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Phoenix

L’année de tous les records

Si la saison régulière 2019-20 de la LHJMQ restera gravée à jamais dans la mémoire collective comme étant celle qui a été amputée par la pandémie de COVID-19, elle demeurera malgré tout dans celle des archives du Phœnix de Sherbrooke comme étant l’année de tous les records.

La jeune concession sherbrookoise, qui a amorcé sa jeune histoire il y a huit ans à peine, a connu cette année sa saison la plus remarquable et ce, à plusieurs points de vue.

Sports

Une édition à ne pas oublier

COMMENTAIRE / Ironiquement, il aura fallu un virus pour faire tomber au combat les Cantonniers de Magog une première fois en trois ans dans les séries de la Ligue midget AAA du Québec.

Champions en titre depuis 2018, la bande de Félix Potvin se dirigeait vers une 10e série gagnée d’affilée jusqu’à l’arrivée soudaine du coronavirus.

À défaut d’avoir été empêchés par la COVID-19 de s’approprier une troisième coupe Jimmy-Ferrari de suite, les Cantonniers peuvent toujours se vanter de n’avoir jamais été expédiés dans les boules à mites par une autre équipe du circuit Lévesque depuis maintenant trois ans.

Lorsque dans la prochaine décennie on reviendra sur les succès des Cantonniers sous la férule de Félix Potvin, il faudra placer l’édition 2019-2020 sur le même pied que les deux précédentes qui ont été couronnées championnes. Évidemment, qui peut prétendre avec exactitude que les Cantonniers auraient réussi le coup une troisième année de suite? Ils étaient bien partis avec aucun signe de faiblissement qui pointait à l’horizon. Toutefois il restait encore huit victoires à ajouter au compteur. Ce n’est pas négligeable. On se dirigeait vers une autre série palpitante contre Châteauguay en demi-finale. Un rendez-vous annuel entre ces deux formations.

De l’édition 2019-2020, il faudra surtout se rappeler d’une équipe qui avait le souci des détails et d’une éthique de travail incomparable. Lors des deux saisons précédentes, les Cantonniers comptaient sur des joueurs tels Patrick Guay, William Villeneuve, Charles Beaudoin, Simon Pinard, Rémi Poirier, Justin Robidas, Alexandre Doucet, Olivier Adam, Isaac Belliveau, Jacob Dion, et j’en passe, qui figuraient parmi l’élite de la ligue. On le savait dès le camp d’entraînement.

Nouveaux meneurs

Au mois d’août 2019, c’était plutôt tranquille à ce chapitre. Les vétérans venus compléter une deuxième saison dans le midget AAA campaient surtout dans des rôles de soutien en 2018-2019. Il leur fallait maintenant devenir les nouveaux leaders. Ils n’ont pas essayé de jouer à la vedette. Les Mathys Poulin, Justin Bergeron, Félix Paquet, Zackary Michaud, Julien Bourget, Mathis Zakorzermy ont montré une attitude irréprochable. Le mot influenceur est à la mode de nos jours. Ils en étaient pour leurs coéquipiers. Il y a aussi le très talentueux Tristan Roy qui est revenu au bercail après les Fêtes. Lui on savait ce dont il était capable.

Avec de tels vétérans comme chefs de file, les recrues ont acheté le modèle sans maugréer. Quand on voit Zackary Michaud, meilleur compteur de l’équipe, continuer à bloquer des rondelles avec une priorité de six ou sept buts en fin de partie, l’effet d’entraînement est automatique. C’était ça les Cantonniers. Jamais de demi-mesure chez les recrues comme les vétérans.

Cette équipe de no name est demeurée au sommet de la ligue du premier au dernier jour du calendrier régulier. Ils ont ravi leurs partisans et convaincu les incrédules qu’une équipe unie, dont le seul objectif demeure la progression de l’équipe, peut abattre tous les obstacles, sans exception. 

L’édition 2017-2018 savait fabriquer des buts; celle de 2018-2019 pouvait se placer au-dessus de la mêlée de toutes les façons. Cette saison, on a eu droit au modèle parfait de ce que représente une équipe avec un mental et un moral d’acier. Une bande d’adolescents qui n’ont jamais reculé, qui connaissaient leurs limites, les acceptaient, et savaient que tout passait par le travail collectif. Que jouer en unité de cinq plutôt que de miser sur deux ou trois vedettes était loin d’être un désavantage. Tous ont mis l’épaule à la roue. Pas de place pour du nombrilisme.

Un modèle pour les plus jeunes

En cette période de l’année où le mot propagation est malheureusement à la mode pour les raisons que l’on sait, permettez-moi d’ajouter que s’il y a une façon de jouer au hockey qui devrait se répandre chez nos jeunes et leurs entraîneurs, c’est celle des Cantonniers 2019-2020. Tout reposait sur le collectif, la patience, l’acharnement au travail, une confiance à toute épreuve. C’est le courant qu’il faut suivre pour avoir du plaisir sur une surface glacée. Ils venaient à l’aréna radieux. À l’opposé, j’ai rarement vu une bande de gars accepter aussi mal la défaite.

Ils étaient beaux à voir ces adolescents. Du bonbon! Ce serait dommage qu’ils sombrent dans l’oubli parce que le coronavirus s’est introduit sournoisement dans nos vies.    

Je ne pouvais vous laisser sans un dernier mot sur le coach Potvin. Voilà trois ans de suite qu’il fait des Cantonniers une équipe championne même s’il doit rebâtir presque à zéro chaque automne. Exploit rarissime.

En terminant, Félix Potvin a communiqué avec moi pour demander à ses joueurs, son personnel hockey, la direction, les parents, les familles de pension et les partisans de l’équipe de prendre soin de leur santé.

Sports

Frédérik Cabana barricadé en Allemagne

Le hockeyeur sherbrookois Frédérik Cabana habite au cœur de l’Europe, qui est loin d’être épargnée par la pandémie de la COVID-19. Sa saison a été annulée en Allemagne et depuis, il demeure barricadé à la maison avec sa famille.

« L’Italie n’est qu’à quatre ou cinq heures de route de chez moi. Il y a près de 400 décès par jour là-bas. C’est juste à côté d’ici. Depuis un mois, ça ne fait que parler du coronavirus. Vous avez réagi vite au Québec. Pas ici. Le monde ne comprenait pas que c’était dangereux. Il y a des milliers de personnes infectées maintenant. Pour ma famille et moi, pas question de quitter la maison. »

Le plus loin que ses enfants Rosalie (7 ans), Leonie (5 ans) et Amelie (2 ans) peuvent aller : les limites de leur terrain.

« On a la chance d’être un peu plus en campagne dans un village appelé Obersulm-Eichelberg et de pouvoir profiter d’un grand terrain, mais en Europe, les gens habitent plus souvent dans des blocs et de petits appartements. Les écoles sont fermées depuis longtemps. Les garderies et les magasins aussi. On ne peut qu’aller à l’épicerie. Mes filles ne voient même pas leurs grands-parents. On devait aussi venir à Sherbrooke quelques jours cet été. Je pense qu’il faudra oublier le projet », avance l’attaquant des Steelers de Bietigheim, membre de la DEL division 2. 

L’ancien joueur des Cantonniers de Magog habite l’Europe depuis bientôt 12 ans : une année en Autriche et plus de dix ans en Allemagne. Il a déjà vu son pays d’adoption sous un jour meilleur. 

« On est appelés à rester à la maison et ça peut durer encore longtemps. Plusieurs tablettes d’épicerie sont vides. En Europe, on a également vu les gens se lancer vers le papier de toilette, mais aussi vers le vin et les condoms! » lance-t-il en riant. 

Le quotidien de toute la population européenne a changé en peu de temps. 

« Ça devient déprimant. On pense toujours deux fois à ce que l’on fait. Si tout le monde respectait les règles, le problème serait beaucoup moins grave. On resterait moins de temps confinés à la maison. C’est quoi un mois dans une vie? Ça sauverait la vie de bien des gens. Le peuple doit suivre les consignes. Il n’y a malheureusement pas encore de vaccin. Donc il ne reste plus qu’à attendre. Je passe beaucoup de temps avec la famille. On continue d’aider Rosalie dans ses travaux scolaires sinon on s’amuse et on suit l’actualité. » 

Un début de saison en péril

Les Steelers venaient de subir l’élimination lorsque la DEL a mis fin à ses activités. 

« On a disputé toute une saison pour finalement ne jamais savoir qui est le champion cette année. C’est dommage. Le prochain camp d’entraînement est prévu au mois d’août normalement. Quand on regarde les nouvelles, on se demande s’il aura lieu à la date prévue », affirme le choix de 6e ronde des Flyers de Philadelphie en 2004. 

Et pour garder la forme?

« J’ai quelques appareils chez moi, soutient le Sherbrookois de 33 ans. Je fais du vélo stationnaire et à la limite, je sors parfois avec mon vélo dehors. En me promenant, je vois les gens faire la file à l’épicerie, tous entassés les uns sur les autres. Je ne comprends pas. »

Fredérik Cabana est par ailleurs d’avis que cette crise nuira énormément à l’économie, dont celle des équipes de hockey du circuit. 

« J’ai hâte de voir comment on s’en sortira sur le plan financier. Tout est fermé. J’ai aussi perdu mon emploi à temps partiel dans un gym. Je ne peux plus travailler, comme bien des gens ici. C’est épeurant de voir tout ce qui se passe et je souhaite à tout le monde que je connais au Québec de rester en santé, en espérant que ça passe plus vite qu’ici. »

Sports

Mauvais karma

Ça dure depuis un peu plus de huit ans. Malchance après malchance. Comme une mauvaise aura qui entoure le Phœnix. Du jour 1 jusqu’à aujourd’hui.

On n’avait pas senti une aussi grosse fièvre du hockey à Sherbrooke depuis bien longtemps. Le Phœnix faisait jaser en ville.

Il faut l’avouer, tout était là. Les gardiens se montraient dominants. La défensive formait un mur. Et que dire de l’offensive outre le fait qu’elle était tout simplement la meilleure de la LHJMQ?

On considérait le Phœnix comme la meilleure équipe au Canada. Est-ce que la troupe de Stéphane Julien aurait pu ajouter une Coupe du Président après avoir obtenu le Trophée Jean-Rougeau? On ne le saura probablement jamais.

Plus les jours passent, plus on se rend à l’évidence : il n’y aura pas de séries éliminatoires. Pas de Coupe Memorial non plus. Dans le meilleur des cas, le chemin pour atteindre les grandes finales sera simplifié, mais j’en serais le premier surpris. 

Le mauvais karma frappe encore. À cinq matchs de la fin de saison, la crise du coronavirus force l’annulation de la saison. Une journée plus tard, la LHJMQ confirme que même le Repêchage 2020 prévu le 6 juin à Sherbrooke est annulé. La séance de sélection se fera plutôt en ligne. Quand ça va bien...

Toutes les ligues professionnelles retardent ou annulent leurs activités. La Ligue nationale de baseball ne reprendra pas ses matchs avant la mi-mai. Ça augure mal. 

