Hockey

Classique hivernale : une priorité pour le Phœnix

Même si le Phœnix de Sherbrooke a la possibilité d’organiser jusqu’à 12 spectacles chaque année au Palais des sports Léopold-Drolet, ses énergies événementielles sont plutôt tournées vers un autre objectif à court terme; l’accueil de la Classique hivernale de la LHJMQ.

« C’est notre projet numéro un », a indiqué la directrice des opérations du Phœnix, Charline Durand.

Phoenix

Grégoire obtient un essai professionnel

Les séries éliminatoires viennent à peine de finir pour Thomas Grégoire que déjà, le défenseur du Phœnix de Sherbrooke prend la route de San Jose afin de rejoindre le Barracuda, club-école des Sharks dans la Ligue américaine. Le hockeyeur sherbrookois a effectivement signé un contrat d’essai après son élimination face au Titan d’Acadie-Bathurst dans la LHJMQ.

Grégoire a connu une forte progression lors de la saison 2016-2017. Après avoir obtenu un seul but et 14 mentions d’aide en 2014-2015 à sa deuxième saison, le défenseur a explosé avec une campagne de 64 points en 66 matchs, ce qui avait attiré l’attention de l’Avalanche du Colorado.

Phoenix

« On n’est plus une équipe d’expansion »

L’étiquette « d’équipe d’expansion » ne peut plus être appliquée au Phœnix. Après avoir atteint son objectif de gagner une première ronde à sa 6e saison, l’équipe peut désormais aspirer aux grands honneurs dans un avenir rapproché selon le directeur général Jocelyn Thibault.

« On forme maintenant une équipe normale comme les 17 autres : une équipe qui peut aspirer à de grandes choses et c’est ce qui me rend fier aujourd’hui, a lancé Thibault lors du point de presse de mercredi servant de bilan de saison. J’aime beaucoup la direction que nous avons prise récemment. Il fallait bien faire les choses dans tous les aspects. J’ai pris des décisions difficiles cette saison, mais toujours dans l’intérêt de l’équipe. Personne ne sera plus important que le Phœnix. Que ce soit moi, un entraîneur, un membre du personnel ou un joueur. Depuis les deux dernières années, cette mentalité m’a guidé dans mes décisions. »

Lire aussi: Un changement de culture bénéfique

Phoenix

Un changement de culture bénéfique

Le contrat de l’entraîneur-chef du Phœnix de Sherbrooke, Stéphane Julien, et celui de son adjoint Pascal Rhéaume ont été renouvelés pour deux saisons. Mercredi lors du bilan de la dernière saison, le directeur général Jocelyn Thibault a confirmé la nouvelle déjà annoncée en exclusivité dans La Tribune.

Après avoir réalisé un record de franchise en ce qui concerne le nombre de points obtenus en saison (79) et après avoir amené l’équipe jusqu’en deuxième ronde des séries éliminatoires, Julien et Rhéaume ont obtenu le vote de confiance de Jocelyn Thibault et des autres actionnaires.

Phoenix

Prolongation de contrat pour Julien et Rhéaume

L’entraîneur Stéphane Julien et son adjoint Pascal Rhéaume seront de retour derrière le banc du Phoenix la saison prochaine.

Après avoir atteint l'objectif fixé par le directeur général Jocelyn Thibault et les autres actionnaires du Phœnix de Sherbrooke, Julien et Rhéaume ont été confirmés dans leurs fonctions mercredi matin, comme l’annonçait La Tribune en exclusivité.

Lire aussi: Du pain sur la planche pour le Phoenix

La nouvelle a été confirmée lors du point de presse servant de bilan de saison. Les deux entraîneurs obtiennent ainsi une prolongation de contrat après avoir aidé l'équipe à atteindre récemment la deuxième ronde de séries, une première pour la jeune organisation.

Rappelons également que le Phœnix a réalisé un record de franchise en ce qui concerne le nombre de points obtenus en saison : 79.

