Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Naomi Osaka a remporté son quatrième titre du Grand Chelem en disposant de Jennifer Brady 6-4, 6-3 en finale des Internationaux de tennis d’Australie, samedi.
Naomi Osaka a remporté son quatrième titre du Grand Chelem en disposant de Jennifer Brady 6-4, 6-3 en finale des Internationaux de tennis d’Australie, samedi.

Osaka reine des Internationaux de tennis d’Australie

AFP
Agence France-Presse
Article réservé aux abonnés
MELBOURNE, Australie — Naomi Osaka a remporté son quatrième titre du Grand Chelem en disposant de Jennifer Brady 6-4, 6-3 en finale des Internationaux de tennis d’Australie, samedi.

Osaka a remporté six jeux consécutifs après s’être retrouvée à égalité 4-4 en première manche pour prendre le contrôle de la rencontre et porter sa fiche à 4-0 en finale d’un tournoi majeur. Elle est la première joueuse à entamer sa carrière avec une telle fiche depuis l’Américaine Monica Seles il y a 30 ans.

La Japonaise a gagné ses 21 derniers matchs, une séquence qui a commencé la saison dernière. Pendant cette séquence, elle a notamment gagné les Internationaux des États-Unis l’an dernier. Osaka a aussi remporté les Internationaux des États-Unis en 2018, et les Internationaux d’Australie en 2019.

«J’ai dit à tout le monde qui voulait bien m’écouter que tu seras un problème - et j’avais raison, a noté Osaka en riant à propos de Brady lors de la cérémonie de remise du trophée, après lui avoir demandé si elle préférait qu’on l’appelle Jenny ou Jennifer. C’est très agréable de te regarder progresser depuis quelques mois.»

Brady, une Américaine âgée de 25 ans, disputait sa première finale dans un tournoi du Grand Chelem en carrière. Et elle croit qu’elle a sa place parmi l’élite de son sport.

«J’appartiens à ce groupe. Je crois que je peux aspirer à la conquête d’un titre du Grand Chelem», a commenté Brady, qui passera du 24e au 13e échelon au classement mondial de la WTA.

«J’étais nerveuse, c’était évident. Et ça n’a pas joué en ma faveur. Mais en même temps, en quittant le terrain, je me suis dit : “O.K., ça c’est assez normal”. C’était différent de ce que je m’attendais à ressentir. Si vous m’aviez posé la question il y a un an, alors j’aurais répondu que c’était impossible — ou que c’était comme si je voulais aller sur Mars.»

Naomi Osaka a remporté son quatrième titre du Grand Chelem en disposant de Jennifer Brady 6-4, 6-3 en finale des Internationaux de tennis d’Australie.

Brady a été soumise à une quarantaine stricte de 15 jours à son arrivée en Australie en janvier après qu’une personne ait reçu un diagnostic positif à la COVID-19 à bord du vol nolisé sur lequel elle se trouvait. Un imprévu qui pourrait avoir joué contre elle.

«J’ai participé à ma première finale d’un tournoi du Grand Chelem. Ainsi, si je n’avais pas été en quarantaine, peut-être que j’aurais gagné. Peut-être, a confié Brady en souriant. Honnêtement, je ne crois pas que ç’a affecté ma performance. Mais qui sait? On ne peut en être certain.»

En double mixte, Barbora Krejcikova et Rajeev Ram ont décroché leur deuxième titre des Internationaux d’Australie en trois ans après avoir signé une victoire de 6-1, 6-4 en finale contre Samantha Stosur et Matthew Ebden.

Krejcikova a maintenant savouré la conquête de trois championnats consécutifs de double mixte à Melbourne Park. Elle avait aussi triomphé avec Ram, son partenaire de jeu américain, en 2019, et avec Nikola Mektic l’an dernier.

Krejcikova et sa partenaire de jeu tchèque Katerina Siniakova ont plié l’échine en finale du double féminin vendredi, devant Elise Mertens et Aryna Sabalenka.

La «règle Osaka»

Tout au long de la quinzaine australienne, Osaka a fait étalage de sa force tranquille.

En sept matchs, elle n’a laissé échapper qu’un set, en huitièmes de finale contre Garbine Muguruza (14e).

Et quand l’Espagnole s’est procuré deux balles de match dans la troisième manche de leur duel de haut vol, la manière dont la Japonaise a retourné la situation a été étourdissante.

En finale contre Brady, Osaka est parfaitement entrée dans la partie et a pris l’avantage 3 jeux à 1.

Depuis sa révélation en 2018, Osaka a remporté sept trophées, dont plus de la moitié sont des tournois majeurs.

Progressivement plus libérée, l’Américaine est revenue à hauteur, et a même obtenu une balle de 5-4. Mais la Japonaise l’a écartée avec autorité. Et n’a presque plus laissé exister son adversaire en remportant six jeux consécutifs à partir de ce moment-là, jusqu’à mener 4-0 dans la seconde manche.

Avant ça, son implacable solidité, qui avait été jusqu’à faire paraître Serena Williams impuissante en demi-finales, avait marqué les esprits.

Une fois de plus, Osaka montre sa capacité exceptionnelle à se transcender dans les grandes occasions.

Des sept trophées qui garnissent désormais son palmarès depuis sa révélation en 2018, plus de la moitié sont des tournois majeurs.

Et la «règle Osaka» est confirmée : quand la Japonaise franchit les huitièmes de finale en Grand Chelem, systématiquement elle triomphe.

Que rêve-t-elle encore de vivre? «J’espère jouer suffisamment longtemps pour jouer contre une fille qui me dira qu’un jour j’étais sa joueuse favorite, sourit-elle. C’est la chose la plus sympa qui pourrait m’arriver.»