Alors comment penser que la Ligue canadienne de hockey pourrait annoncer la reprise des activités à court ou moyen terme? Hélas, c’est bel et bien terminé.

La liste est longue

Ce ne sont pas les premiers coups durs que le Phœnix encaisse. Loin de là. En vérité, le facteur chance a rarement été au rendez-vous.

Revenons au départ. On annonce le retour du hockey junior majeur en 2012 à Sherbrooke. Le Phœnix de Sherbrooke! Les couleurs sont belles, le logo aussi, mais certains auraient voulu le « Phénix » pour une sonorité plus francophone. Ça partait bien.

Premier repêchage, le temps nous aura finalement permis de comprendre qu’il ne s’agissait pas d’un grand cru. Le Phœnix possédait le premier choix qui semblait évident : Daniel Audette. Le but : construire une équipe gagnante à la fin du cycle de quatre ans. 

L’année suivante, Jérémy Roy est repêché par Sherbrooke. À sa première saison, on le voit comme le prochain Bobby Orr, mais le Phœnix est exclu des séries.

À l’an 3, grosse acquisition : Liam O’Brien. Le Phœnix venait de frapper fort aussi avec la sélection du gardien Evan Fitzpatrick et du défenseur Thomas Grégoire en première ronde. Avec un Daniel Audette au sommet de sa forme et l’arrivée du petit Suisse Kay Schweri, tout était permis. 

Liam O’Brien n’aura pas disputé une seule rencontre avec le Phœnix. Les Capitals de Washington avaient besoin de lui. La nouvelle coqueluche du Phœnix faisait le saut dans la LNH et le défenseur étoile, Jérémy Roy, se blessait pour une première fois. Et pas la dernière. 

À la quatrième année, le fameux slogan « Ensemble pour la conquête » plaçait la barre haute. Ce fut un échec total. La pire année au repêchage, quelques blessés dont Kay Schweri, de la difficulté devant le filet avec un jeune gardien et l’absence de Jérémy Roy, encore une fois. 

Cette saison aura coûté le poste du directeur général Patrick Charbonneau et de l’entraîneur Judes Vallée. 

Une nouvelle ère commençait : celle de Jocelyn Thibault et Stéphane Julien.

En 2016, le premier choix du Phœnix Anderson MacDonald montre un beau potentiel, mais le Phœnix est exclu des séries. Fitzpatrick ne devient pas le gardien espéré, mais bonne nouvelle : le Phœnix obtient une excellente chance de mettre la main sur Alexis Lafrenière ou même Samuel Poulin grâce aux bouliers. Le Phœnix ne remporte pas la loterie, mais se réjouit d’accueillir Samuel Poulin. Avec raison. 

On s’attendait alors à voir à l’œuvre le meilleur joueur de l’histoire du Phœnix. Il rejoignait son frère aîné Nicolas Poulin. Quelle belle histoire.

Mais à leur tout premier match ensemble en 2017, Samuel Poulin encaisse une violente mise en échec illégale à Val-d’Or et Nicolas se blesse au poignet en servant une correction à celui qui s’en est pris à son frère. Le karma, disait-on.

Plus la saison 2017-2018 avançait, plus on sentait que la magie s’installait tout de même. Pour la première fois, le Phœnix atteignait le deuxième tour des éliminatoires. 

L’an dernier, la progression était évidente, mais Thomas Grégoire et Luke Green demeurent dans la Ligue américaine. Autre mauvaise nouvelle. Les jeunes prennent donc du galon. Une seconde élimination en deuxième ronde attend le Phœnix.

Finalement, l’année 2019-2020 réservait de belles choses aux amateurs. Ces derniers n’auraient jamais imaginé une aussi belle saison. 

Ils assistaient à un vrai conte de fées. Même si la grosse saison du Phœnix devait plutôt avoir lieu en 2020-2021. 

Jocelyn Thibault devance ses plans et aura dépensé quelques choix de première ronde pour en arriver au résultat que nous connaissons aujourd’hui. Ces premiers choix, il ne les retrouvera peut-être jamais. Le Phœnix était à un virus de peut-être tout rafler et de connaître ce succès tant attendu.

L’histoire se termine mal. En fait, elle n’est peut-être pas encore terminée. Le dernier chapitre pourrait avoir une fin heureuse. 

Samuel Poulin sera peut-être de retour à 19 ans. Le capitaine pourrait une fois de plus être bien entouré. Le noyau de joueurs sera alors âgé de 19 ans et le Phœnix comptera sur d’excellents vétérans de 20 ans.

La planète tourne peut-être au ralenti présentement, mais il y a encore de l’espoir. De toute façon, c’est tout ce qu’il reste à faire par les temps qui courent. Rêver.

LHJMQ

Saison terminée: le trophée Jean-Rougeau au Phoenix

Forcée par l’ampleur que prend la pandémie de la COVID-19, la LHJMQ n’a pas eu d’autres choix que d’annuler mardi le reste de la saison 2019-2020. Ce qui permet au Phœnix de Sherbrooke de remporter le trophée Jean-Rougeau, remis à l’équipe championne de la saison régulière. Une première pour la jeune organisation.

Ce n’est toutefois pas de cette façon que le Phœnix souhaitait s’assurer du premier rang au classement général de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

«Mais en même temps, je pense que personne ne croit que notre équipe a volé ce titre, estime Stéphane Julien, entraîneur de la formation. On était tellement proche du but. Ça devenait de plus en plus évident. Avec seulement huit défaites en temps régulier, on peut être fiers de ce que notre équipe a accompli. On tenait à ce premier rang et aujourd’hui, on est les champions de la saison régulière.»

Le Phœnix ne pourra donc pas compléter sa saison de rêve et doit ainsi mettre une croix sur les cinq dernières parties de la campagne. Un événement historique.

C’est avec 13 victoires consécutives que le Phœnix aura mis fin à la campagne avec un dossier impressionnant de 51-8-3-1 pour un total de 106 points en 63 parties. Une fiche permettant aux Sherbrookois de terminer également la saison au premier rang au Canada. 

«Je ne regardais pas ce classement national durant la saison, mais aujourd’hui, je vais admettre que nos joueurs peuvent être très fiers de former la meilleure équipe au pays. Si l’on regarde toutes les formations qui ont terminé au premier rang au Canada dans le passé, on se rend compte que ce sont des équipes exceptionnelles et on en fait partie!» rappelle Julien.

On se souviendra également de la saison 2019-2020 pour tous les records de concession pulvérisés par le Phœnix et ses joueurs, comme les 92 points de Félix Robert en seulement 46 parties, les nombreuses victoires consécutives de l’équipe, les 106 points du Phœnix et les 33 gains du gardien Samuel Hlavaj.

Une porte laissée ouverte

La saison de la LHJMQ a peut-être pris fin abruptement, mais l’organisation peut cependant se réjouir: le commissaire Gilles Courteau continue de croire à la possibilité de tenir les séries éliminatoires. Pour l’instant. 

Notons que le classement final est établi en fonction du pourcentage de points obtenus pour les formations n’ayant pas disputé le même nombre de parties. Ce qui amène les Eagles du Cap-Breton(,659) à grimper d’un rang pour ainsi terminer en 4e position devant l’Océanic de Rimouski (,656). 

C’est donc dire que le Titan d’Acadie-Bathurst, dernier du circuit, et les Mooseheads de Halifax seraient exclus des éliminatoires si ces dernières ont lieu.

L’adversaire du Phœnix en première ronde serait alors les Olympiques de Gatineau, qui ont obtenu le dernier billet pour accéder aux éliminatoires en terminant au 16e rang. 

«J’ai de la misère à croire que les séries se tiendront. Il s’agit d’une opinion très personnelle. Il suffit de regarder ce qui se passe aux États-Unis pour se rendre à l’évidence. Par contre, on peut facilement attendre jusqu’au milieu du mois d’avril avant de prendre une décision finale et peut-être commencer la série. Même si la Coupe Memorial avait lieu en juin, ce ne serait pas très grave après tout. C’est tellement majeur ce qui se passe présentement dans le monde que le sport passe facilement en deuxième dans tout ça», termine Stéphane Julien tout en refusant de se prononcer sur un éventuel affrontement entre le Phœnix et les Olympiques.

Notons finalement que la loterie présentée en vue du prochain repêchage devait avoir lieu le 25 mars, mais sera remise à une autre date.

Le Trophée Jacques-Plante à Hlavaj

Samuel Hlavaj pourra exposer un nouveau trophée sur ses tablettes. En terminant la saison avec une moyenne de buts alloués par match de 2,25 après 39 parties, le gardien du Phœnix a obtenu le Trophée Jacques-Plante.

Kevin Mandolese des Eagles du Cap-Breton a terminé avec le meilleur taux d’efficacité (,925) après 37 matchs et Alexis Shank des Saguenéens de Chicoutimi a obtenu 36 victoires en 50 parties. 

Le Trophée Luc-Robitaille remis à la meilleure attaque revient aussi au Phœnix grâce à ses 290 buts marqués. 

Le Trophée Jean-Béliveau revient à Alexis Lafrenière de l’Océanic de Rimouski, qui a terminé au premier rang des pointeurs du circuit, et le Trophée Robert-Lebel a été offert aux Wildcats de Moncton, qui n’ont accordé que 148 buts, soit 16 de moins que le Phœnix.

« Le championnat le plus bizarre de ma vie! »

« La bonne nouvelle, c’est que nous sommes champions de la saison régulière de la LHJMQ. Mais c’est quand même le championnat le plus "weird" de toute ma vie ! », a dit le directeur général du Phœnix de Sherbrooke Jocelyn Thibault.

Si l’annulation du reste de la saison régulière 2019-20 de la LHJMQ confirme un premier trophée du président à la jeune concession du Phœnix de Sherbrooke, elle laisse aussi un manque à gagner et surtout, beaucoup d’incertitudes pour la suite des choses.

Avec cinq matchs à faire en saison lors de l’interruption de la saison, dont trois à domicile, ce sont des revenus importants qui vont échapper à l’équipe.

« On aurait eu une salle comble, pour la visite de Rimouski, samedi passé, et la prévente allait très bien pour les deux derniers matchs, vendredi et samedi, contre Rouyn et Shawinigan. On a appris la nouvelle aujourd’hui (mardi), alors on est en train de déterminer le portrait financier, avec Charline (Durand, directrice des opérations) et son équipe. On ne se le cachera pas, c’est très difficile comme situation. On prend tout ce temps pour bâtir l’organisation, on a vécu toutes sortes de choses. Et là, on avait une super année, tant sur la glace que pour les assistances. Et on se préparait pour de longues séries éliminatoires. On ne pouvait espérer mieux. C’est difficile », a soupiré Jocelyn Thibault.

Si la saison régulière a été annulée, rien n’a encore été annoncé à propos des séries des éliminatoires.

Se pourrait-il que la LHJMQ calque son futur plan d’action sur celui de la LNH ?

Si la LNH n’a toujours pas annulé la fin de sa saison régulière, les informations qui filtrent de certaines équipes laissent croire qu’on plancherait sur différentes options afin de présenter les séries, malgré tout, mais dans un format différent.

