Présents à la conférence de presse annoncant la tenue de la 20e édition du Tournoi de golf Annie-Perreault, la médaillée olympique Annie Perreault, le nageur Xavier Desharnais, la skieuse Ève Routhier et le président d'honneur Martin Charland invitent les compagnies à se montrer généreuses.

Petite commandite, gros impact

Pour seulement 150 $, une entreprise peut faire une grande différence dans la vie d'un athlète d'ici. C'est en fait l'opportunité qu'offre la 20e édition du Tournoi de golf Annie-Perreault aux compagnies d'ici.
La médaillée olympique Annie Perreault a rappelé mardi toute l'importance que peut représenter une si petite aide chez un athlète élite ou membre de la relève. Mieux encore : le commanditaire peut débourser 250 $, 750 $, 1000 $ ou même 1500 $ afin de permettre aux athlètes de la région d'atteindre leur rêve.
«En 20 ans, on a remis plus de 125 000 $. »
Un geste qui entraîne certainement un impact assez mineur dans les livres financiers des grandes, moyennes et petites entreprises, mais qui en fin de compte peut propulser un athlète vers la réussite.
L'objectif ultime? Réunir 20 000 $ à la fin de ce tournoi présenté le vendredi 29 août sur les allées du Club de golf Venise.
« Cette petite commandite offre non seulement un soutien aux jeunes athlètes, mais en plus, elle permet aux compagnies d'obtenir une grande visibilité. On est aussi à la recherche de quelques cadeaux à remettre aux golfeurs et de certains services », indique l'ancienne patineuse de vitesse.
Une quinzaine d'athlètes bénéficieront cette année de cet élan de générosité.
« Les compagnies devraient prendre exemple sur le concessionnaire Thibault GM. Depuis 1997, le propriétaire Ronald Thibault a cette cause à coeur. Il croit à l'importance du sport amateur. Et ça me rend fière de voir que des compagnies comme elle investissent dans ce domaine. Parce qu'à la base, ce tournoi créé en 1993 par Steve Vermette servait à m'aider dans mon développement. Depuis 1998, l'événement sert aussi aux athlètes de toutes les disciplines. Et en 20 ans, on a remis plus de 125 000 $ », informe Annie Perreault.
Le président d'honneur Martin Charland, architecte chez Jubinville et associés, invite également les entrepreneurs à se lancer dans l'aventure.
« On est souvent sollicités de tous les bords, mais cette oeuvre me tient à coeur parce que je crois que le sport forme des personnes capables d'affronter l'adversité et surtout, ça permet de régler à la source le problème entourant notre système de santé », note-t-il.
Un tremplin vers le succès
Les personnes les mieux placées pour décrire les effets positifs liés au support aux athlètes demeurent les récipiendaires de ces bourses.
Pour le nageur Xavier Desharnais, l'aide reçue l'a projeté dans un courant favorable.
« J'ai commencé à nager à l'âge de sept ans, mais ce n'est qu'en 2008 que j'ai réalisé que je pouvais aller loin dans cette discipline, mais que ça allait coûter cher, se souvient le Sherbrookois. C'est là que j'ai reçu mes premières bourses, dont celle du Tournoi Annie-Perreault. J'ai utilisé cet argent afin de prendre part aux Mondiaux universitaires à Belgrade. Après, tout a découlé. »
Il ne faut surtout pas attendre selon lui qu'un athlète fasse ses preuves avant de l'aider.
« Avant de connaître du succès et d'obtenir des commandites, un athlète doit profiter des bourses. Ça fait toute la différence. Ces bourses m'ont permis de croire en moi et m'ont donné le désir de me dépasser. »
Même son de cloche du côté de la skieuse Ève Routhier :
« Sans l'aide des partenaires, je n'aurais jamais pu rêver aux Jeux olympiques. Je n'ai pas atteint mon but, mais ç'a passé proche! J'ai quand même pu intégrer l'équipe nationale de développement et participer aux différentes coupes du monde, et ce, en partie grâce aux commandites et aux bourses », confie Ève Routhier.
Pour plus de détails : www.csle.qc.ca/.