Le conseiller municipal et président du Comité sport et plein air Pierre Tremblay lance l’idée de modifier la vocation du Centre de foires, situé sur le Plateau Saint-Joseph, afin qu’il puisse éventuellement accueillir ces clubs sportifs.

Nouvelle vocation du Centre de foires ?

Le bonheur des uns fait le malheur des autres. Cet adage s’applique particulièrement pour la demande de subventions faite par la Ville de Sherbrooke pour la réfection des infrastructures sportives présentes à l’intérieur de l’édifice Expos-Sherbrooke (CERAS). Si l’Université de Sherbrooke a obtenu le financement désiré du gouvernement du Québec pour rénover son centre sportif intérieur et sa piste d’athlétisme extérieure, la Ville de Sherbrooke a essuyé un refus pour son projet à CERAS.

Une demande de subvention de trois millions de dollars a été déposée auprès du  ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur dans le cadre du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives, par la Ville de Sherbrooke, en février dernier.

Les travaux auraient permis de répondre aux besoins du club de gymnastique SherGym, du club de cheerleading Impakt, du judo et de l’escrime, soit environ 1700 personnes. Seul SherGym tient actuellement ses activités au plateau Sylvie-Daigle.

Devant cette situation, le conseiller municipal et président du Comité sport et plein air Pierre Tremblay lance l’idée de modifier la vocation du Centre de foires, situé sur le Plateau Saint-Joseph, afin qu’il puisse éventuellement accueillir ces clubs sportifs.

« Il est important de rappeler que la Ville souhaitait obtenir 3 M$ du gouvernement du Québec, soit la moitié des 6 M$ nécessaires pour rendre le centre CERAS conforme aux besoins de plusieurs associations sportives, dont la gymnastique, le cheerleading, l’escrime et le judo. À titre d’exemple, le club de gymnastique de Sherbrooke regroupe à lui seul, plus de 1 400 participants, soit la troisième plus importante association sportive de Sherbrooke après le soccer et le hockey », a dit M. Tremblay.

« Pour moi, il est clair que la Ville ne peut financer à elle seule les 6 M$ nécessaires au réaménagement en plus d’en assumer les frais annuels d’opération. Il faut donc chercher d’autres solutions, et ça presse ».

Ce dernier en est venu à la conclusion que le Centre de foires de Sherbrooke pourrait, selon un principe de cohabitation, accueillir ces organismes sportifs.

Il prévoit discuter de cette option avec ses homologues, lundi prochain, lors de la prochaine séance du conseil municipal.

« J’aimerais que nos services regardent la possibilité de cohabitation, sans rien changer à la programmation actuelle du Centre de foires, dans le but de maximiser les opérations de ce bâtiment que je qualifie de multifonctionnel. Il y aurait bien quelques ajustements à faire, par exemple, la construction de vestiaires et de douches. Mais quand on a construit le Centre de foires, c’était déjà dans les plans. Il y a des agrandissements possibles en ce sens. Et si cela nécessite, disons, un investissement de 500-600 000 $, on est loin des six millions pour retaper CERAS au complet », a analysé M. Tremblay.

Entraînements annulés 

Les clubs sportifs hébergés à CERAS ont lancé un cri d’alarme, récemment, demandant que l’édifice soit adapté, retapé, afin d’être plus fonctionnel.

Le club de gymnastique, entre autres, a plusieurs limitations dans la pratique du sport, entre autres pour l’installation de certains équipements, comme les fosses.

CERAS accueille aussi des véhicules de la flotte de la voirie municipale, et les odeurs dégagées par les pots d’échappement, l’hiver, diminuent la qualité de l’air ambiant. Certains entraînements de gymnastique ont même été annulés, l’hiver dernier en période de grands froids, à cause du chauffage inadéquat des locaux.

« Mon rôle en tant que président du comité sport, c’est de trouver des solutions. D’après ce qu’on m’a rapporté, le Centre de foires aurait été occupé pour un peu plus de 200 jours, l’an dernier. Là-dessus, on compte des journées de montage et de démontage, et on a comptabilité 54 jours de location par un ministère du gouvernement fédéral, mais c’était seulement la location du stationnement, mais on a mis ça dans la location des locaux », a dit M. Tremblay.

« Si on fait le décompte, je serais curieux de voir combien de jours, réellement, le Centre de foires est utilisé.

Je veux maximiser une infrastructure qui nous a coûté 25 millions de dollars. Je me mets à la place des contribuables et je me dis pourquoi ne pas regarder cette possibilité? »

Pierre Tremblay aimerait que la gestion du centre soit soumise à un partenariat public/privé. « À mon avis, la fonction de Centre de foires en est une d’activités commerciales spécialisées et devrait être confiée à des personnes qui ont l’expertise et le réseau de contacts dans cette industrie. Quant à la dimension sportive, je pense qu’elle pourrait être prise en charge par notre service des sports. Aussi, j’ai l’intention de présenter au prochain conseil municipal une demande officielle adressée à nos services afin que cette hypothèse soit rigoureusement examinée et considérée ».