« On s’accroche à ça, on s’accroche à tout ! Mais je n’ai pas d’informations émanant de la LHJMQ à ce sujet. Ils travaillent probablement sur des plans, des scénarios, mais on (les équipes) ne sait rien. On se doutait un peu que la saison régulière, avec les quelques matchs qui restaient, pouvait être annulée. Il fallait quand même statuer afin de déterminer le classement final, en vue du repêchage de juin prochain », a fait valoir Jocelyn Thibault. « On est le 17 mars, il y a encore du temps, mais il s’écoule très rapidement. On ne peut rien faire d’autre que d’attendre. Sébastien Lajoie

Olympiques

Scénario de film pour Charles-Antoine Roy

Charles-Antoine Roy a eu droit à un scénario de film à son retour au centre Robert-Guertin samedi soir.

Son histoire était déjà hors-norme. Simple joueur invité au camp des Olympiques à 17 ans, le Gatinois était parvenu à faire sa place à 18 ans. À 20 ans, il était devenu le meilleur compteur et le capitaine du club, mais à la date limite des transactions dans la LHJMQ, le Phoenix de Sherbrooke a versé trois choix au repêchage, dont un de première ronde, ainsi qu’un espoir pour le soutirer aux Olympiques.

Samedi soir, à son retour au «Vieux Bob», il a eu droit à un hommage de première classe. Un montage vidéo de ses meilleurs moments a été présenté aux 2167 spectateurs avant même le début de la rencontre. Ses parents ont aussi été invités au centre de la patinoire où l’équipe leur a remis un cadre avec son dernier chandail porté avec les Olympiques.

Puis, quand la rondelle a été déposée, il n’a mis que cinq minutes pour inscrire le premier but du match sur une échappée pendant un avantage numérique. C’était sa marque de commerce avec les Olympiques. Comme si ce n’était pas assez, c’est aussi lui qui a marqué le deuxième but du Phoenix, toujours en première période.

Il a ajouté une passe sur le but de Julien Anctil dans la dernière minute de la deuxième période. À son premier match à Gatineau dans l’uniforme d’une autre équipe, il a hérité de la première étoile dans une victoire de 5-1 du Phoenix sur les Olympiques.

«J’étais nerveux au début du match, c’est sûr. J’avais senti quelque chose à ma première partie contre les Olympiques à Sherbrooke, mais ici à Guertin, les émotions étaient amplifiées. Il y avait beaucoup de monde ici pour moi», a dit le héros de la soirée.

Même la présentation spéciale d’avant-match l’a pris par surprise.

«Je ne m’attendais vraiment pas à ça. Je m’attendais au traditionnel vidéo de remerciement pendant une pause. J’ai été touché par la classe des Olympiques. Ils ont fait venir mes parents. Ils m’ont remis mon chandail. Je veux vraiment remercier l’organisation, les partisans et mes anciens coéquipiers. Je suis très reconnaissant pour tout ce que ces gens ont fait pour moi en deux ans et demi. Je n’en reviens pas encore que j’ai été échangé contre un choix de première ronde! Je partais tellement de loin.»

S’il a démontré de la nervosité en début de match, Roy a trouvé un bon moyen pour la chasser rapidement en marquant les deux premiers buts de son club.

«C’est un drôle de scénario. Quand j’ai eu mon échappée, je me suis dit que je ne devais pas rater ça. Quand j’ai marqué mon deuxième, je me suis demandé s’il fallait que j’en compte un troisième! Les gars étaient tellement derrière moi. Ils voulaient gagner ce match-là pour moi.»

Parce que le hasard fait souvent bien les choses, le Phoenix jouerait contre les Olympiques si les séries de la LHJMQ débutaient demain. Ça aussi, Roy est au courant.

«Ça ferait bizarre de jouer contre Gatineau en partant. Je sais comment ils sont. Je sais comment ils vont réagir, mais de notre côté, notre plan ne changera pas que ce soit Gatineau ou une autre équipe.»

Les Olympiques formaient une équipe vulnérable dans ce match contre l’équipe numéro un au Canada. Ils ont perdu les services de Manix Landry et Émile Hegarty-Aubin vendredi. Ils ne joueront pas demain à Boisbriand non plus. Evan MacKinnon va quant à lui rater le reste de la saison régulière.

Les locaux ont quand même tenu tête au Phoenix (51-8-4) pendant la majorité du match. Les visiteurs ont fait 4-1 dans un filet désert avec sept minutes à faire au match. Les Olympiques jouaient le tout pour le tout pendant un avantage numérique où ils avaient retiré leur gardien Tommy DaSilva. Taro Jentzsch a toutefois compté dans la cage déserte et Bailey Peach a fait 5-1 avec 18 secondes à faire au match.

DaSilva s’est bien débrouillé avec 31 arrêts sur 35 tirs. Samuel Hlavaj a été testé à 22 reprises. Il a cédé une fois sur un tir de Tyler Boivin. Pour les Olympiques, c’était une sixième défaite de suite. Pour le Phoenix, c’était un 13e gain consécutif.

Sports

Tour du chapeau de Voyer dans une victoire contre les Foreurs

SHERBROOKE — Alex-Olivier Voyer a réussi un tour du chapeau vendredi soir devant une salle comble au Palais des sports et le Phœnix de Sherbrooke a remporté une 12e victoire consécutive grâce à un gain de 5-2 face aux Foreurs de Val d’Or.

Ce match marquait également le retour au jeu de l’attaquant Xavier Parent, qui était absent depuis le 17 novembre dernier.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Parent s’est fait de nombreux amis chez les Foreurs. À plus d’une reprise, Parent a été impliqué dans des escarmouches et les joueurs de Val-d’Or en avaient visiblement long à lui dire.

« C’est mon style de jeu, de forcer des pénalités, de déranger et à la fin de la partie, ils ont pris deux punitions contre moi et on a marqué sur l’un des avantages numériques, ce qui a fait 4-1 », a dit le numéro 11.

« Je voulais tester mon dos rapidement, dès mon retour. J’ai donné des mises en échec, j’ai joué dur, et j’en suis content. Mes présences étaient plus courtes que d’habitude, mais je suis étonné de ma forme. Ça fait quand même près d’un mois que j’ai recommencé à m’entraîner avec l’équipe. »

« On oublie que Xavier était un peu comme ça en début de saison. C’est un gars qui aime se mettre le nez dans le trafic, devant le filet. Il finit ses mises en échec, il est impliqué physiquement. Il a été très dérangeant, il voulait faire sa marque à son retour. Ça faisait quatre mois qu’il était absent; rendu en fin de saison, ça ne lui prendra pas beaucoup de temps à prendre son rythme », a dit l’entraîneur-chef Stéphane Julien.

C’est Alex-Olivier Voyer qui a lancé le Phœnix en avant, avec un but en avantage numérique.

Les Foreurs n’ont pas tardé à répliquer, par l’entremise d’Oliver Mathieu, qui a fait dévier un tir de la ligne bleue, un peu plus de deux minutes plus tard.

Les deux équipes ont disputé un jeu plus serré en deuxième période; les Foreurs attendaient les attaquants du Phœnix à quatre à leur ligne bleue.

Il a fallu attendre la toute fin de la deuxième période avant de voir le Phœnix briser l’égalité.

Alex-Olivier Voyer a saisi une remise de Félix Robert, a déjoué un défenseur et il a logé la rondelle par-dessus l’épaule droite du gardien Xavier Bolduc. Tout le monde cherchait un peu la rondelle, même l’arbitre, pendant que Voyer célébrait.

En avance 2-1 après 40 minutes de jeu, le Phœnix n’a accordé que huit lancers aux Foreurs pendant ce temps.

Sherbrooke a concrétisé sa victoire grâce à trois buts inscrits en un peu moins de cinq minutes en fin de troisième période, soit le troisième de la soirée de Voyer, le 21e de Nathaël Roy et le 18e de Taro Jentzsch.

Malgré les cinq buts accordés, le gardien Xavier Bolduc a très bien fait devant la cage des Foreurs, lui qui a affronté un barrage de 50 lancers dans le match.

« C’était un match de patience pendant les deux premières périodes, ils nous attendaient à quatre joueurs. Ça peut paraître un peu brouillon, mais à force de mettre de la pression sur leurs défenseurs, et de prendre du temps en zone offensive, ce n’était qu’une question de temps avant qu’on ait nos chances et enfin prendre l’avance », a poursuivi Stéphane Julien.

« Ce n’était pas le match idéal, mais ça va arriver éventuellement. En troisième période, on a pris une coche de plus et on a été chercher des gros buts, dont deux en avantage numérique. Dans ce genre de matchs, nos meilleurs joueurs doivent être les meilleurs, et ce fut le cas; Voyer a eu trois buts, Samuel Poulin a récolté deux passes et Félix Robert a récolté trois passes. »

Avec 44 buts au compteur, Alex-Olivier Voyer est le deuxième meilleur buteur de la LHJMQ derrière Egor Sokolov du Cap Breton.

« On savait que ça allait venir, il fallait rester patient. Leur jeu, c’était d’attendre qu’on commette des erreurs et espérer en profiter. On voulait juste rester dans notre système, on ne voulait pas se compliquer la vie non plus. On jouait très souvent dans leur zone, et on ne leur a accordé que huit tirs après deux périodes, ça en dit gros », a dit Voyer.

Phoenix

Xavier Parent en renfort

Ce n’est pas comme si le Phœnix de Sherbrooke en avait réellement besoin, mais après avoir gagné ses 11 derniers matchs, Stéphane Julien pourra compter sur du renfort important. Absent depuis le 17 novembre, l’attaquant Xavier Parent effectuera un retour au jeu vendredi face aux Foreurs de Val-d’Or, en visite au Palais des sports. Samuel Poulin renouera aussi avec l’action après avoir raté les trois derniers matchs.

Un peu moins de quatre mois après avoir disputé sa dernière rencontre dans la LHJMQ, Xavier Parent se réjouit de pouvoir contribuer à nouveau au succès de l’équipe. 

« J’ai eu le feu vert lundi pour jouer avec contact, informe-t-il. Une bonne nouvelle comme celle-là, ça fait du bien. En fait, ça faisait plus de trois mois que je l’attendais. J’ai trouvé ça difficile mentalement au début. Surtout qu’au départ, on m’avait dit que je ne rejouerais plus de l’année. Mais j’ai pris ma réadaptation au sérieux. Après beaucoup de traitements de physiothérapie et de nombreuses semaines d’exercices, je peux enfin revenir au jeu avant la fin de la saison. »

Parent est passé par toute la gamme des émotions lors des derniers mois.

« Au début, je ressentais de la frustration et de la déception. À 18 ans, c’était une grosse saison pour moi. J’avais un bon début de campagne. Je n’ai pas pu prouver aux recruteurs ce que je pouvais faire et surtout, je n’ai pas pu aider mon équipe comme je le souhaitais. Je me suis toutefois jamais senti rejeté de l’équipe. Mentalement, ça me faisait du bien de sentir que je faisais encore partie du club. »

« J’ai rencontré durant ma réadaptation un combattant d’arts martiaux mixtes qui avaient la même blessure que moi, poursuit le petit attaquant. Ça lui a pris un an avant de pouvoir revenir dans l’action. C’était un choc pour moi de seulement penser à la possibilité de mettre une croix sur ma saison. J’aurais pu prendre ça relax en me disant que de toute façon, je reviendrais au jeu seulement la saison prochaine. Mais c’était impossible pour moi de penser comme ça. »

D’autant plus qu’après avoir été ignoré au dernier repêchage, Xavier Parent souhaitait profiter de sa première saison à Sherbrooke pour attirer l’attention des équipes professionnelles. 