À la barre de l'équipe depuis le grand ménage amorcé au sein de l'état-major en décembre 2015, Stéphane Julien a ainsi obtenu un vote de confiance de la part de la direction après avoir complété un premier contrat de deux ans.

Pascal Rhéaume avait quant à lui effectué ses débuts derrière le banc du Phœnix lors de la saison 2016-2017.

Les principaux intéressés ont toutefois refusé de confirmer la nouvelle, tout comme la direction. Même si tout porte à croire qu'il s'agit d'un contrat de deux ans, il a été impossible de valider cette information.

Tel que déjà mentionné plus tôt dans ces pages, l'entraîneur des gardiens Brad MacCharles quitte de son propre gré afin de retrouver sa famille qui est demeurée dans les Maritimes.

Phoenix

Du pain sur la planche pour le Phoenix

BILLET — Le Phœnix vient à peine d’être éliminé que déjà, son directeur général doit se remettre au travail. Jocelyn Thibault a du pain sur la planche. C’est comme ça dans la LHJMQ. Tout est à recommencer d’une année à l’autre. En fait, presque tout. Avec le départ de trois joueurs de 20 ans, la possibilité de voir les meilleurs joueurs faire le saut chez les professionnels et tout ce remaniement obligatoire au sein de l’alignement, plusieurs questions se posent en ce qui concerne la prochaine saison du club de hockey sherbrookois. Les voici :

Est-ce que le Phoenix accueillera deux nouveaux Européens?

Tout porte à croire que Marek Zachar a disputé son dernier match au sein de l’organisation du Phœnix. Le Tchèque aura 20 ans le 11 juin prochain. Sur papier, le numéro 69 pourrait revenir. Rien n’interdit le Phœnix de garder ses services. Mais il est rare de voir un Européen occuper l’un des trois postes de joueur de 20 ans. Car en plus d’avoir le statut de joueur européen, il occuperait aussi l’un des trois statuts de 20 ans. Une situation que toutes les équipes souhaitent éviter, puisqu’elles sont limitées à seulement trois joueurs de 20 ans et deux joueurs européens.

Phoenix

Des leaders au cœur gros comme le Palais

Ils étaient les leaders du Phœnix. La locomotive de l’équipe. Le cœur de la formation. Les trois joueurs de 20 ans Hugo Roy, Nicolas Poulin et Mathieu Olivier ont disputé leur dernier match dans la LHJMQ mercredi. Et c’est avec le cœur gros comme le Palais des sports qu’ils ont tourné la dernière page de cette aventure.

À entendre tous les membres du Phœnix, l’organisation n’avait jamais misé sur un groupe aussi soudé que celui de cette année. Roy, Poulin et Olivier faisaient partie des maillons forts de la chaîne. Bref, si le Phœnix a réussi à connaître la meilleure saison de sa jeune histoire et gagner une première ronde de séries, c’est entre autres grâce à eux.

Lire aussi: Le Phoenix en vacances

Hockey

Le Phoenix en vacances

Le Phœnix a fait preuve de résilience, mais a dû s’avouer vaincu mercredi face au Titan d’Acadie-Bathurst. Maintenant en vacances, les Sherbrookois ont remercié les 2795 partisans présents au Palais des sports pour leur appui à la suite d’une défaite de 3-2 en prolongation. Le Titan a ainsi complété son balayage pour accéder au troisième tour des séries éliminatoires.

Liam Murphy a joué les héros après un peu plus de cinq minutes de jeu en prolongation.

Lire aussi: Acculé au pied du mur

« On a tous un sentiment de fierté, admet l’entraîneur sherbrookois Stéphane Julien. C’est une déception de perdre en quatre parties au deuxième tour. Plusieurs facteurs expliquent notre élimination. Par contre, les gars ont tout donné jusqu’à la fin. C’était un match excitant pour les partisans. Le Phœnix a connu sa meilleure saison à vie, il a gagné une première ronde et les gars peuvent être très fiers de ce qu’ils ont accompli. »

Le Titan s’est présenté avec la ferme intention de mettre fin à cette série de façon expéditive. La formation de Mario Pouliot a complètement dominé les locaux, mais grâce au gardien Brendan Cregan, le Phœnix a pu regagner son vestiaire avec une égalité de 0-0 après 20 minutes de jeu.

