Les paddocks du circuit Gilles-Villeneuve seront finalement refaits pour 2019 et pourront accueillir les voitures des écuries de Formule 1 jusqu'en 2029.

Montréal gardera son Grand Prix jusqu'en 2029

Le Grand Prix du Canada sera présenté à Montréal jusqu'en 2029, a confirmé le promoteur de l'événement, François Dumontier, mardi.
La présence de Lance Stroll sur la piste de Montmelo en Espagne a été écourtée à 12 tours parce que le pilote québécois a brisé un aileron avant.
De passage dans les paddocks du circuit de Catalunya afin d'assister aux premiers tours de piste officiels du Québécois Lance Stroll en Formule 1, Dumontier a révélé qu'il avait concocté quelques modifications à l'entente de 10 ans préalablement signée en 2014 avec Formula One Management (FOM).
« Nous avons fait des amendements à nos ententes au cours des derniers mois, mais je peux vous dire que c'est réglé, que nos contrats sont signés avec la FOM et maintenant nous pouvons regarder vers l'avant. Nous avions un contrat jusqu'en 2024, et il a été amendé afin qu'on puisse se rendre jusqu'en 2029. Tous les tracas contractuels sont maintenant derrière nous. »
En juin dernier, l'ex-gestionnaire de la F1, Bernie Ecclestone, avait remis en question la pérennité du Grand Prix du Canada puisque les travaux de modernisation des garages, de la tour de contrôle et de l'antenne médicale du circuit tardaient à se mettre en marche.
Le maire de Montréal, Denis Coderre, a d'ailleurs laissé savoir, mardi matin, en entrevue sur les ondes de Radio-Canada que la prolongation du pacte jusqu'en 2029 était une condition sine qua non pour la mise en chantier du projet.
« C'était important pour moi, car si nous voulions faire les paddocks pour 2019, alors il fallait s'assurer qu'on l'ait (la course) pour du moyen ou du long terme », a-t-il déclaré.
Les nouveaux paddocks de la F1 coûteront finalement 18 millions de plus que prévu, soit près de 48 millions $, avait confirmé la ville de Montréal dans un document rendu public en décembre. Ces dépassements seront épongés par le gouvernement du Québec, avait à l'époque soutenu la ville de Montréal.
Puis, en janvier, M. Coderre avait indiqué que la ville de Montréal et la F1 allaient prolonger l'entente qui les lie au-delà de 2024, en prenant soin de préciser qu'il ne restait qu'à mettre l'accord sur papier, et à signer.
Les nouvelles installations, qui devaient être livrées en 2017, devraient finalement l'être en 2019.
Dumontier a également profité de l'occasion pour discuter de la rencontre qu'il a eue avec Liberty Media, qui a racheté la F1 pour 4,4 milliards $ US, en janvier.
« La rencontre a été favorable, leur vision de l'avenir est intéressante, a expliqué Dumontier. C'est un peu de la musique à nos oreilles. Mais il faut leur laisser du temps, parce que ces gens-là sont dans une courbe d'apprentissage très prononcée. (...) Ceci étant dit, ils semblent avoir cette ouverture de discuter et de travailler avec les promoteurs.
« Auparavant, il y avait peu de dialogues entre les promoteurs, a-t-il ajouté. Nous sommes 20 promoteurs, et nous nous parlions peu, mais je sens que ça va changer avec l'arrivée de Liberty Media. Il y aura une meilleure collaboration entre nous, disons. »
Dumontier a aussi admis avoir discuté à quelques reprises avec Ecclestone, « mais seulement sur une base amicale ».
L'effet Stroll
D'autre part, le fondateur d'Octane Management a indiqué qu'il était toujours à la recherche d'un commanditaire principal pour le Grand Prix du Canada. Il a toutefois laissé sous-entendre que l'arrivée de Stroll en F1 pourrait lui permettre de dénouer l'impasse.
« L'attrait va devenir plus fort, a-t-il expliqué. C'est aussi notre 50e anniversaire, et le 20e anniversaire de la conquête du championnat du monde de Jacques Villeneuve. L'avenir est maintenant assuré. Mais c'est un dossier qui évolue constamment. Il suffit de trouver le bon (commanditaire), mais je ne me donne pas d'échéance dans ce dossier-là. »
Selon Dumontier, on peut aussi parler d'un « effet Stroll » à la billetterie du Grand Prix du Canada.
« On le sent, et la saison n'est même pas commencée, a-t-il souligné, le sourire aux lèvres. On va parler de lui (Stroll), de la F1, donc on entrevoit déjà une hausse marquée de la vente de billets. Nous avons même été obligés d'ajouter une section dans les tribunes, pas plus tard que la semaine passée, à cause de la forte demande. »
Le Grand Prix du Canada sera présenté les 9, 10 et 11 juin prochains.
Essai écourté
La première sortie de Lance Stroll en Formule 1 a été gâchée par un simple éclat qui s'est détaché de l'aileron avant de sa voiture.
Stroll, originaire de Mont-Tremblant, est sorti dès les premiers instants de la séance matinale, mardi, des essais hivernaux de Formule 1 sur le circuit de Catalunya, en Espagne, mais il n'a effectué que 12 tours avant de devoir remiser sa voiture Williams pour la journée.
Le Québécois a commis un tête-à-queue dans le virage no 9 qui a provoqué le premier drapeau rouge de la séance. Après avoir appuyé sur l'accélérateur pour effectuer un demi-tour et relancer sa voiture dans le bon sens, Stroll a raconté l'avoir endommagée par erreur.
« Le niveau d'adhérence était quasi-inexistant ce matin, et j'ai perdu la maîtrise de ma voiture, a-t-il simplement expliqué. Je n'ai rien touché, mais j'ai commis un tête-à-queue, et j'ai perdu un petit morceau de l'aileron avant. Je l'ignorais, mais il semble que nous n'avions qu'un seul aileron avant - nous utilisons le même, Felipe (Massa) et moi - et ça prend du temps pour le réparer. »
Entre-temps, l'équipe Williams a demandé à son usine de Grove, en Angleterre, de s'activer afin d'éviter qu'une telle situation ne se reproduise.