« Je veux montrer ce dont je suis capable lors des sept derniers matchs de la saison et en séries, je veux tout faire pour contribuer au succès du club. »

Depuis ses tout premiers coups de patin dans le hockey mineur, Xavier Parent n’avait jamais été blessé. 

« Ça fait bizarre. J’ai déjà arrêté de jouer au hockey pendant une semaine l’été. Après sept jours, je n’étais plus capable. Il fallait que je retourne sur la glace. J’avais l’impression d’avoir cinq ans quand j’ai participé à ma première pratique il y a quelques semaines. La sensation était bonne. Quand on joue sans arrêt, on n’est pas conscients de toute la chance qu’on a de pouvoir être en santé. J’aurais pu revenir chez moi durant un mois pour ma réadapation, mais je tenais à rester avec l’équipe en assistant aux matchs pour surtout ressentir cette chimie d’équipe qui est bien présente cette année. »

Pas d’urgence

En connaissant du succès cette saison, le Phœnix pouvait se permettre de prendre son temps dans le cas de Xavier Parent. 

« Une blessure au dos, ce n’est pas un bras cassé ou une épaule disloquée, rappelle l’entraîneur Stéphane Julien. Bien souvent, ça prend du temps à guérir. Sur la glace, on n’a pas forcé les choses. On n’était pas pressés. Il s’agissait quand même d’une blessure majeure que l’on devait prendre au sérieux. »

« J’ai porté le gilet bleu sans contact pendant environ un mois. J’ai participé à un exercice à un contre un et le lendemain, j’avais mal au dos. Ça m’avait choqué. Parce que j’avais l’impression de travailler fort et de ne pas me rapprocher d’un retour au jeu. La semaine d’après, je me sentais beaucoup mieux. J’ai recommencé les contacts et je ne ressentais pas de douleur. Physiquement, je n’étais plus là il y a quelques semaines. Mais aujourd’hui, ma forme est revenue complètement. J’ai hâte de jouer vendredi pour tester tout ça. Je suis conscient que j’aurai moins de temps de jeu dans les prochaines parties. Mais je tiens à arriver au sommet de ma forme pour les séries. »

Il faut avouer que le moment de son retour est parfait pour le Phœnix et lui. 

« Tant qu’il ne sera pas impliqué physiquement, il ne jouera pas avec assurance. Mais avec la semaine qu’il a vécue cette semaine, je ne suis pas inquiet. On fera en sorte qu’il puisse s’habituer peu à peu. Il reste quelques matchs de saison à disputer et la semaine prochaine, il n’y a pas beaucoup de matchs. Donc tout le monde en profitera d’ailleurs pour recharger les batteries et guérir quelques blessures. »

La saison de Vincent Anctil compromise

L’attaquant Vincent Anctil a moins de chance que son coéquipier. Victime d’une commotion cérébrale il y a plusieurs semaines, sa saison pourrait bien être compromise.

Anctil ne semble pas près d’un retour selon l’organisation et même s’il se sentait apte à revenir au jeu durant les séries éliminatoires, sa remise en forme pourrait prendre un certain temps.

Phœnix

Félix Robert récolte quatre points à Rouyn-Noranda

Félix Robert connaît une saison exceptionnelle avec le Phœnix. Et il a profité du match des Sherbrookois face aux Huskies à Rouyn-Noranda, dimanche, pour écrire un autre chapitre de livre des records de l’équipe.

Le fougueux attaquant a participé à tous les buts du Phœnix, récoltant deux buts et deux passes, dans une victoire de 4-3 à Rouyn-Noranda.

Hockey

Les Tigres sans solution contre le Phœnix [VIDÉO]

Les Tigres se présentaient au Palais des sports en confiance dimanche après-midi en n’ayant perdu que deux parties à leurs dix dernières sorties. Les visiteurs souhaitaient ainsi devenir l’équipe qui trouverait la solution à l’énigme du Phœnix. Les Sherbrookois ont toutefois rappelé aux Félins les raisons qui expliquent leur présence au premier rang depuis le début de la saison. Grâce à une nette domination au chapitre des tirs au but, le Phœnix a obtenu un huitième gain de suite, cette fois par la marque de 4 à 2.

Fabio Iacobo aurait pu jouer les héros dans cette rencontre, mais le gardien des Tigres a cédé une fois de trop. L’honneur de marquer le but gagnant pour briser l’égalité en fin de match est revenu à Bailey Peach, la première étoile de la partie.

Hockey

Le Phœnix bat les Tigres à l’arraché

Le Phœnix de Sherbrooke a remporté une sixième victoire consécutive jeudi soir. Il a pris la mesure des Tigres de Victoriaville pour une quatrième fois cette saison, cette fois par la marque de 4-3, au Colisée Desjardins de Victoriaville.

Mais ce fut loin d’être de la tarte.

Hockey

Le Phœnix a eu chaud

Le Phœnix a joué avec le feu, a laissé filer une avance de 3-0, mais a réussi à remporter son match face à sa bête noire. Les hommes de Stéphane Julien sont parvenus à battre les Voltigeurs de Drummondville de peine et de misère par la marque de 6 à 4.

« On avait pris l’avance rapidement dans la partie et on s’est un peu assis dessus, explique le capitaine de la formation sherbrookoise, Samuel Poulin, qui a obtenu deux buts et une passe jeudi soir au Palais des sports. Après, on s’est mis à travailler plus fort qu’eux et on est allé chercher la victoire. »

« C’est une équipe qui travaille toujours excessivement fort, ils nous donnent du fil à retordre, poursuit l’espoir des Penguins. C’est une bonne formation : ils ont du talent. Ce n’est jamais facile de jouer contre eux. On les a affrontés en série l’an dernier et ça n’a pas été facile. On pourrait encore jouer contre eux en éliminatoires, alors on donne notre maximum. »

Début faste

Félix Robert a été le seul marqueur en première période, lui qui a fait dévier un lancer de Samuel Poulin derrière le gardien drummondvillois Anthony Morrone.

Le Phœnix a repris sur sa lancée en deuxième période. L’attaquant Julien Anctil a profité de toute la circulation devant le filet du gardien adverse pour effectuer un tir du poignet précis pour doubler l’avance des siens.

Nathael Roy, laissé complètement seul à l’embouchure du but, a profité d’une rondelle libre à ses pieds pour la pousser dans le filet désert et donner un avantage de trois buts aux locaux. 

D’ailleurs, Julien a apprécié le début de rencontre du Phœnix. « Nos 30 premières minutes étaient excellentes. Nous étions sur la rondelle et avions des chances de compter. On avait donné un seul lancer dans les dix premières minutes de la deuxième période. On était peut-être excités de bien jouer, on a fait trois erreurs sur la même séquence et on s’est fait marquer », analyse-t-il. 

Débandade

Le Phœnix a prouvé que l’avance de 3-0 est la pire pour un club de hockey. Quand les défenseurs sherbrookois ont cafouillé tout près de leur gardien, Elliot Lavoie a cueilli une rondelle laissée seule dans l’enclave et a décoché un tir rapide pour battre Hlavaj.

Les Voltigeurs sont retournés au vestiaire avec un retard d’un but seulement grâce à Édouard Charron, qui a surpris le gardien Hlavaj alors qu’il restait huit secondes au cadran. 

Le cauchemar s’est poursuivi en troisième période : Patrick Guay s’est fait chasser pour avoir porté son bâton trop haut. Le capitaine des Voltigeurs, Xavier Simoneau, ne pouvait trouver meilleure occasion pour inscrire son 26e de la saison. 

Est-ce que Julien a eu chaud après que les Voltigeurs eurent créé l’égalité? « J’ai eu chaud quand c’est devenu 3-1, répond Julien. On a donné un peu de gaz à l’autre équipe. Je ne pense pas que Drummondville jouait un grand match avant ça, on leur a donné un peu d’énergie. »

« Dans l’ensemble, on a dominé, relativise l’entraîneur. On a eu la possession de la rondelle, et on a passé beaucoup de temps dans la zone offensive. Malheureusement, on a commis des erreurs majeures. »

Samuel Poulin et William Dufour se sont ensuite échangé chacun un but en 20 secondes, mettant la table pour le reste de la troisième période. 

Vincent Anctil et Poulin, encore, ont mis fin aux hostilités, donnant la victoire au Phœnix par la marque de 6 à 4.

Les Oiseaux seront de retour en action dimanche, 15 h, face à l’Armada de Blainville-Boisbriand au Palais des sports. Rappelons que l’attaquant Alex-Olivier Voyer pourrait égaler — et battre — le record de concession pour le plus de buts marqués en une saison, qui est actuellement de 38. Voyer en a 37. 

« Il reste encore beaucoup de parties, ça ne m’inquiète pas! Je vais faire le jeu pour aider l’équipe », résume Voyer, qui a obtenu trois passes jeudi soir. 

Hockey

Le Phœnix a le numéro des formations des Maritimes

Le Phœnix aime bien jouer face aux équipes des Maritimes. Dimanche après-midi, après une courte nuit de sommeil, le Phœnix a eu raison des Mooseheads par la marque de 3-1, à Halifax. Il s’agissait d’une 10e victoire des Sherbrookois face à une formation des Maritimes.

En fait, le Phœnix montre une fiche de 10-1 face aux équipes de l’est du pays, ayant perdu une seule fois cette saison, par 4-3 en prolongation, face aux Wildcats de Moncton, le 24 octobre.

Sports

Gravel ne peut tout faire seul

Le gardien d'Asbestos Alexis Gravel a bien failli jouer un mauvais tour au Phoenix, mais malgré ses 43 arrêts sur 47 lancers, le portier des Mooseheads de Halifax n'a pu freiner la meilleure équipe de la LHJMQ. Le Phoenix de Sherbrooke s'est sauvé avec une victoire de 4 à 2 et surtout, deux précieux points afin de distancer les Saguenéens de Chicoutimi, deuxièmes au classement général.

« Tout ce que je souhaitais, c'était d'offrir une chance à mon équipe de gagner, indique Gravel. Je savais que notre club affrontait une excellente équipe. En jouant proche de la maison, c'était pour moi une motivation supplémentaire. Je suis content de notre match: notre club s'est battu jusqu'à la fin. Ça montre que notre groupe de jeunes est bon et qu'il y a un bel avenir chez les Mooseheads. »

Les deux formations ont été nez à nez pendant un long moment durant cette rencontre disputée samedi soir au Palais des sports. Si Nathael Roy a donné le devants aux locaux, la réplique n'a pas tardé du côté des Mooseheads puisque Marcel Barinka a nivelé la marque moins d'une minute plus tard, en milieu de première période. 

