En débarquant en Estrie, Olivier a vu ses responsabilités augmenter chez le Phoenix de Sherbrooke.

Olivier fait le bonheur du Phoenix

Un joueur qui affronte son ancienne équipe espère habituellement lui démontrer qu’elle a fait une erreur quand il la recroise.

Pour un gars comme Mathieu Olivier, c’était un peu plus délicat la semaine dernière. Fallait le regarder patiner au Centre Gervais Auto pour constater à quel point le vétéran de 20 ans avait du mal à respecter son identité. Olivier est un gros bonhomme, qui se sert de sa force physique et de son agressivité pour faire mal à ses rivaux, et créer de l’espace sur la glace. Pas évident, par contre, d’adopter cette ligne de conduite sans retenue face à des joueurs qu’il a côtoyés durant deux saisons et demie!

«J’ai essayé de jouer mon style mais je sais que je ne l’ai pas joué assez. C’était un peu bizarre», convenait Olivier, content de briser la glace rapidement contre les Cataractes. «Ça arrive rapidement, c’est parfait. Je peux passer à autre chose.»

En débarquant en Estrie, Olivier a vu ses responsabilités augmenter chez le Phoenix. Il prêchait par l’exemple à Shawinigan. Dans le vestiaire de Stéphane Julien, il a pris les choses en main. Le pilote natif de la Mauricie est très élogieux à son endroit. 

«C’est la première fois depuis sa naissance que notre concession peut miser sur un joueur comme lui. On a d’autres leaders mais lui, il n’hésite pas à prendre la parole et il le fait de la bonne façon. Ça amène beaucoup de positif», mentionne Julien, content que son directeur-gérant et bon ami Jocelyn Thibeault ait sacrifié un choix de deuxième ronde cet été pour l’obtenir via transaction. «Il amène une dynamique différente. Sur la glace comme dans la chambre. Il n’y en a plus beaucoup des joueurs comme ça…»

Olivier rougit un peu quand on lui rapporte les propos de l’entraîneur. «J’ai juste pris ma place. Je suis chanceux, je suis tombé dans un très bon groupe de gars. Ils m’ont aidé à me sentir à l’aise», signale celui qui a participé aux deux derniers camps des recrues des Predators de Nashville. Olivier ajoute ne pas avoir été trop surpris par la transaction. «À 20 ans, tu sais que ça peut arriver. J’avais dit à Martin (Mondou) que je m’attendais à être échangé. Je ne suis pas mécontent de mon sort. Et les Cataractes ont pu obtenir quelque chose de très bien pour moi.»

Effectivement, Mondou a bien joué ses cartes. À 17 ans, Olivier lui avait coûté un choix de troisième tour. À 20 ans, il a récupéré la sélection de deuxième ronde des Islanders de Charlottetown, qui devrait se loger tout près de la première ronde. Un joli profit qui ne dérange nullement le Phoenix, puisqu’Olivier vient combler un besoin criant dans le puzzle sherbrookois. Comme quoi une transaction gagnant-gagnant, ça existe!

Citation de la semaine

«Abramov a encore des choses à accomplir»

- Alain Sear, directeur des opérations hockey des Olympiques, au quotidien Le Droit. Place au derby Vitalii Abramov, maintenant que le surdoué a éliminé ses menaces de poursuivre sa carrière en Europe chez les pros. Retranché du camp des Blue Jackets, le champion marqueur de la LHJMQ a rejoint les Olympiques mais ces derniers sont ouverts à l’échanger rapidement, si une offre séduisante était déposée. Un choix de première ronde, et au moins deux autres valeurs de qualité seraient exigés par Sear. Surveillez le Titan d’Acadie-Bathurst et les Tigres de Victoriaville dans ce dossier. 

Chiffre de la semaine

12 000

C’est le nombre de spectateurs que la Ville de Drummondville et les Voltigeurs souhaitent attirer pour la deuxième Classique hivernale de la LHJMQ, qui se tiendra les 9 et 10 février prochains au centre-ville. Pour ces deux matchs disputés entre le Phoenix de Sherbrooke et les Tigres de Victoriaville, des gradins pouvant recevoir 6000 personnes seront installés autour de la patinoire réfrigérée Victor-Pépin. En 2015, 13 319 amateurs avaient franchi les tourniquets des Grandes Estrades de Saint-Tite pour la première édition de la Classique hivernale impliquant les Cataractes de Shawinigan, les Remparts de Québec et les Tigres de Victoriaville. Les Cataractes vont à nouveau répéter l’événement lors de la saison 2018-19, dans le cadre du cinquantième anniversaire de la concession.