« Brendan a tenu notre équipe dans le match en étant très solide. Il a effectué des arrêts importants en première période, ce qui nous a permis de garder un certain rythme », a noté son entraîneur.

Dès la reprise du jeu, Ethan Crossman a fait bouger les cordages derrière Cregan. Le Phœnix et son gardien en ont eu plein les bras par la suite, mais un seul but séparait les deux formations après 40 minutes.

Un spectacle signé Samuel Poulin

Les espoirs s’amenuisaient de minute en minute en troisième période jusqu’à ce que Samuel Poulin profite d’un avantage numérique pour niveler la marque.

Les arbitres ont par la suite raté une punition flagrante sur un geste d’accrochage d’Evan Fitzpatrick, ce qui a permis à Jeffrey Truchon-Viel de redonner l’avance aux siens avec seulement trois minutes à faire au match.

Mais Samuel Poulin, encore lui, a envoyé les deux équipes en prolongation en ayant le meilleur sur Fitzpatrick pour une deuxième fois lorsqu’il restait deux petites minutes à jouer.

« On ne voulait pas que ce soit la dernière partie de notre groupe actuel, a confirmé Samuel Poulin. On a poussé le match jusqu’à sa limite et on a beaucoup mieux joué ce soir. On est fiers de notre fin de parcours. Je suis émotif en voyant mon frère Nicolas quitter l’équipe puisqu’il a terminé son stage junior, tout comme Hugo Roy et Mathieu Olivier. Il ne reviendra pas l’an prochain et de le voir dans cet état, ça m’a donné les larmes aux yeux. Je suis content de mes deux buts, mais tout le monde a bien fait. Surtout Brendan. »

Notons que Samuel Poulin a disputé la dernière série avec une blessure et des bandages à l’épaule. Mathieu Olivier endurait une douleur intense aux côtes. Beaucoup d’autres joueurs du Phœnix ont dû jouer également avec des blessures, comme Nicolas Poulin, qui a regardé sa troupe en étant assis au banc des siens.

Un plan de match respecté par le Titan

Malheureusement pour les Oiseaux, le Titan a mis fin au débat, accédant ainsi au carré d’as.

Si le Titan était le favori pour gagner cette série, peu d’experts avaient prédit une victoire en quatre parties.

« On a joué selon notre identité, a avancé l’entraîneur d’Acadie-Bathurst, Mario Pouliot. Notre plan était précis et on l’a respecté. Le Phœnix est très rapide, donc on voulait mettre de la pression sur leur jeune défensive, surtout avec la perte de Luke Green. Thomas Grégoire a joué énormément et il a été exceptionnel. Le Phœnix ne pouvait pas utiliser sa vitesse grâce à notre pression et il faut avouer que nos joueurs sont aussi très rapides. »

« La différence entre ce match et les trois derniers est surtout en défensive, estime Stéphane Julien. Brendan a été excellent, notre avantage numérique aussi. Notre jeu en supériorité numérique a été ordinaire lors des trois premiers matchs. 

eilly a été très bon en première ronde et si je l’ai retiré à trois reprises lors de cette série contre son ancienne équipe, c’était pour ne pas l’embarasser et non pas parce qu’il ne faisait pas le travail. Tout le monde peut sortir d’ici la tête haute. »

Phoenix

Acculé au pied du mur

Autre amphithéâtre, même résultat. Les 3241 partisans venus appuyer le Phœnix mardi soir n’ont rien eu à se mettre sous la dent : le Titan a servi le même traitement à leurs favoris en l’emportant cette fois par la marque de 5-0.