Il aura fallu attendre jusqu'à la toute fin du second tiers pour voir le Phoenix reprendre les commandes de la partie grâce au but de Taro Jentzsch. 

Alex-Olivier Voyer s'est ensuite moqué des cinq adversaires sur la patinoire avant d'arriver seul devant Gravel en troisième période. En perdant la maîtrise de la rondelle, Voyer a déjoué le gardien adverse entre les jambières. D'Artagnan Joly a ensuite battu Samuel Hlavaj, revenu au jeu après avoir disputé le Match des meilleurs espoirs jeudi, mais Samuel Poulin a marqué le but d'assurance tard dans la rencontre avec un tir sans avertissement. 

« On a joué la première période sur les talons et par la suite, Gravel a réalisé les arrêts importants, a observé l'entraîneur du Phoenix, Stéphane Julien. C'était l'un de ses meilleurs matchs contre nous je crois. On a bien fait circuler la rondelle en avantage numérique. Samuel Bolduc aurait pu marquer trois buts ce soir et heureusement, Samuel Poulin a compté le gros but en troisième période. On a tiré énormément vers le filet adverse sans donner beaucoup de tirs à l'adversaire. Le match aurait pu virer d'un bord comme de l'autre. »

Même s'il n'a obtenu aucun point, Patrick Guay a disputé un fort match et s'est offert la première étoile. Le petit attaquant de 17 ans a d'ailleurs livré une première bagarre dans la LHJMQ, contre Lucas Robinson. 

« J'aime son caractère, mentionne Stéphane Julien. Il joue super bien depuis son retour au jeu. Il a beaucoup de chances de marquer et il est impliqué dans le jeu. »

« On bataillait pour la position devant le filet, décrit Patrick Guay. Les bagarres, ça fait partie du hockey. Je crois m'être bien débrouillé. Sinon, il fallait sortir fort après notre défaite à Drummondville. On ne peut pas se permettre d'échapper beaucoup de points si l'on souhaite terminer au premier rang. Le gardien adverse a été bon. Le pointage aurait pu être plus élevé ce soir. »

Le Phoenix s'est redonné une priorité de quatre points sur son plus proche rival au classement, Chicoutimi, grâce à cette victoire.

« On dispute une bagarre de points d'ici la fin de la saison, rappelle l'entraîneur sherbrookois. On doit se concentrer à jouer de bons matchs pour se donner une chance de gagner à chaque soir. On ne doit pas échapper de points faciles d'ici le début des séries. »

« On connaît bien Alexis Gravel, rappelle Alex-Olivier Voyer. On savait que notre équipe affrontait l'un des meilleurs gardiens du circuit. Il a sorti une grosse partie. De notre côté, on n'a jamais lâché. Il y a peut-être beaucoup de points qui séparaient les deux équipes au classement, mais les deux clubs jouent dans la même ligue et les Mooseheads jouent bien leur système. On devait donner le deuxième effort et continuer à lancer vers Gravel. On l'a eu à l'usure. Il n'y a aucun gardien qui a un taux d'efficacité de 1000! Avec seulement deux points de plus que Chicoutimi, on ne se trouvait pas dans une zone de confort, alors cette victoire était importante. »

Le retour de Jean-Jacques Daigneault

Même si le Palais des sports a changé depuis sa dernière visite, l'entraîneur des Mooseheads Jean-Jacques Daigneault s'est rappelé de bons souvenirs en effectuant un retour aux sources à Sherbrooke samedi soir. 

L'ancien défenseur du Canadien de Montréal évoluait pour le club-école du Tricolore à Sherbrooke en 1988-1989. 

« Ça me rappelle de beaux moments, admet le pilote de Halifax. On avait connu une bonne saison. J'étais revenu à Sherbrooke l'année suivante. Pour moi, c'était l'occasion de prendre du galon après avoir joué quatre saisons dans la LNH. Je devais jouer plus de hockey avant de revenir avec le Canadien. J'ai pu apprécier la ville de Sherbrooke pendant mon passage. Maintenant, je retrouve encore un Gravel devant le filet! J'ai joué avec le père d'Alexis, François, avec le Canadien. Il était aussi gardien. Je suis content pour Alexis: il a joué tout un match, il a donné une chance à notre équipe de gagner, mais on a manqué de constance en jouant seulement 40 minutes. »

Phoenix

Entrée réussie pour Roy

Le nouvel attaquant de 20 ans Charles-Antoine Roy a fait bonne impression à son premier match dans l’uniforme du Phœnix, qui a facilement vaincu les Huskies de Rouyn-Noranda jeudi soir par la marque de 5 à 2.

L’ancien capitaine des Olympiques de Gatineau a réussi son entrée au Palais des sports en obtenant quatre points dans la victoire des siens.

Phoenix

Poulin enfin de retour

Le Phœnix espérait se sortir la tête de l’eau et pourra enfin commencer à mieux respirer avec le retour au jeu de quatre de ses joueurs, notamment du capitaine Samuel Poulin.

Le renfort arrive au bon moment puisque les Sherbrookois se préparent à disputer trois parties à domicile en quatre jours en recevant les Huskies de Rouyn-Noranda jeudi, les Foreurs de Val-d’Or vendredi et les Remparts de Québec dimanche.

Phoenix

Les munitions pour gagner, croit Thibault

Le Phœnix s’était dressé un plan de match à l’aube de l’ouverture de la période de transactions et a été en mesure de le respecter à la lettre. Ce qui amène le directeur général de Sherbrooke à croire qu’il possède maintenant toutes les munitions pour gagner la coupe du Président : « On n’a rien à envier aux autres équipes aspirantes », estime Jocelyn Thibault.

Les Saguenéens de Chicoutimi et les Wildcats de Moncton possèdent peut-être une formation digne d’un alignement de match des étoiles. Les Eagles du Cap-Breton seront également redoutables. Et avec l’ajout de Justin Bergeron, l’Océanic de Rimouski a mieux entouré le meilleur joueur d’âge junior de la planète, Alexis Lafrenière. Malgré tout, le Phœnix croit se trouver en bonne position pour rafler les grands honneurs.

Phoenix

«Je vais tout donner pour gagner la coupe!»

On ne pourra pas dire que le nouvel attaquant de 20 ans du Phœnix de Sherbrooke manque de motivation. Bien au contraire, Charles-Antoine Roy se dit gonflé à bloc.

« Ma carrière dans le junior majeur finira bientôt, je vais tout donner pour gagner la coupe et terminer ça en beauté. Rejoindre le Phœnix est pour moi une motivation supplémentaire. Je laisse beaucoup de choses derrière moi en quittant Gatineau, mais juste l’idée de pouvoir gagner avec le Phœnix me rend très heureux. »

Sports

Le Phœnix de nouveau victorieux grâce à Sigouin et Tardif

Les petits miracles de Thomas Sigouin et le tour du chapeau de Benjamin Tardif ont permis au Phœnix de Sherbrooke de renouer avec la victoire. Samedi, les hommes de Stéphane Julien ont remporté le match 5 à 2 face aux Huskies à Rouyn-Noranda.

Après un départ difficile vendredi, Thomas Sigouin a rebondi et a permis aux Oiseaux de rester dans le match. « Thomas (Sigouin) est un gars de caractère, confie l’entraîneur du club sherbrookois, Stéphane Julien. C’est rare dans le hockey d’aujourd’hui de voir des joueurs avec tant de caractère. Il voulait rebondir, je le voyais dans ses yeux. Avant le match, il voulait embarquer pour venir performer. Il a connu une excellente performance, même les joueurs dans le vestiaire lui ont donné le titre de joueur du match. Je pense qu’il était content. »

« Thomas, c’est un gars qui vient de la région de l’Abitibi, enchaîne Julien. Il part de loin, on connaît son histoire de l’an dernier (il a été blessé au genou pour la grande partie de la saison). Cette année, il a eu de très bons matchs. »

Les vétérans Benjamin Tardif (trois fois), Julien Anctil et Alex Olivier ont aussi eu leur mot à dire dans cette victoire, marquant les buts de Phœnix. « Ce n’est pas évident, on vient de perdre des joueurs comme Samuel Poulin, Patrick Guay et Félix Robert qui sont dominants. Ça paraît. Ça prend tes vétérans quand tu as un club décimé par les blessures », affirme Stéphane Julien, visiblement fier de ses joueurs plus expérimentés.

Arbitres

Les unités spéciales du Phœnix ont fait un bon travail. Sherbrooke a été parfait lors de ses trois infériorités numériques et a marqué la seule fois qu’il a eu l’avantage d’un homme. Mais selon lui, les arbitres se montrent parfois inconstants. 

« L’indiscipline n’a pas été un problème, assure Stéphane Julien. Le problème, c’est que les arbitres ne nous en donnent pas assez. Encore ce soir, Bolduc s’est fait donner un coup sur son bâton. Habituellement les arbitres appellent toujours une pénalité, mais ce n’est pas arrivé. Tout de suite après, le contraire est arrivé et ils nous ont donné une punition. Cette année, on n’a pas de cadeau de ce côté. Je ne sais pas si c’est le positionnement de notre équipe au classement, mais encore ce soir des appels auraient pu être faits et ils ne l’ont pas été », déplore l’entraîneur.

Julien est tout de même fier de sa troupe. Il analyse que la première période a été excellente pour les Sherbrookois, qui sont rentrés au vestiaire avec une avance de 2-0. « Nous étions premiers sur la rondelle, on a créé des chances de compter, on a beaucoup tiré. Nous n’avons pas donné grand-chose », explique Julien.

« En deuxième, on a eu un genre de breakdown, poursuit-il. On a passé beaucoup de temps dans notre territoire, on n’a pas eu de tir au but lors des 15 premières minutes de cet engagement. On a bien fini la période. Malheureusement c’était 2 à 2, mais ce que j’ai dit aux joueurs, c’est qu’on était encore dans le match », indique-t-il, ajoutant avoir aimé le troisième tiers de son équipe.

Le Phœnix sera de retour en action jeudi face à ces mêmes Huskies, au Palais des sports.

Le Phoenix termine la décennie en beauté

Malgré l'absence de neuf joueurs réguliers, le Phoenix a offert une victoire aux 3002 amateurs présents mardi au Palais des sports de Sherbrooke à l'occasion de la toute dernière partie de l'année 2019, et ce, grâce à son gardien Thomas Sigouin, en plein contrôle de ses moyens.

Magistral dans cette victoire de 3 à 1, Sigouin a bloqué 33 des 34 tirs des Cataractes de Shawinigan. 

« On venait de perdre deux matchs: un en prolongation, un en tirs de barrage, rappelle le portier du Phoenix. Cette victoire fait du bien et on doit bâtir là-dessus. Malgré les nombreuses absences, notre club s'est bien débrouillé aujourd'hui.  »

Samuel Bolduc a également mené les siens vers la victoire en déjouant Antoine Coulombe pour une première fois lors de la période initiale en marquant son tout premier but dans l'uniforme sherbrookois depuis la transaction entre le Phoenix et l'Armada de Blainville-Boisbriand.

