Le docteur et ancien président des Cantonniers de Magog, Michel Loyer, est devenu au cours des derniers jours le conseiller médical de Hockey Québec.
Le docteur et ancien président des Cantonniers de Magog, Michel Loyer, est devenu au cours des derniers jours le conseiller médical de Hockey Québec.

Nomination, gala et pandémie

Commentaire / Le docteur et ancien président des Cantonniers de Magog, Michel Loyer, est devenu au cours des derniers jours le conseiller médical de Hockey Québec. Il a également déjà agi à titre de médecin officiel des Cantonniers, poste qu’il avait déjà occupé aussi avec les défunts Faucons de Sherbrooke de la LHJMQ.

Toujours résident de Magog, le docteur Michel Loyer est demeuré au fil des ans un partisan des Cantonniers. Loyer se joint donc à la Fédération en temps de crise alors que le hockey est en mode pause depuis la mi-mars au Québec en raison de la pandémie de la COVID-19 et que de plus en plus d’intervenants somment les autorités à rouvrir les arénas pour reprendre les activités sur glace.

Son premier mandat sera d’appuyer le travail effectué par Hockey Québec afin d’assurer la validation du plan de relance, avant son dépôt à la Direction des sports, loisirs du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur (MÉES). C’est ce qu’on appelle plonger dans le feu de l’action assez rapidement.

Des Cantos discrets

Les Cantonniers avaient beau avoir en poche le championnat de la saison régulière et étaient en route pour un troisième titre d’affilée dans les séries éliminatoires, ceux-ci ont été plutôt discrets au Gala virtuel des champions de la Ligue midget AAA du Québec. 

Il y a peut-être des amateurs qui crieront à l’injustice, mais en toute honnêteté, tout était basé sur le concept d’équipe au cours de la dernière saison chez les Cantonniers. Au risque de me répéter, aucun joueur des Cantonniers ne pouvait se vanter de dominer sa position cette saison dans le circuit Lévesque. Rarement a-t-on vu quatre trios, trois paires de défenseurs et deux gardiens de but s’illustrer comme ils le faisaient à tour de rôle. Le plus beau succès des Cantonniers cette saison, il était là. Ne cherchez pas ailleurs.

Je me réjouis évidemment de la nomination de Félix Potvin à titre d’entraîneur de l’année. Ce sont les entraîneurs des 15 équipes qui votent pour élire le coach de l’année. Pas besoin d’être malin pour savoir que les entraîneurs ont réalisé que Potvin avait fait de l’édition 2019-2020 des Cantonniers des premiers de classe sans aucune super vedette sous la main.

Ce sera également le calme plat lors du prochain repêchage de la LHJMQ puisque les Cantonniers avaient fait le plein de joueurs de 16 ans cette saison, la plupart d’entre eux appartenant déjà à des formations du circuit Courteau. Le gardien Rémi Delafontaine risque quand même d’être réclamé rapidement.

Pu capable

Celle-là, je ne suis plus capable de l’entendre. Cette phrase qui n’a aucun sens en cette ère de pandémie. Je pointe les adultes qui cherchent à détruire tout ce que les dirigeants des différentes fédérations sportives mettent de l’avant pour relancer leurs activités, faire bouger les jeunes, et qui ont toujours les mêmes cinq mots dans la bouche : vous allez dénaturer le sport.

Est-ce si difficile de comprendre qu’il s’agit de solutions temporaires? Les fédérations sont quand même à la merci de la Santé publique qui y va étape par étape dans le déconfinement. Que les fédérations ne veulent et n’ont aucun intérêt à déformer leur sport. Plus que jamais avec cette crise internationale causée par la COVID-19 et le racisme qui revient à l’avant-scène aux États-Unis du triste Donald Trump, il me semble que le mot solidarité est celui qui devrait sonner le plus souvent à nos oreilles.

Cette semaine, je ne serais pas surpris que les plans de relance du baseball, soccer et hockey soient rendus publics. Attendez-vous à un autre concert de reproches, car il est clair comme de l’eau de roche que le retour au jeu sera tout, sauf normal. Comme si leur vie en dépendait!

Des gens meurent à tous les jours; des travailleurs de la santé risquent quotidiennement leur vie en zone chaude et pendant ce temps on va faire des petites crises de vedette parce qu’on va être obligés de respecter des règles de distanciation dans le monde du sport. Des ajustements et un petit effort de quelques mois pour diminuer les chances d’une deuxième vague, la commande est-elle si astreignante?