Nicolas Poulin connait le meilleur début de saison de sa carrière dans le hockey junior.

Nicolas Poulin se magasine un contrat

Il y a un peu moins de quatre ans, Nicolas Poulin prenait une décision qui allait changer sa vie. Plutôt que d’opter pour le circuit des collèges américains, l’attaquant alors âgé de 17 ans misait sur la LHJMQ et le Phoenix de Sherbrooke. Un choix qu’il ne regrettera jamais.

Aujourd’hui, le joueur de 20 ans trône au sommet du classement des meilleurs pointeurs de sa formation grâce à ses 27 points en 27 matchs. Il dispute la dernière saison de sa carrière , et ce, avec son frère Samuel tout en espérant décrocher un contrat professionnel. Ses 13 buts devraient d’ailleurs déjà attirer l’attention des recruteurs. Sans parler de son implication physique.

«Choisir le junior majeur, ce fut la meilleure décision de ma vie, estime Nicolas Poulin. Je ne trouve rien de négatif lorsque je regarde mes quatre saisons avec le Phoenix. Mon parcours aurait été très différent si j’avais opté pour les États-Unis. J’ai connu une progression intéressante et j’en dois beaucoup à mes entraîneurs des dernières années.»

Son plan A? Jouer chez les professionnels. Sa seconde option: l’Université McGill et sa formation de hockey.

«J’espère encore recevoir un appel d’un club professionnel. Je suis content de connaitre un bon début de saison. Est-ce que je suis surpris? Pas vraiment. Je suis surtout surpris de ma constance. Le fait d’être bien entouré m’aide énormément», estime l’ailier.

Depuis quelques matchs, il évolue désormais avec son frère et le joueur de centre Hugo Roy.

« La chimie est bien présente entre nous trois. Je connais évidemment bien mon frère et on se trouve facilement sur la patinoire. On a tellement joué ensemble dehors ou durant les entraînements estivaux. Hugo est également un bon ami à moi et on se complète bien.»

À sa deuxième saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Poulin a empoché 38 points dont 25 buts. Un sommet en carrière étant donné que l’année suivante, une blessure à la jambe l’a tenu loin de la patinoire.

Après avoir connu une difficile campagne côté santé, tout indique que le joueur repêché en cinquième ronde en 2014 était prêt à rebondir.

«J’ai toujours été un peu dans l’ombre et cette année, mes statistiques reflètent bien la qualité de mon jeu je crois.»

Mais encore une fois, la malchance ne le lâche pas. Une blessure durant le camp, une autre lors de son premier match de la saison et cette fois, un nez cassé lors du match disputé à Gatineau.

Lorsque contacté par La Tribune, il était d’ailleurs... à l’hôpital. Un endroit qu’il connait bien aujourd’hui.

Poulin au carré

Les deux Poulin font la pluie et le beau temps depuis qu’ils ont été réunis au sein du même trio. Même si le cadet ne marque pas autant qu’il le souhaiterait, il est impressionnant pour un jeune de 16 ans et accumule tout de même les mentions d’aide.

Sa fiche: deux buts, huit aides pour un total de dix points en 17 parties.

«Il a beaucoup de talent et il est un coéquipier très généreux, estime l’aîné. Il distribue bien la rondelle, mais il devrait faire confiance à son tir parce qu’il en possède tout un et il fera des ravages bientôt. Il est un peu comme moi avant: il ne lance pas assez. Il ne veut pas avoir l’air d’un mangeux de puck et il prendra confiance peu à peu. Il joue avec deux joueurs de 20 ans: Hugo et moi. Ça ne peut que l’aider.»

Chose certaine, le Phoenix misera entre autres sur ces deux joueurs afin de gagner une série éliminatoire cette année. Ce qui constituerait une première pour l’équipe née en 2012.