« Plus je jouerai avec l'équipe, plus je me sentirai bien avec ces gars-là, admet Bolduc. Notre gardien a fait les gros arrêts au bon moment. On lui doit une fière chandelle. C'est toujours plus plaisant de quitter pour les Fêtes dans une ambiance gagnante, mais il ne faut pas trop fêter non plus! »

Sports

Décimé, le Phœnix s’incline au Palais

C’est à guichet presque fermé et avec neuf joueurs en moins que le Phœnix a effectué un retour au Palais des sports dimanche après une longue absence. La formation sherbrookoise a toutefois perdu une seconde partie à domicile cette saison, cette fois par la marque de 5 à 4. Malgré ce deuxième revers consécutif à la maison, la troupe de Stéphane Julien a tout de même réussi à encaisser un point face au Drakkar de Baie-Comeau.

« On n’a pas joué un mauvais match, mais les joueurs sont à bout de souffle avec toutes ces absences, explique l’entraîneur Stéphane Julien. Les vétérans donnent ce qu’ils peuvent, mais ils ont manqué de gaz. »

Les locaux avaient pourtant frappé fort en prenant une avance de deux buts grâce au filet de Nathaël Roy en première période et celui d’Alex-Olivier Voyer au deuxième vingt. 

Les gros canons du Drakkar n’ont pas tardé à répliquer par l’entremise de Nathan Légaré et Gabriel Fortier. 

Julien Anctil s’est ensuite chargé du Drakkar en marquant un but avec seulement 47 secondes à faire à la deuxième période pour ensuite compter son deuxième du match en troisième période. 

L’offensive du Drakkar a finalement explosé en fin de match. Charles-Antoine Giguère et Raivis Kristians Ansons ont battu Thomas Sigouin lors des dernières minutes pour ainsi forcer la tenue d’une prolongation et Valentin Demchenko a mis fin au débat en acceptant une magnifique passe de Giguère, qui avait attiré le gardien adverse en prolongation.

« Je suis content de voir des gars comme Légaré et Fortier amener vers le haut des joueurs de 17 ans comme Ansons et Demchenko, confie le pilote du Drakkar, Jon Goyens. Ce n’est pas toujours facile, surtout s’ils arrivent d’Europe et qu’ils doivent s’adapter au jeu de la LHJMQ. »

« On a eu nos chances malgré notre manque de profondeur, mais une mauvaise punition en fin de partie et la fatigue ont rendu notre gestion de rondelle plus difficile à la fin », estime Julien.

Le Drakkar refusait toutefois de prendre le Phœnix à la légère avant la partie.

« On savait que plusieurs joueurs sont arrivés en renfort chez le Phœnix et ils se trouvent à l’essai, renchérit aussitôt Goyens. Ça veut dire qu’ils étaient prêts à tout donner. Ils ont la chance de se faire valoir et dans ce cas, les joueurs jouent avec plus d’énergie et d’enthousiasme. En même temps, on affrontait toute une unité défensive. Les six défenseurs du Phœnix sont tellement forts et c’était difficile pour nous de créer des jeux. Ils étaient toujours dans notre face. »

Devenir plus responsable

Avec les blessures à Samuel Poulin, Xavier Parent, Jérémy Jacques, Anthony Munroe-Boucher et Vincent Anctil, la mononucléose de Félix Robert et la participation au Championnat mondial de hockey junior de Samuel Hlavaj et Taro Jentzsch, Stéphane Julien aurait espéré voir son équipe jouer plus intelligemment contre le Drakkar dimanche et les Olympiques vendredi à Gatineau, lorsque le Phœnix a une fois de plus échappé une avance de deux buts. 

« On doit jouer de façon plus responsable à cause de notre alignement réduit et ce soir, ce ne fut pas le cas. »

Entrée en scène de Bolduc et Bernard

En plus de toutes ces recrues qui disputaient une première partie au Palais des sports, Xavier Bernard et Samuel Bolduc ont également vécu leur baptême dans leur nouvel amphithéâtre. 

« L’ambiance était bonne et c’était plaisant de voir autant de monde au Palais des sports à ma première partie ici, soutient Bernard. Tout était une question de détails ce soir. Une mauvaise communication a mené à certains buts. Il faudra tous se retrouver sur la même page. Les deux équipes semblaient un peu rouillées et le jeu s’est ensuite ouvert à cause de la fatigue. »

Stéphane Julien admet toutefois que même s’ils ont bien fait dimanche, le duo de défenseurs format géant était encore plus efficace vendredi.

« Ils avaient disputé un meilleur match à Gatineau. C’était un peu plus difficile aujourd’hui, comme pour tout le monde. J’ai besoin de leur constance. Ils jouent beaucoup de minutes et lorsqu’ils auront bien appris le système de jeu, ils seront peut-être encore plus utilisés. »

« On aurait espéré un meilleur sort, affirme pour sa part Bolduc. Il nous manquait beaucoup de joueurs, c’était plus difficile. Une défaite en fusillade et une défaite en prolongation, ça fait mal, mais au moins on est allés chercher un point lors de chacun de ces matchs. On mise sur plusieurs joueurs qui manquent d’expérience, mais plus ils joueront, plus ils seront habitués. »

Le Phœnix disputera une dernière partie en 2019 mardi à 14 h au Palais des sports contre les Cataractes de Shawinigan.

« Après notre journée de congé demain, on espère que les batteries seront pleines contre les Cataractes. On aura encore plusieurs blessés et on tentera de garder la tête hors de l’eau », résume Stéphane Julien.

Phoenix

Olympiques 4/Phoenix 3: Landry tranche en prolongation

Manix Landry a mis fin au débat en tirs de barrage et les Olympiques de Gatineau ont mis fin à une séquence de 12 défaites en triomphant 4-3 contre le Phoenix de Sherbrooke.

Lors de la troisième vague de tireurs, Landry a servi une belle tasse de café pour déjouer Thomas Sigouin. Alex-Olivier Voyer a eu l'occasion de prolonger le spectacle, mais Creed Jones a sorti le bras gauche pour confirmer la victoire des siens.

Tyler Boivin, Émile Hegarty-Aubin et Zachary Dean ont fait bouger les cordages pour les Olympiques, qui ont été au beau milieu de plusieurs remous au cours des dernières semaines.

Jaxon Bellamy, Blake Chassé, avec son premier but dans la LHJMQ, et Benjamin Tardif ont marqué pour le Phoenix, qui trône au premier rang du classement général du circuit Courteau malgré de nombreux blessés.

Jones a terminé le match avec 31 arrêts, enregistrant seulement une deuxième victoire cette saison pour les Olympiques. Sigouin a réussi 18 arrêts entre les poteaux de la formation de Sherbrooke.

Phoenix

Note parfaite au bulletin de mi-saison

L’exploit est considérable. Au moment de prendre la pause de Noël, le Phœnix conclut la première moitié de saison au sommet du classement de la LCH et de la LHJMQ, cinq points devant les Saguenéens de Chicoutimi. Le Phœnix se sent bien seul au premier rang de sa conférence avec 17 points de plus que son plus proche opposant. Le dossier à domicile a bien entendu aidé la cause du club sherbrookois, qui s’est incliné une seule fois en 16 matchs au Palais des sports. Maintenant, qui sont les premiers de classe? Sur qui repose le succès de la meilleure équipe au pays depuis le début de la campagne? Voici le bulletin de mi-saison.

Félix Robert

La bougie d’allumage de l’équipe avec ses 50 points en seulement 26 matchs. Son absence avait paru au sein de l’équipe : Samuel Poulin tombait dans une léthargie, Alex-Olivier Voyer fonctionnait soudainement au ralenti et le Phœnix connaissait une première baisse de régime. Un grand leader.

Phoenix

Échanges: Bolduc et Bernard veulent la coupe

Le Phœnix de Sherbrooke a procédé à deux transactions dimanche dans le but de consolider sa défensive tout en la rendant plus imposante. Samuel Bolduc, de l’Armada de Blainville-Boisbriand, et Xavier Bernard, des Islanders de Charlottetown, se disent prêts à aider le Phœnix à gagner la coupe.

« Mon but premier jusqu’au mois de juin, c’est de profiter de la chance de me joindre à une équipe qui aspire aux grands honneurs en terminant ma carrière dans le junior majeur avec une Coupe Memorial », a confié Xavier Bernard. 

Ce dernier a été acquis contre des choix de 3e ronde et 7e ronde en 2020 et un choix de 2e ronde en 2021 (celui des Remparts de Québec).

Le prix à payer pour Samuel Bolduc a été un peu plus dispendieux : un choix de 1re ronde en 2020, des choix de 2e et 3e de 2022 et le défenseur de 20 ans Yann-Félix Lapointe. Le Phœnix reçoit en retour un choix de 4e ronde en 2020.

Rappelons que Bolduc a été repêché en deuxième ronde par les Islanders de New York lors de l’encan 2019 de la LNH. Le défenseur de 19 ans est notamment reconnu pour sa force physique et sa fiabilité défensive, ce qui ne l’a pas empêché de récolter 37 points l’an dernier et 15 cette année, dont neuf buts en 31 matchs. 

« Je suis super content d’arriver à Sherbrooke même si je laisse derrière moi des amis, une famille de pension et une organisation qui a toujours été là pour moi lors des quatre dernières années, soutient Bolduc. J’ai maintenant une chance de gagner la coupe et c’est pour ça que je joue au hockey. Je veux amener mon expérience au Phœnix. L’Armada a participé deux fois à la finale depuis que je suis à Boisbriand. La première fois, j’étais dans les gradins, la deuxième, j’ai contribué aux succès de l’équipe. Je sais ce que ça prend pour se rendre là. »

Mesurant 6’4 et pesant 215 livres, Bolduc s’est d’ailleurs retrouvé cinq fois dans le top 5 des différentes épreuves physiques lors des évaluations d’avant-repêchage de la LNH l’été dernier et espère signer un contrat d’entrée dans la LNH. 

« Mes sorties de zone et ma première passe demeurent ma marque de commerce, mais je suis aussi reconnu pour mon jeu physique », souligne-t-il. 

Si le Phœnix possédait déjà une brigade défensive imposante, cette fois, elle devient sans aucun doute la défensive la plus redoutable avec plusieurs défenseurs de 6’4 et 6’3 pesant plus de 200 livres. 

« Je crois que c’est devenu une facette importante dans le hockey d’aujourd’hui en séries éliminatoires, estime Bolduc. Le temps de réaction est plus court, il y a moins d’espace et ça joue plus robuste. Les plus petits joueurs s’effacent bien souvent. On ne se fera pas intimider. C’est vrai que les Saguenéens de Chicoutimi et les Wildcats de Moncton sont devenus plus dangereux avec l’ajout de plusieurs joueurs. Ils seront solides à l’attaque, tout comme l’Océanic de Rimouski. Mais le Phœnix possédait déjà une bonne offensive et a maintenant bonifié sa défensive. »

Aussi âgé de 19 ans, Bernard est quant à lui un défenseur défensif de 6’3 et 210 livres repêché en quatrième ronde en 2018 par les Devils du New Jersey. Il a obtenu 25 points la saison dernière et 11 cette saison. 

