Nicolas Perrault et son père Sylvain.

Patinage de vitesse: Nicolas perpétue la dynastie des Perreault

Nicolas Perrault est tombé dans la marmite du patinage de vitesse en très bas âge et un peu malgré lui, en fait.
Le jeune homme de 12 ans a en effet un nom de famille synonyme d'excellence partout au Canada et même dans le monde lorsqu'on discute de patinage de vitesse, courte ou longue piste.
Après tout, Nicolas est le fils de Sylvain, qui a été membre de l'équipe nationale en patinage de vitesse longue piste de 1980 à 1985, et le neveu d'Annie, médaillée olympique à Nagano (1998) et Albertville (1992) et de Maryse Perreault, ancienne championne du monde en 1982 et membre de l'équipe nationale de patin de vitesse en courte et longue piste pendant 10 ans.
On ne s'étonnera donc pas de savoir qu'avec seulement une compétition en longue piste derrière la cravate, le jeune Nicolas a réussi à se tailler une place pour le championnat canadien par catégorie d'âges, qui se déroule cette fin de semaine à Québec.
« C'est arrivé un peu par hasard; mon père a longtemps fait du longue piste et j'ai toujours voulu essayer, moi qui fait surtout du courte piste depuis que je patine. J'ai fait une course à Québec en décembre dernier et j'ai terminé troisième, ce qui m'a donné ma place pour cette fin de semaine. J'avoue que j'ai été un peu surpris, je voulais juste essayer et m'amuser un peu », a indiqué le jeune homme un peu plus tôt cette semaine.
« C'est un championnat hybride; Nicolas participera d'abord à un 100m et à un 500m de style olympique, c'est-à-dire un départ à deux, comme on en verra à Sotchi. Il fera aussi le relais sur 2000m et le super 3000m. Il excelle dans les longues distances », a indiqué son père Sylvain, qui l'accompagne à Québec.
« Même s'il n'a pas beaucoup d'expérience en longue piste, d'après ce que je peux constater, Nicolas n'est pas à part des autres. Il est actuellement 7e au Canada et ce, même s'il n'a qu'une seule compétition de répertoriée. Je crois qu'il peut finir dans les cinq premiers au cumulatif. Un top 3 est aussi possible, mais ce sera une bonne bataille. »
Nicolas a commencé le patin là où ses tantes et son père ont fait de même, au Club de patinage de vitesse de Sherbrooke (CPVS) à l'âge de quatre ans, avec les jeunes de l'école de base. Il fait du courte piste depuis qu'il a six ans.
S'il affirme ne pas avoir d'objectifs bien précis en tête, Nicolas aimerait cependant bien terminer premier au 3000m. « Je ne sais pas trop à quoi m'attendre, je suis un peu nerveux, mais en même temps, je veux m'amuser. J'aime la vitesse, c'est l'fun. Il y a des différences entre le patin courte piste et le longue piste; en longue piste, les lames ne sont pas collées au patin, alors il faut pousser plus fort et ça prend beaucoup de technique. »
En plus des glaces intérieures sherbrookoises, Nicolas use ses lames sur l'anneau de glace du parc Nault, de l'arrondissement de Brompton, tout près de chez lui.
« J'en fais aussi l'été, mais sur des patins spéciaux à roues alignées. J'aime vraiment ça. »
À n'en point douter, Nicolas ne fait pas mentir ses gènes.