, dans l’ensemble. Ce fut un peu plus ardu, en début de match. Les Wildcats n’avaient pas joué depuis quelques jours, alors qu’on avait joué la veille. On a pris notre rythme par la suite. Les meilleurs joueurs, les McKenna, (Jakob) Pelletier, ont été solides », a dit l’entraîneur-chef Stéphane Julien.

« On le savait que ce serait tout un défi. Ce que j’ai aimé, c’est qu’on a compétitionné tout le match. On a retiré notre gardien à la fin, et on a égalisé. On a été victime d’un mauvais rebond, en prolongation, et notre gardien était hors position. »

Julien était donc satisfait de la tenue de sa troupe, malgré la défaite, et la fin de la séquence victorieuse.

« Pour moi, je préfère dire qu’on a amassé un point dans un neuvième match de suite! Et ce point-là, il est important. On ne vise pas de record, on n’approche pas les rencontres comme ça, on repart à zéro à chaque match. »

Les Wildcats ont inscrit un but en avantage numérique et un autre en désavantage, durant ce match.

La résilience de Félix Robert

Mine de rien, l’attaquant Félix Robert a récolté un point dans un 11e match consécutif, lui qui a marqué un but en plus d’une aide, jeudi soir, et d’être nommé deuxième étoile du match.

Le diminutif attaquant âgé de 20 ans est une source d’inspiration pour tous ses coéquipiers, confirme Stéphane Julien.

« Encore une fois, il a marqué un gros but pour nous. Il est en mission. C’est un travailleur acharné, et je peux l’employer à toutes les sauces. Depuis deux ans, il a mis les bouchées doubles à l’entraînement afin d’améliorer sa vitesse, sa puissance et sa force. À l’entraînement, il défie les autres lors des exercices à un contre un. Il amène toute l’équipe à un autre niveau. Des gars comme lui définissent l’éthique de travail qu’on valorise chez le Phœnix », a analysé Stéphane Julien.

Le Phœnix a congé vendredi. Il conclura son périple samedi, à Cap-Breton, face aux Eagles, un duel au sommet.

Un autre important défi important attend les Sherbrookois. Cap-Breton est deuxième au classement général de la LHJMQ, derrière le Phœnix, avec quatre points de moins, et un match en main.

« Ce sera un autre match difficile. Les Eagles ont du punch à l’attaque et c’est une équipe qui nous ressemble. Il faut prendre ces défis un à la fois », a philosophé Stéphane Julien.

Sports

Poulin et Robert torturent les Cataractes

Shawinigan — Ce n’est jamais une bonne idée de provoquer une bagarre dans une cabine téléphonique si ton rival est plus puissant! Les jeunes Cataractes en ont fait la douloureuse expérience dimanche après-midi, baissant pavillon 9-4 face au Phoenix de Sherbrooke dans ce match retour du week-end des rivalités.

Le Phoenix ne se balade pas en tête du classement général par hasard, ses leaders sont très dangereux. Même s’il bénéficiait du dernier changement de trio, Daniel Renaud a néanmoins décidé d’attaquer le match force contre force. Mauvaise idée! Félix Robert a eu besoin de 10 secondes pour verser le premier sang, une scène qui allait bien représenter ce qui attendait les 2800 personnes réunies au Centre Gervais Auto.

Phoenix

Le conte de fées prend fin à Rouyn

Le Phœnix se présentait à Rouyn-Noranda avec une fiche parfaite en temps réglementaire. Après avoir remporté quelques matchs en prolongation, assisté à des performances titanesques de quelques-uns de leurs joueurs et multiplié les buts en désavantage numérique, cette fois, les Sherbrookois n’ont pas fait de petits miracles. Le conte de fées a ainsi pris fin mercredi soir avec une défaite de 4 à 2.

Les hommes de Stéphane Julien ont pourtant multiplié les attaques en direction de Zachary Émond, la première étoile du match. Mais les 46 tirs vers le gardien des Huskies n’auront pas suffi.

Phoenix

Le même scénario de la victoire se répète

Le Phœnix de Sherbrooke semble connaître la recette pour effectuer un retour dans le match et l’emporter. Une fois de plus, la prolongation a été nécessaire et les hommes de Stéphane Julien ont trouvé leur homme des grandes occasions : Alex-Olivier Voyer a mis fin aux hostilités mardi à Val-d’Or en se montrant encore dominant lors de cette quatrième prolongation du Phœnix en cinq matchs.

Grâce à cette victoire de 4 à 3, le Phœnix demeure invaincu en temps réglementaire et se retrouve seul en tête de l’Association Ouest, un point devant leur prochain adversaire, les Huskies de Rouyn-Noranda.

Phoenix

Une victoire pour Thomas Sigouin

Après avoir raté presque toute la dernière saison à la suite d’une blessure et d’une opération au genou, le gardien de but Thomas Sigouin s’est offert un cadeau à son tout premier départ cette saison en blanchissant le Drakkar de Baie-Comeau, dimanche après-midi au Palais des sports.

