Alexis Lafrenière

On jase midget AAA et junior majeur

COMMENTAIRE / Alexis Lafrenière ou Samuel Poulin? Lequel des deux sera le premier choix du prochain repêchage de la LHJMQ? Après avoir vu évoluer les deux attaquants de 15 ans, il est évident que tout dépendra des besoins de l'équipe qui parlera en premier. Lafrenière, des Vikings de St-Eustache, sera définitivement une machine à emmagasiner les points. Sa vision du jeu est phénoménale et il est capable d'enfiler l'aiguille. Il n'a pas son pareil en territoire ennemi. Dès qu'il franchit la ligne bleue adverse, c'est l'alerte rouge qui sonne. À moyen terme, Lafrenière sera peut-être celui qui monopolisera le plus l'attention dans le circuit Courteau, car il plus spectaculaire que Poulin.
Mais quand on parle de joueur complet, Samuel Poulin, du Collège Esther-Blondin, remporte la palme. Robuste, efficace dans les trois zones, un talent offensif indéniable, Samuel Poulin n'a rien à envier à Lafrenière. En résumé, ce sera payant de sélectionner aux rangs un et deux le printemps prochain lors du repêchage de la LHJMQ. Lafrenière et Poulin, le frère de Nicolas, du Phoenix de Sherbrooke, sont de futurs joueurs de concession.
D'autres joueurs de 15 ans promettent aussi énormément : Xavier Parent, Félix Lafrance, Jakob Pelletier et Xavier Simoneau représentent aussi des valeurs sûres. Xavier Parent est le seul qui pourrait se faufiler entre les deux premiers de classe que sont Alexis Lafrenière et Samuel Poulin. Le petit physique de Parent est son principal handicap.
La langue du hockey
Je ne vous apprends rien en vous disant que tout se passe dans la langue de Shakespeare sur la planète hockey. Pour espérer faire carrière, les Européens et les francophones du Québec n'ont pas le choix de comprendre et parler anglais. Tout ça pour vous dire que j'ai trouvé ridicule la dernière controverse sur la langue qui a entouré l'équipe nationale du Canada au Championnat mondial junior. D'ailleurs, il y a un entraîneur chez les Cantonniers de Magog qui avait compris cela et une fois par semaine il donnait toutes ses instructions en plus de répondre aux joueurs en anglais. Je l'avais félicité pour son initiative.
Couture et Mathieu
Alexandre Couture et Olivier Mathieu, qui ont respectivement gradué chez les Foreurs de Val d'Or et les Remparts de Québec après les Fêtes après avoir débuté la saison avec les Cantonniers de Magog, n'étaient pas en uniforme lors du dernier match de leur équipe respective dans la LHJMQ. Dire qu'ils avaient l'opportunité de jouer un rôle de premier plan à Magog, ce qu'ils faisaient déjà, avec une équipe qui aspirait aux grands honneurs. Je persiste et signe. À moins de jouer sur les deux premiers trios ou parmi les trois ou quatre premiers défenseurs, un jeune de 16 ans va s'améliorer dans le midget AAA avec tout près d'une dizaine d'heures d'entraînement par semaine et une ou deux parties le week-end. Pour vous en convaincre, vous viendrez voir les entraînements de Félix Potvin chez les Cantonniers. Mais j'admets que ça doit être difficile pour un ado de 16 ans et ses parents de tenir tête à une équipe de la LHJMQ qui le rappelle pour le reste de la saison.
À qui les grands honneurs?
Il reste un mois au calendrier régulier de la Ligue midget AAA du Québec. Si les séries éliminatoires débutaient demain, je favoriserais le Blizzard du Séminaire St-François pour succéder aux Lions du Lac St-Louis. Je ne peux pas dire que j'ai été grandement impressionné par les Vikings de St-Eustache, les Lions du Lac St-Louis et les Estacades de Trois-Rivières qui ont affronté des Cantonniers décimés par les blessures au cours des dernières semaines. Dans la division Tacks (celle des Cantonniers), Le Collège Charles-Lemoyne pourrait faire le plus long chemin.
Alex D'Orio
Je ne suis aucunement surpris d'apercevoir le nom d'Alex D'Orio, l'ex-cerbère des Cantonniers, comme le gardien le mieux coté de la LHJMQ en prévision du prochain repêchage de la LNH. Le jeune gardien de 17 ans a peut-être seulement une vingtaine de parties derrière la cravate dans le junior majeur, mais sachez qu'il n'est pas nécessaire de le voir 100 fois à l'oeuvre pour savoir qu'il a tout pour réussir : le gabarit, l'attitude, la maturité, un moral à toute épreuve, le talent et que le travail ne l'effraie pas.
Bien fait Alex!