« Les Islanders sont peut-être au 5e rang de la LHJMQ, mais on était jeunes encore. Notre directeur général avait un plan en tête et c’est la raison pour laquelle j’ai été échangé. Rejoindre le Phœnix est la meilleure chose qui pouvait m’arriver. Je souhaite conserver mon style de jeu en étant bon dans les deux sens de la patinoire, en gagnant mes bagarres dans le coin et en relançant le jeu. On sera imposants à la ligne bleue. C’est le nouveau style dans la LHJMQ. Avoir de gros défenseurs, c’est revenu à la mode. Affronter de gros et grands défenseurs, ça devient difficile à la longue en séries. »

Pour sa part, Yann-Félix Lapointe dispute sa dernière saison dans la LHJMQ et tout indique que ce sera avec l’Armada, après avoir passé les quatre dernières années à Sherbrooke.

Nicolas Guay à Rimouski

Le Magogois Nicolas Guay terminera sa carrière junior avec l’Océanic de Rimouski.

L’attaquant de 20 ans était le capitaine des Sea Dogs de Saint John cette année. L’Océanic a aussi reçu un choix de 1er tour en 2020 et de 3e tour en 2022 en échange de Jeffrey Durocher, un choix de 2e tour en 2020 et des choix de 1er tour et 3e tour en 2022.

Bolduc et Bernard avec le Phoenix, Nicolas Guay à Rimouski

Le Phoenix a consolidé sa défensive tout en la rendant plus imposante. Samuel Bolduc, de l'Armada de Blainville-Boisbriand, et Xavier Bernard, des Islanders de Charlottetown, prendront dimanche le chemin de Sherbrooke.

Repêché en deuxième ronde par les Islanders de New York lors de l'encan 2019 de la LNH, Bolduc est notamment reconnu pour sa force physique et sa fiabilité défensive, ce qui ne l'a pas empêché de récolter 37 points l'an dernier 15 cette année, dont neuf buts en 31 matchs. 

Mesurant 6'4 et pesant 215 livres, Bolduc s'est d'ailleurs retrouvé plus souvent qu'à son tour dans le top 10 des épreuves physiques lors des évaluations d'avant-repêchage de la LNH, cet été. 

Le défenseur de 20 ans Yann-Félix Lapointe prendra pour sa part la direction de l'Armada, accompagné de trois choix au repêchage. 

Xavier Bernard a également été acquis par le Phoenix contre trois sélections au repêchage. Aussi âgé de 19 ans, Bernard est un défenseur défensif de 6'3 et 210 livres repêché en quatrième ronde en 2018 par les Devils du New Jersey. Il a obtenu 25 points la saison dernière et 11 cette saison. 

Pour sa part, Lapointe dispute sa dernière saison dans la LHJMQ et tout indique que ce sera avec l'Armada après avoir passé les quatre dernières années à Sherbrooke.

Sports

Le Phoenix donne la leçon aux Sea Dogs

On aurait pu penser que le Phoenix avait tout donné la veille contre les Wildcats. On aurait aussi pu croire que les jeunes Sea Dogs allaient faire amende honorable comme ils l'avaient fait la veille à Drummondville, en obtenant un deuxième gain en autant de matchs depuis l'arrivée de Jeff Cowan à la barre de l'équipe. Mais non. Malgré tout, la meilleure équipe du pays a obtenu un 15e gain en autant de sorties à domicile. Cette fois par la marque de 7 à 3.

La magie du Palais des sports a une fois de plus opéré samedi soir. Même si l'alignement des Sea Dogs semble rempli de promesses, les jeunes joueurs de Saint John ont reçu toute une leçon de hockey. Battus par la vitesse des Sherbrookois, les visiteurs ont rapidement compris qu'ils avaient encore beaucoup à apprendre en voyant Patrick Guay et Julien Anctil porter la marque à 2-0 après seulement six minutes de jeu. 

« On a commencé la match en force, a souligné Patrick Guay. On ne se satisfaits pas d'une seule victoire. On veut gagner toutes les parties. On prouve à chaque jour que le Phoenix forme une puissance. »

Brady Burns a redonné confiance aux siens avec son 19e de la saison, mais Taro Jentzsch a ramené sur terre les Sea Dogs en fin de première période: 3-1 Sherbrooke. 

Bailey Peach, Benjamin Tardif et Nathaël Roy ont ensuite mis la victoire hors de portée pour les Sea Dogs en deuxième période. 

« Notre club s'est fait battre par la vitesse du Phoenix », a fait remarquer le capitaine des Sea Dogs, le Magogois Nicolas Guay, qui affrontait son frère Patrick et son meilleur ami, Alex-Olivier Voyer.

« Après avoir disputé une partie digne des séries éliminatoires contre Moncton, on voulait garder notre jeu simple contre les Sea Dogs, admet Bailey Peach, tout en confiant se sentir mieux de match en match après s'être remis d'une blessure. Les premiers buts ont donné de l'énergie et de la confiance à notre équipe. Depuis le début de la saison, il y a quelque chose de spécial qui se passe dans notre vestiaire et si tout le monde joue de la même façon, on accomplira des choses importantes cette année. »

Confortables avec une avance de cinq buts, les Sherbrookois ont vu Joshua Roy et Nicolas Guay réduire l'écart au dernier vingt, se battant ainsi avec l'énergie du désespoir. Jentzsch a toutefois mis fin au débat alors que Noah Patenaude se trouvait au banc des siens après avoir pris la relève au deuxième tiers de Tommy Da Silva, qui avait déjà cédé quatre fois sur 16 tirs. 

« Notre mauvais début de match a scié les jambes de tout le monde, a avancé Joshua Roy, le premier choix de la première ronde au dernier repêchage de la LHJMQ. En troisième période, on a vu que notre formation pouvait rivaliser contre la meilleure équipe au Canada. »

« Lorsque le pointage était de 6 à 1, on a senti un léger relâchement, a observé l'entraîneur Stéphane Julien. J'ai utilisé tous mes effectifs ce soir et quelques joueurs sont partis sur la lune en restant assis sur le banc. Ma peur, c'était l'énergie dépensée la veille. Il y avait des faces fatiguées après le match contre Moncton. Mais encore une fois, notre début de match a été important. Quand on marque le premier but, on est imbattables ou presque cette saison. »

Thomas Sigouin s'est ainsi sauvé avec la victoire en bloquant 27 lancers. Samuel Hlavaj retrouvera son filet dimanche contre l'Armada pour ainsi compléter un blitz de trois parties en autant de jours. 

 

Sports

Même les Wildcats s’inclinent au Palais

Qui arrêtera le Phœnix à domicile? Voilà la question que tous les amateurs de hockey junior du pays se posent actuellement.

La deuxième meilleure équipe au Canada a bien tenté de mettre fin à la séquence de victoires des Sherbrookois, premiers au pays, mais les Wildcats de Moncton ont vu les locaux empocher un 14e gain consécutif au Palais des sports vendredi soir. Grâce à cette victoire de 6 à 3 obtenue au terme d’une partie intense, le Phœnix demeure invaincu dans son amphithéâtre depuis le début de la campagne.

Les 2778 spectateurs présents ont eu droit au meilleur spectacle de la saison jusqu’à maintenant. La robustesse était au rendez-vous alors que les deux formations refusaient de se concéder le moindre pouce sur la patinoire. 

« Ce n’était peut-être pas notre meilleur match : on a commis quelques erreurs et on aurait pu mettre fin au débat plus rapidement, mais c’était probablement la partie la plus intense de la saison, admet l’entraîneur du Phœnix Stéphane Julien. On a disputé un match rempli d’émotions en jouant du hockey physique. »

Choc Khovanov/Voyer

Alexander Khovanov et Alex-Olivier Voyer ont animé la première période avec deux altercations menant à des punitions mineures doubles. À la suite du premier choc entre les deux joueurs, Khovanov s’est fait surprendre à charger le gardien du Phœnix Samuel Hlavaj, permettant ainsi à Félix Robert de marquer le premier but du match en avantage numérique sur une passe déviée par un défenseur adverse. Jacob Hudson a ensuite nivelé la marque, mais un autre geste d’obstruction de Khovanov sur Hlavaj alors qu’il tentait une fois de plus de déborder la défensive a mené au deuxième but de Robert en première période. Après 20 minutes de jeu, le joueur russe des Wildcats avait déjà été chassé à quatre reprises.

« Notre entraîneur nous envoyait constamment contre le trio à Khovanov et dès le début de la période, la confrontation avec lui a commencé, raconte Voyer. Je suis resté fidèle à mon style de jeu. Je sais que je suis capable de déranger les bons joueurs de l’autre équipe. J’ai essayé d’aller sous sa peau durant toute la partie et je crois que la stratégie a fonctionné. Il n’a pas contrôlé le jeu autant qu’il aurait pu. »

« C’était une partie digne des séries éliminatoires et on s’y attendait, soutient de son côté Stéphane Julien. C’était très intense dès le départ. Il y a eu beaucoup de punitions décernées tout au long de la partie. Il a fallu gérer le banc d’une façon différente. Les gars ont bien répondu en allant chercher les buts au bon moment. Félix Robert a joué tout un match en marquant deux buts en avantage numérique, ce qui a donné du rythme à notre équipe, qui affrontait une bonne équipe de hockey ce soir. »

Le Phœnix a le dernier mot

Au second vingt, malgré l’accrochage persistant à son endroit, Nathael Roy a doublé l’avance du Phœnix grâce à une magnifique pièce de jeu individuelle.

Les hostilités ont repris lorsque Tristan DeJong a assené une mise en échec à Patrick Guay en plein centre de la patinoire. Il n’en fallait pas plus pour voir Voyer s’en prendre à DeJong, menant ainsi à une violente bagarre durant laquelle plusieurs coups ont été portés.

Les Wildcats ont réduit l’écart à un but par l’entremise de Mika Cyr, qui a profité d’un rebond favorable derrière le filet de Hlavaj. 

Jaxon Bellamy a toutefois répliqué deux minutes plus tard avec un lancer de la ligne bleue. 

Même si McKenna a tenté de ramener son équipe dans le match en déjouant Hlavaj devant une cage presque déserte, le Phœnix a su tenir le coup pour ainsi conserver son dossier parfait à domicile.

Bailey Peach a finalement compté le but d’assurance avec un tir du revers dans la lucarne et Alex-Olivier Voyer a complété la marque avec un but dans un filet désert.

Notons que Samuel Hlavaj a rendu de fiers services à sa troupe en bloquant 40 tirs contre 30 pour Olivier Rodrigue.

Le Phœnix devra rapidement redescendre de son nuage puisque les Sea Dogs de Saint John seront de passage au Palais des sports samedi à 18 h.

Le Phœnix en bref

Félix Robert a connu une partie de quatre points et a été louangé par son entraîneur : « Mon premier but a été marqué sur un rebond chanceux, dit-il bien humblement. Mais on les prend tous! Quand les deux meilleures équipes de la LHJMQ s’affrontent, ça donne toujours un match intéressant. Je suis fier de mes coéquipiers. Ce n’était pas une partie facile. L’intensité était là et le spectacle était excellent je crois, même si notre club peut encore jouer mieux. »

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Samuel Hlavaj tenait à rebondir après quelques sorties qu’il qualifiait lui-même de décevantes : « Samuel a été très bon en effectuant de gros arrêts, surtout en fin de troisième. On a retrouvé le Samuel Hlavaj du début de saison. Il a été très solide et agressif », a confié son entraîneur.