C’est avec le sourire aux lèvres que le portier du Phœnix s’est présenté à la traditionnelle conférence de presse après cette victoire de 1 à 0 en prolongation.

Sports

Festival offensif en faveur du Phoenix

Ce ne fut pas parfait, mais le Phoenix est tout de même sorti vainqueur d'un festival offensif en infligeant un revers de 6 à 4 aux Olympiques de Gatineau samedi après-midi au Palais des sports.

Les locaux ont ainsi connu un week-end d'ouverture parfait après avoir battu les Saguenéens de Chicoutimi la veille au compte de 3 à 2 en prolongation. 

« Si j’ai bien aimé notre première période puisque les joueurs ont utilisé leur rapidité, j’ai moins aimé notre deuxième, admet l'entraîneur. On effectuait de mauvais jeux, on prenait de mauvaises punitions et on a perdu le momentum. On s’est battus nous-mêmes, mais après avoir parlé aux joueurs entre les deux périodes, les gars ont tout donné pour revenir dans le match. Il faut rapidement comprendre que notre pire ennemi, ce sera bien souvent nous. »

Julien Anctil a été le premier à faire bouger les cordages après seulement deux minutes de jeu et Bailey Peach l'a imité en déculottant l'adversaire lors d'un avantage numérique. 

Matthew Grouchy a su réduire l'écart avant la fin du premier vingt, ce qui a semblé donner des ailes aux visiteurs en deuxième période. Les Olympiques ont d'ailleurs complété une séquence de quatre buts consécutifs grâce à Charles-Antoine Roy (2) et Mathieu Bizier. 

Après le troisième but accordé par Samuel Hlavaj sur seulement 11 lancers, Stéphane Julien a lancé Thomas Sigouin dans la mêlée, qui n'a cédé qu'une seule fois sur neuf tirs. 

« Je tenais à changer le momentum et la stratégie a fonctionné », note Stéphane Julien.

Fouetté par cette poussée offensive, Taro Jentszch a réduit l'écart à but grâce à un magnifique relais de Peach et Félix Robert a ramené les deux équipes à la case départ avant de retraiter au vestiaire. 

Le Phoenix s'est inspiré de son adversaire en marquant un troisième but de suite grâce à Patrick Guay en avantage numérique et un quatrième par le biais de Félix Robert avec un homme en plus, encore une fois. 

« C'était difficile de revenir en force aujourd'hui après un match intense disputé la veille, confie Bailey Peach. On aurait dit une partie de séries hier et on a su redescendre de notre nuage pour aller chercher une deuxième victoire de suite en respectant le plan de match. »

« Alex-Olivier Voyer a peut-être marqué trois buts vendredi, mais cette fois, tout le monde a mis l'épaule à la roue, ce que l'on devait faire entre autres avec l'absence de notre capitaine Samuel Poulin », a pour sa part confié Félix Robert.

Le Phoenix renouera avec l'action vendredi prochain contre l'Océanic à l'occasion du retrait du chandail de Sidney Crosby à Rimouski. 




Phoenix

Un duel de titans en ouverture

Les amateurs ne pouvaient espérer mieux. Les deux clubs favoris pour remporter les grands honneurs dans la LHJMQ ne perdent pas de temps avant de s’affronter. Classés cette semaine au deuxième rang dans la Ligue canadienne de hockey, les Saguenéens de Chicoutimi visitent le Palais des sports vendredi soir à l’occasion du match d’ouverture du Phœnix, classé neuvième dans la LCH.

Alors que les experts voient les Saguenéens trôner au sommet du classement de l’association Est, le Phœnix est considéré comme étant l’équipe la plus redoutable dans l’Ouest. Mais ce sera probablement sans son capitaine Samuel Poulin que le club sherbrookois devra se débrouiller face à ses premiers adversaires de la saison 2019-2020.

Phoenix

Thomas Sigouin revient de loin

Dix mois après avoir subi une grave blessure au genou lors d’un match, le gardien de but Thomas Sigouin a traversé une période difficile durant laquelle il devait se limiter au rôle de spectateur alors que ses coéquipiers allaient au combat match après match. Deux opérations plus tard, le portier d’Amos se dit gonflé à bloc.

Âgé de 19 ans, Thomas Sigouin tenait à saisir la dernière chance qui se présentait à lui. Avec la présence de l’Européen Samuel Hlavaj, du vétéran Dakota Lund-Cornish et du jeune William Desmarais, Sigouin admet que le défi était grand.

Phoenix

L’étau se resserre chez le Phoenix

Plus les jours avancent au camp du Phœnix, plus le portrait se précise en ce qui concerne l’alignement de l’édition 2019-2020. Après avoir procédé à une première vague de coupures en remerciant six recrues le week-end dernier, dix autres candidats ont été retranchés lundi. L’entonnoir se rétrécit peu à peu.

