Mirko Martineau, de Stanstead, s’est fait un nom rapidement dans la monte des taureaux. Le cowboy de 18 ans parcourt le Canada et les États-Unis et accumule les excellents résultats.
Mirko Martineau, de Stanstead, s’est fait un nom rapidement dans la monte des taureaux. Le cowboy de 18 ans parcourt le Canada et les États-Unis et accumule les excellents résultats.

Mirko Martineau bien en selle

Mirko Martineau de Stanstead fait partie de la famille des athlètes à découvrir dans un sport, la monte des taureaux, qui reste méconnu pour le commun des mortels. Qu’à cela ne tienne, le jeune homme de 18 ans connaît une ascension fulgurante dans cette discipline qui exige énormément de sang-froid.

Tout a commencé par hasard pour Mirko Martineau lorsqu’il s’est rendu au Rodéo d’Ayer’s Cliff en tant que spectateur à l’âge de 12 ans. L’adolescent est tombé sous le charme du spectacle qui défilait sous ses yeux. Ce dernier a tout de même dû s’armer de patience et c’est seulement à l’âge de 15 ans que ses parents lui ont donné le feu vert pour participer à une première clinique au Ranch Tardif à Thetford Mines.

Dès sa première saison chez les juniors, Martineau a attiré l’attention en gagnant les finales canadiennes de l’International Professionnal Rodeo Association (IPRA) Canada. « Après cette saison chez les juniors je sentais que j’avais besoin d’un plus gros défi et je suis passé à la catégorie open où je pouvais monter des taureaux plus forts, plus vigoureux et rapides », confie Mirko Martineau.

Encore là le succès ne s’est pas fait attendre et à sa première saison dans la catégorie open il terminait bon deuxième à la finale coupe Canada 2018. En 2019, il a été pratiquement de toutes les finales des compétitions nationales et internationales aux États-Unis et au Canada, notamment au prestigieux Festival western de St-Tite.

Saison 2020

La saison 2020 de rodéo commencera sous peu pour Martineau, soit dès le 17 janvier en Oklahoma aux États-Unis où se déroulera la 50e édition de l’International Finals Rodeo (IFR). Seulement 120 des 2400 membres de cette association ont réussi à se qualifier pour cette grande finale. Martineau est l’un des sept cowboys et cowgirls du Québec à avoir obtenu sa qualification. « Je rêve à cette compétition depuis mes débuts. Ce n’est pas facile de mériter sa place. Maintenant que j’y suis, je vais savourer chaque instant de la compétition tout en essayant de me faufiler parmi les premières positions », a indiqué l’athlète.

Suivront les finales canadiennes en mai, le circuit québécois avec ses 33 rodéos, sans oublier plusieurs autres événements en Ontario et aux États-Unis. « C’est difficile de prédire comment évoluera ma saison. Le risque de blessure est toujours très élevé. Il faut avoir un bon mental pour persévérer à travers les hauts et les bas d’une saison. Se faire jeter par terre par le taureau au bout de deux secondes après avoir roulé 10 heures sur la route pour se rendre à une compétition, c’est parfois frustrant, mais cela fait partie du métier. Ce que j’aime beaucoup dans ce sport, c’est que la vraie compétition se situe entre le taureau et le cowboy. Tous les gars s’entraident. On passe beaucoup de temps ensemble. Il n’y a aucune jalousie entre nous », fait-il valoir.

La monte des taureaux exige du cowboy qu’il doit demeurer huit secondes sur l’animal. Le cavalier est jugé sur son habilité et son style. Le taureau reçoit aussi une note pour la qualité de ses ruades, ses changements de direction et sa vitesse à pivoter sur lui-même.

« Ce n’est pas l’adrénaline qui manque. Ça se passe tellement vite », de conclure Mirko Martineau.