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Gregory Kreutzer a obtenu la première étoile grâce à un jeu défensif presque parfait et trois mentions d’aide : « Gregory n’est pas un défenseur flamboyant, mais quand on regarde la feuille de pointage, il a toujours des points à sa fiche. Il relance bien l’attaque, il réalise de bonnes passes et applique une belle pression sur l’offensive adverse. Il est très intelligent et il utilise son bon sens du hockey. Ce n’est pas pour rien que ça fait un an et demi que notre directeur général tente d’obtenir ses services. On avait besoin d’un défenseur mobile comme lui depuis le départ de Thomas Grégoire », soutient Stéphane Julien.

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Kreutzer a tenu à vanter le travail de son colocataire, le gardien Samuel Hlavaj : « On a haussé notre jeu au bon moment et on conserve notre séquence parfaite. On s’en réjouit et les spectateurs aussi je crois. Je suis d’ailleurs très content pour mon ami Samuel : il a été excellent devant le filet et je sais qu’il espérait jouer encore mieux. Aujourd’hui, on ne peut rien lui demander de plus. On avait perdu contre les Wildcats sur la route et tout le monde tenait à la victoire ce soir. On les retrouvera peut-être en séries, donc on voulait bien sortir et on a réussi à le faire. Ce n’est pas pour rien que notre club se trouve au sommet du classement. »

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Deux joueurs d’impact manquaient à l’appel : Jakob Pelletier des Wildcats et Samuel Poulin du Phoenix, tous deux blessés. Xavier Parent est aussi à l’écart du jeu à cause d’une blessure au dos. 

Phoenix

Coup de balai sur Québec

L’absence de son meilleur joueur n’a pas empêché le Phœnix de Sherbrooke de balayer la série de deux matchs l’opposant aux Remparts de Québec, en fin de semaine. Après un succès de 3-0, samedi, la meilleure équipe de la LHJMQ a infligé au compte de 7-3 une 11e défaite en 13 matchs à la formation québécoise, dimanche après-midi, au Centre Vidéotron.

« Je me demandais ce que j’étais pour dire, aujourd’hui », a avoué l’entraîneur-chef Patrick Roy en se présentant à son point de presse après ce troisième revers d’affilée.

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« Je regarde la première période, on sort fort, on a cinq chances de marquer contre une, on frappe le poteau. On dirait qu’on n’arrive pas à prendre le momentum. Et eux, la première fois qu’ils viennent dans notre territoire, bang. Après, en deuxième, on fait un bon travail à arrêter leur jeu de puissance, qui est l’un des meilleurs de la Ligue, tu te lèves la tête, c’est 13-9 dans les lancers et tu perds 3-0. Je me mets dans la peau des joueurs, à un moment donné, qu’est-ce qu’on fait? Dans le fond, je n’avais pas grand-chose à leur reprocher », a expliqué Roy à propos du déroulement ayant mené à l’avance de 3-0 des visiteurs, notamment grâce à deux buts en l’espace de 57 secondes en tout début de deuxième.

Un temps d’arrêt a permis aux siens de retrouver un peu leurs esprits et de réduire l’écart à 3-1, mais dans un match qui n’avait rien d’un duel de gardiens, les visiteurs ont fait 4-1, puis 4-2, 5-2 et 6-2.

Ne pas abandonner

« Après la deuxième, j’ai dit aux gars : on sait tous ce qui est arrivé, mais les équipes qui se tiennent n’abandonnent pas. Dans les deux matchs contre la meilleure équipe de la Ligue, on les a tenus en bas de 30 lancers chaque fois. Est-ce qu’il y a des choses à corriger? Oui, on se fait battre à un contre un, on donne des surnombres, on accorde trop de chances de marquer de l’enclave. Mais il n’y a personne qui peut dire que l’équipe n’a pas travaillé. On avait toutes les raisons du monde pour laisser le pointage grimper en troisième, mais les joueurs n’ont pas abandonné et c’est pourquoi j’ai enlevé le gardien », a ajouté celui qui a tenté le tout pour le tout en utilisant un sixième attaquant alors qu’il restait encore six minutes à faire au tableau.

Andrew Coxhead, Darien Kielb et Thomas Caron, tous en avantage numérique, ont marqué pour les Remparts. La réplique fut celle de Taro Jentzsch (2) Nathael Roy (2), Christopher Benoît, Alex-Olivier Voyer et Julien Anctil.

« Je pense qu’on va le mettre [Samuel] Poulin sur le marché des échanges », a blagué l’entraîneur-chef Stéphane Julien à propos de la récolte de sept buts des siens en l’absence de leur capitaine, Samuel Poulin. « Ça faisait quatre matchs qu’on n’avait marqué que trois, on a perdu deux fois par jeu blanc, ça va faire du bien à la confiance des joueurs », a-t-il ajouté plus sérieusement.

Despatie rétrogradé?

Les quatre premiers buts ont été réussis sur 17 lancers aux dépens du gardien Anthony Pagliarulo. En relève, Émerik Despatie a cédé deux fois en l’espace de 54 secondes en fin de deuxième période avant de redonner le filet au vétéran pour le troisième engagement.

« Je pense que je vais être obligé de retourner Émerik dans le midget AAA. On va le brûler pour rien. Il ne joue pas mal, mais où l’on est comme équipe, c’est peut-être un peu lourd pour un jeune de 16 ans. C’est pour cela que je l’ai débarqué, chaque tir devenait une aventure sans être de mauvais buts. Il doit aller rebâtir sa confiance et revenir l’an prochain, frais et dispos. Ce n’est pas juste de sa faute, on donne de bonnes chances défensivement », a précisé Roy à propos de la situation devant le filet.

Sports

Le Phœnix parfait à domicile, mais très loin du record

Le Phœnix est demeuré invaincu à domicile cette saison en prenant la mesure des Islanders de Charlottetown par la marque de 3-0 samedi soir. Ces douze victoires en douze parties à domicile améliorent bien sûr le record de concession du Phœnix, mais l’organisation est encore très loin de la meilleure marque de la LHJMQ détenue par l’édition 1972-1973 des Remparts de Québec, deux ans après le départ de Guy Lafleur : l’équipe avait remporté ses 30 premiers matchs à la maison.

L’exploit de la troupe de Stéphane Julien demeure tout de même phénoménal. En douze parties, elle est toujours invaincue au Palais des sports, mais devra en ajouter trois autres pour égaler la meilleure séquence d’un club sherbrookois dans la LHJMQ. En 1975-1976, les Castors avaient enchaîné 15 gains à domicile en début de saison.

Ranno se fait un nom

Le Phœnix peut cette fois remercier le joueur affilié Nicolas Ranno, rappelé d’urgence pour pallier la perte de Félix Robert, Bailey Peach, Vincent Anctil et Xavier Parent, tous blessés ou malades.

En plus de marquer le premier but des locaux au tout début du second tiers, le joueur des Rangers de Montréal-Est a participé au deuxième des siens en refilant la rondelle à Patrick Guay pour ainsi conclure le deuxième vingt avec une avance de deux buts.

« Le feeling est vraiment incroyable, a expliqué Ranno, qui disputait son premier match dans le junior majeur. En évoluant dans le junior AAA, je ne suis pas habitué de jouer devant autant de monde. Je vais surtout me souvenir de l’ambiance au Palais des sports. Je voulais garder mon jeu simple et tirer au filet. C’est ce que j’ai fait. Les gars m’ont tous félicité et m’ont remis la veste du joueur du match. »

« Pour être franc, je ne le connaissais pas du tout avant la partie de ce soir. On peut juste être content pour lui et remercier également le recruteur qui l’a signé il y a trois semaines ! » confie l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien.

Les nouveaux coéquipiers de Ranno n’ont pas perdu de temps pour louanger son apport samedi.

« Nicolas a bien joué et on est tous contents pour lui, admet Patrick Guay. Il a bien fait circuler la rondelle et il a lancé quand l’occasion se présentait. »

« Il se souviendra de ce but toute sa vie, soutient de son côté Christopher Benoit. On lui a simplement dit de profiter de ce moment et de continuer de jouer de la même façon. Ça allait bien ! »

En toute fin de partie, Alex-Olivier Voyer a profité d’un filet désert pour marquer de sa propre zone. 

Samuel Hlavaj a pour sa part été intraitable en bloquant les 23 tirs dirigés vers lui. Matthew Welsh a cédé à deux reprises sur les 29 lancers reçus. De quoi plaire aux 3471 amateurs présents à ce match thématique country. 

« Comme premier match à domicile dans l’uniforme du Phœnix, j’ai adoré l’appui de la foule, avance Christopher Benoit. Notre gardien a été excellent et c’est un luxe de pouvoir compter sur deux très bons gardiens qui rivalisent à chaque match. »

Après avoir vu son coéquipier disputer deux excellentes parties, Hlavaj s’est dit heureux de réaliser un troisième blanchissage cette saison.

« Je n’avais pas aimé ma partie à Chicoutimi. J’avais accordé cinq buts et je tenais à rebondir rapidement », a indiqué le gardien numéro 1 du Phœnix. 

« On affrontait une équipe rapide qui sait comment fermer le jeu quand il le faut. Heureusement, notre gardien a été solide, tout comme notre nouveau joueur ! » résume le pilote sherbrookois.

Mettre fin à la panne sèche offensive

Même si le Phœnix occupe le premier rang du classement général et constitue la meilleure offensive du circuit Courteau, il tentait tout de même de mettre fin à ses difficultés à l’attaque connues lors des derniers matchs. En trois parties, Sherbrooke n’avait marqué que trois fois. 

« Il fallait revenir à la base, souligne Patrick Guay. Dans ces moments-là, les attaquants doivent continuer de faire travailler la défensive adverse en plaçant la rondelle derrière les défenseurs. On devait continuer de diriger la rondelle vers le filet. On sait qu’il est impossible de gagner les 68 parties, donc il faut tout simplement trouver le moyen de se sortir de ces périodes difficiles en continuant de faire les bonnes choses. »

Le Phœnix se dirigera jeudi vers Rimouski avant d’accueillir pour une première fois cette saison Patrick Roy et ses Remparts de Québec, samedi au Palais des sports.

Hockey

Le Phœnix se paie la victoire et des records

Le Phœnix a profité de son dernier week-end d’activités pour marquer 17 buts, améliorer ses records et demeurer invaincu au Palais des sports. Au lendemain d’une victoire de 7 à 0 contre les Foreurs de Val-d’Or, le Phœnix a corrigé l’Armada de Blainville-Boisbriand dimanche dans un gain de 10-4 au Palais des sports.

Ces dix buts constituent une première dans l’histoire de la formation, qui avait arrêté son festival offensif à neuf buts le 20 octobre dernier. En touchant la cible six fois au deuxième vingt, la troupe sherbrookoise a également amélioré son record de concession pour le plus grand nombre de buts dans une même période.

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