Gabrielle Chamberland

Pas de panique chez les Gaiters

Depuis qu'il est entraîneur de basket-ball, Alex Perno en a vu bien d'autres. Et ce n'est pas la fiche de 0-8 des Gaiters depuis le début de la saison qui va lui faire prendre panique.
Car s'il y a une chose que l'expérience lui a enseignée, dit-il, c'est d'être en mesure de voir la forêt dans son entier plutôt qu'un seul arbre...
« Ça me fait un peu rire lorsque les gens m'abordent ces temps-ci en me disant: tu dois être pas mal découragé?'' Non, je ne suis pas découragé, au contraire, je trouve même qu'on progresse», soutient Perno qui en est à sa cinquième saison à la barre de l'équipe féminine de basket-ball des Gaiters.
Perno rappelle d'abord que les Gaiters constituent la plus jeune équipe du circuit universitaire québécois. Neuf des ses quatorze joueuses en sont à leur première ou deuxième année à Bishop's.
 
« Au basket-ball universitaire, c'est un processus de trois ans, dit-il. Il faut que les joueuses apprennent à se connaître et pour apprendre à se connaître, elles doivent jouer beaucoup de matchs. «
Selon Perno, le meilleur exemple est celui de l'équipe masculine des Gaiters. « Cela fait exactement trois ans que le même noyau de joueurs joue ensemble. Et regardez les succès qu'ils connaissent...»
Même s'il n'a pas encore réussi à dénicher la joueuse clé sous le panier (le post' comme on l'appelle dans le jargon du basket), Perno ne désespère pas. Les démarches en ce sens devraient donner des résultats, dit-il.
« Le recrutement va très bien. On a un nouveau directeur des sports (Brian Breckles) qui est à l'écoute de nos besoins, il sait exactement ce qu'il nous faut et il nous appuie dans nos démarches. C'est loin d'être décourageant...», insiste Alex Perno.
Dernière saison
Dans ses efforts de reconstruction, Perno devra également composer avec la perte d'un de ses plus gros morceaux, puisque la meilleure marqueuse de l'équipe, Gabrielle Chamberland, ne sera pas de retour avec l'équipe la saison prochaine.
Même si lui reste encore deux années d'éligibilité, la Sherbrookoise dit avoir informé son entraîneur de ses intentions dès le début de la saison.
« Cela fait 13 ans que je joue au basket et certains matins quand je me lève j'ai l'impression d'avoir 50 ans. Il est temps que j'arrête», dit celle qui a fait la pluie et le beau temps avec dans l'uniforme du Collège Sacré-Coeur et des Volontaires du Cégep de Sherbrooke avant de joindre les Gaiters.