Alex Brousseau et Jordan Lambert ont été les deux premiers gardiens de but libérés samedi et deux autres gardiens ont dû plier bagage lundi : William Desmarais et David Provencher.

Phoenix

Un gardien slovaque en renfort

Le Phœnix de Sherbrooke pourra compter sur du renfort devant le filet en ayant repêché jeudi matin Samuel Hlavaj, un gardien slovaque âgé de 18 ans.

Jocelyn Thibault et ses recruteurs sélectionnaient au 26e rang lors du repêchage européen de la Ligue canadienne de hockey, réunissant les formations des trois circuits de hockey junior majeur du pays.

Sports

Poulin s'approche du but ultime

Samuel Poulin souhaite finir en beauté la saison la plus folle de sa jeune carrière. Le capitaine du Phœnix était de tous les événements cette année. Des matchs spéciaux en passant par des championnats du monde, des tournois et des évaluations physiques. Vu comme un espoir de première ronde dans la LNH, Poulin espère être repêché dès le premier tour, mais admet ne pas du tout s’en faire avec son rang de sélection ou l’identité de l’équipe qui jettera son dévolu sur lui.

Le joueur étoile du Phœnix attend impatiemment le jour J. Vendredi soir prochain, il sera assis dans les gradins du Rogers Arena de Vancouver entouré de sa famille et habillé de son plus beau complet. Sans l’avouer, gageons que Samuel Poulin souhaite ne pas revêtir son deuxième habit le lendemain, pour les rondes suivantes. 

« C’est certain que la première soirée est plus prestigieuse. Le gros de l’événement se passe vendredi et j’aimerais bien sûr entendre mon nom à ce moment-là. Mais mon rang de sélection n’est pas important pour moi. Même si je ne suis pas repêché en première ronde, je veux simplement avoir du plaisir lors de la séance de sélection. J’attends cet instant depuis que je suis tout jeune. »

Même s’il a confié avoir une légère préférence pour les équipes du Sud, Samuel Poulin se dit motivé de joindre toutes les formations de la LNH sans exception. 

« Être sous les palmiers, ce serait plaisant! Ça peut devenir un élément de distraction pour certains joueurs, mais je crois être capable de bien gérer ça. »

Présentement en vacances à Vancouver à quelques jours de la séance de repêchage, Samuel Poulin a rencontré 29 des 31 équipes de la LNH. Les formations de Buffalo et de Vancouver n’ont toutefois pas demandé une dernière rencontre.

« Pour ce qui est des tests physiques, tout s’est bien passé. Je me rends compte que je suis entouré des meilleurs. L’étau se referme peu à peu. Je me suis bien débrouillé au test de la force des mains. Mais par la suite, après 29 interviews, j’étais un peu fatigué mentalement je dois avouer. J’en avais parfois dix dans la même journée. Les recrues doivent donner la meilleure impression possible en répondant bien aux questions des dirigeants. À ma première rencontre, avec les Canucks de Vancouver, j’étais stressé. Mais après, j’étais plus confortable. »

Poulin admet avoir été intimidé à une seule reprise. 

« Quand je parlais avec les recruteurs des Rangers de New York, ils n’étaient pas d’accord avec moi lorsque je prétendais ressembler à Gabriel Landeskog ou Pierre-Luc Dubois. Ils m’ont rappelé qu’ils avaient été sélectionnés au deuxième rang et au troisième rang total lors de leur repêchage respectif alors que moi, je suis classé à la fin de la première ronde. »

Le Canadien a probablement été l’organisation la plus originale dans ses questions. 

« Ils m’ont placé dans le fond d’une pièce et il y avait une poubelle à l’autre bout et un homme était assis à côté de cette poubelle. Ils m’ont demandé de faire un choix parmi les différentes options. Si je réussissais à lancer le crayon dans la poubelle, ils me donnaient un contrat. Si je ratais, je n’avais pas de contrat. Mon autre choix était de demander à l’homme de lancer le crayon dans la poubelle située juste à côté de lui. S’il ratait, le Canadien me faisait signer un contrat, sinon je repartais sans contrat. Bien sûr, ce n’était qu’un scénario. Et j’ai préféré choisir l’option de lancer moi-même le crayon. »

Reste à savoir s’il a fait le bon choix à cette question psychologique aux yeux du Canadien...

Prêt à gagner

Le capitaine du Phœnix a déjà hâte que la prochaine saison débute.

« Le repêchage sera derrière moi. Je n’étais pas stressé par ce repêchage, mais je pourrai penser uniquement au hockey et je compte être encore meilleur que l’an prochain, comme notre équipe. On aura un gros club. Je me demande si toutes les transactions sont terminées, mais ce qui est certain, c’est que la chimie est tellement bonne dans l’équipe qu’il ne peut juste y avoir de bonnes choses qui nous attendent », résume Samuel Poulin.