L’ancien gardien de la LNH Jocelyn Thibault, Christian Thibault, directeur général des ventes chez Thibault GM, Alex Boisvert Lacroix, athlète d’honneur du tournoi et athlète olympique en patinage de vitesse longue piste, Pierre Tremblay, conseiller municipal et président d’Excellence sportive Sherbrooke, de même que Jean-Guy Boisvert, président de Publiforme et président d’honneur de du quatrième Omnium Jocelyn Thibault qui a permis d’amasser 24 410 $ pour ESS.

Party record pour les athlètes d’ESS

La quatrième édition de l’Omnium Jocelyn Thibault, disputée sur les allées du Club de golf Milby jeudi après-midi, fut un autre immense succès. Mais plus important encore, ce sont les athlètes d’ici qui vont bénéficier de ce soutien.

Au total, c’est un montant record de 24 410 $ qui a été amassé lors de ce tournoi de golf. Des profits qui seront directement versés à l’organisme Excellence Sportive Sherbrooke, qui offre une panoplie de services aux athlètes, aux entraîneurs et aux organismes sportifs de la région.

Pour supporter le message d’ESS, le patineur de vitesse Alex Boisvert-Lacroix, qui a terminé au 11e rang lors du 500 m aux Jeux olympiques de Pyeongchang, en février dernier, était sur place, à titre d’athlète d’honneur

D’autres athlètes d’élite étaient sur place, comme le planchiste Sébastien Beaulieu, le biathlète Léo Grandbois, la spécialiste en pentathlon Maude Léveillée ou encore les sœurs Maryline et Sabrina Plante, en escrime.

« On avait 144 golfeurs aujourd’hui, c’est un beau succès qui se poursuit. Ce tournoi est aussi une belle activité de promotion pour ESS, qui est le seul organisme sportif à organiser un tournoi de golf. Tous les intervenants du monde et nos partenaires s’y donnent rendez-vous », a dit Yves Gaudet, du comité organisateur.

Avec une carrière sportive bien garnie, et une carrière d’homme d’affaires bien en selle, Jocelyn Thibault est à même de constater l’évolution des besoins des athlètes d’élite.

« J’ai moi-même eu besoin d’un coup de pouce pour atteindre un autre niveau de performance. J’ai consulté un psychologue sportif pendant tout un été, et ça m’a vraiment aidé à débloquer. La saison suivante, je participais au match des étoiles (il jouait alors avec Chicago, NDLR) et j’ai présenté mes meilleures statistiques en carrière. C’est un peu ce genre de services qu’offre ESS; on est fiers de nos athlètes, de nos jeunes. C’est dur, se rendre jusqu’au sommet. Ils sont des exemples pour les plus jeunes, leurs performances et leurs attitudes les font rêver », a dit l’ancien gardien de la LNH.

Boisvert-Lacroix veut maintenir le rythme

Le grand patineur sherbrookois n’a pas tardé à reprendre l’entraînement.

Quelques semaines à peine après avoir réalisé son rêve de participer aux Jeux olympiques, Alex Boisvert-Lacroix était déjà de retour à l’entraînement, en vue de la prochaine saison de patinage de vitesse longue piste.

En plus de sa 11e place à Pyeongchang, la meilleure performance canadienne, Boisvert-Lacroix a décroché deux fois l’or au 500 m en Coupe du Monde, l’an passé.

Pourquoi arrêter?

« J’ai atteint des sommets en carrière l’an passé, à l’âge de 30 ans. Pourquoi arrêter? Est-ce que du jour au lendemain je deviens nul parce que j’ai vieilli d’un an? Non! Trois médailles en Coupe du monde, dont deux d’or l’an dernier, le meilleur Canadien en Coupe du monde, tout est permis. Charles Hamelin a été champion du monde pour la première fois de sa vie à 34 ans, la saison dernière. Tout est possible. J’ai encore le feu à vouloir performer, mais j’y vais une année à la fois », a-t-il expliqué.

« Mais tant que j’aurai de bons résultats, des top 10, c’est certain que je serai encore plus motivé. Je suis encore très motivé, j’ai repris l’entraînement. Au début, j’étais un peu moins motivé qu’à l’aube d’une année olympique, c’est certain. Mais une fois que le moteur fut démarré, ça va super bien! Je m’entraîne à fond. Sur des tests en vélo en laboratoire, j’ai atteint des sommets personnels. Je trippe, je suis encore très passionné! »

Boisvert-Lacroix est déjà dans ses valises, lui qui a quitté vendredi pour Sutton, avec l’équipe nationale basée à Québec, pour un camp de vélo. Ensuite, c’est l’entraînement qui se poursuit, à Montréal, et les camps d’entraînement à l’automne, à Calgary et à Montréal. »

Trouver des sous

Une présence, ou même une médaille, aux Jeux olympiques, ne signifie pas toujours la manne financière. Au contraire.

« Matelas Houde va poursuive avec une aide financière pour la prochaine saison, alors que mon entente de trois ans avec le Groupe Beaucage est terminée. On a fait un bout jusqu’aux Jeux, mais là c’est terminé, et je dois me trouver un autre commanditaire majeur pour combler les dépenses à couvrir », a dit Boisvert-Lacroix.

On se rappelle que Patinage de vitesse Canada avait dû couper dans les dépenses en fin de saison dernière, et que c’est Boisvert-Lacroix, de sa poche, qui avait payé sa participation aux dernières courses de l’année.

« J’ai dû payer mes frais en Coupe du monde finale, j’ai passé outre le Championnat du monde en sprint, car c’était en Chine, et trop dispendieux. Le financement de Patinage de vitesse Canada devrait être le même, car on a obtenu deux médailles en longue piste, comme à Sotchi. Ça va se maintenir. L’organisme doit aussi aller chercher des partenaires financiers. »