Les Sherbrookois se retrouvent dans les câbles et tenteront d’éviter le balayage mercredi lors du quatrième et peut-être dernier match de cette série de deuxième tour dans la LHJMQ.

« On a essayé, mais à un certain moment, on s’est retrouvés à la limite de ce que les joueurs peuvent donner comme énergie, a expliqué Stéphane Julien, entraîneur du Phœnix. Une certaine fatigue mentale s’est installée mais ce n’est pas une raison de lâcher. Il y a trop de choses qui peuvent arriver dans le monde du hockey. Ça ne prend qu’une étincelle pour changer le momentum. »

Si le Titan n’a fait bouger le filet de Reilly Pickard qu’à une occasion en première période grâce à Jeffrey Truchon-Viel, la formation d’Acadie-Bathurst a explosé en deuxième période en comptant trois buts, l’œuvre de Mitchell Balmas, Marc-André LeCouffe et German Rubtsov en désavantage numérique.

Alors que le Phœnix envoyait Brendan Cregan devant le filet afin de remplacer Pickard en troisième période, Evan Fitzpatrick se montrait parfait tout au long du match. Rubtsov a ajouté un cinquième but pour ainsi confirmer la victoire du Titan.

« Lorsqu’on a sorti Reilly du match, c’était pour éviter l’humiliation et une fois arrivé à un certain point, on doit faire des changements, explique Julien. Avec Brendan Cregan devant le filet, est-ce que le pointage aurait été pareil? Probablement. »

Trouver l’énigme

Le Phœnix devra puiser dans sa réserve d’énergie pour espérer faire mieux mercredi soir au Palais des sports.

« Ça paraît qu’ils ont eu trois jours de plus pour se reposer, a confié Stéphane Julien. Physiquement, je vois qu’ils sont plus forts. On perd beaucoup de batailles à un contre un. C’est une question de caractère maintenant. Pour battre le Titan, on doit être à cent pour cent dans tous les aspects. »

Et le Phœnix est justement loin d’être parfait dans toutes les facettes du jeu.

« On doit aller davantage au filet afin de voiler la vue d’Evan Fitzpatrick et il faut le déranger, ce que personne n’a fait lors des trois premiers matchs », a affirmé Marek Zachar, qui s’est fait voler un but à plus d’une occasion.

Pendant ce temps, le Titan est fier de la façon dont il s’est présenté à Sherbrooke.

« Ce soir, on était affamés et on possédait souvent la rondelle, observe le pilote de Bathurst, Mario Pouliot. On a pourchassé le Phœnix lorsqu’il était profondément dans sa zone. On l’a forcé à effectuer des jeux sous pression. On se dirige dans la bonne direction. On voulait jouer un match complet de 60 minutes et on a utilisé notre rapidité. Notre désavantage numérique était très bon et Fitz a fait un gros arrêt en première période. On a dû écouler deux punitions de quatre minutes et on est allé chercher notre momentum de cette façon. »

Reilly Pickard se disait déçu de la tournure des événements, mais il refuse de jeter la faute sur l’attaque anémique du Phœnix.

« Ce n’est pas la faute des joueurs, dit-il. Ça doit commencer avec moi et finir avec moi. Je dois faire les arrêts. Je savais que le Titan allait nous dominer durant quelques séquences et je dois bloquer la rondelle au bon moment pour permettre à mon équipe de rester dans la partie. Je n’ai pas fait ça ce soir. »

Phoenix

Arrêter de regarder jouer le Titan

Pour la première fois de sa courte histoire, le Phœnix de Sherbrooke jouera un match de deuxième tour éliminatoire à domicile, mardi, pour le troisième match dans sa série face au Titan d’Acadie-Bathurst. En retard 0-2, les joueurs du Phœnix auront besoin de toute l’aide possible de leurs partisans.

D’abord, les mauvaises nouvelles. Le défenseur Luke Green est blessé au bas du corps, et il sera absent pour les deux matchs à domicile de mardi et mercredi. La date de son retour est indéterminée.