Avec la fermeture temporaire de l’aréna Ivan-Dugré et de l’aréna Philippe-Bergeron en raison des rénovations effectuées, une pénurie d’heures de glace sera constatée, surtout à partir de la fête du Travail.
Avec la fermeture temporaire de l’aréna Ivan-Dugré et de l’aréna Philippe-Bergeron en raison des rénovations effectuées, une pénurie d’heures de glace sera constatée, surtout à partir de la fête du Travail.

Pénurie d’heures de glace à prévoir

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Temps dur pour les équipes de ligues de garage, qui pourraient bien avoir de la difficulté à retrouver leur plage horaire habituelle cet hiver ou même à jouer à des heures convenables. Avec les rénovations effectuées à l’aréna Ivan-Dugré et à l’aréna Philippe-Bergeron de Bromptonville, sans parler des complications en lien avec la COVID-19, une pénurie d’heures de glace est à prévoir à Sherbrooke.

« Dès le 30 août, on assistera à une pénurie d’heures de glace, confirme le directeur général de Hockey Sherbrooke, Stéphane Dion. Pour l’instant, les arénas s’adaptent à la nouvelle réalité et ça se passe relativement bien. Mais à partir de la fête du Travail, les différents clubs de sports de glace reprendront leurs activités habituelles et savent déjà qu’ils devront couper dans leurs heures de glace par manque de disponibilité. »

Pendant que les gestionnaires font des pieds et des mains pour satisfaire la clientèle, les différents clubs sportifs verront leurs heures de glace être réduites au prorata. 

« On devra se diviser les heures disponibles avec le hockey, le patinage de vitesse et le patinage artistique », indique Stéphane Dion. 

Certains arénas ont d’ailleurs dû revoir leur calendrier afin de fabriquer une glace plus rapidement et ainsi accueillir des patineurs en plein été. Comme c’est le cas à l’aréna Julien-Ducharme de Fleurimont.

La glace du Palais des sports sera aussi formée la semaine prochaine pour entre autres permettre la tenue du camp d’entraînement du Phœnix de Sherbrooke alors que celle du Centre récréatif Rock Forest n’est pas disponible lors de la période estivale puisque l’endroit accueille exceptionnellement un camp de jour. Rien pour aider.

Alors que les patineurs de vitesse envahissent l’aréna Eugène-Lalonde comme d’habitude, tout comme les adeptes de patinage artistique, l’aréna de Fleurimont accueille également le Club de patinage artistique de Sherbrooke.

Le Complexe Thibault GM a reçu la visite des membres des Harfangs de Sherbrooke et de quelques écoles de hockey en début de semaine. L’aréna Jane & Eric Molson de l’Université Bishop’s servait quant à lui au camp de Grégoire Hockey et aux patineurs artistiques.

« Le hasard fait en sorte que deux arénas sont en rénovation en pleine pandémie, rappelle Claude Leclair, gestionnaire à l’aréna Jane & Eric Molson de Bishop’s. Et avec la COVID-19, on vit pour la première fois une situation unique. »

La vache à lait des arénas

Si les clubs de sports de glace subissent les effets de cette pénurie de temps de glace, plusieurs équipes de ligues de garage devront se contenter des grenailles pour disputer leur saison. 

« On va se le dire : les ligues d’adultes sont la vache à lait des arénas. Si on ne peut pas les accueillir, ou si les arénas n’ont que des heures moins convenables à leur offrir, ça fera mal aux finances, c’est évident. Il s’agit d’une grosse partie de nos revenus », admet Claude Leclair.